Tag Archive | "Solidaire"

Formation de l’AFSI

Tags: ,

Formation de l’AFSI

Posted on 14 novembre 2011 by admin

L’AFSI propose  une formation sur les demandeurs d’asile MARDI 15 NOVEMBRE à 17H30 à l’école Jean Jaurès de la Verpillière (à côté du centre social).
Cette formation est ouverte à tous (adhérents ou non).

Ci-dessous un lien où vous pouvez télécharger l’émission réalisée sur l’AFSI par la radio Couleur FM de Bourgoin Jallieu…
http://www.crancra.org/Emissions-en-acces-libre

Comments (0)

Rencontres solidaires en nord-Isère – Villefontaine

Tags: , ,

Rencontres solidaires en nord-Isère – Villefontaine

Posted on 14 novembre 2011 by admin

Rencontres solidaires en nord-Isère – Villefontaine le 16 novembre 2011 au Centre Simone Signoret rue Victor et Hélène Basch, Villefontaine

L’ESS en Nord-Isère sous toutes ses formes. De la culture au sport, des associations aux mutuelles, cette journée est le rendez-vous de tous les acteurs de l’ESS du Nord-Isère.
Au programme : stands, expositions, marché, conférences, ateliers, concerts et émission de radio tout au long de la journée…

 

L’économie sociale et solidaire dans tous ses états.
Emission en public de Couleurs FM
enregistrement le 16 novembre 2011 à 17h 30
Au Centre Simone Signoret de Villefontaine

Au lendemain des États Généraux de l’ESS, à la veille des élections présidentielles, l’Economie sociale et solidaire veut de plus en plus s’imposer comme une issue à la crise qui ravage en ce moment la finance et les économie mondiale.
Comment cette autre économie est-elle présente dans le Nord-Isère ? Comment se développe-t-elle ? Quels sont ses acteurs ? Quel pouvoir des citoyens pour la développer ?
Intervenants et invités de tous horizons, acteurs de l’ESS dans le Nord Isère, consom’acteurs…

 

Esscapades
Enregistrement d’un numéro de l’émission Esscapades, le rendez-vous bimestriel de l’ESS sur Couleurs FM.
Le 16 novembre 2011, centre Simone Signoret de Villefontaine, 11h00.

 

La musique

Concert de L’Emigrant :
Groupe dont la réputation n’est plus à faire dans la région, acteur à part entière de son territoire, L’Emigrant saura ramener son public et charmer le public de la journée.
Un concert d’une heure environ qui commencera par quelques notes douces pour accompagner l’apéritif, pour continuer par une prestation plus traditionnelle où le groupe jouera son répertoire.

 

Concert de Vibrations Mystiques :
Grand ensemble musical, Vibration Mystique est aussi une association et une école de musique. Son concert d’environ une heure clôturera cette journée avec des rythmes des musiques du monde…

 

Partenariats :
Le projet est développé en partenariat avec la CAPI et le réseau MédiasCitoyens.
La partie musicale est gérée par l’association Vibration Clandestine qui assure aussi la promotion de la journée dans les colonnes de son magazine distribué dans 1000 lieux de diffusion.
L’agencement et la décoration sont confiés à l’association ABCD. En partenariat notamment avec Emmaüs, elle construit ses décors à partir de matériel de récupération, alliant savoir faire d’artistes et démarche d’insertion professionnelle.

 

Comments (0)

Parce qu’ils le valent bien …

Tags: , ,

Parce qu’ils le valent bien …

Posted on 09 juin 2011 by Fred

Parce qu’ils le valent bien …

 

Samedi 11 juin à partir de 14H

NoZigue Production présente

Au café de la Paix à Bourgoin Jallieu

 

Femme en Fable (Chant Mezzo et Piano)
Quatuor Swan (ViolonS, Alto, Violoncelle)

Comments (0)

Appel de Thorens-Glières, le 14 mai 2011

Tags: , ,

Appel de Thorens-Glières, le 14 mai 2011

Posted on 15 mai 2011 by admin

Le 8 mars 2004, treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un « Appel aux jeunes générations » dénonçant notamment « la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ». Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et citoyens s’en indignent.

Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance, ouvrent l’espoir qu’un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau « programme de la Résistance » pour notre siècle. Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter :

  • des causes politiques des injustices sociales
  • des raisons des dérégulations internationales
  • des origines des déséquilibres écologiques croissants.

Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du CNR « Les jours heureux » adopté le 15 mars 1944.

Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l’identité républicaine française.

Avec l’association « Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui » nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre trois engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine « Liberté Egalité Fraternité ».

Premièrement, afin de garantir l’égalité :

Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui, alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.

Deuxièmement, afin de garantir la liberté :

  • Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.
  • Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue, et restaurer les conditions du principe d’ailleurs défini à l’article 2 de la constitution actuelle : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
  • Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent comme en 1944. Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d’ »Assemblée constituante » vers de nouvelles pratiques républicaines.

Troisièmement, afin de garantir la fraternité :

Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine. Ecarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie. Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations.

Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l’Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection : « Créer c’est résister. Résister c’est créer ».

Les signataires : Raymond Aubrac, résistant ; Stéphane Hessel, résistant, déporté ; Marie-José Chombart De Lauwe, résistante, déportée, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation ; Daniel Cordier, résistant, secrétaire de Jean Moulin ; Georges Séguy, résistant, déporté ; Walter Bassan, résistant, déporté ; Henri Bouvier, résistant, déporté ; Léon Landini, résistant FTP MOI ; Pierre Pranchère, résistant ; François Amoudruz, résistant, déporté, membre de la présidence nationale de la FNDIRP ; Jean Marinet, résistant, déporté, président de la FNDIRP de l’Ain ; Noëlla Rouget, résistante, déportée ; Odette Nilès, résistante, ex-fiancée de Guy Moquet ; Charles Paperon, résistant, co-président de l’ANACR Finistère ; Pierre Moriau, résistant.

Commentaires fermés

Cinéma Hors Pistes présente au CINEMA LE ROYAL à Bourgoin-Jallieu : « CHEMINOTS »

Tags: , , ,

Cinéma Hors Pistes présente au CINEMA LE ROYAL à Bourgoin-Jallieu : « CHEMINOTS »

Posted on 01 avril 2011 by admin

Cinéma Hors Pistes présente au CINEMA LE ROYAL à Bourgoin-Jallieu : « CHEMINOTS »
Du 6 au 12 avril 2011

tous les soirs (sauf le samedi 9 avril) à 20h30
le mercredi à 14h30
le dimanche à 14h30 et 17h15

(Pour tout renseignement : 04 74 97 53 41)
Lien du film : http://www.cheminots-lefilm.fr

Documentaire de Luc Joulé et Sébastien Jousse
France, 17 novembre 2010 – 1h21

L’HISTOIRE
Un train entre en gare de La Ciotat. Les images des Frères Lumière sont le point de départ d’un voyage au plus près de celles et ceux qui au quotidien, font le train.
Au fil des rencontres, en découvrant le travail et la parole des cheminots, l’évidence se révèle. Le train a fédéré des métiers disparates pour construire une communauté partageant la même culture du travail. Mais à l’heure de l’ouverture à la concurrence, le réseau et les services se divisent, de nouveau les métiers sont séparés. Le bouleversement est profond ; il remet en cause le sens même du travail et son efficacité.
Tout au long du voyage, le cinéma et l’Histoire éclairent le temps présent. Le cinéaste Ken Loach, réalisateur de The Navigators (que nous avions programmé), observe que ce même mouvement a mené la privatisation du chemin de fer anglais à sa faillite, sociale et financière.
Le grand résistant, Raymond Aubrac, revient sur la notion de Service public qui unifie la société française…

LE FILM
Genèse du projet
Luc Joulé, co-réalisateur de Cheminots: « Le désir de ce film est né chez les représentants des cheminots de Provence – Alpes – Côte d’Azur dont le comité d’entreprise développe depuis de nombreuses années une politique de résidences artistiques. N’ayant jamais rien fait sur le cinéma, ils ont eu envie d’investir cette forme artistique. Le seul parti-pris que nous avions exprimé aux cheminots était de « poursuivre notre exploration cinématographique du travail. »

Réaction des intéressés
Un syndicaliste a déclaré à l’issue d’une projection de Cheminots : « Ce que je trouve incroyable, c’est que ces deux réalisateurs, au départ totalement extérieurs au monde des cheminots, réussissent à nous apprendre des choses sur ce que l’on vit tous les jours à la SNCF. »

Un intervenant de prestige
Ken Loach, réalisateur de films engagés (dont Le Vent se lève, Palme d’Or 2006), intervient au cours du film. Il compare notamment la condition des cheminots en France à celle de leurs collègues britanniques. « En Angleterre, c’est une vraie pagaille. La privatisation des chemins de fer a couté beaucoup plus cher au contribuable. (…) Les compagnies qui géraient les voies ont perdu tellement d’argent qu’elles ont été re-nationalisées.»

LES CRITIQUES
« Un film sobre et précis aux résonances profondes. » L’Humanité
« Le quotidien désenchanté d’employés des chemins de fer sous la menace d’une privatisation. Duraille. » Libération
« Ce passionnant documentaire est recommandé aux habitués du détestable amalgame  » grévistes = preneurs d’otages  » ». Télérama
« Bien qu’un poil scolaire (…) et éparpillé (…), le film passionne en établissant des constats et des pistes de réflexion qui dépassent le réseau ferroviaire et résonnent inévitablement avec un champ professionnel bien plus vaste. » Les Inrockuptibles

 


Commentaires fermés

SMND-VF

Tags: ,

C’est beau une entrée de déchèterie la nuit

Posted on 25 mars 2011 by admin

Soutien aux agents du SMND qui se battent pour leur dignité.

Vue de l’entrée de la déchèterie de Villefontaine le 23/03/2011.

Commentaires fermés

Déclaration commune du PS, du PCF, d’EE-LV, du PRG et du MRC

Tags: , ,

Déclaration commune du PS, du PCF, d’EE-LV, du PRG et du MRC

Posted on 21 mars 2011 by admin

Les Français ont placé les candidats de gauche et les écologistes largement en tête des élections cantonales.

Ils ont voulu, par leur vote, signifier une fois de plus leur rejet des choix politiques de Nicolas Sarkozy et sanctionner l’échec du gouvernement. Notre économie ne sort pas de la crise, notre environnement continu de se dégrader, le chômage ne diminue pas, le pouvoir d’achat régresse, les inégalités progressent et notre République est abimée.

L’abstention de millions d’électeurs sanctionne le décalage croissant entre les urgences sociales et les réponses apportées par le Gouvernement.

Les Français ont également montré leur soutien aux politiques locales menées par la  Gauche et les écologistes qui jour après jour soutiennent l’emploi dans les territoires avec des politiques innovantes socialement et respectueuses de l’environnement, et défendent les services publics locaux.

Aujourd’hui, plus que jamais, la gauche et les écologistes ont une grande responsabilité. Toutes nos forces doivent être utilisées pour amplifier dimanche prochain le vote du premier tour.

Il faut dimanche prochain un maximum de d’élu-es de gauche et écologistes.

Nous appelons toutes les forces de gauche, les écologistes, les démocrates et les républicains à se rassembler dans tous les départements, à se mobiliser et à s’unir pour battre la droite et l’extrême droite au deuxième tour de l’élection cantonale, derrière les candidats de gauche et écologistes arrivés en tête au premier tour.

Au-delà, nous savons que notre responsabilité est de construire une politique alternative globale et cohérente à la politique de la droite pour porter l’espoir d’une alternance politique en 2012.

Commentaires fermés

Il y a 67 ans …

Tags: , , , ,

Il y a 67 ans …

Posted on 15 mars 2011 by admin

Il y a 67 ans le programme du Conseil national de la Résistance, très empreint de rénovation sociale, est adopté le 15 mars 1944 après plusieurs mois de négociations dans la clandestinité.

Ce document comprend deux parties, un « plan d’action immédiate » qui concerne l’action de la Résistance intérieure française à mener dans l’immédiat dans la perspective de la Libération et les « mesures à appliquer dés la Libération du territoire », sorte de programme de gouvernement qui comprend à la fois des mesures ayant trait à l’épuration et des mesures à beaucoup plus long terme comme le rétablissement du suffrage universel, les nationalisations ou la sécurité sociale.

Parmi les mesures appliquées à la Libération, citons la nationalisation de l’énergie, des assurances et des banques, la création de la Sécurité sociale. Ces actions ont constitué jusqu’à aujourd’hui une grande partie des acquis sociaux de la seconde partie du XXe siècle.

 


Appel du Conseil Nat. de la Résistance et…

 

Le dimanche 15 mai 2011, un bus au départ de Villefontaine conduira tous ceux qui le souhaitent sur le plateau des Glières pour soutenir le mouvement Citoyens Résistants d’hier et d’aujourd’hui. Participation forfaitaire de 20 euros par personne. Nombre de places limitées, il est impératif de réserver en joignant votre règlement !

