3500 personnes à Bourgoin Jallieu le samedi 6 novembre et toujours de nombreux militants socialistes pour soutenir les syndicalistes et manifestants.
Toutes les photos de la manif sur le blog de Papy José
Posted on 08 novembre 2010 by Fred
3500 personnes à Bourgoin Jallieu le samedi 6 novembre et toujours de nombreux militants socialistes pour soutenir les syndicalistes et manifestants.
Toutes les photos de la manif sur le blog de Papy José
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Posted on 05 novembre 2010 by Fred
Communiqué de l’intersyndicale :
TOUS ENSEMBLE ON CONTINUE !
Les journées du samedi 16 et du mardi 19 octobre 2010 confirment que la mobilisation est ancrée dans la durée à un haut niveau. Ce sont des millions de salariés qui dans le cadre de ces 6 journées d’action depuis début septembre affirment vouloir une autre réforme des retraites juste et efficace et l’ouverture de négociations avec les syndicats.
L’ampleur des mobilisations confirme qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes sont restés sans réponses efficaces notamment depuis l’aggravation des situations liée à la crise financière de 2008. Les organisations syndicales de l’Isère conviennent de travailler ensemble sur ces questions dans les semaines à venir afin d’interpeller le gouvernement et le patronat.
Différents sondages réalisés ces derniers jours confirment que le mouvement recueille un très large appui de la population confirmant que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.
Les organisations syndicales de l’Isère appellent leurs organisations à poursuivre leurs mobilisations afin de rassembler le plus grand nombre et d’amplifier le soutien de l’opinion publique. Elles appellent leurs organisations dans les territoires, les entreprises, les administrations à poursuivre les initiatives unitaires. Elles veilleront au respect des biens et des personnes.
Le gouvernement porte la responsabilité pleine et entière de la poursuite de la mobilisation compte tenu de son attitude intransigeante, de son absence d’écoute et de ses provocations à répétition. Il ne peut pas répondre à la situation actuelle par le déni et la répression.
Les organisations syndicales de l’Isère appellent solennellement le gouvernement et les parlementaires à ne pas adopter cette réforme en l’état.
Les organisations syndicales de l’Isère confirment que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.
Fortes du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les organisations syndicales de l’Isère décident de continuer et d’élargir la mobilisation.
Elles décident d’une nouvelle journée de mobilisation SAMEDI 6 NOVEMBRE
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Posted on 29 octobre 2010 by Fred
Pour cette nouvelle journée d’action nationale (la 7ème depuis la rentrée), pour la défense du système des retraites, le Parti socialiste, ses militants et ses sympathisants se sont mobilisés pleinement aux côtés des organisations syndicales, 5000 manifestants ont répondu présent à Bourgoin-Jallieu parking Diederichs, selon les syndicats.
Loin de s’essouffler le mouvement garde son rythme et son ampleur car non seulement nous sommes en période de vacances scolaires (donc moins de lycéens) mais c’est également la baisse du pouvoir d’achat lié aux journées de grèves successives qui a fait dire à beaucoup « tenez bon et désolé pour cette fois mais on sera là samedi 6/11″.
Rendez-vous tous le samedi 6 novembre à 10h parking Dederich à Bougoin Jallieu pour montrer que le mouvement est toujours aussi fort !
Photos : Hervé – Secrétaire de section Bourgoin Jallieu
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Posted on 27 octobre 2010 by admin
Communiqué de l’intersyndicale :
TOUS ENSEMBLE ON CONTINUE !
Les journées du samedi 16 et du mardi 19 octobre 2010 confirment que la mobilisation est ancrée dans la durée à un haut niveau. Ce sont des millions de salariés qui dans le cadre de ces 6 journées d’action depuis début septembre affirment vouloir une autre réforme des retraites juste et efficace et l’ouverture de négociations avec les syndicats.
