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Cinéma Hors Pistes présente au CINEMA LE ROYAL à Bourgoin-Jallieu : « CHEMINOTS »

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Cinéma Hors Pistes présente au CINEMA LE ROYAL à Bourgoin-Jallieu : « CHEMINOTS »

Posted on 01 avril 2011 by admin

Cinéma Hors Pistes présente au CINEMA LE ROYAL à Bourgoin-Jallieu : « CHEMINOTS »
Du 6 au 12 avril 2011

tous les soirs (sauf le samedi 9 avril) à 20h30
le mercredi à 14h30
le dimanche à 14h30 et 17h15

(Pour tout renseignement : 04 74 97 53 41)
Lien du film : http://www.cheminots-lefilm.fr

Documentaire de Luc Joulé et Sébastien Jousse
France, 17 novembre 2010 – 1h21

L’HISTOIRE
Un train entre en gare de La Ciotat. Les images des Frères Lumière sont le point de départ d’un voyage au plus près de celles et ceux qui au quotidien, font le train.
Au fil des rencontres, en découvrant le travail et la parole des cheminots, l’évidence se révèle. Le train a fédéré des métiers disparates pour construire une communauté partageant la même culture du travail. Mais à l’heure de l’ouverture à la concurrence, le réseau et les services se divisent, de nouveau les métiers sont séparés. Le bouleversement est profond ; il remet en cause le sens même du travail et son efficacité.
Tout au long du voyage, le cinéma et l’Histoire éclairent le temps présent. Le cinéaste Ken Loach, réalisateur de The Navigators (que nous avions programmé), observe que ce même mouvement a mené la privatisation du chemin de fer anglais à sa faillite, sociale et financière.
Le grand résistant, Raymond Aubrac, revient sur la notion de Service public qui unifie la société française…

LE FILM
Genèse du projet
Luc Joulé, co-réalisateur de Cheminots: « Le désir de ce film est né chez les représentants des cheminots de Provence – Alpes – Côte d’Azur dont le comité d’entreprise développe depuis de nombreuses années une politique de résidences artistiques. N’ayant jamais rien fait sur le cinéma, ils ont eu envie d’investir cette forme artistique. Le seul parti-pris que nous avions exprimé aux cheminots était de « poursuivre notre exploration cinématographique du travail. »

Réaction des intéressés
Un syndicaliste a déclaré à l’issue d’une projection de Cheminots : « Ce que je trouve incroyable, c’est que ces deux réalisateurs, au départ totalement extérieurs au monde des cheminots, réussissent à nous apprendre des choses sur ce que l’on vit tous les jours à la SNCF. »

Un intervenant de prestige
Ken Loach, réalisateur de films engagés (dont Le Vent se lève, Palme d’Or 2006), intervient au cours du film. Il compare notamment la condition des cheminots en France à celle de leurs collègues britanniques. « En Angleterre, c’est une vraie pagaille. La privatisation des chemins de fer a couté beaucoup plus cher au contribuable. (…) Les compagnies qui géraient les voies ont perdu tellement d’argent qu’elles ont été re-nationalisées.»

LES CRITIQUES
« Un film sobre et précis aux résonances profondes. » L’Humanité
« Le quotidien désenchanté d’employés des chemins de fer sous la menace d’une privatisation. Duraille. » Libération
« Ce passionnant documentaire est recommandé aux habitués du détestable amalgame  » grévistes = preneurs d’otages  » ». Télérama
« Bien qu’un poil scolaire (…) et éparpillé (…), le film passionne en établissant des constats et des pistes de réflexion qui dépassent le réseau ferroviaire et résonnent inévitablement avec un champ professionnel bien plus vaste. » Les Inrockuptibles

 


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Il y a 67 ans …

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Il y a 67 ans …

Posted on 15 mars 2011 by admin

Il y a 67 ans le programme du Conseil national de la Résistance, très empreint de rénovation sociale, est adopté le 15 mars 1944 après plusieurs mois de négociations dans la clandestinité.

Ce document comprend deux parties, un « plan d’action immédiate » qui concerne l’action de la Résistance intérieure française à mener dans l’immédiat dans la perspective de la Libération et les « mesures à appliquer dés la Libération du territoire », sorte de programme de gouvernement qui comprend à la fois des mesures ayant trait à l’épuration et des mesures à beaucoup plus long terme comme le rétablissement du suffrage universel, les nationalisations ou la sécurité sociale.

Parmi les mesures appliquées à la Libération, citons la nationalisation de l’énergie, des assurances et des banques, la création de la Sécurité sociale. Ces actions ont constitué jusqu’à aujourd’hui une grande partie des acquis sociaux de la seconde partie du XXe siècle.

 


Appel du Conseil Nat. de la Résistance et…

 

Le dimanche 15 mai 2011, un bus au départ de Villefontaine conduira tous ceux qui le souhaitent sur le plateau des Glières pour soutenir le mouvement Citoyens Résistants d’hier et d’aujourd’hui. Participation forfaitaire de 20 euros par personne. Nombre de places limitées, il est impératif de réserver en joignant votre règlement !

 

D’un point de vue pratique, prévoyez votre repas. Il n’y aura pas de vente sur place en dehors des possibilités limitées de restauration existantes sur le plateau. Bonnes chaussures, sac à dos, le temps peut être beau et chaud ou froid et humide :-)

Pour en savoir plus sur le rassemblement 2011 : http://www.citoyens-resistants.fr/
Nous contacter pour plus d’info : Contactez-nous

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Vivre autrement aux Portes de l’Isère

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Vivre autrement aux Portes de l’Isère

Posted on 08 novembre 2010 by Fred

Journée de découverte de l’Économie sociale et solidaire, «Vivre autrement aux Portes de l’Isère», organisée le mercredi 10 novembre 2010 à la Halle Grenette (Bourgoin-Jallieu).

Cette manifestation est organisée dans le cadre du mois de l’Économie Sociale et Solidaire, par la coopérative «A deux et plus entreprendre», en partenariat avec la CAPI, la Région Rhône-Alpes, la radio «Couleurs FM» et la Ville de Bourgoin-Jallieu.

La coopérative d’activités A DEUX ET PLUS ENTREPRENDRE, en partenariat avec la CAPI, la Région Rhône-Alpes et Couleurs FM vous propose une grande journée de découverte de l’économie sociale et solidaire. Une journée pour venir à la rencontre des structures associatives, coopératives ou mutualistes qui font vivre le territoire du Nord-Isère.

http://www.adeuxetplus.com
http://www.rhone-solidaires.org

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Entre vous et nous, il y a une très grande différence …

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Entre vous et nous, il y a une très grande différence …

Posted on 09 octobre 2010 by Fred

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Gerard-Filoche

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Réforme des Retraites – l’analyse de Gerard Filoche (PS)

Posted on 23 juin 2010 by Fred

Intervention de Gérard Filoche lors du débat organisé le 8 Avril par la section PS de Saint-Denis avec Antoine Rémond économiste, Stéphane Privé secrétaire Section, Georges Sali, président élus PS et apparentés  Mathieu Hanotin vice-président conseil-général de Seine-Saint-Denis.

 

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CONF-H

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28 & 29 mai 2010 le Planning Familial ouvre ses portes

Posted on 19 mai 2010 by Fred

Les 28 & 29 mai 2010 le Planning Familial ouvre ses portes et lance sa campagne pour le remboursement de tous les contraceptifs

En 2009, vous étiez à nos côtés ! En 2010 qu’allons nous faire ensemble ?

L’an dernier vous avez signé la pétition de défense des missions du Planning Familial comme 200.000 personnes l’ont fait. Suite à votre mobilisation, l’Etat a annoncé le maintien des financements des actions d’information jusqu’en 2011. Une vigilance permanente est nécessaire pour que cette annonce soit suivie d’effet et surtout qu’elle perdure ! En effet, les menaces qui pèsent sur la pérennité du monde associatif sont de plus en plus réelles.

Nous avons toujours besoin de vous à nos côtés !

Le vendredi 28 et le samedi 29 Mai, Le Planning Familial ouvre ses portes et lance deux campagnes : l’une d’appel à soutien et l’autre pour le remboursement de tous les contraceptifs.
On compte sur vous pour discuter, échanger, nous soutenir et mieux nous connaître !

Ensemble pour que riment Liberté et Plaisir, Egalité avec femmes et hommes pour toutes les sexualités !
A bientôt
Le Planning Familial

Connaître l’adresse de l’association la plus proche en cliquant ici
Le Planning Familial est désormais sur Facebook :
http://www.facebook.com/ConfederationPlanningFamilial.

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Entretien avec François Hollande: «Il faut changer la zone euro»

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Entretien avec François Hollande: «Il faut changer la zone euro»

Posted on 07 mai 2010 by Fred

L’euro est en question. Après la Grèce, le Portugal et l’Italie se retrouvent pris dans la tourmente des marchés. Alors que le plan de sauvetage de la Grèce, proposé par l’Union européenne et le FMI, n’a pas convaincu, l’Europe a-t-elle encore les moyens d’arrêter cette spéculation?  «Cette crise ne se serait pas développée avec cette force, cette intensité, cette brutalité, si les pays européens avaient réagi en temps opportun. Il y a environ deux mois, il y avait les premiers signes de la spéculation et de défiance des marchés à l’égard de la Grèce. Si plutôt que d’affirmer politiquement une solidarité, elle avait été organisée financièrement, d’une part la spéculation aurait été cassée nette, d’autre part le plan d’austérité qui a été imposé aux Grecs aurait été moins sévère», soutient François Hollande.

La responsabilité des Européens dans cette situation est pour lui réelle, notamment celle de l’Allemagne. «Il faut être sévère sur Angela Merkel qui, parce qu’elle avait des élections régionales, a fait preuve de subtilités tacticiennes qui se sont révélées extrêmement défavorables aux Grecs et à l’ensemble de la zone euro», indique-t-il.

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Appel du Conseil National de la Résistance

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Appel du Conseil National de la Résistance

Posted on 03 mars 2010 by Fred


Appel du Conseil National de la Résistance
envoyé par lesenfantsdedonquichotte.

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COMMUNIQUE151209

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Territoriale : action unitaire le 21 janvier 2010

Posted on 18 décembre 2009 by Fred

Les organisations CGT Services publics, FSU et Sud-Solidaires appellent les personnels territoriaux à une semaine de débats en assemblée générale dans chaque collectivité à partir du 18 janvier 2010, pour construire un temps fort d’action, de grève et de manifestations le jeudi 21 janvier.

Ci-joint le communiqué  : «Réforme territoriale : Services et emplois publics en danger ! Agissons !»

COMMUNIQUE151209

Téléchargez le communiqué

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Le maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany, affirme qu’il « n’y a pas de misère en France » et que les pauvres « vivent très bien »

Posted on 22 octobre 2009 by Fred



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rue89_logo

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France Telecom : lettre ouverte à la trop « confiante » Christine Lagarde

Posted on 06 octobre 2009 by Fred

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Bruno Masure | Journaliste énervé | 06/10/2009 | 18H02
Source : http://www.rue89.com/bruno-masure/

Madame la ministre,

puis-je, modestement, vous adresser un (petit) encouragement et un (gros) reproche ?

Au fil des mois, vous avez fait d’incontestables progrès en terme de communication ministérielle. Il faut dire que vous partiez avec un lourd handicap : qui a oublié l’époque où, alors que le prix de l’essence flambait (si j’ose dire ! ), vous même, caricature de Marie Chantal à Bercy découvrant l’écologie à la mode bobo, vous conseilliez aux Français étranglés financièrement par la hausse du carburant de se mettre… au vélo !

Enfourcher son deux-roues pour aller remplir le caddy au supermarché, conduire mémé chez le kiné ou aller chercher les trois enfants à l’école, c’était assez cocasse !