 

D’un point de vue pratique, prévoyez votre repas. Il n’y aura pas de vente sur place en dehors des possibilités limitées de restauration existantes sur le plateau. Bonnes chaussures, sac à dos, le temps peut être beau et chaud ou froid et humide :-)

Pour en savoir plus sur le rassemblement 2011 : http://www.citoyens-resistants.fr/
Nous contacter pour plus d’info : Contactez-nous

Commentaires fermés

Vivre autrement aux Portes de l’Isère

Tags: , , , , ,

Vivre autrement aux Portes de l’Isère

Posted on 08 novembre 2010 by Fred

Journée de découverte de l’Économie sociale et solidaire, «Vivre autrement aux Portes de l’Isère», organisée le mercredi 10 novembre 2010 à la Halle Grenette (Bourgoin-Jallieu).

Cette manifestation est organisée dans le cadre du mois de l’Économie Sociale et Solidaire, par la coopérative «A deux et plus entreprendre», en partenariat avec la CAPI, la Région Rhône-Alpes, la radio «Couleurs FM» et la Ville de Bourgoin-Jallieu.

La coopérative d’activités A DEUX ET PLUS ENTREPRENDRE, en partenariat avec la CAPI, la Région Rhône-Alpes et Couleurs FM vous propose une grande journée de découverte de l’économie sociale et solidaire. Une journée pour venir à la rencontre des structures associatives, coopératives ou mutualistes qui font vivre le territoire du Nord-Isère.

http://www.adeuxetplus.com
http://www.rhone-solidaires.org

Commentaires fermés

36732_1529490923660_1426347570_1438918_1572627_n

Tags: , , , , ,

Manifestation du 6 novembre à Bourgoin Jallieu

Posted on 05 novembre 2010 by Fred

Communiqué de l’intersyndicale :

TOUS ENSEMBLE ON CONTINUE !

Les journées du samedi 16 et du mardi 19 octobre 2010 confirment que la mobilisation est ancrée dans la durée à un haut niveau. Ce sont des millions de salariés qui dans le cadre de ces 6 journées d’action depuis début septembre affirment vouloir une autre réforme des retraites juste et efficace et l’ouverture de négociations avec les syndicats.

L’ampleur des mobilisations confirme qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes sont restés sans réponses efficaces notamment depuis l’aggravation des situations liée à la crise financière de 2008. Les organisations syndicales de l’Isère conviennent de travailler ensemble sur ces questions dans les semaines à venir afin d’interpeller le gouvernement et le patronat.

Différents sondages réalisés ces derniers jours confirment que le mouvement recueille un très large appui de la population confirmant que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.

Les organisations syndicales de l’Isère appellent leurs organisations à poursuivre leurs mobilisations afin de rassembler le plus grand nombre et d’amplifier le soutien de l’opinion publique. Elles appellent leurs organisations dans les territoires, les entreprises, les administrations à poursuivre les initiatives unitaires. Elles veilleront au respect des biens et des personnes.

Le gouvernement porte la responsabilité pleine et entière de la poursuite de la mobilisation compte tenu de son attitude intransigeante, de son absence d’écoute et de ses provocations à répétition. Il ne peut pas répondre à la situation actuelle par le déni et la répression.

Les organisations syndicales de l’Isère appellent solennellement le gouvernement et les parlementaires à ne pas adopter cette réforme en l’état.

Les organisations syndicales de l’Isère confirment que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.

Fortes du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les organisations syndicales de l’Isère décident de continuer et d’élargir la mobilisation.

Elles décident d’une nouvelle journée de mobilisation SAMEDI 6 NOVEMBRE

  • 10h – Grenoble – cours J. Jaurès
  • 10h – Bourgoin Jallieu – parking Diederichs
  • 10h – La Tour Du Pin – gare Sncf
  • 10h – Roussillon – place de la République
  • 14h30 – Vienne – champ de Mars

Commentaires fermés

Une fleur dans l’Isère

Tags: , , , ,

Une fleur dans l’Isère

Posted on 15 octobre 2010 by admin

Le Massacre du 17 octobre 1961 désigne la répression ayant frappé une manifestation organisée par le Front de libération nationale algérien (FLN) en faveur de l’indépendance de l’Algérie à Paris. Des dizaines à des centaines d’Algériens, selon les sources, sont morts lors de la confrontation avec les forces de l’ordre alors dirigées par le préfet de police Maurice Papon. Certains d’entre eux ont été jetés dans la Seine. Les manifestants internés dans des centres de détention pendant quatre jours y ont subi des violences. Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_du_17_octobre_1961

 

Dimanche 17 OCTOBRE 2010 à 11 h

Rassemblement à Grenoble place Edmond Arnaud (quartier Très-Cloîtres)

Défilé vers la passerelle St Laurent pour un moment de recueillement

UNE FLEUR DANS L’ISÈRE

à la mémoire des manifestants algériens massacrés le 17 Octobre 1961 à Paris

 

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers de travailleurs algériens et leurs familles ont manifesté à Paris pour le droit à l’indépendance de l’Algérie, pour leur droit à l’égalité et à la dignité, contre le couvre-feu raciste qui leur était imposé.

Ce jour-là et les jours suivants, plusieurs centaines d’entre eux furent massacrés, jetés dans la Seine ou gravement blessés par des policiers déchaînés sous les ordres du préfet de Paris Maurice Papon (il fut condamné en 1998 pour complicité de crime contre l’humanité pour des actes commis entre 1942 et 1944).

Nous devons maintenir cette mémoire vivante pour éclairer notre présent. Car le combat est loin d’être fini…

Des cérémonies en hommage aux activistes de l’OAS sont célébrées avec le soutien du plus haut niveau de l’État. Cet été, le discours dit « de Grenoble » du président de la République a stigmatisé les étrangers, semé le soupçon sur les Français d’origine étrangère, procédé à des expulsions massives de Roms.

Tout cela réveille d’étranges échos qu’on pensait éteints.  Tout cela est lourd de dangers pour la démocratie.

Il est nécessaire de combattre avec une grande détermination ceux qui soufflent sur les braises du sentiment colonial, de la xénophobie, du racisme. Dans l’intérêt des peuples français et algérien, il est temps que le gouvernement français reconnaisse les crimes commis pendant la colonisation.

Manifestons pour :

  • exiger de l’État français de reconnaître officiellement sa responsabilité dans les massacres liés à la colonisation;
  • réclamer l’ouverture des archives de la Guerre d’Algérie et de la colonisation aux chercheurs français et étrangers, sans restrictions ni exclusives;
  • protester contre les complaisances vis à vis de l’OAS et des nostalgiques de l’ordre colonial;
  • demander la suppression du ministère de l’immigration et de l’identité nationale;
  • affirmer le droit des migrants à vivre en France dans la dignité et sans subir de discriminations;
  • refuser les discours xénophobes, racistes, colonialistes.

Appel soutenu par Algérie au Cœur Isère, Amal, CIIP, Collectif de soutien aux réfugiés algériens, Comité Traite négrière / esclavage, Coordination iséroise de soutien aux sans papiers, ODTI, LDH Grenoble, Ligue pour la Défense des Droits de l’Homme en Iran, Mouvement de la Paix-Isère, MRAP, Ras l’front Voiron , Survie Isère, FSU 38, Union Départementale CGT 38, Union Syndicale Solidaires Isère, ADES, Les Alternatifs Isère, Gauche Unitaire, GO Citoyenneté, Lutte Ouvrière, MRC-38, NPA-38, PAG38, Fédération de l’Isère du PCF, PCOF, Parti de Gauche Isère, PRCF&JRCF, Fédération du PS Isère, MJS Isère, Parti des Indigènes de la République, Europe Ecologie- Les Verts de l’Isère

Commentaires fermés

IMG_0033

Tags: , , , , , ,

Mardi c’est manif à Bourgoin Jallieu

Posted on 10 octobre 2010 by Fred

C’est repartit pour un tour de Bourgoin Jallieu mardi 12 octobre à partir de 10h
Nous saluons le travail de la CGT qui a décoré les ronds points Villards :-)

Bourgoin Jallieu – 10h parking Diederichs (RDV sous les drapeaux !)

Grenoble – 10h cours Jean Jaurès
La tour Du Pin – 10h place de la Gare
Roussillon – 10 place de la République
Vienne – 14h30 Champs de Mars

Drapeaux, écharpes tricolores pour les élus, bannières, autocollants, et slogans de rigueur :-)

Commentaires fermés

Entre vous et nous, il y a une très grande différence …

Tags: , , , ,

Entre vous et nous, il y a une très grande différence …

Posted on 09 octobre 2010 by Fred

Comments (1)

Le 12, ON Y SERA TOUS ENCORE !

Tags: , , , , , ,

Le 12, ON Y SERA TOUS ENCORE !

Posted on 09 octobre 2010 by Fred

Bourgoin Jallieu – 10h parking Diederichs
Grenoble – 10h cours Jean Jaurès

La tour Du Pin – 10h place de la Gare
Roussillon – 10 place de la République

Vienne – 14h30 Champs de Mars


 

Communiqué de la CGT Isère, CFDT, CFTC, CFE CGC, UNSA, FSU Isère :

Après les journées du 7 et du 23 septembre, la mobilisation du samedi 2 octobre 2010 a été un formidable succès en Isère. Cette journée a vu de nouveaux manifestants rejoindre les cortèges. Près de 100 000  salariés du public comme du privé, seuls, entre collègues ou en famille ont continué massivement à exprimer leur opposition au projet de réforme des retraites.

Les journées du 23 septembre et du 2 Octobre ont été marquées par l’engagement de nouveaux salariés du privé, notamment des PME mais aussi par la présence de plus de jeunes et de femmes. Cette vaste mobilisation s’accompagne d’un large soutien de la population qui refuse le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ainsi que celui de 65 à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Quoi qu’en dise le Gouvernement, la démobilisation suite au vote à l’Assemblée nationale, n’a pas eu lieu.

Les organisations syndicales mettent en garde le Gouvernement sur les conséquences que provoquerait l’ignorance de la colère qui s’exprime profondément.

Les organisations syndicales réaffirment leur totale détermination. Elles confirment les termes de leur lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires, notamment : « le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité ».

Elles invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.

Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :

• De faire, après le samedi 2 octobre, du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves, avec manifestation à Grenoble, départ 10h cours Jean Jaurès, pendant le débat au Sénat. Cette journée trouve toute sa place pour amplifier la mobilisation compte tenu que le gouvernement reste campé sur son intransigeance. Il préfère le mépris au dialogue, il commente les chiffres de manifestants plutôt que de répondre aux  inquiétudes et exigences des salariés.

Les organisations syndicales nationales considèrent qu’il faudra donner des suites au Mardi 12 octobre et décident à cette fin de se revoir vendredi 8 octobre 2010. Les UD de l’Isère se rencontrent également le 11 octobre. FO et Solidaires, non signataires de cet appel en Isère, appellent à participer à la journée de grèves et de manifestations du mardi 12 octobre

Commentaires fermés

Entretien avec François Hollande: «Il faut changer la zone euro»

Tags: , , , ,

Entretien avec François Hollande: «Il faut changer la zone euro»

Posted on 07 mai 2010 by Fred

L’euro est en question. Après la Grèce, le Portugal et l’Italie se retrouvent pris dans la tourmente des marchés. Alors que le plan de sauvetage de la Grèce, proposé par l’Union européenne et le FMI, n’a pas convaincu, l’Europe a-t-elle encore les moyens d’arrêter cette spéculation?  «Cette crise ne se serait pas développée avec cette force, cette intensité, cette brutalité, si les pays européens avaient réagi en temps opportun. Il y a environ deux mois, il y avait les premiers signes de la spéculation et de défiance des marchés à l’égard de la Grèce. Si plutôt que d’affirmer politiquement une solidarité, elle avait été organisée financièrement, d’une part la spéculation aurait été cassée nette, d’autre part le plan d’austérité qui a été imposé aux Grecs aurait été moins sévère», soutient François Hollande.

La responsabilité des Européens dans cette situation est pour lui réelle, notamment celle de l’Allemagne. «Il faut être sévère sur Angela Merkel qui, parce qu’elle avait des élections régionales, a fait preuve de subtilités tacticiennes qui se sont révélées extrêmement défavorables aux Grecs et à l’ensemble de la zone euro», indique-t-il.

Commentaires fermés

Du rififi àVillefontaine

Tags: , , , , , ,

Du rififi àVillefontaine

Posted on 25 avril 2010 by Fred

Les partis de gauche Villards dont le Parti Socialiste appellent à  soutenir le mouvement des personnels municipaux Villards et dénoncent fermement la politique de droite menée par le maire depuis plus de 15 ans.

En temps de crise il serait impardonnable que les élus de la majorité ne prennent pas conscience de la situation et ne réagissent pas rapidement aux demandes légitimes des employés municipaux. La grogne des agents n’est qu’une expression de plus de la politique au coup par coup menée depuis des années par la droite Villarde et qui arrive à son apogée avec le mandat de trop.

Nous appelons les Villard(e)s à soutenir les agents dans cette action et appelons toute la gauche à se mobiliser à leurs côtés dès lundi 26 avril à 11h devant l’Hôtel de Ville.