L’ampleur des mobilisations confirme qu’au-delà de la réforme des retraites, l’emploi, les salaires, les conditions de travail mais aussi l’avenir des jeunes sont restés sans réponses efficaces notamment depuis l’aggravation des situations liée à la crise financière de 2008. Les organisations syndicales de l’Isère conviennent de travailler ensemble sur ces questions dans les semaines à venir afin d’interpeller le gouvernement et le patronat.
Différents sondages réalisés ces derniers jours confirment que le mouvement recueille un très large appui de la population confirmant que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.
Les organisations syndicales de l’Isère appellent leurs organisations à poursuivre leurs mobilisations afin de rassembler le plus grand nombre et d’amplifier le soutien de l’opinion publique. Elles appellent leurs organisations dans les territoires, les entreprises, les administrations à poursuivre les initiatives unitaires. Elles veilleront au respect des biens et des personnes.
Le gouvernement porte la responsabilité pleine et entière de la poursuite de la mobilisation compte tenu de son attitude intransigeante, de son absence d’écoute et de ses provocations à répétition. Il ne peut pas répondre à la situation actuelle par le déni et la répression.
Les organisations syndicales de l’Isère appellent solennellement le gouvernement et les parlementaires à ne pas adopter cette réforme en l’état.
Les organisations syndicales de l’Isère confirment que c’est par un large débat public et une véritable concertation en amont qu’il faut aborder une réforme importante comme celle des retraites.
Fortes du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les organisations syndicales de l’Isère décident de continuer et d’élargir la mobilisation.
Elles décident de deux nouvelles journées de mobilisation les JEUDI 28 OCTOBRE et SAMEDI 6 NOVEMBRE
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Posted on 21 octobre 2010 by Fred
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Posted on 10 octobre 2010 by Fred
C’est repartit pour un tour de Bourgoin Jallieu mardi 12 octobre à partir de 10h
Nous saluons le travail de la CGT qui a décoré les ronds points Villards
Grenoble – 10h cours Jean Jaurès
La tour Du Pin – 10h place de la Gare
Roussillon – 10 place de la République
Vienne – 14h30 Champs de Mars
Drapeaux, écharpes tricolores pour les élus, bannières, autocollants, et slogans de rigueur
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Posted on 09 octobre 2010 by Fred
Posted on 09 octobre 2010 by Fred
Bourgoin Jallieu – 10h parking Diederichs
Grenoble – 10h cours Jean Jaurès
La tour Du Pin – 10h place de la Gare
Roussillon – 10 place de la République
Vienne – 14h30 Champs de Mars
Après les journées du 7 et du 23 septembre, la mobilisation du samedi 2 octobre 2010 a été un formidable succès en Isère. Cette journée a vu de nouveaux manifestants rejoindre les cortèges. Près de 100 000 salariés du public comme du privé, seuls, entre collègues ou en famille ont continué massivement à exprimer leur opposition au projet de réforme des retraites.
Les journées du 23 septembre et du 2 Octobre ont été marquées par l’engagement de nouveaux salariés du privé, notamment des PME mais aussi par la présence de plus de jeunes et de femmes. Cette vaste mobilisation s’accompagne d’un large soutien de la population qui refuse le report de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans ainsi que celui de 65 à 67 ans pour toucher une retraite à taux plein. Quoi qu’en dise le Gouvernement, la démobilisation suite au vote à l’Assemblée nationale, n’a pas eu lieu.
Les organisations syndicales mettent en garde le Gouvernement sur les conséquences que provoquerait l’ignorance de la colère qui s’exprime profondément.
Les organisations syndicales réaffirment leur totale détermination. Elles confirment les termes de leur lettre ouverte unitaire au Président de la République et aux parlementaires, notamment : « le vote de ce projet dans sa logique actuelle n’est pas d’actualité ».