Le ministère de l’Economie étant, pour beaucoup, celui du verbe (donner la fameuse « confiance » aux ménages ou aux investisseurs), comment avez-vous pu publier un communiqué assurant de votre « totale confiance » le PDG de France Télécom, le « manager » le plus désolant de France, celui qui déplore la « mode » des suicides dans son entreprise, avec son équipe non moins calamiteuse de la D.R.H. , ou plutôt D.R.I., Direction des ressources inhumaines, cette entreprise de (télé)communication où les cadres semblent incapables de communiquer ?

Cet « Orange » où les salariés, qui se sentent marrons face à cette course effrénée à la productivité, sont rouges de colère, blancs de rage et surtout bleus de trouille et verts d’inquiétude. Alors qu’il vous était facile d’user de la plus terne des langues de bois (« prise en compte des réalités », « légitimes inquiétudes », « circonstances difficiles », « effort indispensable pour ramener la sérénité », etc ) !

A quoi sert un (bon) service de communication, si ce n’est à servir un discours lénifiant, autrement dit à enfumer -en douceur- les citoyens ? Le cynisme porté au rang des beaux arts ! Mesurez-vous le poids des mots ? Le danger d’agiter de façon aussi irresponsable le chiffon rouge devant des millions de salariés exaspérés et dégoûtés ? Gare aux dégâts provoqués par le taureau quand il reversera le matador inconscient !

PS : Félicitez de ma part Didier Lombard et son service de com qui vient de lancer une magnifique campagne pour vanter l’efficacité redoutable de cette entreprise, sur le thème de… « la claque » ! « Funny, is it not », le principe du vaseux communiquant ?

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Consultation du 3 octobre La Poste Villefontaine

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Consultation du 3 octobre La Poste Villefontaine

Posted on 05 octobre 2009 by Antoine

Consultation du 3 octobre 2009 (débutée le 30/09)
Procès verbal de dépouillement

Ville : Villefontaine
Dépt : 38 (Isère)
Bureau de vote : Tout villefontaine

Nombre de votants : 970
Nombre de bulletins « oui » : 16
Nombre de bulletins « non » : 954
Nombre de bulletins nuls ou blancs : 0

Soit 98,35% de refus de privatisation

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Toi l’Auvergnat qui sans façon …

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Toi l’Auvergnat qui sans façon …

Posted on 13 septembre 2009 by Fred

L’Auvergne qui a vu dans son antre se souder, pendant des décennies, les destinés de l’Europe à la sueur des gueules noires. L’Auvergne est salie par un ministre à quota, ami fidèle et intime du Président de la République,  qui ouvre la porte de droite à l’extrême droite.
Au coeur de l’Auvergne,  dans le bassin minier à la croisée des départements du Cantal, de la Haute Loire et du Puy de Dôme, des mineurs de toutes nationalités (Italiens, Espagnols, Portugais, Tchécoslovaques, Polonais, …) travaillaient et ne voyaient dans l’autre que la sueur et la couleur de leurs gueules noires sorties de terre.
Parfois coulait des larmes de charbon de savoir que l’un des leurs n’était pas remonté. Les nombreux incidents et  accidents ont montré à quel point ces mineurs Auvergnats étaient solidaires entre eux au delà de toute conception religieuse, géographique, ethnique ou morphologique. Seul comptait la solidarité.

Certains propos font honte à cette histoire, font honte à ce territoire et à la démocratie.

Elle est à toi cette chanson
Toi l’Auvergnat qui sans façon
M’as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m’as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M’avaient fermé la porte au nez
Ce n’était rien qu’un feu de bois
Mais il m’avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr’ d’un feu de joie
Toi l’Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu’mort t’emportera
Qu’il te conduise à travers ciel
Au père éternel

  • 1839 : puits du Clapier, Saint-Étienne.
  • Mars 1829 : puits Sainte-Barbe, (42), FR, 23 morts.
  • Juillet 1840 : puits de l’Ile d’Elbe, Rive-de-Gier (42), France, 31 morts.
  • Octobre 1842 : puits Saint-Charles, Firminy (42), FR, 15 morts.
  • Novembre 1842 : puits Égarande, Rive-de-Gier (42), FR, 10 morts.
  • Janvier 1847 : puits de Méons, Saint-Étienne (42), FR, 7 morts.
  • Octobre 1847 : puits Fraisse, Unieux (42), FR, 3 morts.
  • 1856, puits Charles, Firminy (42), FR, 14 morts.
  • Juin 1861 : puits de La Pompe, Saint-Étienne (42), FR, 21 morts.
  • Mars 1861 : puits du Bois d’Avaize, Saint-Étienne (42), FR, 12 morts.
  • 12 décembre 1867, Montceau-Les-Mines, puits Cinq-Sous, FR, 89 morts.
  • Août 1869 : puits Monterrod, Firminy (42), FR, 29 morts.
  • 8 novembre 1871 : puits Jabin, Saint-Étienne(42), FR, 72 morts.
  • 4 février 1876 : puits Jabin, Saint-Étienne (42), FR, 186 morts.
  • 3 juillet 1876 : Sainte-Fontaine (Lorraine), FR, 53 morts.
  • 30 mai 1881 : une explosion de grisou dans les mines de Champagnac FR, 1 mort
  • Mars 1887 : puits Châtelus I, Saint-Étienne (42), FR, 79 morts.
  • Juillet 1889 : puits Verpilleux n°1, Saint-Étienne, (42), FR, 207 morts.
  • Juillet 1889 : puits Neuf, Saint-Étienne (42), FR, 25 morts.
  • 29 juillet 1890 : Société des Mines de Villeboeuf, puits Pelissier, Saint-Étienne, FR, 113 morts.
  • Décembre 1891 : puits de la Manufacture, Saint-Étienne (42), FR, 60 morts.
  • Juillet 1899 : Société des Mines de Villeboeuf, puits Pélissier, Saint-Étienne (42), FR, 48 morts.
  • 10 mars 1906 : catastrophe de Courrières, FR 1099 morts.
  • 15 mars 1907 : 83 morts au puits Vuillemin à Petite-Rosselle (France).
  • 3 septembre 1912 : fosse de La Clarence à Divion (Pas-de-Calais), FR, 79 morts.
  • Octobre 1928 : puits Combes, Roche-la-Molière (42), FR, 48 morts.
  • 1929 : une catastrophe se produit également au puits Saint-Charles à Petite-Rosselle (France), 25 morts.
  • Octobre 1939, puits de la Loire, Saint-Étienne (42), FR, 39 morts.
  • 21 janvier 1942 : puits de la Chana, Villars, (42), FR, 68 morts.
  • 10 janvier 1948 24 morts à Petite-Rosselle (Moselle), FR.
  • 16 janvier 1958 : coup de poussier au puits Plichon à Blanzy (Saône et Loire) ; 29 morts
  • 21 novembre 1958 : 12 morts à Petite-Rosselle (Moselle), FR.
  • 21 novembre 1958 : coup de poussier au puits Saint-Charles à Forbach (Lorraine) ; 11 morts
  • 29 mai 1959 : puits Sainte-Fontaine à Merlebach, FR, CN, 26 morts
  • 2 février 1965 : explosion à la veine Martin de la mine d’Avion près de Lens (Pas-de-Calais) ; 21 morts
  • 24 novembre 1965 : coup de poussier au puits de La Tronquie à Carmaux (Tarn) ; 12 morts
  • 3 mars 1967 : dégagement de gaz à Saint-Florent-sur-Auzonnet (Gard) ; 5 morts
  • Mai 1968 : puits Charles, Roche-la-Molière (42), FR, 6 morts.
  • 8 février 1970 : 16 morts à Fouquières-lez-Lens.
  • 4 mai 1971 : un dégagement instantané de gaz carbonique provoque un effondrement dans une galerie du puits du Villaret à la Mure (Isère) ; 8 morts
  • 27 décembre 1974 : veine de « Six sillons » de la fosse 3 dite « Saint-Amé » à Liévin (France), 42 victimes.
  • 30 septembre 1976 : incendie suivi d’une explosion à Merlebach (Lorraine) ; 16 morts
  • 25 février 1985 : puits Simon à Forbach 22 morts.
  • 21 juin 2001 : une forte secousse a soulevé le sol de la voie de base en Frieda 5 à Merlebach (Lorraine) ; 1 mort.

Et malheureusement cette liste n’est pas exhaustive…

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Antoine Détourné à La Rochelle : « Un rendez-vous des socialistes avec leur nature. »

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Antoine Détourné à La Rochelle : « Un rendez-vous des socialistes avec leur nature. »

Posted on 11 septembre 2009 by Antoine

Cela fait bizarre que l’on dise à nouveau du bien de nous, un dimanche matin à La Rochelle .

Pour commencer, je voudrais vous raconter une anecdote, qui n’en est plus tout à fait une, tant elle s’est répétée. Cette anecdote, c’est celle du militant ou de la militante du MJS qui va pour la première fois en réunion de section.

Quand on arrive en réunion de section, qu’on est jeune, on vous regarde un peu bizarrement en général – c’est bien normal, des jeunes, il n’y en a pas forcément beaucoup-, on se demande souvent quel courant a bien pu envoyer ce jeune adhérer au Parti Socialiste.

On vient toujours vous dire bonjour, d’abord le maire, le député, le conseiller général – c’est d’ailleurs trop souvent la même personne-, puis le secrétaire de section, puis celles et ceux qui aspirent à prendre leur place. La réunion se déroule, et à la fin, on est toujours un peu perdu. Dans ces cas-là, la seule personne qui vient vous parler, c’est une ou un camarade très âgé qui est un peu le papy ou la mamy de la section.

A la fois symbole et mascotte des socialistes locaux, ils portent souvent la mémoire des combats, et notre histoire. Ce papy ou cette mamy vous raconte la guerre, la libération, Guy Mollet, Epinay, 81, 97…

Bon d’accord, c’est toujours un peu romancé, mais ça parle vrai, ça touche aux tripes. Eh bien, chers camarades à la fin de ce récit, quand le papy ou la mamy, s’apprête à conclure, bien souvent, il ajoute une phrase qui en dit long sur l’état de notre famille politique.

Cette phrase, c’est la suivante: « heureusement qu’il y en a encore quelques jeunes, vous êtes ma dernière raison d’espérer ». Je peux vous assurer que pour une première réunion, c’est tout de même assez lourd à porter!

Alors, dans ce parti fort de ses 150 000 militants, dans ce parti fort des conquêtes sociales qu’il a laissées dans l’histoire de notre pays, dans ce parti fort d’une opposition de plus de 200 députés à l’Assemblée nationale, dans ce parti qui dirige la majorité des collectivités territoriales dont les services publics comptent dans le quotidien de nos concitoyens, c’est trop souvent au MJS que revient la responsabilité d’incarner le dernier espoir pour nos camarades anciens.

Bien sûr, ce n’est pas qu’aux jeunes socialistes de porter cet espoir, ce n’est à aucune génération de le faire, encore moins à un courant ou à tel ou tel de nos dirigeants, mais bien à l’ensemble des socialistes.

Alors, tant bien que mal, nous essayons d’alimenter cette flamme de l’espoir qui vacille. Mais la tâche n’est pas aisée.

Que l’on tergiverse sur nos alliances, cela interroge.

Que l’on préfère parler des 10 dirigeants du parti qui font de l’agitation plutôt que des 149990 autres militants qui bossent, cela fait mal.

Mais que certains camarades démontrent une plus forte capacité d’indignation face aux paroles d’autres socialistes, plutôt que de s’opposer avec autant de vigueur aux actes antisociaux de la droite la plus dure depuis 1945, et ce, alors que nos concitoyens prennent de plein fouet la crise économique, sociale, environnementale et démocratique que nous vivons aujourd’hui, ce n’est pas pardonnable.

Tout cela, nous les militants du MJS, nous n’y pouvons pas grand chose. En revanche, le plus grave pour notre famille politique, c’est que notre parti a pris du retard sur la société.

Notre famille n’est capable de changer la société qu’à condition qu’elle soit le creuset de toute la gauche, qu’elle soit traversée et imprégnée de toutes ces idées porteuses d’un autre monde, qu’à condition que toutes celles et ceux qui résistent, luttent, créent, imaginent, bâtissent se disent enfin: « Ceci est ma part de socialisme, elle doit se retrouver dans un grand parti politique ». Malheureusement, ce n’est pas encore le cas aujourd’hui.