 

Le syndicat CGT informe la population:

que les employé(e)s de la municipalité subissent diverses dysfonctionnements:

  • Annualisation des agents : comptabilisation des arrêts maladie aboutissant à devoir des heures de travail à la commune (7 heures comptées en maladie pour 9h30 de travail habituellement).
  • Le même traitement est fait pour les journées de formation. Le personnel doit 2h30 de travail après une journée de formation.
  • Logement de fonction : les agents logés payent leur loyer sous forme d’heure de travail. Or le nombre d’heure travaillées est supérieur au coût réel du logement.
  • Les agents demandent depuis novembre 2009 une amélioration du « régime indemnitaire ». Il s’agit d’une prime améliorant les revenus des agents (parfois inférieur Smic). Sur notre commune elle est notoirement inférieure aux communes alentours (70€ à Villefontaine, pour les bas salaires, 150€ en moyenne dans les autres communes, 210€ pour la CAPI, dont Monsieur le Maire est 1er Vice-président).

Depuis des mois, le Syndicat CGT interpelle la Mairie et les Élus sur ces différents points, sans jamais avoir de réponse, ni même de dialogue constructif et ce, malgré plusieurs réunions d’info, puis remise d’une pétition signée par 180 agents sur les 240.

De nombreux agents se sont même présentés au Conseil Municipal le 1er mars où ils n’ont put que constater le mépris d’une élue de la majorité municipale en réponse à leurs demandes…

Face à ce navrant constat, une délégation de Syndiqués a décidé le 23 mars dernier de se rassembler devant la Mairie en début d’après midi. Là aussi, nous n’avons pas trouvé d’interlocuteur.

La CGT, à la demande des agents a donc finit, sans autre choix face à l’autisme des dirigeants, par déposer un préavis de grève. Conformément à la loi (notamment sur le service minimum), il a été signifié le 9 avril pour laisser le temps nécessaire à une éventuelle négociation. L’ultimatum tombait le 16 avril. Nous sommes aujourd’hui le 26 avril et aucune négociation n’a vue le jour. C’est pourquoi nous serons en grève reconductible dès aujourd’hui à partir de 11h.

La CGT ainsi que les agents grévistes ont bien conscience des désagréments que cette situation provoque auprès de la population Villarde et espère que cela ne sera que de courte durée.

Afin de limiter l’impact, l’action de grève se déroulera chaque jour de 11h à 13h jusqu’à satisfaction de nos revendications.

En l’espoir de votre soutien ou pour le moins de votre compréhension, les agents municipaux vous invite à les retrouver sur le parvis de la Mairie dès aujourd’hui à 11h.

Nous sommes désolé d’en arriver là, nous sommes conscient des complications que cela vous impose.

————

 » Je travaille 9 heures 30 par jour, si je suis en accident de service, en maladie ou en formation,je dois 2 heures 30 de travail par jour à mon employeur !! »

————

« Je suis gardien d’équipement public, pour payer mon loyer, j’effectue des heures au service du public. Mon loyer est 20 % plus cher qu’un locataire HLM ! »

————

« Je travaille pour la Mairie de Villefontaine, pour un salaire parfois inférieur au SMIC, je perçois un complément de salaire de 100 à 150 % inférieur aux collègues des communes voisines ( La Verpillière, St Quentin, l’Isle d’Abeau, la CAPI) ! »

————

Commentaires fermés

Appel du Conseil National de la Résistance

Tags: , ,

Appel du Conseil National de la Résistance

Posted on 03 mars 2010 by Fred


Appel du Conseil National de la Résistance
envoyé par lesenfantsdedonquichotte.

Commentaires fermés

COMMUNIQUE151209

Tags: , , , ,

Territoriale : action unitaire le 21 janvier 2010

Posted on 18 décembre 2009 by Fred

Les organisations CGT Services publics, FSU et Sud-Solidaires appellent les personnels territoriaux à une semaine de débats en assemblée générale dans chaque collectivité à partir du 18 janvier 2010, pour construire un temps fort d’action, de grève et de manifestations le jeudi 21 janvier.

Ci-joint le communiqué  : «Réforme territoriale : Services et emplois publics en danger ! Agissons !»

COMMUNIQUE151209

Téléchargez le communiqué

Commentaires fermés

Image 9

Tags: ,

Le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany, affirme qu’il « n’y a pas de misère en France » et que les pauvres « vivent très bien »

Posted on 22 octobre 2009 by Fred



Commentaires fermés

Image 4

Tags: , , , , ,

Walter, retour en résistance

Posted on 10 octobre 2009 by Fred

A travers l’histoire de Walter, ancien résistant, ancien déporté haut-savoyard et sur fond de politique actuelle, deux questions se posent tout au long du film :

« Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ? »
« Résister se conjugue-t-il au présent ? »

« C’est un film magnifique, une leçon de civisme et de courage. Un élan d’optimisme. » Raymond Aubrac

Commentaires fermés

Consultation du 3 octobre La Poste Villefontaine

Tags: , , , ,

Consultation du 3 octobre La Poste Villefontaine

Posted on 05 octobre 2009 by Antoine

Consultation du 3 octobre 2009 (débutée le 30/09)
Procès verbal de dépouillement

Ville : Villefontaine
Dépt : 38 (Isère)
Bureau de vote : Tout villefontaine

Nombre de votants : 970
Nombre de bulletins « oui » : 16
Nombre de bulletins « non » : 954
Nombre de bulletins nuls ou blancs : 0

Soit 98,35% de refus de privatisation

Commentaires fermés

Toi l’Auvergnat qui sans façon …

Tags: , , , , ,

Toi l’Auvergnat qui sans façon …

Posted on 13 septembre 2009 by Fred

L’Auvergne qui a vu dans son antre se souder, pendant des décennies, les destinés de l’Europe à la sueur des gueules noires. L’Auvergne est salie par un ministre à quota, ami fidèle et intime du Président de la République,  qui ouvre la porte de droite à l’extrême droite.
Au coeur de l’Auvergne,  dans le bassin minier à la croisée des départements du Cantal, de la Haute Loire et du Puy de Dôme, des mineurs de toutes nationalités (Italiens, Espagnols, Portugais, Tchécoslovaques, Polonais, …) travaillaient et ne voyaient dans l’autre que la sueur et la couleur de leurs gueules noires sorties de terre.
Parfois coulait des larmes de charbon de savoir que l’un des leurs n’était pas remonté. Les nombreux incidents et  accidents ont montré à quel point ces mineurs Auvergnats étaient solidaires entre eux au delà de toute conception religieuse, géographique, ethnique ou morphologique. Seul comptait la solidarité.

Certains propos font honte à cette histoire, font honte à ce territoire et à la démocratie.

Elle est à toi cette chanson
Toi l’Auvergnat qui sans façon
M’as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m’as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M’avaient fermé la porte au nez
Ce n’était rien qu’un feu de bois
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un feu de joie
Toi l’Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

  • 1839 : puits du Clapier, Saint-Étienne.
  • Mars 1829 : puits Sainte-Barbe, (42), FR, 23 morts.
  • Juillet 1840 : puits de l’Ile d’Elbe, Rive-de-Gier (42), France, 31 morts.
  • Octobre 1842 : puits Saint-Charles, Firminy (42), FR, 15 morts.
  • Novembre 1842 : puits Égarande, Rive-de-Gier (42), FR, 10 morts.
  • Janvier 1847 : puits de Méons, Saint-Étienne (42), FR, 7 morts.
  • Octobre 1847 : puits Fraisse, Unieux (42), FR, 3 morts.
  • 1856, puits Charles, Firminy (42), FR, 14 morts.
  • Juin 1861 : puits de La Pompe, Saint-Étienne (42), FR, 21 morts.
  • Mars 1861 : puits du Bois d’Avaize, Saint-Étienne (42), FR, 12 morts.
  • 12 décembre 1867, Montceau-Les-Mines, puits Cinq-Sous, FR, 89 morts.
  • Août 1869 : puits Monterrod, Firminy (42), FR, 29 morts.
  • 8 novembre 1871 : puits Jabin, Saint-Étienne(42), FR, 72 morts.
  • 4 février 1876 : puits Jabin, Saint-Étienne (42), FR, 186 morts.
  • 3 juillet 1876 : Sainte-Fontaine (Lorraine), FR, 53 morts.
  • 30 mai 1881 : une explosion de grisou dans les mines de Champagnac FR, 1 mort
  • Mars 1887 : puits Châtelus I, Saint-Étienne (42), FR, 79 morts.
  • Juillet 1889 : puits Verpilleux n°1, Saint-Étienne, (42), FR, 207 morts.
  • Juillet 1889 : puits Neuf, Saint-Étienne (42), FR, 25 morts.
  • 29 juillet 1890 : Société des Mines de Villeboeuf, puits Pelissier, Saint-Étienne, FR, 113 morts.
  • Décembre 1891 : puits de la Manufacture, Saint-Étienne (42), FR, 60 morts.
  • Juillet 1899 : Société des Mines de Villeboeuf, puits Pélissier, Saint-Étienne (42), FR, 48 morts.
  • 10 mars 1906 : catastrophe de Courrières, FR 1099 morts.
  • 15 mars 1907 : 83 morts au puits Vuillemin à Petite-Rosselle (France).
  • 3 septembre 1912 : fosse de La Clarence à Divion (Pas-de-Calais), FR, 79 morts.
  • Octobre 1928 : puits Combes, Roche-la-Molière (42), FR, 48 morts.
  • 1929 : une catastrophe se produit également au puits Saint-Charles à Petite-Rosselle (France), 25 morts.
  • Octobre 1939, puits de la Loire, Saint-Étienne (42), FR, 39 morts.
  • 21 janvier 1942 : puits de la Chana, Villars, (42), FR, 68 morts.
  • 10 janvier 1948 24 morts à Petite-Rosselle (Moselle), FR.
  • 16 janvier 1958 : coup de poussier au puits Plichon à Blanzy (Saône et Loire) ; 29 morts
  • 21 novembre 1958 : 12 morts à Petite-Rosselle (Moselle), FR.
  • 21 novembre 1958 : coup de poussier au puits Saint-Charles à Forbach (Lorraine) ; 11 morts
  • 29 mai 1959 : puits Sainte-Fontaine à Merlebach, FR, CN, 26 morts
  • 2 février 1965 : explosion à la veine Martin de la mine d’Avion près de Lens (Pas-de-Calais) ; 21 morts
  • 24 novembre 1965 : coup de poussier au puits de La Tronquie à Carmaux (Tarn) ; 12 morts
  • 3 mars 1967 : dégagement de gaz à Saint-Florent-sur-Auzonnet (Gard) ; 5 morts
  • Mai 1968 : puits Charles, Roche-la-Molière (42), FR, 6 morts.
  • 8 février 1970 : 16 morts à Fouquières-lez-Lens.
  • 4 mai 1971 : un dégagement instantané de gaz carbonique provoque un effondrement dans une galerie du puits du Villaret à la Mure (Isère) ; 8 morts
  • 27 décembre 1974 : veine de « Six sillons » de la fosse 3 dite « Saint-Amé » à Liévin (France), 42 victimes.
  • 30 septembre 1976 : incendie suivi d’une explosion à Merlebach (Lorraine) ; 16 morts
  • 25 février 1985 : puits Simon à Forbach 22 morts.
  • 21 juin 2001 : une forte secousse a soulevé le sol de la voie de base en Frieda 5 à Merlebach (Lorraine) ; 1 mort.

Et malheureusement cette liste n’est pas exhaustive…

Commentaires fermés

Antoine Détourné à La Rochelle : « Un rendez-vous des socialistes avec leur nature. »

Tags: , , , , ,

Antoine Détourné à La Rochelle : « Un rendez-vous des socialistes avec leur nature. »

Posted on 11 septembre 2009 by Antoine

Cela fait bizarre que l’on dise à nouveau du bien de nous, un dimanche matin à La Rochelle .

Pour commencer, je voudrais vous raconter une anecdote, qui n’en est plus tout à fait une, tant elle s’est répétée. Cette anecdote, c’est celle du militant ou de la militante du MJS qui va pour la première fois en réunion de section.

Quand on arrive en réunion de section, qu’on est jeune, on vous regarde un peu bizarrement en général – c’est bien normal, des jeunes, il n’y en a pas forcément beaucoup-, on se demande souvent quel courant a bien pu envoyer ce jeune adhérer au Parti Socialiste.

On vient toujours vous dire bonjour, d’abord le maire, le député, le conseiller général – c’est d’ailleurs trop souvent la même personne-, puis le secrétaire de section, puis celles et ceux qui aspirent à prendre leur place. La réunion se déroule, et à la fin, on est toujours un peu perdu. Dans ces cas-là, la seule personne qui vient vous parler, c’est une ou un camarade très âgé qui est un peu le papy ou la mamy de la section.

A la fois symbole et mascotte des socialistes locaux, ils portent souvent la mémoire des combats, et notre histoire. Ce papy ou cette mamy vous raconte la guerre, la libération, Guy Mollet, Epinay, 81, 97…

Bon d’accord, c’est toujours un peu romancé, mais ça parle vrai, ça touche aux tripes. Eh bien, chers camarades à la fin de ce récit, quand le papy ou la mamy, s’apprête à conclure, bien souvent, il ajoute une phrase qui en dit long sur l’état de notre famille politique.