Elles invitent leurs organisations à poursuivre ensemble, à tous les niveaux, la mobilisation unitaire par des initiatives dans les territoires et les entreprises en interpellant les sénateurs et en utilisant (pétitions, tracts…) très largement cette lettre ouverte.
Sachant que le texte de loi sera à l’examen du Sénat à partir du 5 octobre et que la procédure parlementaire pourrait se poursuivre jusqu’au 20 octobre, elles décident :
• De faire, après le samedi 2 octobre, du mardi 12 octobre une nouvelle journée massive de grèves, avec manifestation à Grenoble, départ 10h cours Jean Jaurès, pendant le débat au Sénat. Cette journée trouve toute sa place pour amplifier la mobilisation compte tenu que le gouvernement reste campé sur son intransigeance. Il préfère le mépris au dialogue, il commente les chiffres de manifestants plutôt que de répondre aux inquiétudes et exigences des salariés.
Les organisations syndicales nationales considèrent qu’il faudra donner des suites au Mardi 12 octobre et décident à cette fin de se revoir vendredi 8 octobre 2010. Les UD de l’Isère se rencontrent également le 11 octobre. FO et Solidaires, non signataires de cet appel en Isère, appellent à participer à la journée de grèves et de manifestations du mardi 12 octobre
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Posted on 13 janvier 2010 by Fred
La Poste deviendra une société anonyme le 1er mars prochain. L’Assemblée nationale a adopté définitivement mardi soir le projet de loi sur le changement de statut de l’établissement public, dénoncé par l’opposition comme une tentative de « privatisation ».
Le texte avait été voté par le Sénat dans sa version définitive le 23 décembre dernier. Le gouvernement assure que l’entreprise restera « propriété de l’État et de capitaux publics ».
L’article 1 du projet de loi stipule notamment que « cette transformation ne peut avoir pour conséquence de remettre en cause le caractère de service public national de La Poste ».
Les députés PS ont défendu mardi une « motion référendaire », procédure permise par le règlement de l’Assemblée pour soumettre un projet de loi à référendum. Cette dernière a été rejetée par une large majorité de députés.
Les socialistes et le groupe GDR (Gauche démocrate et républicaine, rassemblant PCF, Parti de gauche, Verts et divers gauche) redoutent un désengagement progressif de l’État au capital de La Poste, sur le modèle de Gaz de France.
Lorsque GDF a été transformée en société anonyme en août 2004, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Economie, avait assuré qu’elle ne serait pas privatisée. La part de l’État dans le capital de l’entreprise est passée sous les 50% lors de sa fusion avec Suez en 2006.
Le texte rend La Poste « imprivatisable », a martelé le ministre de l’Industrie Christian Estrosi tout au long des débats, utilisant volontairement ce néologisme. Selon lui, l’entreprise était « en danger », confrontée à l’ouverture à la concurrence et à la baisse du courrier à cause d’internet. Le changement de statut doit notamment permettre à l’Etat et à la Caisse des dépôts et consignations de souscrire à une augmentation de capital de 2,7 milliards d’euros.
Les syndicats de La Poste ont appelé à plusieurs journées de grève l’automne dernier pour protester contre le projet. En outre, 2,2 millions de personnes ont participé à une « votation citoyenne » entre le 27 septembre et le 3 octobre, selon le comité national regroupant 62 syndicats, associations et partis de gauche, qui l’a organisée. Les votants se sont prononcés à 90% contre la « privatisation » de La Poste…
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Posted on 05 octobre 2009 by Antoine
Consultation du 3 octobre 2009 (débutée le 30/09)
Procès verbal de dépouillement
Ville : Villefontaine
Dépt : 38 (Isère)
Bureau de vote : Tout villefontaine
Nombre de votants : 970
Nombre de bulletins « oui » : 16
Nombre de bulletins « non » : 954
Nombre de bulletins nuls ou blancs : 0
Soit 98,35% de refus de privatisation
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Posted on 05 septembre 2009 by Antoine
La Rochelle, le 30 août 2009
Cher(e)s Ami(e)s, cher(e)s Camarades,
Nous avons voulu que cette université d’été soit utile à la France et aux Français. Je crois que nous avons réussi.