Ô, nous savons bien que tel ou tel militant socialiste est engagé dans RESF, l’éducation populaire, une AMAP, une association de protection de l’environnement, un syndicat, mais nous les regardons trop souvent comme des bêtes curieuses plutôt que de les valoriser et de se demander comment aller chercher celles et ceux qui ouvrent les voies vers un autre monde, qu’ils nous nourrissent de leur part de socialisme.

Ce foisonnement de la gauche associative, coopératiste, syndical, nous devons lui ouvrir les portes, si nous voulons que notre parti n’aie plus de retard sur cette société. Et leur société politique, sera, de fait, la société des socialistes.

Une société socialiste, ouverte ne peut pas se permettre l’économie d’un débat sur son projet mais aussi sur celui ou celle qui devra l’incarner en notre nom à tous.

Le choix des primaires peut-être, doit-être le moment où la gauche renoue avec sa nature profonde.

Une gauche qui croit profondément dans l’intelligence des citoyens pour faire le meilleur choix. Une gauche qui considère qu’il n’y a pas de République, ni de véritable transformation sociale, si le peuple n’investit pas la démocratie.

Alors mes camarades, si nous aspirons à être majoritaire dans la société, ce que nous souhaitons-tous ici, de quoi avons-nous peur ?

Je peux, en tout cas, vous assurer que mes camarades du MJS n’ont pas peur et sont impatients de prendre toute leur part dans cette grande aventure démocratique!

Je tiens à prévenir ici tous les candidats probables ou déclarés, du Parti Socialiste ou de toute autre organisation de gauche : le peuple de gauche aura des questions, des exigences et il faudra y répondre ; des propositions et il faudra en tenir compte.

A chaque réunion publique, que ce soit dans une école, un gymnase, un appartement, des militants du MJS, des syndicalistes, des militants de gauche interrogerons sur l’allocation d’autonomie, la planification écologique, l’exigence du « à travail égal, salaire égal », ou encore l’adoption de la règle de 1 à 7 qui fait qu’aucun salarié dans une entreprise ne doit pouvoir gagner en un jour ce que le salarié le moins bien payé met une semaine de labeur à obtenir.

Je souhaiterai vous raconter une autre anecdote.

Un soir, entre la fin d’une série et le début du soir 3- le soir 3 est toujours regardé par les socialistes, c’est à ce moment que l’on peut décompter les candidats à la présidentielle qui se sont déclarés dans la journée. Un soir donc, je zappais et je suis tombé sur Gulli, vous savez la chaîne pour enfants de la TNT.

Je suis tombé sur un reportage qui parlait d’une autoroute: dans ce reportage, destiné à des enfants de moins de 7 ans, on expliquait que cette autoroute respectait la nappe phréatique, qu’elle était dotée de ponts pour que les animaux la traversent sans danger et qu’enfin, les fleurs des bas cotés étaient entretenues. Le reportage se concluait sur le fait, tenez-vous bien, que c’était une autoroute verte! Alors, mes camarades, si une autoroute peut maintenant être verte, je peux vous assurer que demain, on nous inventera des déchets verts, du CO2 vert, et même pourquoi pas une croissance verte.

De Métaleurope au Probokoala en côte d’Ivoire, les exemples sont multiples, ce sont toujours les plus modestes qui paient le plus cher la dégradation de l’environnement.

C’est en dénonçant ce type d’imposture que nous pourrons réussir ce virage idéologique de la conversion du socialisme à l’écologie politique. Nous devrons être exigeants envers nous-mêmes.

Je veux vous donner deux autres exemples, chers camarades.

La mode aujourd’hui est à l’écologie citoyenne. Vous savez, cette écologie des petits gestes. Eh bien, camarades, c’est une autre imposture que nous devrons dénoncer. Demander à des citoyens de bien vérifier qu’ils éteignent la lumière pour éviter trop d’émission de CO2, c’est bien mais ça ne répond aux enjeux parce que l’usine d’à côté peut polluer autant qu’elle veut, et ça, c’est se moquer du monde. L’écologie citoyenne est aujourd’hui au développement durable ce que la charité est au socialisme, c’est-à-dire un palliatif totalement inefficace qui permet d’éviter les transformations radicales dont nous avons besoin aujourd’hui.

De même, regardez ce que fait la droite avec la taxe carbone: au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, Nicolas Sarkozy demandera dès 2010 à l’ouvrier, en faisant le plein de sa voiture, de financer l’exonération de taxe professionnelle de son patron, taxe professionnelle qui devait financer les investissements des collectivités dans des transports propres.

La droite nous sert aujourd’hui la contrainte climatique, comme elle nous a servi la contrainte de la mondialisation et du libre-échange comme seul argument pour faire passer une politique antisociale et au final, anti-environnementale.

Ce que je veux vous dire chers camarades, c’est que cette conversion des socialistes à l’écologie politique ne doit pas se faire selon une fausse alternative entre écologie et social, ou entre croissance et décroissance.

Nous ne pouvons être de celles et de ceux qui essaieront de rénover à coup de peinture verte ou rose une maison qui s’effondre, nous aspirons à être les architectes et les bâtisseurs d’un autre modèle de développement écologique, social et démocratique.

La première étape, ce sera ce fameux sommet de Copenhague: nous y jouerons toute notre place en tant que socialistes. Nous savons très bien que réglementer l’économie, c’est modifier la création de richesse ; c’est donc lutter contre les forces de l’argent. La question environnementale est une question de répartition des richesses, elle modifiera le fonctionnement de notre économie.

Alors, le message de notre génération est simple: nous ne voulons plus d’un nouveau Kyoto qui, au final prétend affronter le changement climatique en créant des autorisations de polluer pour les entreprises et la possibilité de spéculer sur celles-ci. Voyez ou nous en sommes aujourd’hui!

Nous voulons un modèle de développement radicalement différent, où le sobre remplace le débridé, où le mieux remplace le plus

Pour résumer simplement, le grand défi pour la gauche ne consiste plus seulement à répartir de manière plus égalitaire le gâteau de la richesse, mais surtout à en changer la recette.

Notre génération, qui connaît déjà une forme de décroissance quand on voit qu’elle vit déjà moins bien que ses parents, doit avoir confiance dans les capacités des socialistes à relever ce défi.

Au fond, la conversion des socialistes à l’écologie politique relève moins d’un rendez-vous des socialistes avec la nature,  mais bien avec leur nature, celle d’une gauche créatrice, égalitaire, rêveuse.

Le rêve, ce fut le mot d’ordre de l’université d’été du MJS, cela fait du bien de rêver parfois. Rêve d’une gauche unie, rêve d’une gauche ambitieuse dans la transformation de la société, rêve d’une gauche conquérante.

Nous, socialistes avons toujours su faire partager le rêve d’un monde meilleur.

Et parce que le rêve se nourrit toujours du vécu, nous voulons faire trois propositions concrètes à la famille socialiste. Et nous aimerions que vous vous les appropriez.

La première, c’est celle d’un pôle public européen de l’énergie pour affronter les défis énergétiques. Et aussi, pour aider nos concitoyens à affronter, en période de crise le défi du paiement de la facture EDF…

La seconde, c’est celle du droit de préemption social. Derrière ce mot un peu barbare, se dissimule un principe simple. Une entreprise rentable ferme, un pôle financier public prête alors aux salariés de quoi racheter l’entreprise et la transformer en une société coopérative: voilà une manière de concilier protection de l’emploi, démocratie dans la création de richesse, et de mettre en place une socialisation des profits pour compenser la socialisation des pertes.

La troisième, c’est celle du droit aux vacances. C’est un pas important vers un autre modèle de développement, une société du temps libéré. Le droit aux vacances n’est pas qu’un droit à l’oisiveté, c’est le droit pour chaque enfant et adolescent de vivre un temps de repos, de loisir, de découverte, d’échange et d’éveil, hors de son cadre de vie habituel. Cet été, ce sont trois millions d’enfants qui ne sont pas partis en vacances. Face à cette injustice sociale flagrante, le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale a déposé, par la voix de Régis Juanico, une proposition de loi et je sais que je peux compter sur toi Cher Jean-Marc, pour mener aussi ce nouveau combat.

Chers camarades je voudrai aussi vous témoigner mon optimisme.

Bastien Cazals était présent à l’université d’été du MJS. Ce nom ne vous dit peut être rien.

Voilà un professeur des écoles dans un village de l’Hérault, qui voit sa carrière brisée, qui est trainé devant les tribunaux par le ministre de l’éducation nationale, qui, chaque mois perd une partie de son salaire, tout ça parce qu’il refuse d’appliquer les consignes iniques du ministère, par fidélité à l’idéal de l’éducation républicaine. C’est un enseignant désobéisseur. Et tant qu’il y aura des Bastien Cazals, il y aura des socialistes en puissance, à condition que l’on parle à l’intelligence de nos concitoyens.

Martine a fait le choix de parler ce week-end à l’intelligence des militants. Il restera un esprit de la Rochelle 2009, j’en suis persuadé. Nous, jeunes socialistes avons fait le choix de la prendre au mot. Et nous lui répondons, dès maintenant, chiche! En avant pour la rénovation!

Antoine Détourné

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Martine Aubry : Une « offensive de civilisation »

Posted on 05 septembre 2009 by Antoine

La Rochelle, le 30 août 2009

Cher(e)s Ami(e)s, cher(e)s Camarades,

Nous avons voulu que cette université d’été soit utile à la France et aux Français. Je crois que nous avons réussi.

Les Français doivent savoir qu’ils ont été au cœur des débats qui se sont déroulés, ici, à La Rochelle, pendant ces trois jours : pour apporter nos réponses à la crise, mais aussi pour préparer un projet de société et le rassemblement de la gauche. Ce travail nous l’avons mené avec les syndicalistes, les associations et les ONG, les mouvements d’éducation populaire, avec des élus, de militants mais aussi avec les autres formations de la gauche. Je le dis en votre nom à tous : la gauche, pour le Parti Socialiste, c’est notre histoire, c’est notre identité et c’est notre avenir. Je veux remercier toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur contribution.

J’ai aimé cette Université car elle a été à l’image de ce que notre Parti doit être : ouvert sur la société, ouvert sur la gauche, ouvert sur le monde. Et puis, disons le aussi, j’ai aimé la convivialité de ces trois jours passés ensemble. Comme vous, elle m’a fait chaud au cœur. On s’engage pour des idées, bien sûr, mais rien n’est possible sans la passion de réfléchir et d’agir ensemble. Rien n’est possible sans rassemblement des socialistes, sans camaraderie, sans amitié. N’oublions jamais que la source de notre énergie est en nous, mais aussi entre nous.

***

Notre rendez-vous de La Rochelle a lieu en pleine crise économique et sociale.

Une crise économique sans précédent depuis 1929, une explosion de la précarité et du chômage, un investissement qui baisse et une consommation en recul si l’on excepte l’achat d’automobiles.

Bien sûr la crise est internationale, mais le moins que l’on puisse dire est que les réponses de la France n’ont pas été à la hauteur. Le seul vrai plan de relance dans notre pays, c’est celui de nos Présidents de région, de nos Maires et de nos Présidents de Conseil Généraux et d’Intercommunalités.

Notre pays va mal financièrement. La dette explose atteignant le chiffre historique de 73% du PIB. Cette dette n’est pas liée à des dépenses utiles pour notre pays, mais à des décisions inutiles et injustes. Ce ne sont pas seulement les socialistes qui le disent, c’est aussi Philippe Seguin, Président de la Cour des Comptes. Le fameux paquet fiscal de juin 2007 est aujourd’hui le boulet fiscal qui plombe la France. Et on vient d’apprendre que le gouvernement ne s’attaquera pas aux niches fiscales, qui ont augmenté de 20 milliards d’euros depuis 2002, inutile de dire au profit de qui !