Cette phrase, c’est la suivante: « heureusement qu’il y en a encore quelques jeunes, vous êtes ma dernière raison d’espérer ». Je peux vous assurer que pour une première réunion, c’est tout de même assez lourd à porter!

Alors, dans ce parti fort de ses 150 000 militants, dans ce parti fort des conquêtes sociales qu’il a laissées dans l’histoire de notre pays, dans ce parti fort d’une opposition de plus de 200 députés à l’Assemblée nationale, dans ce parti qui dirige la majorité des collectivités territoriales dont les services publics comptent dans le quotidien de nos concitoyens, c’est trop souvent au MJS que revient la responsabilité d’incarner le dernier espoir pour nos camarades anciens.

Bien sûr, ce n’est pas qu’aux jeunes socialistes de porter cet espoir, ce n’est à aucune génération de le faire, encore moins à un courant ou à tel ou tel de nos dirigeants, mais bien à l’ensemble des socialistes.

Alors, tant bien que mal, nous essayons d’alimenter cette flamme de l’espoir qui vacille. Mais la tâche n’est pas aisée.

Que l’on tergiverse sur nos alliances, cela interroge.

Que l’on préfère parler des 10 dirigeants du parti qui font de l’agitation plutôt que des 149990 autres militants qui bossent, cela fait mal.

Mais que certains camarades démontrent une plus forte capacité d’indignation face aux paroles d’autres socialistes, plutôt que de s’opposer avec autant de vigueur aux actes antisociaux de la droite la plus dure depuis 1945, et ce, alors que nos concitoyens prennent de plein fouet la crise économique, sociale, environnementale et démocratique que nous vivons aujourd’hui, ce n’est pas pardonnable.

Tout cela, nous les militants du MJS, nous n’y pouvons pas grand chose. En revanche, le plus grave pour notre famille politique, c’est que notre parti a pris du retard sur la société.

Notre famille n’est capable de changer la société qu’à condition qu’elle soit le creuset de toute la gauche, qu’elle soit traversée et imprégnée de toutes ces idées porteuses d’un autre monde, qu’à condition que toutes celles et ceux qui résistent, luttent, créent, imaginent, bâtissent se disent enfin: « Ceci est ma part de socialisme, elle doit se retrouver dans un grand parti politique ». Malheureusement, ce n’est pas encore le cas aujourd’hui.

Ô, nous savons bien que tel ou tel militant socialiste est engagé dans RESF, l’éducation populaire, une AMAP, une association de protection de l’environnement, un syndicat, mais nous les regardons trop souvent comme des bêtes curieuses plutôt que de les valoriser et de se demander comment aller chercher celles et ceux qui ouvrent les voies vers un autre monde, qu’ils nous nourrissent de leur part de socialisme.

Ce foisonnement de la gauche associative, coopératiste, syndical, nous devons lui ouvrir les portes, si nous voulons que notre parti n’aie plus de retard sur cette société. Et leur société politique, sera, de fait, la société des socialistes.

Une société socialiste, ouverte ne peut pas se permettre l’économie d’un débat sur son projet mais aussi sur celui ou celle qui devra l’incarner en notre nom à tous.

Le choix des primaires peut-être, doit-être le moment où la gauche renoue avec sa nature profonde.

Une gauche qui croit profondément dans l’intelligence des citoyens pour faire le meilleur choix. Une gauche qui considère qu’il n’y a pas de République, ni de véritable transformation sociale, si le peuple n’investit pas la démocratie.

Alors mes camarades, si nous aspirons à être majoritaire dans la société, ce que nous souhaitons-tous ici, de quoi avons-nous peur ?

Je peux, en tout cas, vous assurer que mes camarades du MJS n’ont pas peur et sont impatients de prendre toute leur part dans cette grande aventure démocratique!

Je tiens à prévenir ici tous les candidats probables ou déclarés, du Parti Socialiste ou de toute autre organisation de gauche : le peuple de gauche aura des questions, des exigences et il faudra y répondre ; des propositions et il faudra en tenir compte.

A chaque réunion publique, que ce soit dans une école, un gymnase, un appartement, des militants du MJS, des syndicalistes, des militants de gauche interrogerons sur l’allocation d’autonomie, la planification écologique, l’exigence du « à travail égal, salaire égal », ou encore l’adoption de la règle de 1 à 7 qui fait qu’aucun salarié dans une entreprise ne doit pouvoir gagner en un jour ce que le salarié le moins bien payé met une semaine de labeur à obtenir.

Je souhaiterai vous raconter une autre anecdote.

Un soir, entre la fin d’une série et le début du soir 3- le soir 3 est toujours regardé par les socialistes, c’est à ce moment que l’on peut décompter les candidats à la présidentielle qui se sont déclarés dans la journée. Un soir donc, je zappais et je suis tombé sur Gulli, vous savez la chaîne pour enfants de la TNT.

Je suis tombé sur un reportage qui parlait d’une autoroute: dans ce reportage, destiné à des enfants de moins de 7 ans, on expliquait que cette autoroute respectait la nappe phréatique, qu’elle était dotée de ponts pour que les animaux la traversent sans danger et qu’enfin, les fleurs des bas cotés étaient entretenues. Le reportage se concluait sur le fait, tenez-vous bien, que c’était une autoroute verte! Alors, mes camarades, si une autoroute peut maintenant être verte, je peux vous assurer que demain, on nous inventera des déchets verts, du CO2 vert, et même pourquoi pas une croissance verte.

De Métaleurope au Probokoala en côte d’Ivoire, les exemples sont multiples, ce sont toujours les plus modestes qui paient le plus cher la dégradation de l’environnement.

C’est en dénonçant ce type d’imposture que nous pourrons réussir ce virage idéologique de la conversion du socialisme à l’écologie politique. Nous devrons être exigeants envers nous-mêmes.

Je veux vous donner deux autres exemples, chers camarades.

La mode aujourd’hui est à l’écologie citoyenne. Vous savez, cette écologie des petits gestes. Eh bien, camarades, c’est une autre imposture que nous devrons dénoncer. Demander à des citoyens de bien vérifier qu’ils éteignent la lumière pour éviter trop d’émission de CO2, c’est bien mais ça ne répond aux enjeux parce que l’usine d’à côté peut polluer autant qu’elle veut, et ça, c’est se moquer du monde. L’écologie citoyenne est aujourd’hui au développement durable ce que la charité est au socialisme, c’est-à-dire un palliatif totalement inefficace qui permet d’éviter les transformations radicales dont nous avons besoin aujourd’hui.

De même, regardez ce que fait la droite avec la taxe carbone: au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, Nicolas Sarkozy demandera dès 2010 à l’ouvrier, en faisant le plein de sa voiture, de financer l’exonération de taxe professionnelle de son patron, taxe professionnelle qui devait financer les investissements des collectivités dans des transports propres.

La droite nous sert aujourd’hui la contrainte climatique, comme elle nous a servi la contrainte de la mondialisation et du libre-échange comme seul argument pour faire passer une politique antisociale et au final, anti-environnementale.

Ce que je veux vous dire chers camarades, c’est que cette conversion des socialistes à l’écologie politique ne doit pas se faire selon une fausse alternative entre écologie et social, ou entre croissance et décroissance.

Nous ne pouvons être de celles et de ceux qui essaieront de rénover à coup de peinture verte ou rose une maison qui s’effondre, nous aspirons à être les architectes et les bâtisseurs d’un autre modèle de développement écologique, social et démocratique.

La première étape, ce sera ce fameux sommet de Copenhague: nous y jouerons toute notre place en tant que socialistes. Nous savons très bien que réglementer l’économie, c’est modifier la création de richesse ; c’est donc lutter contre les forces de l’argent. La question environnementale est une question de répartition des richesses, elle modifiera le fonctionnement de notre économie.

Alors, le message de notre génération est simple: nous ne voulons plus d’un nouveau Kyoto qui, au final prétend affronter le changement climatique en créant des autorisations de polluer pour les entreprises et la possibilité de spéculer sur celles-ci. Voyez ou nous en sommes aujourd’hui!

Nous voulons un modèle de développement radicalement différent, où le sobre remplace le débridé, où le mieux remplace le plus

Pour résumer simplement, le grand défi pour la gauche ne consiste plus seulement à répartir de manière plus égalitaire le gâteau de la richesse, mais surtout à en changer la recette.

Notre génération, qui connaît déjà une forme de décroissance quand on voit qu’elle vit déjà moins bien que ses parents, doit avoir confiance dans les capacités des socialistes à relever ce défi.

Au fond, la conversion des socialistes à l’écologie politique relève moins d’un rendez-vous des socialistes avec la nature,  mais bien avec leur nature, celle d’une gauche créatrice, égalitaire, rêveuse.

Le rêve, ce fut le mot d’ordre de l’université d’été du MJS, cela fait du bien de rêver parfois. Rêve d’une gauche unie, rêve d’une gauche ambitieuse dans la transformation de la société, rêve d’une gauche conquérante.

Nous, socialistes avons toujours su faire partager le rêve d’un monde meilleur.

Et parce que le rêve se nourrit toujours du vécu, nous voulons faire trois propositions concrètes à la famille socialiste. Et nous aimerions que vous vous les appropriez.

La première, c’est celle d’un pôle public européen de l’énergie pour affronter les défis énergétiques. Et aussi, pour aider nos concitoyens à affronter, en période de crise le défi du paiement de la facture EDF…

La seconde, c’est celle du droit de préemption social. Derrière ce mot un peu barbare, se dissimule un principe simple. Une entreprise rentable ferme, un pôle financier public prête alors aux salariés de quoi racheter l’entreprise et la transformer en une société coopérative: voilà une manière de concilier protection de l’emploi, démocratie dans la création de richesse, et de mettre en place une socialisation des profits pour compenser la socialisation des pertes.

La troisième, c’est celle du droit aux vacances. C’est un pas important vers un autre modèle de développement, une société du temps libéré. Le droit aux vacances n’est pas qu’un droit à l’oisiveté, c’est le droit pour chaque enfant et adolescent de vivre un temps de repos, de loisir, de découverte, d’échange et d’éveil, hors de son cadre de vie habituel. Cet été, ce sont trois millions d’enfants qui ne sont pas partis en vacances. Face à cette injustice sociale flagrante, le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale a déposé, par la voix de Régis Juanico, une proposition de loi et je sais que je peux compter sur toi Cher Jean-Marc, pour mener aussi ce nouveau combat.

Chers camarades je voudrai aussi vous témoigner mon optimisme.

Bastien Cazals était présent à l’université d’été du MJS. Ce nom ne vous dit peut être rien.

Voilà un professeur des écoles dans un village de l’Hérault, qui voit sa carrière brisée, qui est trainé devant les tribunaux par le ministre de l’éducation nationale, qui, chaque mois perd une partie de son salaire, tout ça parce qu’il refuse d’appliquer les consignes iniques du ministère, par fidélité à l’idéal de l’éducation républicaine. C’est un enseignant désobéisseur. Et tant qu’il y aura des Bastien Cazals, il y aura des socialistes en puissance, à condition que l’on parle à l’intelligence de nos concitoyens.

Martine a fait le choix de parler ce week-end à l’intelligence des militants. Il restera un esprit de la Rochelle 2009, j’en suis persuadé. Nous, jeunes socialistes avons fait le choix de la prendre au mot. Et nous lui répondons, dès maintenant, chiche! En avant pour la rénovation!

Antoine Détourné

Comments (1)

3864404857_fda3918f60_m

Tags: , , , , , , , , , , , , , , ,

Martine Aubry : Une « offensive de civilisation »

Posted on 05 septembre 2009 by Antoine

La Rochelle, le 30 août 2009

Cher(e)s Ami(e)s, cher(e)s Camarades,

Nous avons voulu que cette université d’été soit utile à la France et aux Français. Je crois que nous avons réussi.

Les Français doivent savoir qu’ils ont été au cœur des débats qui se sont déroulés, ici, à La Rochelle, pendant ces trois jours : pour apporter nos réponses à la crise, mais aussi pour préparer un projet de société et le rassemblement de la gauche. Ce travail nous l’avons mené avec les syndicalistes, les associations et les ONG, les mouvements d’éducation populaire, avec des élus, de militants mais aussi avec les autres formations de la gauche. Je le dis en votre nom à tous : la gauche, pour le Parti Socialiste, c’est notre histoire, c’est notre identité et c’est notre avenir. Je veux remercier toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur contribution.

J’ai aimé cette Université car elle a été à l’image de ce que notre Parti doit être : ouvert sur la société, ouvert sur la gauche, ouvert sur le monde. Et puis, disons le aussi, j’ai aimé la convivialité de ces trois jours passés ensemble. Comme vous, elle m’a fait chaud au cœur. On s’engage pour des idées, bien sûr, mais rien n’est possible sans la passion de réfléchir et d’agir ensemble. Rien n’est possible sans rassemblement des socialistes, sans camaraderie, sans amitié. N’oublions jamais que la source de notre énergie est en nous, mais aussi entre nous.

***

Notre rendez-vous de La Rochelle a lieu en pleine crise économique et sociale.