Les Français doivent savoir qu’ils ont été au cœur des débats qui se sont déroulés, ici, à La Rochelle, pendant ces trois jours : pour apporter nos réponses à la crise, mais aussi pour préparer un projet de société et le rassemblement de la gauche. Ce travail nous l’avons mené avec les syndicalistes, les associations et les ONG, les mouvements d’éducation populaire, avec des élus, de militants mais aussi avec les autres formations de la gauche. Je le dis en votre nom à tous : la gauche, pour le Parti Socialiste, c’est notre histoire, c’est notre identité et c’est notre avenir. Je veux remercier toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur contribution.
J’ai aimé cette Université car elle a été à l’image de ce que notre Parti doit être : ouvert sur la société, ouvert sur la gauche, ouvert sur le monde. Et puis, disons le aussi, j’ai aimé la convivialité de ces trois jours passés ensemble. Comme vous, elle m’a fait chaud au cœur. On s’engage pour des idées, bien sûr, mais rien n’est possible sans la passion de réfléchir et d’agir ensemble. Rien n’est possible sans rassemblement des socialistes, sans camaraderie, sans amitié. N’oublions jamais que la source de notre énergie est en nous, mais aussi entre nous.
***
Notre rendez-vous de La Rochelle a lieu en pleine crise économique et sociale.
Une crise économique sans précédent depuis 1929, une explosion de la précarité et du chômage, un investissement qui baisse et une consommation en recul si l’on excepte l’achat d’automobiles.
Bien sûr la crise est internationale, mais le moins que l’on puisse dire est que les réponses de la France n’ont pas été à la hauteur. Le seul vrai plan de relance dans notre pays, c’est celui de nos Présidents de région, de nos Maires et de nos Présidents de Conseil Généraux et d’Intercommunalités.
Notre pays va mal financièrement. La dette explose atteignant le chiffre historique de 73% du PIB. Cette dette n’est pas liée à des dépenses utiles pour notre pays, mais à des décisions inutiles et injustes. Ce ne sont pas seulement les socialistes qui le disent, c’est aussi Philippe Seguin, Président de la Cour des Comptes. Le fameux paquet fiscal de juin 2007 est aujourd’hui le boulet fiscal qui plombe la France. Et on vient d’apprendre que le gouvernement ne s’attaquera pas aux niches fiscales, qui ont augmenté de 20 milliards d’euros depuis 2002, inutile de dire au profit de qui !
Et puis, alors que nous avons que le modèle social français est un amortisseur de la crise, grâce à l’assurance chômage, au RMI, aux services publics, ce modèle est attaqué en France au nom du libéralisme.
Quand les finances publiques sont exsangues, quand les catégories populaires et les classes moyennes sont précarisées, quand les jeunes galèrent et que les pensions de retraite sont rognées, quel sens y a-t-il à subventionner les heures supplémentaires ? Quel sens y a-t-il à supprimer les majorations des heures travaillées le dimanche, réduire les retraites des mères de famille ou encore poursuivre en cette rentrée le plus grand plan de licenciements de notre pays par des suppressions massives d’emplois dans la fonction publique – à l’école, à l’hôpital, dans la police ou dans la justice ?
Alors que l’on attendait de nouvelles mesures, le gouvernement veut nous faire croire que la crise est derrière nous et s’en attribuer les bénéfices. Quelle indécence !
Il sait très bien que le léger frémissement de croissance est lié aux exportations soutenues par les plans de relance chez nos partenaires, notamment en Allemagne. Non seulement nous ne sommes pas sortis de la crise, mais nous risquons de nous y enfoncer un peu plus car le pouvoir d’achat est reparti à la baisse et les risques d’une nouvelle montée en flèche du pétrole et du fuel se font jour. Plus que jamais, pour les familles, pour notre économie, des mesures de soutien à la consommation s’imposent.