Et puis, alors que nous avons que le modèle social français est un amortisseur de la crise, grâce à l’assurance chômage, au RMI, aux services publics, ce modèle est attaqué en France au nom du libéralisme.

Quand les finances publiques sont exsangues, quand les catégories populaires et les classes moyennes sont précarisées, quand les jeunes galèrent et que les pensions de retraite sont rognées, quel sens y a-t-il à subventionner les heures supplémentaires ? Quel sens y a-t-il à supprimer les majorations des heures travaillées le dimanche, réduire les retraites des mères de famille ou encore poursuivre en cette rentrée le plus grand plan de licenciements de notre pays par des suppressions massives d’emplois dans la fonction publique – à l’école, à l’hôpital, dans la police ou dans la justice ?

Alors que l’on attendait de nouvelles mesures, le gouvernement veut nous faire croire que la crise est derrière nous et s’en attribuer les bénéfices. Quelle indécence !

Il sait très bien que le léger frémissement de croissance est lié aux exportations soutenues par les plans de relance chez nos partenaires, notamment en Allemagne. Non seulement nous ne sommes pas sortis de la crise, mais nous risquons de nous y enfoncer un peu plus car le pouvoir d’achat est reparti à la baisse et les risques d’une nouvelle montée en flèche du pétrole et du fuel se font jour. Plus que jamais, pour les familles, pour notre économie, des mesures de soutien à la consommation s’imposent.

Au-delà de notre contre-plan de relance, nous proposons des mesures d’urgence pour la consommation.

Tout d’abord, un remboursement de 200 euros de TVA pour les 16 millions de ménages modestes, non imposables, qui n’ont pas bénéficié du remboursement des deuxième et le troisième tiers de l’impôt sur le revenu. Le coût est de 3,2 milliards d’euros, qui se retrouveront ici immédiatement dans la croissance et l’emploi. C’est le même montant que la baisse de la TVA dans la restauration, dont on demande l’annulation même dans les rangs de l’UMP. Faute d’avoir imposé des contreparties, les prix dans les cafés-restaurants n’ont baissé que de 1% !

Et puis la rentrée s’annonce épouvantable pour les jeunes et leurs familles : nous demandons le maintien des allocations familiales pour les enfants majeurs de plus de 20 ans.

Ce serait plus utile que de voir M. Châtel parader devant les caméras de télévision au rayon fourniture scolaires des grandes surfaces, flanqué de militantes de l’UMP transformées pour l’occasion en ménagères modèles et sans problème !

A la fin du 18ème siècle, un premier ministre de Catherine II de Russie avait inventé les villages Potemkine, villages fabriqués de toute pièce pour faire croire aux visiteurs que tout allait bien. Au début du 21ème siècle, voilà qu’un ministre de Nicolas Sarkozy invente les supermarchés Potemkine, fausse vitrine d’une fausse reprise destinés à duper les caméras et, à travers elles, les Français ! Je vous rassure, cela n’a pas marché.

Quelle indécence, aussi, à parler de reprise, quand aucune famille n’est épargnée par le chômage. Deux mille chômeurs en plus chaque jour depuis un an, et les plans sociaux se poursuivent.

Nous avons fait des propositions pour aider plus fortement les entreprises en difficulté notamment dans la sous-traitance automobile. Nous n’avons pas été écoutés et ce secteur est en grande difficulté. La politique du gouvernement en la matière illustre son état d’esprit en toute chose : pour quelques-uns, les bénéfices, pour tous les autres, de l’injustice ! Deux fois trois milliards d’euros ont été versés aux deux constructeurs français ; il fallait bien sûr les aider. Mais comme pour les banques renflouées par l’Etat, les aides publiques ont été réelles, et les contreparties, virtuelles. Soutien aux sous-traitants, respect des délais de paiement, renoncement aux bonus et dividendes, investissement massif pour la recherche afin de faire advenir les voitures du futur, rien de tout cela n’a été imposé, contrairement à ce qu’a fait Barack Obama avec Chrysler et General Motors.

Nous avons fait des propositions pour que les entreprises bénéficiaires qui licencient, financent le reclassement de salariés et la ré-industrialisation de leur site. Nous avons fait des propositions pour accroître le niveau et la durée de l’indemnisation du chômage alors que la durée de celui-ci augmente. Sur tous ces sujets nous n’avons pas été écoutés et pourtant leur actualité reste entière.

J’ajoute aujourd’hui une proposition en réponse au scandale que constitue le comportement d’entreprises largement bénéficiaires, qui profitent de cette période de crise pour transférer l’activité à l’étranger en pillant les carnets de commandes et les savoir-faire d’établissements totalement rentables. Ces salariés vivent, en plus de difficultés personnelles, l’humiliation de telles décisions à leur égard.

Je pense bien sûr à ces conflits emblématiques que sont ceux de Continental et de Molex. Mais il y en a beaucoup d’autres : New-Fabris à Châtellerault, Freescale à Toulouse, Nortel à Chateaufort, SKF à Fontenay-le-Comte.

Alors que la loi protège aujourd’hui les actionnaires et les créanciers face à des patrons peu scrupuleux ou mauvais gestionnaires, rien n’est prévu pour empêcher ce pillage d’entreprises françaises au détriment des salariés. Le Parti socialiste propose une procédure de mise sous tutelle de l’entreprise par le tribunal de grande instance sur saisine des salariés en amont des licenciements ; un administrateur judiciaire serait nommé pour gérer l’entreprise le temps nécessaire pour faire cesser des pratiques contraires aux intérêts de l’entreprise et de ses salariés.

En cette rentrée, comment ne pas aussi penser aux jeunes dont la situation est dramatique ? Ce sont sans doute eux qui paient le plus lourd tribu à la crise. Premiers à souffrir de la crise du pouvoir d’achat, près d’un jeune sur quatre est en dessous du seuil de pauvreté ; premiers à devoir renoncer à se soigner ; premiers aussi à être frappés par le chômage, la précarité des CDD, de la précarité et des stages. Mais derniers à être indemnisés car sans droits aux assedics ni au RMI et derniers à accéder au logement car sans garanties financières. Le drame, c’est qu’ainsi se reproduisent les inégalités. Ceux qui ont des parents capables de les aider s’en sortent. Les autres enchaînent les galères et s’enfoncent dans la précarité. Une bonne partie du problème des banlieues est là. Quand une société sacrifie sa jeunesse, la traite comme si elle n’avait pas sa place dans la société, alors on peut dire que cette société est vraiment malade.

Dans quelques jours, 650 000 jeunes arrivent sur le marché du travail sans espoir de trouver un emploi. Il serait irresponsable de les laisser sans rien.

Nous avons fait de multiples propositions, lors de la commission Hirsch. Je n’en reprends ici qu’une seule : la création de 150 000 emplois-jeunes dans l’économie verte et des services aux personnes. Les besoins sont immenses dans ces secteurs. Humainement passionnants, utiles pour la société, ces nouveaux métiers sont souvent difficilement solvables par le marché. Il faut les aider à naître au profit des jeunes, en renouant avec ce qui, dans le passé, a marché. Investir dans l’intelligence et l’avenir des jeunes, c’est aussi donner un sens la société. Ne pas le faire, en temps normal, c’est du dogmatisme ; dans une période de crise aussi grave, c’est de l’irresponsabilité.

Soutien au pouvoir d’achat, pouvoir accru pour les salariés, avenir de la jeunesse : les propositions des socialistes existent, solides, crédibles et j’ajoute disponibles : puisque Monsieur Sarkozy veut un emprunt utile pour la France, qu’il commence donc par emprunter les idées de la gauche !

Oui, mes chers camarades, cette rentrée est dure. Elle est dure pour tous les Français. Seul le CAC40 s’est redressé et avec lui les bonus des traders et des dirigeants. D’un côté, la reprise financière, de l’autre la crise populaire, voilà la réalité de cette rentrée !

Les Français n’en peuvent plus des scandales à répétition, des stock-options de la Société Générale aux bonus des patrons de GDF et Suez ou des traders de la BNP. Le capitalisme financier poursuit sa route et continue comme avant. Et pourtant, que de grands discours de Nicolas Sarkozy, à Toulon ou dans les Ardennes ! La main sur le cœur, des trémolos dans la voix, le menton droit et le doigt pointé haut, il promettait de traquer les patrons voyous et de limiter les hautes rémunérations et les bonus.

En communication, le président de la République est hors catégorie. Côté action, il est franchement hors course ! Il a reçu mardi dernier, pour la septième fois, les banquiers à l’Elysée. Ils connaissaient déjà la chanson : des mots, toujours des mots, « transparence », « moralité », « sanction ». Mais de décision, aucune, sauf de repousser le versement de 50% des bonus des traders de la BNP de quelques mois. Rassurez-vous, ils toucheront quand même 59 000€ tout de suite en moyenne. Les contribuables n’acceptent plus que des milliards aient été donnés aux banques sans autre résultat que de venir remplir les poches de ceux qui sont responsables de la crise.

Je demande à nouveau au Président de la République de faire voter une loi s’inspirant de la proposition de loi des députés socialistes, plafonnant les écarts de rémunération, limitant fortement les bonus – je propose une règle simple, qu’ils ne dépassent pas la part fixe du salaire-, interdisant les parachutes dorés et les stock-options sauf pour les entreprises naissantes.

En second lieu, nous demandons avec insistance que l’Etat rentre dans les conseils d’administration des banques refinancées par la puissance publique afin de contrôler l’utilisation des 21 milliards d’euros d’argent public qui leur ont été versés. Car chacun sait aujourd’hui que si les banques ont repris leurs opérations financières et en récompensent leurs traders, les PME sont toujours en attente de crédits pour se développer ou survivre, de même que les Français pour acquérir un logement.

Nous aurions aimé que la France soit en tête du combat pour la régulation financière. Mais Nicolas SARKOZY n’y est pas prêt. J’ai demandé à Poul Rassmussen, le Président du PSE, de lancer une grande campagne des socialistes européens pour imposer une régulation financière au cœur de laquelle se trouvent la limitation et la réglementation des rémunérations variables et l’encadrement des hautes rémunérations. Il vient de me confirmer son plein accord sur cette initiative. Il a déjà pris contact avec les démocrates américains, qui eux aussi veulent se joindre à ce mouvement.

Oui, nous devons reprendre le flambeau des fondateurs de l’Europe pour construire une Europe politique, sociale, écologique et juste !

Gageons que le président Obama aura la même détermination que les socialistes européens sur ce sujet, lui qui, dans la fidélité du grand combat du sénateur Ted Kennedy dont je salue la mémoire, se bat courageusement pour permettre à 47 millions d’Américains d’avoir enfin recours aux soins.

C’est un exemple parmi d’autres de la nécessaire internationalisation de notre engagement qui doit répondre à la mondialisation. L’Internationale Socialiste comme le Parti Socialiste Européen prépareront leurs propositions pour Pittsburgh, en espérant cette fois ci que le G20 ne sera pas un grand show médiatique comme celui de Londres, mais bien le début d’une vraie régulation.

Voilà quelques mesures d’urgence pour les mois à venir. Elles sont nécessaires dans la situation économique de notre pays, elles sont nécessaires pour faire face à l’urgence sociale, mais il faut aller beaucoup plus loin.

Il nous faut d’abord avoir les idées claires sur l’origine de la crise.

C’est là que commence la différence entre les libéraux et les autres, entre eux et nous, la gauche. Le capitalisme n’a jamais été sans capitaine et le capitalisme financier n’est pas une hydre sans tête ! Ce n’est pas parce qu’il est moins réel et plus immatériel, plus patrimonial et moins familial, global plutôt que national, que le capitalisme est sans direction aux deux sens de ce mot : oui il a des objectifs, oui il a des dirigeants. Ils préfèrent l’économie virtuelle à l’économie réelle, c’est cela qu’il faut changer.

Mais il faut aussi ne pas se tromper sur le bouleversement qui s’opère sous nos yeux et qui n’est pas seulement économique et financier : il renvoie à des mutations profondes, à la fois idéologiques, écologiques, sociologiques.