Une crise économique sans précédent depuis 1929, une explosion de la précarité et du chômage, un investissement qui baisse et une consommation en recul si l’on excepte l’achat d’automobiles.

Bien sûr la crise est internationale, mais le moins que l’on puisse dire est que les réponses de la France n’ont pas été à la hauteur. Le seul vrai plan de relance dans notre pays, c’est celui de nos Présidents de région, de nos Maires et de nos Présidents de Conseil Généraux et d’Intercommunalités.

Notre pays va mal financièrement. La dette explose atteignant le chiffre historique de 73% du PIB. Cette dette n’est pas liée à des dépenses utiles pour notre pays, mais à des décisions inutiles et injustes. Ce ne sont pas seulement les socialistes qui le disent, c’est aussi Philippe Seguin, Président de la Cour des Comptes. Le fameux paquet fiscal de juin 2007 est aujourd’hui le boulet fiscal qui plombe la France. Et on vient d’apprendre que le gouvernement ne s’attaquera pas aux niches fiscales, qui ont augmenté de 20 milliards d’euros depuis 2002, inutile de dire au profit de qui !

Et puis, alors que nous avons que le modèle social français est un amortisseur de la crise, grâce à l’assurance chômage, au RMI, aux services publics, ce modèle est attaqué en France au nom du libéralisme.

Quand les finances publiques sont exsangues, quand les catégories populaires et les classes moyennes sont précarisées, quand les jeunes galèrent et que les pensions de retraite sont rognées, quel sens y a-t-il à subventionner les heures supplémentaires ? Quel sens y a-t-il à supprimer les majorations des heures travaillées le dimanche, réduire les retraites des mères de famille ou encore poursuivre en cette rentrée le plus grand plan de licenciements de notre pays par des suppressions massives d’emplois dans la fonction publique – à l’école, à l’hôpital, dans la police ou dans la justice ?

Alors que l’on attendait de nouvelles mesures, le gouvernement veut nous faire croire que la crise est derrière nous et s’en attribuer les bénéfices. Quelle indécence !

Il sait très bien que le léger frémissement de croissance est lié aux exportations soutenues par les plans de relance chez nos partenaires, notamment en Allemagne. Non seulement nous ne sommes pas sortis de la crise, mais nous risquons de nous y enfoncer un peu plus car le pouvoir d’achat est reparti à la baisse et les risques d’une nouvelle montée en flèche du pétrole et du fuel se font jour. Plus que jamais, pour les familles, pour notre économie, des mesures de soutien à la consommation s’imposent.

Au-delà de notre contre-plan de relance, nous proposons des mesures d’urgence pour la consommation.

Tout d’abord, un remboursement de 200 euros de TVA pour les 16 millions de ménages modestes, non imposables, qui n’ont pas bénéficié du remboursement des deuxième et le troisième tiers de l’impôt sur le revenu. Le coût est de 3,2 milliards d’euros, qui se retrouveront ici immédiatement dans la croissance et l’emploi. C’est le même montant que la baisse de la TVA dans la restauration, dont on demande l’annulation même dans les rangs de l’UMP. Faute d’avoir imposé des contreparties, les prix dans les cafés-restaurants n’ont baissé que de 1% !

Et puis la rentrée s’annonce épouvantable pour les jeunes et leurs familles : nous demandons le maintien des allocations familiales pour les enfants majeurs de plus de 20 ans.

Ce serait plus utile que de voir M. Châtel parader devant les caméras de télévision au rayon fourniture scolaires des grandes surfaces, flanqué de militantes de l’UMP transformées pour l’occasion en ménagères modèles et sans problème !

A la fin du 18ème siècle, un premier ministre de Catherine II de Russie avait inventé les villages Potemkine, villages fabriqués de toute pièce pour faire croire aux visiteurs que tout allait bien. Au début du 21ème siècle, voilà qu’un ministre de Nicolas Sarkozy invente les supermarchés Potemkine, fausse vitrine d’une fausse reprise destinés à duper les caméras et, à travers elles, les Français ! Je vous rassure, cela n’a pas marché.

Quelle indécence, aussi, à parler de reprise, quand aucune famille n’est épargnée par le chômage. Deux mille chômeurs en plus chaque jour depuis un an, et les plans sociaux se poursuivent.

Nous avons fait des propositions pour aider plus fortement les entreprises en difficulté notamment dans la sous-traitance automobile. Nous n’avons pas été écoutés et ce secteur est en grande difficulté. La politique du gouvernement en la matière illustre son état d’esprit en toute chose : pour quelques-uns, les bénéfices, pour tous les autres, de l’injustice ! Deux fois trois milliards d’euros ont été versés aux deux constructeurs français ; il fallait bien sûr les aider. Mais comme pour les banques renflouées par l’Etat, les aides publiques ont été réelles, et les contreparties, virtuelles. Soutien aux sous-traitants, respect des délais de paiement, renoncement aux bonus et dividendes, investissement massif pour la recherche afin de faire advenir les voitures du futur, rien de tout cela n’a été imposé, contrairement à ce qu’a fait Barack Obama avec Chrysler et General Motors.

Nous avons fait des propositions pour que les entreprises bénéficiaires qui licencient, financent le reclassement de salariés et la ré-industrialisation de leur site. Nous avons fait des propositions pour accroître le niveau et la durée de l’indemnisation du chômage alors que la durée de celui-ci augmente. Sur tous ces sujets nous n’avons pas été écoutés et pourtant leur actualité reste entière.

J’ajoute aujourd’hui une proposition en réponse au scandale que constitue le comportement d’entreprises largement bénéficiaires, qui profitent de cette période de crise pour transférer l’activité à l’étranger en pillant les carnets de commandes et les savoir-faire d’établissements totalement rentables. Ces salariés vivent, en plus de difficultés personnelles, l’humiliation de telles décisions à leur égard.

Je pense bien sûr à ces conflits emblématiques que sont ceux de Continental et de Molex. Mais il y en a beaucoup d’autres : New-Fabris à Châtellerault, Freescale à Toulouse, Nortel à Chateaufort, SKF à Fontenay-le-Comte.

Alors que la loi protège aujourd’hui les actionnaires et les créanciers face à des patrons peu scrupuleux ou mauvais gestionnaires, rien n’est prévu pour empêcher ce pillage d’entreprises françaises au détriment des salariés. Le Parti socialiste propose une procédure de mise sous tutelle de l’entreprise par le tribunal de grande instance sur saisine des salariés en amont des licenciements ; un administrateur judiciaire serait nommé pour gérer l’entreprise le temps nécessaire pour faire cesser des pratiques contraires aux intérêts de l’entreprise et de ses salariés.

En cette rentrée, comment ne pas aussi penser aux jeunes dont la situation est dramatique ? Ce sont sans doute eux qui paient le plus lourd tribu à la crise. Premiers à souffrir de la crise du pouvoir d’achat, près d’un jeune sur quatre est en dessous du seuil de pauvreté ; premiers à devoir renoncer à se soigner ; premiers aussi à être frappés par le chômage, la précarité des CDD, de la précarité et des stages. Mais derniers à être indemnisés car sans droits aux assedics ni au RMI et derniers à accéder au logement car sans garanties financières. Le drame, c’est qu’ainsi se reproduisent les inégalités. Ceux qui ont des parents capables de les aider s’en sortent. Les autres enchaînent les galères et s’enfoncent dans la précarité. Une bonne partie du problème des banlieues est là. Quand une société sacrifie sa jeunesse, la traite comme si elle n’avait pas sa place dans la société, alors on peut dire que cette société est vraiment malade.

Dans quelques jours, 650 000 jeunes arrivent sur le marché du travail sans espoir de trouver un emploi. Il serait irresponsable de les laisser sans rien.

Nous avons fait de multiples propositions, lors de la commission Hirsch. Je n’en reprends ici qu’une seule : la création de 150 000 emplois-jeunes dans l’économie verte et des services aux personnes. Les besoins sont immenses dans ces secteurs. Humainement passionnants, utiles pour la société, ces nouveaux métiers sont souvent difficilement solvables par le marché. Il faut les aider à naître au profit des jeunes, en renouant avec ce qui, dans le passé, a marché. Investir dans l’intelligence et l’avenir des jeunes, c’est aussi donner un sens la société. Ne pas le faire, en temps normal, c’est du dogmatisme ; dans une période de crise aussi grave, c’est de l’irresponsabilité.

Soutien au pouvoir d’achat, pouvoir accru pour les salariés, avenir de la jeunesse : les propositions des socialistes existent, solides, crédibles et j’ajoute disponibles : puisque Monsieur Sarkozy veut un emprunt utile pour la France, qu’il commence donc par emprunter les idées de la gauche !

Oui, mes chers camarades, cette rentrée est dure. Elle est dure pour tous les Français. Seul le CAC40 s’est redressé et avec lui les bonus des traders et des dirigeants. D’un côté, la reprise financière, de l’autre la crise populaire, voilà la réalité de cette rentrée !

Les Français n’en peuvent plus des scandales à répétition, des stock-options de la Société Générale aux bonus des patrons de GDF et Suez ou des traders de la BNP. Le capitalisme financier poursuit sa route et continue comme avant. Et pourtant, que de grands discours de Nicolas Sarkozy, à Toulon ou dans les Ardennes ! La main sur le cœur, des trémolos dans la voix, le menton droit et le doigt pointé haut, il promettait de traquer les patrons voyous et de limiter les hautes rémunérations et les bonus.

En communication, le président de la République est hors catégorie. Côté action, il est franchement hors course ! Il a reçu mardi dernier, pour la septième fois, les banquiers à l’Elysée. Ils connaissaient déjà la chanson : des mots, toujours des mots, « transparence », « moralité », « sanction ». Mais de décision, aucune, sauf de repousser le versement de 50% des bonus des traders de la BNP de quelques mois. Rassurez-vous, ils toucheront quand même 59 000€ tout de suite en moyenne. Les contribuables n’acceptent plus que des milliards aient été donnés aux banques sans autre résultat que de venir remplir les poches de ceux qui sont responsables de la crise.

Je demande à nouveau au Président de la République de faire voter une loi s’inspirant de la proposition de loi des députés socialistes, plafonnant les écarts de rémunération, limitant fortement les bonus – je propose une règle simple, qu’ils ne dépassent pas la part fixe du salaire-, interdisant les parachutes dorés et les stock-options sauf pour les entreprises naissantes.

En second lieu, nous demandons avec insistance que l’Etat rentre dans les conseils d’administration des banques refinancées par la puissance publique afin de contrôler l’utilisation des 21 milliards d’euros d’argent public qui leur ont été versés. Car chacun sait aujourd’hui que si les banques ont repris leurs opérations financières et en récompensent leurs traders, les PME sont toujours en attente de crédits pour se développer ou survivre, de même que les Français pour acquérir un logement.

Nous aurions aimé que la France soit en tête du combat pour la régulation financière. Mais Nicolas SARKOZY n’y est pas prêt. J’ai demandé à Poul Rassmussen, le Président du PSE, de lancer une grande campagne des socialistes européens pour imposer une régulation financière au cœur de laquelle se trouvent la limitation et la réglementation des rémunérations variables et l’encadrement des hautes rémunérations. Il vient de me confirmer son plein accord sur cette initiative. Il a déjà pris contact avec les démocrates américains, qui eux aussi veulent se joindre à ce mouvement.

Oui, nous devons reprendre le flambeau des fondateurs de l’Europe pour construire une Europe politique, sociale, écologique et juste !

Gageons que le président Obama aura la même détermination que les socialistes européens sur ce sujet, lui qui, dans la fidélité du grand combat du sénateur Ted Kennedy dont je salue la mémoire, se bat courageusement pour permettre à 47 millions d’Américains d’avoir enfin recours aux soins.

C’est un exemple parmi d’autres de la nécessaire internationalisation de notre engagement qui doit répondre à la mondialisation. L’Internationale Socialiste comme le Parti Socialiste Européen prépareront leurs propositions pour Pittsburgh, en espérant cette fois ci que le G20 ne sera pas un grand show médiatique comme celui de Londres, mais bien le début d’une vraie régulation.

Voilà quelques mesures d’urgence pour les mois à venir. Elles sont nécessaires dans la situation économique de notre pays, elles sont nécessaires pour faire face à l’urgence sociale, mais il faut aller beaucoup plus loin.

Il nous faut d’abord avoir les idées claires sur l’origine de la crise.

C’est là que commence la différence entre les libéraux et les autres, entre eux et nous, la gauche. Le capitalisme n’a jamais été sans capitaine et le capitalisme financier n’est pas une hydre sans tête ! Ce n’est pas parce qu’il est moins réel et plus immatériel, plus patrimonial et moins familial, global plutôt que national, que le capitalisme est sans direction aux deux sens de ce mot : oui il a des objectifs, oui il a des dirigeants. Ils préfèrent l’économie virtuelle à l’économie réelle, c’est cela qu’il faut changer.

Mais il faut aussi ne pas se tromper sur le bouleversement qui s’opère sous nos yeux et qui n’est pas seulement économique et financier : il renvoie à des mutations profondes, à la fois idéologiques, écologiques, sociologiques.

