Une bien mauvaise nouvelle pour tout les chômeurs, précaires, bénéficiaire du RSA, travailleurs pauvres, citoyen(nes) avec une faible protection santé et/ou trop peu de moyens pour se payer une très bonne mutuelle… En effet Roselyne Bachelot a décidé, contre toute logique, d’attribuer le second scanner à la clinique Saint-Vincent-de-Paul de Bourgoin et à un GIE (Groupement d’Intérêt Économique constitué de radiologues locaux et Lyonnais).
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Pourtant des avis défavorables étaient rendus/prononcés par des professionnels de santé, des directeurs d’établissements, des médecins, des urgentistes, des syndicats, les patients informés, l’ARH-RA (Agence Régionale d’Hospitalisation Rhone-Alpes), la CRAM (Caisse Assurance Régionale Maladie), le SROS de la région Rhônes-Alpes, Jean Jacques Queyranne (le président de la Région Rhône-Alpes), la COMEX (commission excécutive), le CROS (Centre Régional d’Hospitalisation Sanitaire), André Vallini (le président du conseil Général), et de nombreux élus locaux, …
L’installation du second scanner dans les locaux de la clinique c’est :
- Contraire à toutes les préconisations de la planification sanitaire
- L’impossibilité d’assurer la permanence des soins radiologiques à l’Hôpital suite au départ en disponibilité d’un radiologue dès le 1er octobre 2009 et la mise en danger de l’imagerie médicale publique.
- Cette décision porte atteinte à la prise en charge de 34 000 urgences à l’Hôpital.
- Une mise en concurrence qui va à l’encontre de la mutualisation des moyens humains et techniques et de la réduction des coûts pour la sécurité sociale.
Quelques chiffres issus des différents courriers adressés à la Ministre…
Sur les prise en charge de patients Hospitalisés (c’est à dire Hors Urgence) :
Hopital – 5000 examens (scanner) par an / Clinique – moins de 100 examens par an
Activité du scanner en augmentation d’environ 8% sur 3 ans, plus de 14500 examens en 2007
Activité générée par la Clinique environ 3,5% de l’activité totale soit environ 550 examens
Nous n’aurons pas d’autres choix que d’attendre un rendez-vous à l’hôpital programmé dans 2 ou 3 mois (liste d’attente) ou de payer pour un accès à la clinique privée (pour sauver la vie de nos enfants, parents, grands-parents, …) et peut être dans un avenir pas si lointain de nous endetter pour nous soigner !
Car il est là le fond du problème, en attribuant ce scanner à un groupement d’intérêts économiques ,en l’installant dans une clinique privée, cela signifie d’une part que la logique comptable va primer et qu’il faudra payer le prix fort pour être diagnostiqué… La santé n’est pas une marchandise, les plus pauvres doivent avoir les mêmes droits d’accès aux soins dans les mêmes délais que les plus aisés (contrairement à ce que peuvent penser certains élus de droite).
Une pétition a été mis en ligne et je vous invite à la signer massivement et à transmettre ce lien à vos contacts afin de mettre la pression sur les élus locaux pour qu’ils se positionnent clairement et faire plier la Ministre de la Santé
http://www.petitionduweb.com/voirpetition.php?petition=4225
Le Comité Citoyen de Défense du service public de santé sur Le Nord Isère vient d’adresser un courrier au président de la CAPI, Alain Cottalorda (également maire de Bourgoin), pour être reçu et débattre de ce problème et pour que la CAPI se positionne unanimement devant cette problématique de santé publique.
Vous trouverez ce courrier en téléchargement sur le lien > 090624-Courrier_capi <
Le Comité Citoyen de Défense du service public de santé sur Le Nord Isère appelle à plusieurs manifestations / actions :
- Présence lors de la prochaine réunion de l’assemblée communautaire qui se tiendra ce mardi 30 juin à 18h15 dans les locaux de la CAPI à L’Isle d’Abeau afin de soutenir la démarche et la délégation, tout en démontrant une détermination à faire modifier la décision.
- Manifestation, le mercredi 8 juillet au pied de l’ARH à Lyon à 17h où se retrouveront la population, les usagers du Nord Isére , les professionnels de santé et les élus convaincus de pouvoir modifier cette décision .Ce jour, correspond à une réunion programmée par les services de l’ARH avec à l’ordre du jour, la permanence de soins qui devra être assurée dans le Nord Isère par l’hôpital et la clinique