Oui, la crise est sociale : c’est l’incertitude et la précarité qui ont remplacé la progression et la sécurité ; c’est la dégradation des conditions de travail et de logement ; c’est le difficile accès aux droits, de l’éducation à la santé en passant par la sécurité ; c’est la relégation hors des centres villes de pans entiers de la population, associés à un désert rural ; c’est l’insupportable écart de revenus, au sein de notre pays comme entre le Nord et le Sud.

Urgence sociale mais aussi crise environnementale : pollutions, déforestation, réchauffement climatique, manque d’eau, fin du tout pétrole. Le mot de Paul Valéry prend toute sa résonance : désormais, nous savons que nous, humains sommes mortels, que toute forme de vie peut cesser par la folie des hommes, des techniques non maîtrisées, des intérêts particuliers dévoreurs de l’intérêt général.

Et que dire de la crise agricole! Le blé ? Les prix baissent ! Le lait, les légumes, le cochon, tout baisse ! Le métier devient de plus en plus dur, dur de devoir se battre avec les banques pour simplement continuer à le faire, dur de nourrir sa famille, dur à vivre aussi quand on est perçus de plus en plus comme des pollueurs, avides de subventions ! Cette crise, si elle ne reste sans réponse, emportera avec elles de multiples exploitations. Nul chef d’Etat qui se respecte ne devrait laisser ses agriculteurs sans secours ! L’agriculture française va mal. Elle doit changer. Elle y est prête. Il faut l’aider à accélérer son évolution vers l’arrêt des pesticides et des nitrates, vers le bio, le durable, la proximité.

Tout à sa recherche de la rentabilité maximale à court terme –de la « profitation » comme l’ont justement dénoncée nos compatriotes de Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunionet de Guyane voilà quelques mois –, le libéralisme entrainera l’humanité dans sa perte.

Finis les grands systèmes ! La chute du Mur de Berlin en 1989 a disqualifié le communisme stalinien. Vingt ans plus tard, la finance folle invalide le capitalisme anglo-américain. Profits-salaires, nation-Europe, Etat-citoyen, les compromis historiques de la social-démocratie traditionnelle sont secoués et même bouleversés par la mondialisation, l’individualisme et l’injustice sociale.

Non seulement les lendemains ne chantent plus, mais des siècles de croyance aveugle dans la science, la technique, le libre-échange, révèlent les ratages sous les conquêtes. Nous vivons l’ombre des Lumières. C’est l’idée même de progrès qui est épuisée.

Dresser ce constat, pour moi, c’est refuser sa fatalité ! Comment en sortir ? Devant une crise aussi globale, mes camarades, nous le savons, il ne suffira pas pour la gauche de proposer quelques adaptations ou de mieux gérer, c’est le système tout entier qu’il faut changer. Nous devons conduire une offensive de civilisation, transformant profondément notre façon de produire, de redistribuer, de consommer mais aussi de vivre ensemble.

Oui, au cœur ce choix de civilisation, se trouve le nouveau modèle de développement économique, social et durable que nous devons construire. C’est l’objet de la convention que nous préparons pour début 2010. Il s’agit d’élaborer ensemble notre « new deal » pour le monde d’après. Avec une idée centrale, qui secoue nos habitudes et nos certitudes : nous savons maintenant que l’abondance ne rend pas mécaniquement la vie meilleure.

Il nous faudra nous poser la question fondamentale du « que produire ? ». Le post-productivisme que nous souhaitons ne nous invite pas à renoncer à produire, mais bien à définir une production utile et sobre. Que produire mais aussi comment créer des richesses et des emplois sur notre territoire ?

Il faut remettre l’économie en avant, et l’Etat a son rôle à jouer pour retrouver une politique industrielle, qui manque tant à la France. Oui, l’industrie à un avenir dans notre pays. L’idée d’une division internationale du travail partageant le monde entre ceux qui pensent et ceux qui fabriquent est une impasse. La désindustrialisation, avec son cortège de licenciements, n’est ni nécessaire, ni utile, ni fatale.

Une politique industrielle, c’est former les salariés et sauver les bassins, c’est aussi préparer les secteurs d’avenir, les textiles techniques et intelligents, les nouveaux matériaux, la gestion des déchets, l’éco-construction, les moteurs propres, les énergies renouvelables ; les transports publics ; les fibres optiques. C’est dans ces secteurs que se trouvent les airbus et les TGV de demain. Soutenons la recherche, aujourd’hui méprisée ; valorisons les créateurs et les innovateurs aujourd’hui supplantés par les rentiers et les financiers ; accompagnons les PME aujourd’hui délaissées.

Une fiscalité adaptée et de nouvelles régulations devront remettre l’économie devant la finance.

La politique industrielle est de nouveau au cœur de la réflexion des socialistes, comme en témoigne notre proposition de créer, dans notre pays, un pôle public d’investissement industriel, mobilisable sous forme de fonds régionaux et massivement abondé.

Cette question sur le « que produire » nous amènera à un grand débat avec les Français : une société développée n’est elle pas une société qui consacre plus de richesses à l’éducation, à la recherche, à la santé, à la culture ? Il faudra faire des choix, fixer des priorités mais aussi faire de vrais réformes porteuses de progrès pour nos concitoyens. On est là bien loin de la conception de la réforme que porte Nicolas Sarkozy, sans sens pour la société et fondée sur le seul dogme du « moins d’Etat ».

Ainsi à titre d’exemple, une vraie réforme de la santé tournera le dos aux franchises médicales, aux déremboursements,  à la transformation de l’hôpital en entreprise. Elle confortera notre système de soins fondé sur la qualité de nos hôpitaux publics. Elle développera la recherche en matière de santé. Elle s’engagera enfin vers une politique de prévention tant négligée et pourtant si nécessaire. Elle luttera contre les déserts médicaux et contre les inégalités.

« Que produire », oui, mais aussi comment produire ? Une double exigence, sociale et environnementale s’impose aujourd’hui.

L’exigence sociale, c’est une organisation du travail qui s’appuie sur les compétences des salariés, des conditions de travail moins stressantes et plus valorisantes, mais aussi une intervention des salariés dans le fonctionnement des entreprises par une présence dans les conseils d’administration ou dans les comités de rémunération.

C’est aussi ouvrir de nouveaux droits, nous en avons les premiers outils, avec la sécurité sociale professionnelle, pour permettre la progression de chacun dans la vie au travail et pour éviter le chômage sans activité. Ce chantier est demain, pour le monde du travail, à l’échelle de ce que furent l’Ecole sous la IIIème République et la Sécurité Sociale à la Libération.

L’exigence écologique s’impose au « comment produire », permettez-moi de m’y arrêter quelques instants.

Tout d’abord pour dire que les socialistes n’arrivent pas les mains vides. Nos collectivités locales ont toutes mises en place des politiques environnementales innovantes et audacieuses : transports collectifs propres, alternatives à la voiture, maîtrise des dépenses d’énergie dans les bâtiments publics, aides aux ménages pour les dépenses d’isolation thermique, construction de logements sociaux HQE, investissements dans les énergies renouvelables, éco-quartiers, introduction du bio dans les cantines scolaires, soutiens à l’agriculture biologique…

Non seulement, nous n’avons pas à rougir du bilan de nos actions en matière d’environnement, mais nous avons même toutes les raisons d’en être fiers.

Que disent les socialistes sur l’écologie ? D’une part, qu’il ne peut y avoir de politique écologique audacieuse qu’avec l’adhésion de la population et donc avec des mesures justes socialement. D’autre part, qu’il ne suffira pas, pour être efficaces, d’inciter financièrement ou de sanctionner fiscalement, de réparer les dégâts même s’il faut le faire sans s’attaquer aux véritables causes. Regardez deux décisions prises récemment par le gouvernement.

Le premier exemple, ce sont les algues vertes. Le gouvernement vient d’en découvrir la dangerosité, semble-t-il. Que fait-il ? Il les enlève, sans s’attaquer aux pollutions agricoles et donc à un modèle de développement intensif qui est en train de faire faillite. Les algues vertes, c’est un peu le symbole du cynisme de la politique du gouvernement en matière écologique : vertes à l’extérieur mais incarnant en réalité un laissez-faire toxique !

Le deuxième exemple touche à la fiscalité écologique. Nous ne voulons pas de cette taxe carbone telle que l’envisage l’UMP. Une taxe inefficace sur le plan écologique et injuste socialement accroissant la pression fiscale sur les familles, risquant d’être affectée à la réduction du déficit budgétaire ou à la compensation de la suppression de la taxe professionnelle.

La contribution énergie-climat que nous proposons concerne toutes les formes d’énergie. Son produit doit être utilisé à des compensations sociales.

Mais à quoi servirait de taxer les déplacements en voiture si on ne favorise pas en même temps les transports collectifs publics ?

Alors je fais une proposition, que le gouvernement s’engage dans un grand « plan de transports carbone zéro » : financement par l’Etat à hauteur de 50% de tous les projets de transports publics ; incitation forte aux plans de déplacement d’entreprise pour ramèner le coût des déplacements domicile-travail à moins de un euro par jour.

L’écologie exige des réponses de fond, difficilement compatibles avec les dogmes du libéralisme, la privatisation des missions de l’Etat et le laisser faire du marché. C’est dans cet esprit que nous nous rendrons à Copenhague, en insistant sur les actions envers les pays du Sud, qui ont besoin et moyens et de transferts de technologies et de savoir-faire. Nous sommes totalement solidaires et partie prenante  de la campagne « Copenhague 2009 l’ultimatum climatique », lancée par les ONG.

Enfin, penser un nouveau modèle de développement, pour nous socialistes, c’est traiter la question de la juste distribution des richesses. Ne l’oublions jamais : la valeur fondatrice de la gauche, c’est l’égalité ! Il n’y aura pas de reprise durable sans un autre partage des richesses au profit des salariés.

Sur la question des salaires, le gouvernement est aux abonnés absents. Pour la droite et les libéraux, c’est rarement le moment d’augmenter les salaires. Pour Nicolas SARKOZY, jamais, sauf pendant les campagnes électorales. Quand la croissance est forte, il ne faut surtout pas augmenter les salaires parce que cela pourrait conduire à la surchauffe.

Quand la dépression est là, il ne faut surtout pas augmenter les salaires car cela pourrait fragiliser la reprise.

Et si Sarkozy a mis la question du partage des profits sur la table, c’est justement pour évacuer celle des salaires. Pour nous, c’est la valeur ajoutée qu’il faut partager en premier. L’intéressement aux résultats, nous ne sommes pas contre, mais il n’y a pour nous de vraie rémunération, ni dans les heures supplémentaires, ni dans les profits qui sont par nature précaire, mais dans les salaires.

C’est pour y parvenir que notre convention proposera une grande réforme fiscale profondément redistributive.

Chers Camarades, le système libéral a non seulement la preuve de son inefficacité économique et de son injustice sociale mais a conduit à une société porteuse de violence, en panne de sens et en grave crise morale. Soyons en sûr, l’élection de 2012 se jouera au niveau des valeurs.

J’ai parlé ces jours-ci de conduire une offensive de civilisation.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société fondée sur des valeurs d’humanité, l’égalité, la justice, à rebours de la brutalité de tant d’oppression, d’exploitation, de marchandisation, ou tout simplement de renoncement ; c’est vouloir une société qui laisse sa trace et c’est pour cela que la culture est aussi importante, pour nous, les socialistes.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société où le mieux-être supplante les injonctions à consommer à outrance. Oui, il nous est permis, à nous socialistes, de lancer ce questionnement et ce débat sur un avenir post-matérialiste. Devons-nous passer à côté d’aspirations essentielles, qui ne se résument pas à la possession de marchandises ?