Oui, la crise est sociale : c’est l’incertitude et la précarité qui ont remplacé la progression et la sécurité ; c’est la dégradation des conditions de travail et de logement ; c’est le difficile accès aux droits, de l’éducation à la santé en passant par la sécurité ; c’est la relégation hors des centres villes de pans entiers de la population, associés à un désert rural ; c’est l’insupportable écart de revenus, au sein de notre pays comme entre le Nord et le Sud.

Urgence sociale mais aussi crise environnementale : pollutions, déforestation, réchauffement climatique, manque d’eau, fin du tout pétrole. Le mot de Paul Valéry prend toute sa résonance : désormais, nous savons que nous, humains sommes mortels, que toute forme de vie peut cesser par la folie des hommes, des techniques non maîtrisées, des intérêts particuliers dévoreurs de l’intérêt général.

Et que dire de la crise agricole! Le blé ? Les prix baissent ! Le lait, les légumes, le cochon, tout baisse ! Le métier devient de plus en plus dur, dur de devoir se battre avec les banques pour simplement continuer à le faire, dur de nourrir sa famille, dur à vivre aussi quand on est perçus de plus en plus comme des pollueurs, avides de subventions ! Cette crise, si elle ne reste sans réponse, emportera avec elles de multiples exploitations. Nul chef d’Etat qui se respecte ne devrait laisser ses agriculteurs sans secours ! L’agriculture française va mal. Elle doit changer. Elle y est prête. Il faut l’aider à accélérer son évolution vers l’arrêt des pesticides et des nitrates, vers le bio, le durable, la proximité.

Tout à sa recherche de la rentabilité maximale à court terme –de la « profitation » comme l’ont justement dénoncée nos compatriotes de Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunionet de Guyane voilà quelques mois –, le libéralisme entrainera l’humanité dans sa perte.

Finis les grands systèmes ! La chute du Mur de Berlin en 1989 a disqualifié le communisme stalinien. Vingt ans plus tard, la finance folle invalide le capitalisme anglo-américain. Profits-salaires, nation-Europe, Etat-citoyen, les compromis historiques de la social-démocratie traditionnelle sont secoués et même bouleversés par la mondialisation, l’individualisme et l’injustice sociale.

Non seulement les lendemains ne chantent plus, mais des siècles de croyance aveugle dans la science, la technique, le libre-échange, révèlent les ratages sous les conquêtes. Nous vivons l’ombre des Lumières. C’est l’idée même de progrès qui est épuisée.

Dresser ce constat, pour moi, c’est refuser sa fatalité ! Comment en sortir ? Devant une crise aussi globale, mes camarades, nous le savons, il ne suffira pas pour la gauche de proposer quelques adaptations ou de mieux gérer, c’est le système tout entier qu’il faut changer. Nous devons conduire une offensive de civilisation, transformant profondément notre façon de produire, de redistribuer, de consommer mais aussi de vivre ensemble.

Oui, au cœur ce choix de civilisation, se trouve le nouveau modèle de développement économique, social et durable que nous devons construire. C’est l’objet de la convention que nous préparons pour début 2010. Il s’agit d’élaborer ensemble notre « new deal » pour le monde d’après. Avec une idée centrale, qui secoue nos habitudes et nos certitudes : nous savons maintenant que l’abondance ne rend pas mécaniquement la vie meilleure.

Il nous faudra nous poser la question fondamentale du « que produire ? ». Le post-productivisme que nous souhaitons ne nous invite pas à renoncer à produire, mais bien à définir une production utile et sobre. Que produire mais aussi comment créer des richesses et des emplois sur notre territoire ?

Il faut remettre l’économie en avant, et l’Etat a son rôle à jouer pour retrouver une politique industrielle, qui manque tant à la France. Oui, l’industrie à un avenir dans notre pays. L’idée d’une division internationale du travail partageant le monde entre ceux qui pensent et ceux qui fabriquent est une impasse. La désindustrialisation, avec son cortège de licenciements, n’est ni nécessaire, ni utile, ni fatale.

Une politique industrielle, c’est former les salariés et sauver les bassins, c’est aussi préparer les secteurs d’avenir, les textiles techniques et intelligents, les nouveaux matériaux, la gestion des déchets, l’éco-construction, les moteurs propres, les énergies renouvelables ; les transports publics ; les fibres optiques. C’est dans ces secteurs que se trouvent les airbus et les TGV de demain. Soutenons la recherche, aujourd’hui méprisée ; valorisons les créateurs et les innovateurs aujourd’hui supplantés par les rentiers et les financiers ; accompagnons les PME aujourd’hui délaissées.

Une fiscalité adaptée et de nouvelles régulations devront remettre l’économie devant la finance.

La politique industrielle est de nouveau au cœur de la réflexion des socialistes, comme en témoigne notre proposition de créer, dans notre pays, un pôle public d’investissement industriel, mobilisable sous forme de fonds régionaux et massivement abondé.

Cette question sur le « que produire » nous amènera à un grand débat avec les Français : une société développée n’est elle pas une société qui consacre plus de richesses à l’éducation, à la recherche, à la santé, à la culture ? Il faudra faire des choix, fixer des priorités mais aussi faire de vrais réformes porteuses de progrès pour nos concitoyens. On est là bien loin de la conception de la réforme que porte Nicolas Sarkozy, sans sens pour la société et fondée sur le seul dogme du « moins d’Etat ».

Ainsi à titre d’exemple, une vraie réforme de la santé tournera le dos aux franchises médicales, aux déremboursements,  à la transformation de l’hôpital en entreprise. Elle confortera notre système de soins fondé sur la qualité de nos hôpitaux publics. Elle développera la recherche en matière de santé. Elle s’engagera enfin vers une politique de prévention tant négligée et pourtant si nécessaire. Elle luttera contre les déserts médicaux et contre les inégalités.

« Que produire », oui, mais aussi comment produire ? Une double exigence, sociale et environnementale s’impose aujourd’hui.

L’exigence sociale, c’est une organisation du travail qui s’appuie sur les compétences des salariés, des conditions de travail moins stressantes et plus valorisantes, mais aussi une intervention des salariés dans le fonctionnement des entreprises par une présence dans les conseils d’administration ou dans les comités de rémunération.

C’est aussi ouvrir de nouveaux droits, nous en avons les premiers outils, avec la sécurité sociale professionnelle, pour permettre la progression de chacun dans la vie au travail et pour éviter le chômage sans activité. Ce chantier est demain, pour le monde du travail, à l’échelle de ce que furent l’Ecole sous la IIIème République et la Sécurité Sociale à la Libération.

L’exigence écologique s’impose au « comment produire », permettez-moi de m’y arrêter quelques instants.

Tout d’abord pour dire que les socialistes n’arrivent pas les mains vides. Nos collectivités locales ont toutes mises en place des politiques environnementales innovantes et audacieuses : transports collectifs propres, alternatives à la voiture, maîtrise des dépenses d’énergie dans les bâtiments publics, aides aux ménages pour les dépenses d’isolation thermique, construction de logements sociaux HQE, investissements dans les énergies renouvelables, éco-quartiers, introduction du bio dans les cantines scolaires, soutiens à l’agriculture biologique…

Non seulement, nous n’avons pas à rougir du bilan de nos actions en matière d’environnement, mais nous avons même toutes les raisons d’en être fiers.

Que disent les socialistes sur l’écologie ? D’une part, qu’il ne peut y avoir de politique écologique audacieuse qu’avec l’adhésion de la population et donc avec des mesures justes socialement. D’autre part, qu’il ne suffira pas, pour être efficaces, d’inciter financièrement ou de sanctionner fiscalement, de réparer les dégâts même s’il faut le faire sans s’attaquer aux véritables causes. Regardez deux décisions prises récemment par le gouvernement.

Le premier exemple, ce sont les algues vertes. Le gouvernement vient d’en découvrir la dangerosité, semble-t-il. Que fait-il ? Il les enlève, sans s’attaquer aux pollutions agricoles et donc à un modèle de développement intensif qui est en train de faire faillite. Les algues vertes, c’est un peu le symbole du cynisme de la politique du gouvernement en matière écologique : vertes à l’extérieur mais incarnant en réalité un laissez-faire toxique !

Le deuxième exemple touche à la fiscalité écologique. Nous ne voulons pas de cette taxe carbone telle que l’envisage l’UMP. Une taxe inefficace sur le plan écologique et injuste socialement accroissant la pression fiscale sur les familles, risquant d’être affectée à la réduction du déficit budgétaire ou à la compensation de la suppression de la taxe professionnelle.

La contribution énergie-climat que nous proposons concerne toutes les formes d’énergie. Son produit doit être utilisé à des compensations sociales.

Mais à quoi servirait de taxer les déplacements en voiture si on ne favorise pas en même temps les transports collectifs publics ?

Alors je fais une proposition, que le gouvernement s’engage dans un grand « plan de transports carbone zéro » : financement par l’Etat à hauteur de 50% de tous les projets de transports publics ; incitation forte aux plans de déplacement d’entreprise pour ramèner le coût des déplacements domicile-travail à moins de un euro par jour.

L’écologie exige des réponses de fond, difficilement compatibles avec les dogmes du libéralisme, la privatisation des missions de l’Etat et le laisser faire du marché. C’est dans cet esprit que nous nous rendrons à Copenhague, en insistant sur les actions envers les pays du Sud, qui ont besoin et moyens et de transferts de technologies et de savoir-faire. Nous sommes totalement solidaires et partie prenante  de la campagne « Copenhague 2009 l’ultimatum climatique », lancée par les ONG.

Enfin, penser un nouveau modèle de développement, pour nous socialistes, c’est traiter la question de la juste distribution des richesses. Ne l’oublions jamais : la valeur fondatrice de la gauche, c’est l’égalité ! Il n’y aura pas de reprise durable sans un autre partage des richesses au profit des salariés.

Sur la question des salaires, le gouvernement est aux abonnés absents. Pour la droite et les libéraux, c’est rarement le moment d’augmenter les salaires. Pour Nicolas SARKOZY, jamais, sauf pendant les campagnes électorales. Quand la croissance est forte, il ne faut surtout pas augmenter les salaires parce que cela pourrait conduire à la surchauffe.

Quand la dépression est là, il ne faut surtout pas augmenter les salaires car cela pourrait fragiliser la reprise.

Et si Sarkozy a mis la question du partage des profits sur la table, c’est justement pour évacuer celle des salaires. Pour nous, c’est la valeur ajoutée qu’il faut partager en premier. L’intéressement aux résultats, nous ne sommes pas contre, mais il n’y a pour nous de vraie rémunération, ni dans les heures supplémentaires, ni dans les profits qui sont par nature précaire, mais dans les salaires.

C’est pour y parvenir que notre convention proposera une grande réforme fiscale profondément redistributive.

Chers Camarades, le système libéral a non seulement la preuve de son inefficacité économique et de son injustice sociale mais a conduit à une société porteuse de violence, en panne de sens et en grave crise morale. Soyons en sûr, l’élection de 2012 se jouera au niveau des valeurs.

J’ai parlé ces jours-ci de conduire une offensive de civilisation.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société fondée sur des valeurs d’humanité, l’égalité, la justice, à rebours de la brutalité de tant d’oppression, d’exploitation, de marchandisation, ou tout simplement de renoncement ; c’est vouloir une société qui laisse sa trace et c’est pour cela que la culture est aussi importante, pour nous, les socialistes.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société où le mieux-être supplante les injonctions à consommer à outrance. Oui, il nous est permis, à nous socialistes, de lancer ce questionnement et ce débat sur un avenir post-matérialiste. Devons-nous passer à côté d’aspirations essentielles, qui ne se résument pas à la possession de marchandises ?

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société qui développe de nouveaux liens entre les personnes, des solidarités concrètes et collectives, indispensables à une société du souci de l’autre et de la responsabilité. Qui va prendre soin, aider et accompagner les personnes âgées dépendantes pour ne prendre que cet exemple ? Quel va être à l’avenir le partage des responsabilités entre les familles, le marché et l’Etat ? Voilà des questions auxquelles nous avons à répondre.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société d’individus respectés dans leur identité comme dans leurs aspirations. Nous y avons toujours répondu à gauche, en défendant la culture, la laïcité, l’éducation. Ces combats restent plus que jamais d’actualité. De nouveaux défis sont devant nous, comme la construction de services publics personnalisés capable d’écouter chaque personne, d’éviter les traitements anonymes ou stéréotypés, de respecter le principe d’égalité tout en prenant en compte les besoins de chacun. Comment ne pas le rappeler en cette rentrée où l’Ecole est plus que jamais malmenée ? Nous devons défendre l’école de la République, mais nous devrons aussi proposer une réforme ambitieuse. Ne renonçant en rien à porter chaque enfant au plus haut –sinon que serait notre rêve d’émancipation ?-, mais prenant en compte chaque enfant tel qu’il est dans les méthodes pédagogiques, dans les rythmes scolaires.

Chers camarades, l’action politique se mesure à l’attention que la société porte à chacun, à l’attention que chacun porte aux autres et aux générations futures. Humaniser notre société, cela fait aussi partie de la mission de la politique.