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société qui développe de nouveaux liens entre les personnes, des solidarités concrètes et collectives, indispensables à une société du souci de l’autre et de la responsabilité. Qui va prendre soin, aider et accompagner les personnes âgées dépendantes pour ne prendre que cet exemple ? Quel va être à l’avenir le partage des responsabilités entre les familles, le marché et l’Etat ? Voilà des questions auxquelles nous avons à répondre.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société d’individus respectés dans leur identité comme dans leurs aspirations. Nous y avons toujours répondu à gauche, en défendant la culture, la laïcité, l’éducation. Ces combats restent plus que jamais d’actualité. De nouveaux défis sont devant nous, comme la construction de services publics personnalisés capable d’écouter chaque personne, d’éviter les traitements anonymes ou stéréotypés, de respecter le principe d’égalité tout en prenant en compte les besoins de chacun. Comment ne pas le rappeler en cette rentrée où l’Ecole est plus que jamais malmenée ? Nous devons défendre l’école de la République, mais nous devrons aussi proposer une réforme ambitieuse. Ne renonçant en rien à porter chaque enfant au plus haut –sinon que serait notre rêve d’émancipation ?-, mais prenant en compte chaque enfant tel qu’il est dans les méthodes pédagogiques, dans les rythmes scolaires.

Chers camarades, l’action politique se mesure à l’attention que la société porte à chacun, à l’attention que chacun porte aux autres et aux générations futures. Humaniser notre société, cela fait aussi partie de la mission de la politique.

C’est retrouver la France que nous aimons, qui est aussi celle de la République et de la démocratie.

Il nous faut oui, défendre la République, qui subit aujourd’hui une remise en cause sans précédent de la part de Nicolas Sarkozy. Oui, le Président de la République s’arroge tous les pouvoirs. Il veut neutraliser l’ensemble des corps intermédiaires et des contre-pouvoirs.

La justice a été reprise en main. Avec le retour de la pratique des instructions individuelles au parquet, avec la nomination par le pouvoir politique des principaux magistrats, avec la suppression annoncée du juge d’instruction, je n’hésite pas à dire que dans notre pays, la séparation des pouvoirs est sérieusement écornée. Je n’hésite pas à dire que nous entrons dans un régime de justice soumis au pouvoir politique.

Dérive autoritaire, dérive sécuritaire aussi, mais échec sur la sécurité. Le bilan est clair : depuis 2002, 12 lois en plus et une augmentation des violences sur les personnes de plus de 40 % ! Suppression de la police de proximité, réduction des moyens aux associations de prévention, réduction des effectifs de la police et de la justice : les résultats sont là, un désastre, la violence au quotidien.

Comment ne pas s’inquiéter aussi des conséquences pour notre démocratie de la main mise sur les médias, avec le placement sous tutelle de l’audiovisuel public, alors que les principaux journaux et les principaux médias sont déjà aux mains des amis du Nicolas Sarkozy? Oui, dénonçons-le, mais disons aussi que nous ne construirons pas une pleine démocratie sans un quatrième pouvoir qui joue pleinement son rôle, recherchant bien sûr les faits dans une presse d’analyse et d’investigation, mais aussi porteuse de débats de fond sur l’avenir de notre pays. Ce chantier là aussi nous devrons l’ouvrir avec les journalistes et les professionnels des médias.

Sur tous ces terrains qui mettent en cause la République, nous serons présents. Mais je souhaite aborder maintenant le grand combat qui sera celui de la rentrée, celui qui met en cause l’organisation territoriale de notre pays et le caractère démocratique des scrutins.

Après avoir affaibli les droits de l’opposition au Parlement, le gouvernement s’est attaqué à un redécoupage électoral dont les conséquences sont claires : une quarantaine de députés socialistes en moins avec le même score, plus de 51% voix nécessaires pour avoir la majorité des sièges. Pourquoi ce scandale n’est-il pas unanimement dénoncé ? La démocratie est bafouée. Nous nous battrons jusqu’au bout pour nous faire entendre.

Ce mépris du chef de l’Etat pour l’opposition, cette volonté de ne pas l’entendre, on la mesure chaque jour, pas de concertation pour le retour de la France dans l’OTAN, pour la présence des troupes françaises en Afghanistan. Aucune information fiable non plus sur des sujets comme la grippe A qui intéresse tous les Français, nous demandons là de la transparence.

Mes chers camarades, le grand combat de la rentrée, je l’ai dit, nous le mènerons aussi contre le projet de loi sur les collectivités locales.

Ce projet de loi n’est pas une réforme, c’est une revanche. La droite n’accepte pas que nous gouvernions 20 régions sur 22, les deux tiers des départements et 14 des 20 plus grandes villes françaises. L’offensive a été préparée. Depuis des mois, le gouvernement étrangle financièrement les collectivités locales en leur imposant de nouvelles missions tout en réduisant leurs dotations et en vidant les bases de leurs ressources fiscales, jusqu’à maintenant supprimer de la taxe professionnelle.

Ils veulent faire croire aux Français que nous sommes dépensiers, y compris avec un discours populiste contre les élus. Nous lancerons dès la rentrée une double initiative, initiative politique autour de l’appel de la FNSER pour mobiliser autour de la défense de nos collectivités au service de notre pays et des Français et une grande campagne nationale, rappelant que les services rendus par nos collectivités sont de meilleure qualité et moins coûteux que lorsque l’Etat les réalisait. Cette campagne s’appuyera sur l’adhésion et l’attachement des Français à leur Région, à leur Département, à leur commune.

Nous démontrerons que les vrais conservateurs sont ceux qui tournent le dos à la décentralisation, qui continuent par la déconcentration à exercer des contrôles tatillons sur les collectivités locales et qui proposent à la France une organisation archaïque du territoire.

Nous, socialistes, nous croyons que les collectivités locales ont deux grandes missions à remplir : le développement ainsi que la vision et la préparation de l’avenir. C’est le rôle principal des Régions et des Communauté Urbaines ; la proximité des territoires et des habitants, c’est le rôle principal des Départements et des Communes.

L’institution de ces conseillers territoriaux est incompatible avec une organisation efficace. Trop près pour voir loin et trop loin pour être près de leurs administrés. En réalité cette réforme n’a qu’un seul objectif, modifier au profit de la droite les scrutins Régionaux et Départementaux. Les conseillers territoriaux seraient en effet élus à la proportionnelle dans les agglomérations et à la majorité dans les zones rurales. C’est partager les sièges entre la droite et la gauche là où la gauche est majoritaire, et les attribuer à 100% à la droite ailleurs. C’est vouloir gagner sur le tapis vert ce que la droite a perdu dans les urnes. Voilà le véritable objectif du gouvernement.

Cette réforme est une honte pour la démocratie mais c’est aussi une faute majeure pour l’avenir de notre pays. Un bon exemple est le Grand Paris. Pour contrebalancer les projets menés par nos élus avec Paris Métropole, on veut instituer une société du Grand Paris dans laquelle les collectivités locales n’auront qu’un strapontin. Pourquoi ne pas non plus revenir à une administration préfectorale de Paris, comme avant 1977 ? Après avoir été punie pendant près de 100 ans pour avoir cédé à la commune, les Parisiens et les franciliens le sont-ils pour avoir élu un grand maire socialiste à Paris, un grand Président de Région, et donné ou renouvelé leur confiance scrutins après scrutins à nos élus ?

Nous qui considérons que la décentralisation a été la réforme démocratique la plus puissante de ces 30 dernières années, nous voulons en garder l’esprit et en approfondir la portée.

Nos propositions sont sur la table. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités avec des missions claires et compréhensibles par tous. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités autonomes, dans leurs décisions, avec une fiscalité propre, dynamique et juste. Une décentralisation pleine et entière, c’est la démocratie jusqu’au bout, avec une élection directe par les Français, maintenue pour les Conseils Régionaux et établie demain pour les communautés urbaines. Mais il n’y a pas de République sans justice et là aussi l’Etat doit jouer son rôle en faisant jouer la solidarité par une péréquation financière digne de ce nom.

Ce combat nous allons le mener, parce qu’il s’agit de l’avenir de nos territoires et de la qualité de vie des Français. Nous allons aussi le mener parce que la démocratie est en cause quand les modes de scrutins sont biaisés.

Nous poserons aussi la question de la présence des services publics sur tout le territoire. Au nom de la même folle idéologie libérale qui veut faire reculer la puissance publique sous toutes ses formes, les services publics sont attaqués aussi. Il nous faut les défendre. Ainsi, le 3 octobre, journée nationale contre la privatisation de la Poste, nous organiserons dans toutes les municipalités socialistes, des votations citoyennes afin de demander au chef de l’Etat d’organiser un référendum d’initiative populaire sur l’avenir de la Poste.

Vous le voyez, mes chers camarades, le travail est immense. Notre feuille de route est claire à moyen terme, elle l’est aussi à court terme.

Le Parti socialiste, premier parti d’opposition, doit être utile à 100% aux Français, en combattant les régressions sociales, en proposant comme nous le faisons encore ce matin, en préparant un grand projet de la gauche en 2012.

Ce projet ne s’écrit plus à huis clos. J’engagerai dans quelques jours avec beaucoup d’entre vous un Tour de France à la rencontre et à l’écoute des Français, pour débattre de la société dans laquelle nous voulons vivre, du mieux-être que nous voulons construire. Nous proposerons aux Français d’être des activistes de notre projet. Ils pourront constituer le socle de nos primaires ouvertes.

Nous engagerons les grands rendez-vous de notre projet, la convention nationale sur le nouveau modèle de développement, des Assises sur l’éducation et la recherche, sur le climat, sur la ville et sur la culture.

J’engage tous les militants à nous donner la feuille de route de la rénovation le 1er octobre. Je vous appelle tous à une grande mobilisation pour défendre les collectivités locales et remporter la bataille des régionales.

Nous entrons dans la construction de la maison commune de la gauche, car la gauche, c’est notre histoire, c’est notre avenir.

Refonder les idées, refonder notre Parti et construire la maison commune de la gauche, voilà l’ambition fixée à La Rochelle.

Le travail est immense mais vous êtes là, fiers de ce que nous sommes et enthousiastes à ramener l’espérance.

Alors tout est possible. La France qu’on aime le mérite !
Alors bon travail mes camarades !

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Pétition contre la suppression de la majoration de durée d’assurance vieillesse des mères de famille

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Pétition contre la suppression de la majoration de durée d’assurance vieillesse des mères de famille

Posted on 16 juillet 2009 by Antoine

Les mères de famille risquent de voir le niveau de leur retraite plonger.

Dans le régime général de la sécurité sociale, et quelques autres, deux années d’assurance vieillesse sont validées au bénéfice des mères de famille pour chaque enfant élevé. A cause d’un arrêt de la Cour de cassation récent (voir les détails ici : retraite des mères) une forte réduction de leurs droits est à prévoir.

Pourtant, ces deux années sont pleinement justifiées car elles sont la reconnaissance :
1) du temps passé par les parents – et principalement les mères – à l’éducation des enfants
2) du fait que le paiement des retraites futures dépend des enfants d´aujourd’hui devenu adultes demain

De plus, les pensions des femmes sont en moyenne inférieures d´un tiers à celle des hommes : faut-il, au nom de l´égalité homme/femme, augmenter encore cette infériorité ?

Nous savons que l´Etat a du mal à boucler ses fins de mois, est-ce pour autant une raison de sanctionner celles qui ont participé à l´élaboration des forces vives de notre pays ?

Pour éviter cela, mobilisons-nous et signons la pétition :
http://www.uniondesfamilles.org/petition-retraite-mere.htm

L´action de l´Union des Familles en Europe et la mobilisation de chacun pourra ainsi faire changer le cours de ce projet inique en préparation.

L´Union des Familles en Europe – 32 rue du Pr Deperet – 69160 Tassin

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Attribution du Second Scanner : on en parle dans les médias

Posted on 29 juin 2009 by Fred

170609_CanardEnchaine

Mais aussi :
Soutien inter-régional avec un article sur http://csht.medicalistes.org/spip.php?article500
Le dauphiné Libéré  Paru dans l’édition 38C du 18/03/2009 (41189)
Le dauphiné Libéré  Paru dans l’édition 38C du 18/03/2009 (41191)
Le dauphiné Libéré Paru dans l’édition 38C du 18/03/2009 (41198)
Le dauphiné Libéré  Paru dans l’édition 38C du 18/03/2009 (41632)
Délibération du CM de Bourgoin du 23/03/09 (dernier point du CM)
France 3 19/20 Alpes du  02/06/09
Le dauphiné Libéré  Paru dans l’édition 38B du 07/06/2009
Déclaration des élus communistes

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lg_liberation

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Revenu de solidarité active : taxez plutôt vos parents

Posted on 21 juin 2009 by Antoine

lg_liberation

Les demandeurs du RSA sont invités à intenter des actions en justice contre leurs proches.

Les allocataires du Revenu de solidarité active (RSA) sont invités à intenter des actions en justice à leurs proches (père, mère, ex-conjoint) pour obtenir une aide financière s’ils affrontent des difficultés. C’est ce qu’ont découvert les futurs allocataires en remplissant leurs dossiers de demande de ce minima social entré en vigueur début juin.

Inacceptable. Le formulaire retiré à la CAF (Caisse d’allocations familiales) ou téléchargé sur son site Internet questionne sur cinq pages les postulants au RSA et les encourage à entreprendre des démarches devant les tribunaux. Comme si l’Etat leur demandait de faire jouer la solidarité familiale avant de solliciter la solidarité nationale.

A la rubrique «Vous êtes célibataire et vous vivez seul», le document interroge les futurs allocataires : «Percevez-vous une pension alimentaire ?» Si le demandeur répond «non», le document lui précise qu’il est «susceptible d’engager une action envers (ses) parents [père, mère, ndlr] pour obtenir une pension alimentaire».

Une idée inacceptable pour la plupart de ces grands adultes de 30, 40 ou 50 ans qui ont touché le fond et pour lesquels le RMI d’hier et le RSA d’aujourd’hui constituent le dernier filet de sécurité.

Là, ils se voient proposer par l’administration d’emmener leurs parents âgés parfois de 60, 70 ou 80 ans, devant les tribunaux. «Si vous souhaitez être dispensé de cette démarche, précisez le motif», stipule le formulaire.

Même chose pour les personnes séparées de leurs conjoints et ayant des enfants à charge. Le dossier les invite à «engager une action envers [l’autre] parent pour obtenir la fixation ou le versement d’une pension alimentaire pour chaque enfant concerné». Là encore, pour «être dispensé de cette démarche» il faut «préciser le motif».

Pour certains demandeurs, ces questions réveillent des histoires douloureuses. «Je travaille en emploi précaire depuis plusieurs années. Je gagne 808 euros par mois. J’ai entendu parler du RSA. Je pensais que cela allait m’aider», raconte une femme venue, formulaire en main, à Libération, pour dire son «indignation». La cinquantaine, une fille lycéenne à charge, elle a fait une simulation de sa situation sur le site de la CAF. Elle a droit à une allocation RSA de 180 euros par mois, qui s’ajoute à son salaire. Un vrai bonus. «J’en ai besoin parce que je n’y arrive pas.»Mais elle dit s’être «sentie trahie» lorsqu’elle s’est penchée sur le formulaire. «Le père de ma fille a disparu dans la nature à sa naissance. Depuis, je me débrouille. Je trouve ça cruel qu’on me demande d’aller voir les tribunaux au motif que je demande à bénéficier d’un dispositif de solidarité nationale», souligne cette femme.

Au-delà de sa situation, elle «juge inhumain et indigne d’une société soi-disant civilisée» qu’un Etat incite des enfants à attaquer leurs parents en justice «pour leur prendre de l’argent». L’aide parentale pourquoi pas. Mais pas sous la contrainte judiciaire. Ces réactions sont nombreuses car, outre les actuels allocataires du RMI (1,13 million de personnes qui ont basculé au RSA), plus de 2,5 millions de travailleurs pauvres doivent remplir ce dossier pour bénéficier du RSA.

Choc. La découverte de ces questions constitue un choc. Contacté par Libération, le cabinet de Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives entré au gouvernement pour mettre en place le RSA, est très gêné. Sa réponse se fera attendre trois jours (lire ici). En guise d’explication, ses services invoquent un problème d’«articulation entre la solidarité familiale telle que l’organise le code civil, et la solidarité nationale telle que l’organise le code de l’action sociale». Sous-entendu : le code civil non-toiletté de longue date a un temps de retard sur l’action sociale et notamment les dispositifs de solidarité nationale comme le défunt RMI et le nouveau RSA. Le communiqué précise que la loi du 1er décembre 2008 relative au RSA reprend «les mêmes dispositions» que le RMI.

Pas tout à fait vrai. Le Haut-Commissariat reconnaît que l’incitation faite aux enfants de 30, 40 ou 50 ans d’engager une action contre leurs parents «ne figurait pas dans le formulaire national du RMI».

Pourquoi l’avoir rajouté alors ? Parce que cette question «était posée par certains départements au travers de formulaires complémentaires»,argumente le cabinet, qui avance «un souci d’harmonisation».Mais au lieu d’harmoniser par le haut, en éliminant dans tout l’Hexagone cette formule contestable, les services de Martin Hirsch ont harmonisé par le bas, en la généralisant partout et auprès des 3,7 millions de personnes éligibles au RSA. Pour finir, après bien des contorsions, le communiqué du Haut-Commissariat souligne que «le formulaire sera modifié sur ce point pour éviter les troubles inutiles». Une façon très indirecte de reconnaître qu’il y a un malaise auquel il convient de répondre.

Source : http://www.liberation.fr/

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Le paquet de Pépito

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Le paquet de Pépito

Posted on 19 juin 2009 by Antoine

C’est un de ces soirs glacés de décembre, le gros sapin de la place Brévière m’enguirlande : qu’est-ce que je fous encore dehors, c’est qu’il me manque un petit pot de crème. Messieurs Dames, et que, dans le pays de Bray, un vendredi soir, à 20 h 15, il n’y a qu’une solution : ma petite superette qui remplace l’épicerie, au beau milieu de Forges-les-eaux… C’est la seule porte qu’on peut encore pousser, et qui s’ouvrira devant vous. Endroit neutre, clair, et où vous payez le prix fort, l’horaire extravagant !

Je n’ai aucune envie de m’attarder, j’expédie les courses, me voici devant la caisse… et devant elle. Elle est si petite, elle doit m’arriver à l’épaule. D’origine, comme on dit, d’origine étrangère… des yeux de belette, qui regardent ses trois enfants venir déposer, juste devant moi, les courses sur le comptoir.

Trois enfants, une grande, onze ans, dirais-je, et deux petits. Surexcités les petits. Comme tous les enfants qui se sont un peu trop longtemps retenus de vivre en attendant leur mère. Gardés chez une voisine ? sûrement chez une voisine: aucune garderie ne fonctionne au-delà de 19 h, ou bien est-ce la grande qui les a gardés ? Toujours est-il que ces deux petits-là s’autoriseraient bien, maintenant que Maman est là, de parler fort, de chahuter, voire de courir. Mais ils sont repris, d’une voix sans réplique, pendant que la grande, sage comme une image, se tient droite, le long de sa mère… Comme le visage de cette femme est attentif. Comme son regard est précis.

Elle interpelle à voix basse l’épicier, qui comprend immédiatement : c’est elle qui dirigera le compte. D’abord le pain, dit-elle. Trois pains étagés comme les enfants : une grosse baguette, et deux petites. Et puis le pack de lait et une bouteille d’huile. L’épicier se décale un peu, qu’elle puisse suivre le décompte, sur la machine. Ils vont vite, elle et lui. Sont discrets et efficaces. S’entendent à demi-mot. L’épicier fait passer la pizza surgelée, et puis le gros paquet de chips… la mère ne quitte pas le compte des yeux… Il ne reste plus grand chose sur le tapis : le filet de deux kilos de pomme golden en promo, et un lot de deux paquets de biscuits Pépito… La grande se rapproche un peu, voici les trois enfants tout aussi attentifs que la mère. Le filet de pommes passe : 19 euros quatre-vingt-dix, annonce l’homme, un peu solennel. « Va rapporter les Pépito » commande la mère à la grande, en accentuant encore un peu la sécheresse de sa voix.

Les petits, sans rien réclamer, filent avec la grande remettre les biscuits en rayon. La mère les reprend encore, d’une voix excessivement, forcée : « Et plus vite que ça ! ».

Elle a fouillé dans son porte-monnaie, sorti le billet de 20 euros, l’a tendu, en le dépliant soigneusement, à l’épicier. Son regard croise le mien. Bon sang, ne rien laisser paraître de la compassion qui me submerge. Trouver le bon sourire, vite, mi-encourageant, mi-complice. Faire un petit signe de tête…

Heureusement, j’ai été pauvre, je sais ! Elle me sourit en retour, se redresse. Rassemble d’une voix adoucie ses enfants, et sort du magasin, exactement comme une petite poule d’eau traverse une rivière, avec sa flottille derrière elle…

Résister à l’envie de courir donner à la grande les Pépito. Résister à la culpabilité en posant à mon tour, près de la caisse, mon petit pot de crème super fine, la confiserie superflue, attendus par le garçon comme une chose naturelle, et la grosse grappe de raison muscat : le fruit le plus cher de l’étal, mais qui m’a paru beau. Penser au code du travail et à Gérard Filoche. Aux femmes dites de ménage, qui travaillent précisément au moment où leurs enfants ont le plus besoin d’elles. De six à huit. Qui rentrent trop tard pour vraiment cuisiner. Se souvenir du sort des grandes, dévouées aux petits, il le faut bien. Savoir qu’il y a toujours, toujours, plus malheureux que soi.

Marie Benoit 76

http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1900

–> avec mes excuses pour le retard de mise en ligne dû à un problème technico-humain :-)

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Les pétitions du jour

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Les pétitions du jour

Posted on 22 mai 2009 by Fred

Le travail du dimanche généralisé : une atteinte aux libertés
Le repos dominical est un repère collectif dans la société. Ce jour de repos commun aux salariés permet de structurer la société socialement, économiquement et écologiquement.
Travailler le dimanche ne répondra pas à la crise financière.  Du point de vue du consommateur, le travail du dimanche n’est pas une solution, ce que l’on ne peut pas dépenser en semaine, on ne peut pas le dépenser le dimanche.
Le dimanche est un élément de cohésion sociale permettant aux populations d’avoir des loisirs, de se cultiver, de décompresser du rythme du travail. Il est un constituant pour travailler dans de meilleures conditions.
Pour exiger l’arrêt des projets de loi sur le travail du dimanche
signez la pétition http://www.cgt.fr


Pétition nationale pour le maintien du service public
Elle a été initiée par  Michel Vauzelle, président de la Région PACA , Député à l’Assemblée Nationale et ancien Garde des Sceaux. Si elle atteint 10 % du corps électoral  le gouvernement sera obligé de faire voter un referendum,  c’est dans les textes de la constitution, soit 4,4 millions de signatures, c’est énorme  mais réalisable si chacun y met du sien un tant soit peu.
Pour signer la pétition : http://www.referendum-servicespublics.com


Greenpeace appelle à « zéro déforestation d’ici 2020 » !
La déforestation tropicale est responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, davantage que le secteur des transports au niveau mondial. Pour sauver le climat, il faut sauver les forêts !
Chaque année, 13 millions d’hectares de forêts disparaissent, soit environ un quart de la superficie de la France. Les forêts abritent la moitié de la biodiversité mondiale et constituent le cadre de vie de centaines de millions de personnes
Pour signer cette pétition : http://www.greenpeace.fr/zero-deforestation

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Stop ou Encore

Posted on 05 mai 2009 by Fred

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Explosion du Chômage, travailleurs pauvres, crise écologique, privatisation des services publics : la crise que nous vivons n’est pas le fruit de quelques spéculateurs, elle est la conséquence d’une politique libérale et autoritaire conduite par la droite en France et en Europe.

Dans sa gestion du pouvoir, et depuis le début de la cris, la droite ne protège que les plus riches et les banques, laissant les plus modestes sans défenses.