C’est retrouver la France que nous aimons, qui est aussi celle de la République et de la démocratie.

Il nous faut oui, défendre la République, qui subit aujourd’hui une remise en cause sans précédent de la part de Nicolas Sarkozy. Oui, le Président de la République s’arroge tous les pouvoirs. Il veut neutraliser l’ensemble des corps intermédiaires et des contre-pouvoirs.

La justice a été reprise en main. Avec le retour de la pratique des instructions individuelles au parquet, avec la nomination par le pouvoir politique des principaux magistrats, avec la suppression annoncée du juge d’instruction, je n’hésite pas à dire que dans notre pays, la séparation des pouvoirs est sérieusement écornée. Je n’hésite pas à dire que nous entrons dans un régime de justice soumis au pouvoir politique.

Dérive autoritaire, dérive sécuritaire aussi, mais échec sur la sécurité. Le bilan est clair : depuis 2002, 12 lois en plus et une augmentation des violences sur les personnes de plus de 40 % ! Suppression de la police de proximité, réduction des moyens aux associations de prévention, réduction des effectifs de la police et de la justice : les résultats sont là, un désastre, la violence au quotidien.

Comment ne pas s’inquiéter aussi des conséquences pour notre démocratie de la main mise sur les médias, avec le placement sous tutelle de l’audiovisuel public, alors que les principaux journaux et les principaux médias sont déjà aux mains des amis du Nicolas Sarkozy? Oui, dénonçons-le, mais disons aussi que nous ne construirons pas une pleine démocratie sans un quatrième pouvoir qui joue pleinement son rôle, recherchant bien sûr les faits dans une presse d’analyse et d’investigation, mais aussi porteuse de débats de fond sur l’avenir de notre pays. Ce chantier là aussi nous devrons l’ouvrir avec les journalistes et les professionnels des médias.

Sur tous ces terrains qui mettent en cause la République, nous serons présents. Mais je souhaite aborder maintenant le grand combat qui sera celui de la rentrée, celui qui met en cause l’organisation territoriale de notre pays et le caractère démocratique des scrutins.

Après avoir affaibli les droits de l’opposition au Parlement, le gouvernement s’est attaqué à un redécoupage électoral dont les conséquences sont claires : une quarantaine de députés socialistes en moins avec le même score, plus de 51% voix nécessaires pour avoir la majorité des sièges. Pourquoi ce scandale n’est-il pas unanimement dénoncé ? La démocratie est bafouée. Nous nous battrons jusqu’au bout pour nous faire entendre.

Ce mépris du chef de l’Etat pour l’opposition, cette volonté de ne pas l’entendre, on la mesure chaque jour, pas de concertation pour le retour de la France dans l’OTAN, pour la présence des troupes françaises en Afghanistan. Aucune information fiable non plus sur des sujets comme la grippe A qui intéresse tous les Français, nous demandons là de la transparence.

Mes chers camarades, le grand combat de la rentrée, je l’ai dit, nous le mènerons aussi contre le projet de loi sur les collectivités locales.

Ce projet de loi n’est pas une réforme, c’est une revanche. La droite n’accepte pas que nous gouvernions 20 régions sur 22, les deux tiers des départements et 14 des 20 plus grandes villes françaises. L’offensive a été préparée. Depuis des mois, le gouvernement étrangle financièrement les collectivités locales en leur imposant de nouvelles missions tout en réduisant leurs dotations et en vidant les bases de leurs ressources fiscales, jusqu’à maintenant supprimer de la taxe professionnelle.

Ils veulent faire croire aux Français que nous sommes dépensiers, y compris avec un discours populiste contre les élus. Nous lancerons dès la rentrée une double initiative, initiative politique autour de l’appel de la FNSER pour mobiliser autour de la défense de nos collectivités au service de notre pays et des Français et une grande campagne nationale, rappelant que les services rendus par nos collectivités sont de meilleure qualité et moins coûteux que lorsque l’Etat les réalisait. Cette campagne s’appuyera sur l’adhésion et l’attachement des Français à leur Région, à leur Département, à leur commune.

Nous démontrerons que les vrais conservateurs sont ceux qui tournent le dos à la décentralisation, qui continuent par la déconcentration à exercer des contrôles tatillons sur les collectivités locales et qui proposent à la France une organisation archaïque du territoire.

Nous, socialistes, nous croyons que les collectivités locales ont deux grandes missions à remplir : le développement ainsi que la vision et la préparation de l’avenir. C’est le rôle principal des Régions et des Communauté Urbaines ; la proximité des territoires et des habitants, c’est le rôle principal des Départements et des Communes.

L’institution de ces conseillers territoriaux est incompatible avec une organisation efficace. Trop près pour voir loin et trop loin pour être près de leurs administrés. En réalité cette réforme n’a qu’un seul objectif, modifier au profit de la droite les scrutins Régionaux et Départementaux. Les conseillers territoriaux seraient en effet élus à la proportionnelle dans les agglomérations et à la majorité dans les zones rurales. C’est partager les sièges entre la droite et la gauche là où la gauche est majoritaire, et les attribuer à 100% à la droite ailleurs. C’est vouloir gagner sur le tapis vert ce que la droite a perdu dans les urnes. Voilà le véritable objectif du gouvernement.

Cette réforme est une honte pour la démocratie mais c’est aussi une faute majeure pour l’avenir de notre pays. Un bon exemple est le Grand Paris. Pour contrebalancer les projets menés par nos élus avec Paris Métropole, on veut instituer une société du Grand Paris dans laquelle les collectivités locales n’auront qu’un strapontin. Pourquoi ne pas non plus revenir à une administration préfectorale de Paris, comme avant 1977 ? Après avoir été punie pendant près de 100 ans pour avoir cédé à la commune, les Parisiens et les franciliens le sont-ils pour avoir élu un grand maire socialiste à Paris, un grand Président de Région, et donné ou renouvelé leur confiance scrutins après scrutins à nos élus ?

Nous qui considérons que la décentralisation a été la réforme démocratique la plus puissante de ces 30 dernières années, nous voulons en garder l’esprit et en approfondir la portée.

Nos propositions sont sur la table. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités avec des missions claires et compréhensibles par tous. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités autonomes, dans leurs décisions, avec une fiscalité propre, dynamique et juste. Une décentralisation pleine et entière, c’est la démocratie jusqu’au bout, avec une élection directe par les Français, maintenue pour les Conseils Régionaux et établie demain pour les communautés urbaines. Mais il n’y a pas de République sans justice et là aussi l’Etat doit jouer son rôle en faisant jouer la solidarité par une péréquation financière digne de ce nom.

Ce combat nous allons le mener, parce qu’il s’agit de l’avenir de nos territoires et de la qualité de vie des Français. Nous allons aussi le mener parce que la démocratie est en cause quand les modes de scrutins sont biaisés.

Nous poserons aussi la question de la présence des services publics sur tout le territoire. Au nom de la même folle idéologie libérale qui veut faire reculer la puissance publique sous toutes ses formes, les services publics sont attaqués aussi. Il nous faut les défendre. Ainsi, le 3 octobre, journée nationale contre la privatisation de la Poste, nous organiserons dans toutes les municipalités socialistes, des votations citoyennes afin de demander au chef de l’Etat d’organiser un référendum d’initiative populaire sur l’avenir de la Poste.

Vous le voyez, mes chers camarades, le travail est immense. Notre feuille de route est claire à moyen terme, elle l’est aussi à court terme.

Le Parti socialiste, premier parti d’opposition, doit être utile à 100% aux Français, en combattant les régressions sociales, en proposant comme nous le faisons encore ce matin, en préparant un grand projet de la gauche en 2012.

Ce projet ne s’écrit plus à huis clos. J’engagerai dans quelques jours avec beaucoup d’entre vous un Tour de France à la rencontre et à l’écoute des Français, pour débattre de la société dans laquelle nous voulons vivre, du mieux-être que nous voulons construire. Nous proposerons aux Français d’être des activistes de notre projet. Ils pourront constituer le socle de nos primaires ouvertes.

Nous engagerons les grands rendez-vous de notre projet, la convention nationale sur le nouveau modèle de développement, des Assises sur l’éducation et la recherche, sur le climat, sur la ville et sur la culture.

J’engage tous les militants à nous donner la feuille de route de la rénovation le 1er octobre. Je vous appelle tous à une grande mobilisation pour défendre les collectivités locales et remporter la bataille des régionales.

Nous entrons dans la construction de la maison commune de la gauche, car la gauche, c’est notre histoire, c’est notre avenir.

Refonder les idées, refonder notre Parti et construire la maison commune de la gauche, voilà l’ambition fixée à La Rochelle.

Le travail est immense mais vous êtes là, fiers de ce que nous sommes et enthousiastes à ramener l’espérance.

Alors tout est possible. La France qu’on aime le mérite !
Alors bon travail mes camarades !

Commentaires fermés

170609_CanardEnchaine

Tags: , , , , , , , , , , , , ,

Attribution du Second Scanner : on en parle dans les médias

Posted on 29 juin 2009 by Fred

170609_CanardEnchaine

Mais aussi :
Soutien inter-régional avec un article sur http://csht.medicalistes.org/spip.php?article500
Le dauphiné Libéré  Paru dans l’édition 38C du 18/03/2009 (41189)
Le dauphiné Libéré  Paru dans l’édition 38C du 18/03/2009 (41191)
Le dauphiné Libéré Paru dans l’édition 38C du 18/03/2009 (41198)
Le dauphiné Libéré  Paru dans l’édition 38C du 18/03/2009 (41632)
Délibération du CM de Bourgoin du 23/03/09 (dernier point du CM)
France 3 19/20 Alpes du  02/06/09
Le dauphiné Libéré  Paru dans l’édition 38B du 07/06/2009
Déclaration des élus communistes

Commentaires fermés

299px-Caduceus

Tags: , , , , , , , , , ,

La santé privatisée

Posted on 25 juin 2009 by Fred

299px-CaduceusUne bien mauvaise nouvelle pour tout les chômeurs, précaires, bénéficiaire du RSA, travailleurs pauvres, citoyen(nes) avec une faible protection santé et/ou trop peu de moyens pour se payer une très bonne mutuelle… En effet Roselyne Bachelot a décidé, contre toute logique, d’attribuer le second scanner à la clinique Saint-Vincent-de-Paul de Bourgoin  et à un GIE (Groupement d’Intérêt Économique constitué de radiologues locaux et Lyonnais).
Télécharger la publication au JO > 00JOEP013302 <

Pourtant des avis défavorables étaient rendus/prononcés par des professionnels de santé, des directeurs d’établissements, des médecins, des urgentistes, des syndicats, les patients informés, l’ARH-RA (Agence Régionale d’Hospitalisation Rhone-Alpes), la CRAM (Caisse Assurance Régionale Maladie), le SROS de la région Rhônes-Alpes, Jean Jacques Queyranne (le président de la Région Rhône-Alpes), la COMEX (commission excécutive), le CROS (Centre Régional d’Hospitalisation Sanitaire), André Vallini (le président du conseil Général), et de nombreux élus locaux,  …

L’installation du second scanner dans les locaux de la clinique c’est :
- Contraire à toutes les préconisations de la planification sanitaire
- L’impossibilité d’assurer la permanence des soins radiologiques à l’Hôpital suite au départ en disponibilité d’un radiologue dès le 1er octobre 2009 et la mise en danger de l’imagerie médicale publique.
- Cette décision porte atteinte à la prise en charge de 34 000 urgences à l’Hôpital.
- Une mise en concurrence qui va à l’encontre de la mutualisation des moyens humains et techniques et de la réduction des coûts pour la sécurité sociale.

Quelques chiffres issus des différents courriers adressés à la Ministre…

Sur les prise en charge de patients Hospitalisés (c’est à dire Hors Urgence) :
Hopital – 5000 examens (scanner) par an / Clinique – moins de 100 examens par an

Activité du scanner en augmentation d’environ 8% sur 3 ans, plus de 14500 examens en 2007
Activité générée par la Clinique  environ 3,5% de l’activité totale soit environ 550 examens

Nous n’aurons pas d’autres choix que d’attendre un rendez-vous à l’hôpital programmé dans 2 ou  3 mois (liste d’attente) ou de payer pour un accès à la clinique privée (pour sauver la vie de nos enfants, parents, grands-parents, …) et peut être dans un avenir pas si lointain de nous endetter pour nous soigner !
Car il est là le fond du problème, en attribuant ce scanner à un groupement d’intérêts économiques ,en l’installant dans une clinique privée, cela signifie d’une part que la logique comptable va primer et qu’il faudra payer le prix fort pour être diagnostiqué… La santé n’est pas une marchandise, les plus pauvres doivent avoir les mêmes droits d’accès aux soins dans les mêmes délais que les plus aisés (contrairement à ce que peuvent penser certains élus de droite).

Une pétition a été mis en ligne et je vous invite à la signer massivement et à transmettre ce lien à vos contacts afin de  mettre la pression sur les élus locaux pour qu’ils se positionnent clairement et faire plier la Ministre de la Santé

http://www.petitionduweb.com/voirpetition.php?petition=4225

Le Comité Citoyen de Défense du service public de santé sur Le Nord Isère vient d’adresser un courrier au président de la CAPI, Alain Cottalorda (également maire de Bourgoin), pour être reçu et débattre de ce problème et pour que la CAPI se positionne unanimement devant cette problématique de santé publique.