Notre génération subit depuis des années la montée des inégalités et c’est elle qui est en première ligne face aux effets des crises.

Lire la suite en téléchargeant le tract du MJS

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Le 7 mai rendez-vous socialiste à Villefontaine

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Le 7 mai rendez-vous socialiste à Villefontaine

Posted on 04 mai 2009 by Fred

Réunion-débat sur l’Europe Sociale avec Farida Boudaoud, Conseillère régionale, candidate aux européennes et Otman El Harti candidat aux européennes
Jeudi 7 mai à 20h30 / Salle Coignard (proche Théâtre du Vellein à Villefontaine)

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Les photos de la manif du 1er mai

Posted on 02 mai 2009 by Fred

Une belle première journée de mai à Bourgoin-Jallieu, où l’ensemble des organisations ont pu constatées l’efficacité de l’appel qu’elles ont lancés. En effet  on entendait ça et là des personnes dire « habituellement il y a 3 péquins sur la place pour le premier mai »… Nous étions plusieurs milliers à défilé.

On a particulièrement et malheureusement remarqué les employés de Photowatt, PCAS, France telecom ont défilé pour dénoncer les licenciements abusifs et les restructurations.

[«C'est un premier mai qui restera dans les mémoires berjalliennes !». Daniel Barbier, secrétaire adjoint de l'union locale CGT de Bourgoin-Jallieu, et chef d'orchestre de la manifestation intersyndicale qui s'est déroulée hier, dans les rues du centre de la ville, semblait satisfait. 2 200 personnes, selon les RG, et 4 500 à 5 000 personnes, selon les syndicats, se sont réunies...] Source http://www.ledauphine.com

Toutes les photos de la manif sont disponibles :
sur le blog de papy José : http://sjpn.spaces.live.com
sur le blog de Bill : http://bill-d-isere.skyrock.com/

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Le 1er mai, je marche avec les socialistes

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Le 1er mai, je marche avec les socialistes

Posted on 30 avril 2009 by Fred

Le 1er mai doit faire date. Le Parti socialiste doit répondre présent à ce rendez-vous qui s’est souvent confondu avec les plus grands progrès sociaux. Face au mutisme de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, les centrales syndicales ont appelé à faire front commun, une première depuis plusieurs décennies. Aux socialistes de faire de même en formant un grand cortège le 1er mai prochain

Appels aux militants, aux sympathisants socialistes

face à la crise économique et sociale :

Un premier Mai unitaire

Les 8 syndicats Français (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) ont lancé un appel à manifester ensemble le 1er mai.

Qu’ils soient élus, militants associatifs, ou syndicaux, les socialistes seront présents, parce qu’ils soutiennent ce mouvement  social, et parce qu’ils y participent  par leurs engagements et par leurs propositions face à la crise :

  • Suppression de l’injustice fiscale.
  • Arrêt du plan de suppressions de postes dans la fonction publique (en particulier dans l’éducation et dans le secteur de la santé)
  • Versement d’une aide de 500 euros pour 13 millions de personnes gagnant moins de 1,4 fois le SMIC
  • Baisse de la TVA pour relancer la consommation
  • Accompagnement des salariés licenciés et arrêt des licenciements boursiers

le 1er mai, je manifeste avec les socialistes.

le 1er mai, tous les socialistes seront, avec les travailleurs, aux côtés des citoyens, au coeur du mouvement social.

Rendez-vous à 10h00

Grenoble : angle de l’avenue d’Alsace Lorraine et du cours Jean Jaurès
Bourgoin-Jallieu : Parking du lycée l’Oiselet (rue Barbusse, près du centre commercial Leclerc)
Vienne : Devant la sous-préfecture
Roussillon : Place de la République

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Spam et arnaque ou vrai plan de relance ?

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Spam et arnaque ou vrai plan de relance ?

Posted on 27 avril 2009 by Fred

Plan de relance sérieux ou cadeaux sans contrepartie ? Les socialistes européens proposent des mesures pour lutter contre la crise dès les 100 premiers jours du prochain mandat et vous invite à les consulter sur :
http://changerleurope.fr

Ci dessous une parodie des célèbres pub Apple VS Microsoft qui ont eut tant de succès sur le web …
Mais là ce n’est pas de la pub…

Source : Bruno Julliard sur Facebook

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Sarkozy sur Facebook

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Sarkozy sur Facebook

Posted on 27 avril 2009 by Fred

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Rassemblement de soutien aux Sans Papier

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Rassemblement de soutien aux Sans Papier

Posted on 30 mars 2009 by Fred

La fédération du  Parti Socialiste (représentée normalement par Golnar Bagheri) sera présente auprès des associations et autres partis politiques à l’entrevue avec le Préfet qui se tient aujourd’hui pour traiter des difficultés rencontrées par les sans papier.

Rassemblement lundi 30 mars à partir de 18H devant la Préfecture à la fois pour appuyer une délégation de 16 représentants d’organisations associatives, syndicales et politiques pour interpeller fortement le Préfet sur les pratiques préfectorales dans le (mal)traitement des dossiers de demande d’asile et de séjour, et pour exiger qu’aucune famille ne soit à la rue (et aucun isolé). Par ailleurs, le syndicat multiprofessionnel des travailleurs sans papiers CGT et l’UD CGT appellent à un rassemblement mardi 31 mars à 14H Place André Malraux pour afficher d’une façon visible leur exigence de régularisation (100 dossiers déposés en attente…).

Info relayée par Lamia :-)

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Crise sociale et paupérisation des quartiers

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Crise sociale et paupérisation des quartiers

Posted on 30 mars 2009 by Antoine

La crise, dans la phase sociale, s’accélère. Et la partie émergée de l’iceberg est de plus en plus visible  : le rythme des plans sociaux annoncés et en cours laisse déjà à penser que les hypothèses de pertes d’emplois émises par la droite sont largement sous évaluées.

Tous les « retours » des rencontres, des réunions, des piquets de grèves, que les militants et les élus socialistes multiplient ces derniers mois, convergent : la situation se tend. Absence de perspective alternative en termes d’emploi, brutalité sociale, cynisme du patronat qui après avoir demandé des années de concession aux salariés, des soutiens massifs à la puissance publique, « abandonne » la partie dès qu’elle devient un peu moins florissante pour engranger un maximum de gains… Brutalement des centaines de milliers de personnes sont projetées dans le chômage, le « néant social » et entrent en précarité.

Pendant ce temps, la droite va encore une fois piocher dans les marges de manoeuvre financières de l’Etat : grâce au « le bouclier fiscal » une des mesures phares de la loi Travail, emploi, pouvoir d’achat (Tepa) votée dans la foulée de l’élection de Sarkozy, 458 millions d’euros ont été versés en 2008 à 14.000 contribuables. Et le zoom est encore plus accablant : 288 millions d’euros reversés aux 756 foyers fi scaux les plus riches.

Les éléments d’une crise profonde, d’une crise politique sont posés : en bas on ne veut plus, en haut ils ne peuvent plus…. parce qu’ils ont fait le choix de protéger « les leurs » au lieu de protéger les salariés. L’imprévisibilité des conditions politiques de « sortie de crise » est patente et toutes les hypothèses ne font pas le lit d’une reprise en main politique et coordonnées à l’échelle européenne. Les écueils sont nombreux. Il y a ceux que les sociaux démocrates et avec eux le PS portent en leur sein. Il y a aussi le danger réel d’un abattement généralisé et repli sur soi, traduit, dans les urnes par un retour de l’extrême droite, à la droite dure.

Et dans cette voie, Sarkozy en ajoute au cynisme. Car l’entrée en crise, avant de toucher le salariat industriel a déjà fait des victimes, moins visibles. Avant les plans sociaux et les licenciements massifs, il y a eu la fi n des contrats d’intérim, des CDD, dans les secteurs peu qualifiés, dans le bâtiment, la logistique… la fi n des « petits boulots » qui font survirent des quartiers entiers.

Ce ne sont sans doute pas tous les mêmes, qui, cette semaine se sont affrontés à la Police aux Mureaux et qui la semaine dernière se battaient sur les lignes de RER entre Vigneux et Grigny. Il faut condamner des actes qui viennent conforter la spirale de la ghettoïsation et de la violence pour des milliers de femmes et d’hommes. C’est un fait.

Mais c’est un fait aussi que les tensions sont très vives dans certains quartiers et connaissent une réelle accélération depuis l’entrée en crise.

Ceux qui étaient déjà les plus précaires, sont entrain de basculer massivement dans une situation de paupérisation difficilement soutenable. Outre l’aggravation de la crise sociale, la puissance publique et significativement l’État n’a pas tenu ses engagements dans la mise en oeuvre des programmes de rénovation urbaine et sous couvert de « critère de rentabilité », il met aujourd’hui en péril le tissu associatif, qui favorisait le lien social, l’accès aux droits, l’accompagnement social au logement, l’accès à l’emploi, et à la formation, le soutien scolaire… Les risques d’embrasements sont préoccupants, déjà certains acteurs de terrains tirent la sonnette d’alarme : payement des loyers en liquide, retour de l’économie parallèle…

Les mauvais ingrédients sont dans la cocotte. Sarkozy le sait et au comble du cynisme pour lui la recette n’est pas si mauvaise.

Il lui reste à fermer le tout, à multiplier les contrôles aux entrées et sorties des quartiers, à accentuer le ghetto… surtout ne proposer aucun débouché et continuer avec soin attiser le feu pour provoquer à quelques semaines des élections européenne une flambée, et le réfl exe électoral de recours à l’autorité.

Source : Posté par Marianne Louis

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Inégalités et partage

Posted on 18 mars 2009 by Fred

Ce matin, au micro de France Inter, Nicolas Baverez  (Économiste et historien présenté comme un proche de Nicolas Sarkozy) a ressorti l’argument de la stabilité du partage salaires vs profits pour justifier sa vision socio-économique face à Michel Wieviorka Sociologue, directeur d’études à l’EHES présenté comme proche de Martine Aubry…

Depuis quelques semaines, surtout depuis que Sarkozy a évoqué le partage en tiers de la valeur ajoutée dans les entreprises, un débat fait rage mais sans éclater au grand jour : reposant sur une apparente contradiction entre la stabilité du partage salaire/profit de la valeur ajoutée (environ 67,5% contre 32,5%) et la montée des inégalités. La droite exploite cette stabilité pour nier la montée des inégalités (et une partie de la gauche semblant manquer d’arguments). Dans un article dans le Libération d’hier (lien ICI), Thomas Piketty démonte parfaitement le coté vicié de cet argument et que cette stabilité n’est en rien contradictoire à la montée des inégalités.

Dans le même Libération, il revient aussi très justement sur les taux d’imposition des tranches les plus élevées dans l’histoire, notamment aux États-Unis après le New Deal et jusqu’à la grande braderie de Reagan. (Lien ICI)

Les statistiques et le grand sophisme mathématique de l’exploitation de la notion de  moyenne.

L’humoriste disait : mettez votre tête dans le four, thermostat 7, et les pieds dans le congélateur, votre corps sera en moyenne à 37° et … vous serez mort !

On retrouve ce type de manipulation en permanence par les temps qui courent :

  • Bouclier fiscal on ne donne que la moyenne des restitutions et pourtant … http://www.mediapart.fr
  • L’enrichissement des français, dans tous les médias, mais encore une fois en moyenne.

Par Michel G.

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Heures supplémentaires : il faut arrêter les frais

Posted on 17 mars 2009 by Fred

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Alternatives Economiques a lancé une pétition contre les exonérations sociales et fiscales dont bénéficient les heures supplémentaires au détriment de l’emploi. Cette initiative est soutenue par l’hebdomadaire Marianne. Parmi les premiers signataires (voir sur le site, lien ci-dessous) figurent les principaux dirigeants syndicaux du pays, de nombreux experts de l’emploi et du marché du travail ainsi que de nombreux acteurs de l’insertion par l’activité économique.

Si vous souhaitez soutenir cette initiative, la pétition peut être signée à l’adresse suivante : www.alternatives-economiques.fr/petition

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