Vous trouverez ce courrier en téléchargement sur le lien > 090624-Courrier_capi <

Le Comité Citoyen de Défense du service public de santé sur Le Nord Isère appelle à plusieurs manifestations / actions :

- Présence lors de la prochaine réunion de l’assemblée communautaire qui se tiendra ce mardi 30 juin à 18h15 dans les locaux de la CAPI à L’Isle d’Abeau afin de soutenir la démarche et la délégation,  tout en démontrant une détermination à faire modifier la décision.

- Manifestation, le mercredi 8 juillet au pied de l’ARH à Lyon à  17h où se retrouveront la population, les usagers du Nord Isére , les professionnels de santé et les élus convaincus de pouvoir  modifier cette décision .Ce jour, correspond à une réunion programmée par les services de l’ARH avec à l’ordre du jour, la permanence de soins qui devra être assurée dans le Nord Isère par l’hôpital et la clinique

Comments (1)

lg_liberation

Tags: , , ,

Revenu de solidarité active : taxez plutôt vos parents

Posted on 21 juin 2009 by Antoine

lg_liberation

Les demandeurs du RSA sont invités à intenter des actions en justice contre leurs proches.

Les allocataires du Revenu de solidarité active (RSA) sont invités à intenter des actions en justice à leurs proches (père, mère, ex-conjoint) pour obtenir une aide financière s’ils affrontent des difficultés. C’est ce qu’ont découvert les futurs allocataires en remplissant leurs dossiers de demande de ce minima social entré en vigueur début juin.

Inacceptable. Le formulaire retiré à la CAF (Caisse d’allocations familiales) ou téléchargé sur son site Internet questionne sur cinq pages les postulants au RSA et les encourage à entreprendre des démarches devant les tribunaux. Comme si l’Etat leur demandait de faire jouer la solidarité familiale avant de solliciter la solidarité nationale.

A la rubrique «Vous êtes célibataire et vous vivez seul», le document interroge les futurs allocataires : «Percevez-vous une pension alimentaire ?» Si le demandeur répond «non», le document lui précise qu’il est «susceptible d’engager une action envers (ses) parents [père, mère, ndlr] pour obtenir une pension alimentaire».

Une idée inacceptable pour la plupart de ces grands adultes de 30, 40 ou 50 ans qui ont touché le fond et pour lesquels le RMI d’hier et le RSA d’aujourd’hui constituent le dernier filet de sécurité.

Là, ils se voient proposer par l’administration d’emmener leurs parents âgés parfois de 60, 70 ou 80 ans, devant les tribunaux. «Si vous souhaitez être dispensé de cette démarche, précisez le motif», stipule le formulaire.

Même chose pour les personnes séparées de leurs conjoints et ayant des enfants à charge. Le dossier les invite à «engager une action envers [l’autre] parent pour obtenir la fixation ou le versement d’une pension alimentaire pour chaque enfant concerné». Là encore, pour «être dispensé de cette démarche» il faut «préciser le motif».

Pour certains demandeurs, ces questions réveillent des histoires douloureuses. «Je travaille en emploi précaire depuis plusieurs années. Je gagne 808 euros par mois. J’ai entendu parler du RSA. Je pensais que cela allait m’aider», raconte une femme venue, formulaire en main, à Libération, pour dire son «indignation». La cinquantaine, une fille lycéenne à charge, elle a fait une simulation de sa situation sur le site de la CAF. Elle a droit à une allocation RSA de 180 euros par mois, qui s’ajoute à son salaire. Un vrai bonus. «J’en ai besoin parce que je n’y arrive pas.»Mais elle dit s’être «sentie trahie» lorsqu’elle s’est penchée sur le formulaire. «Le père de ma fille a disparu dans la nature à sa naissance. Depuis, je me débrouille. Je trouve ça cruel qu’on me demande d’aller voir les tribunaux au motif que je demande à bénéficier d’un dispositif de solidarité nationale», souligne cette femme.

Au-delà de sa situation, elle «juge inhumain et indigne d’une société soi-disant civilisée» qu’un Etat incite des enfants à attaquer leurs parents en justice «pour leur prendre de l’argent». L’aide parentale pourquoi pas. Mais pas sous la contrainte judiciaire. Ces réactions sont nombreuses car, outre les actuels allocataires du RMI (1,13 million de personnes qui ont basculé au RSA), plus de 2,5 millions de travailleurs pauvres doivent remplir ce dossier pour bénéficier du RSA.

Choc. La découverte de ces questions constitue un choc. Contacté par Libération, le cabinet de Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives entré au gouvernement pour mettre en place le RSA, est très gêné. Sa réponse se fera attendre trois jours (lire ici). En guise d’explication, ses services invoquent un problème d’«articulation entre la solidarité familiale telle que l’organise le code civil, et la solidarité nationale telle que l’organise le code de l’action sociale». Sous-entendu : le code civil non-toiletté de longue date a un temps de retard sur l’action sociale et notamment les dispositifs de solidarité nationale comme le défunt RMI et le nouveau RSA. Le communiqué précise que la loi du 1er décembre 2008 relative au RSA reprend «les mêmes dispositions» que le RMI.

Pas tout à fait vrai. Le Haut-Commissariat reconnaît que l’incitation faite aux enfants de 30, 40 ou 50 ans d’engager une action contre leurs parents «ne figurait pas dans le formulaire national du RMI».

Pourquoi l’avoir rajouté alors ? Parce que cette question «était posée par certains départements au travers de formulaires complémentaires»,argumente le cabinet, qui avance «un souci d’harmonisation».Mais au lieu d’harmoniser par le haut, en éliminant dans tout l’Hexagone cette formule contestable, les services de Martin Hirsch ont harmonisé par le bas, en la généralisant partout et auprès des 3,7 millions de personnes éligibles au RSA. Pour finir, après bien des contorsions, le communiqué du Haut-Commissariat souligne que «le formulaire sera modifié sur ce point pour éviter les troubles inutiles». Une façon très indirecte de reconnaître qu’il y a un malaise auquel il convient de répondre.

Source : http://www.liberation.fr/

Commentaires fermés

Le paquet de Pépito

Tags: , , , ,

Le paquet de Pépito

Posted on 19 juin 2009 by Antoine

C’est un de ces soirs glacés de décembre, le gros sapin de la place Brévière m’enguirlande : qu’est-ce que je fous encore dehors, c’est qu’il me manque un petit pot de crème. Messieurs Dames, et que, dans le pays de Bray, un vendredi soir, à 20 h 15, il n’y a qu’une solution : ma petite superette qui remplace l’épicerie, au beau milieu de Forges-les-eaux… C’est la seule porte qu’on peut encore pousser, et qui s’ouvrira devant vous. Endroit neutre, clair, et où vous payez le prix fort, l’horaire extravagant !

Je n’ai aucune envie de m’attarder, j’expédie les courses, me voici devant la caisse… et devant elle. Elle est si petite, elle doit m’arriver à l’épaule. D’origine, comme on dit, d’origine étrangère… des yeux de belette, qui regardent ses trois enfants venir déposer, juste devant moi, les courses sur le comptoir.

Trois enfants, une grande, onze ans, dirais-je, et deux petits. Surexcités les petits. Comme tous les enfants qui se sont un peu trop longtemps retenus de vivre en attendant leur mère. Gardés chez une voisine ? sûrement chez une voisine: aucune garderie ne fonctionne au-delà de 19 h, ou bien est-ce la grande qui les a gardés ? Toujours est-il que ces deux petits-là s’autoriseraient bien, maintenant que Maman est là, de parler fort, de chahuter, voire de courir. Mais ils sont repris, d’une voix sans réplique, pendant que la grande, sage comme une image, se tient droite, le long de sa mère… Comme le visage de cette femme est attentif. Comme son regard est précis.

Elle interpelle à voix basse l’épicier, qui comprend immédiatement : c’est elle qui dirigera le compte. D’abord le pain, dit-elle. Trois pains étagés comme les enfants : une grosse baguette, et deux petites. Et puis le pack de lait et une bouteille d’huile. L’épicier se décale un peu, qu’elle puisse suivre le décompte, sur la machine. Ils vont vite, elle et lui. Sont discrets et efficaces. S’entendent à demi-mot. L’épicier fait passer la pizza surgelée, et puis le gros paquet de chips… la mère ne quitte pas le compte des yeux… Il ne reste plus grand chose sur le tapis : le filet de deux kilos de pomme golden en promo, et un lot de deux paquets de biscuits Pépito… La grande se rapproche un peu, voici les trois enfants tout aussi attentifs que la mère. Le filet de pommes passe : 19 euros quatre-vingt-dix, annonce l’homme, un peu solennel. « Va rapporter les Pépito » commande la mère à la grande, en accentuant encore un peu la sécheresse de sa voix.

Les petits, sans rien réclamer, filent avec la grande remettre les biscuits en rayon. La mère les reprend encore, d’une voix excessivement, forcée : « Et plus vite que ça ! ».

Elle a fouillé dans son porte-monnaie, sorti le billet de 20 euros, l’a tendu, en le dépliant soigneusement, à l’épicier. Son regard croise le mien. Bon sang, ne rien laisser paraître de la compassion qui me submerge. Trouver le bon sourire, vite, mi-encourageant, mi-complice. Faire un petit signe de tête…

Heureusement, j’ai été pauvre, je sais ! Elle me sourit en retour, se redresse. Rassemble d’une voix adoucie ses enfants, et sort du magasin, exactement comme une petite poule d’eau traverse une rivière, avec sa flottille derrière elle…

Résister à l’envie de courir donner à la grande les Pépito. Résister à la culpabilité en posant à mon tour, près de la caisse, mon petit pot de crème super fine, la confiserie superflue, attendus par le garçon comme une chose naturelle, et la grosse grappe de raison muscat : le fruit le plus cher de l’étal, mais qui m’a paru beau. Penser au code du travail et à Gérard Filoche. Aux femmes dites de ménage, qui travaillent précisément au moment où leurs enfants ont le plus besoin d’elles. De six à huit. Qui rentrent trop tard pour vraiment cuisiner. Se souvenir du sort des grandes, dévouées aux petits, il le faut bien. Savoir qu’il y a toujours, toujours, plus malheureux que soi.

Marie Benoit 76

http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1900

–> avec mes excuses pour le retard de mise en ligne dû à un problème technico-humain :-)

Commentaires fermés

Les pétitions du jour

Tags: , , , , , ,

Les pétitions du jour

Posted on 22 mai 2009 by Fred

Le travail du dimanche généralisé : une atteinte aux libertés
Le repos dominical est un repère collectif dans la société. Ce jour de repos commun aux salariés permet de structurer la société socialement, économiquement et écologiquement.
Travailler le dimanche ne répondra pas à la crise financière.  Du point de vue du consommateur, le travail du dimanche n’est pas une solution, ce que l’on ne peut pas dépenser en semaine, on ne peut pas le dépenser le dimanche.
Le dimanche est un élément de cohésion sociale permettant aux populations d’avoir des loisirs, de se cultiver, de décompresser du rythme du travail. Il est un constituant pour travailler dans de meilleures conditions.
Pour exiger l’arrêt des projets de loi sur le travail du dimanche
signez la pétition http://www.cgt.fr


Pétition nationale pour le maintien du service public
Elle a été initiée par  Michel Vauzelle, président de la Région PACA , Député à l’Assemblée Nationale et ancien Garde des Sceaux. Si elle atteint 10 % du corps électoral  le gouvernement sera obligé de faire voter un referendum,  c’est dans les textes de la constitution, soit 4,4 millions de signatures, c’est énorme  mais réalisable si chacun y met du sien un tant soit peu.
Pour signer la pétition : http://www.referendum-servicespublics.com


Greenpeace appelle à « zéro déforestation d’ici 2020 » !
La déforestation tropicale est responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, davantage que le secteur des transports au niveau mondial. Pour sauver le climat, il faut sauver les forêts !
Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent, soit environ un quart de la superficie de la France. Les forêts abritent la moitié de la biodiversité mondiale et constituent le cadre de vie de centaines de millions de personnes
Pour signer cette pétition : http://www.greenpeace.fr/zero-deforestation

Commentaires fermés

tract-mjs

Tags: , , , , , , , , ,

Stop ou Encore

Posted on 05 mai 2009 by Fred

tract-mjs

Explosion du Chômage, travailleurs pauvres, crise écologique, privatisation des services publics : la crise que nous vivons n’est pas le fruit de quelques spéculateurs, elle est la conséquence d’une politique libérale et autoritaire conduite par la droite en France et en Europe.

Dans sa gestion du pouvoir, et depuis le début de la cris, la droite ne protège que les plus riches et les banques, laissant les plus modestes sans défenses.

Notre génération subit depuis des années la montée des inégalités et c’est elle qui est en première ligne face aux effets des crises.

Lire la suite en téléchargeant le tract du MJS

Commentaires fermés

Advertise Here
Advertise Here