Au-delà de notre contre-plan de relance, nous proposons des mesures d’urgence pour la consommation.
Tout d’abord, un remboursement de 200 euros de TVA pour les 16 millions de ménages modestes, non imposables, qui n’ont pas bénéficié du remboursement des deuxième et le troisième tiers de l’impôt sur le revenu. Le coût est de 3,2 milliards d’euros, qui se retrouveront ici immédiatement dans la croissance et l’emploi. C’est le même montant que la baisse de la TVA dans la restauration, dont on demande l’annulation même dans les rangs de l’UMP. Faute d’avoir imposé des contreparties, les prix dans les cafés-restaurants n’ont baissé que de 1% !
Et puis la rentrée s’annonce épouvantable pour les jeunes et leurs familles : nous demandons le maintien des allocations familiales pour les enfants majeurs de plus de 20 ans.
Ce serait plus utile que de voir M. Châtel parader devant les caméras de télévision au rayon fourniture scolaires des grandes surfaces, flanqué de militantes de l’UMP transformées pour l’occasion en ménagères modèles et sans problème !
A la fin du 18ème siècle, un premier ministre de Catherine II de Russie avait inventé les villages Potemkine, villages fabriqués de toute pièce pour faire croire aux visiteurs que tout allait bien. Au début du 21ème siècle, voilà qu’un ministre de Nicolas Sarkozy invente les supermarchés Potemkine, fausse vitrine d’une fausse reprise destinés à duper les caméras et, à travers elles, les Français ! Je vous rassure, cela n’a pas marché.
Quelle indécence, aussi, à parler de reprise, quand aucune famille n’est épargnée par le chômage. Deux mille chômeurs en plus chaque jour depuis un an, et les plans sociaux se poursuivent.
Nous avons fait des propositions pour aider plus fortement les entreprises en difficulté notamment dans la sous-traitance automobile. Nous n’avons pas été écoutés et ce secteur est en grande difficulté. La politique du gouvernement en la matière illustre son état d’esprit en toute chose : pour quelques-uns, les bénéfices, pour tous les autres, de l’injustice ! Deux fois trois milliards d’euros ont été versés aux deux constructeurs français ; il fallait bien sûr les aider. Mais comme pour les banques renflouées par l’Etat, les aides publiques ont été réelles, et les contreparties, virtuelles. Soutien aux sous-traitants, respect des délais de paiement, renoncement aux bonus et dividendes, investissement massif pour la recherche afin de faire advenir les voitures du futur, rien de tout cela n’a été imposé, contrairement à ce qu’a fait Barack Obama avec Chrysler et General Motors.
Nous avons fait des propositions pour que les entreprises bénéficiaires qui licencient, financent le reclassement de salariés et la ré-industrialisation de leur site. Nous avons fait des propositions pour accroître le niveau et la durée de l’indemnisation du chômage alors que la durée de celui-ci augmente. Sur tous ces sujets nous n’avons pas été écoutés et pourtant leur actualité reste entière.
J’ajoute aujourd’hui une proposition en réponse au scandale que constitue le comportement d’entreprises largement bénéficiaires, qui profitent de cette période de crise pour transférer l’activité à l’étranger en pillant les carnets de commandes et les savoir-faire d’établissements totalement rentables. Ces salariés vivent, en plus de difficultés personnelles, l’humiliation de telles décisions à leur égard.
Je pense bien sûr à ces conflits emblématiques que sont ceux de Continental et de Molex. Mais il y en a beaucoup d’autres : New-Fabris à Châtellerault, Freescale à Toulouse, Nortel à Chateaufort, SKF à Fontenay-le-Comte.
Alors que la loi protège aujourd’hui les actionnaires et les créanciers face à des patrons peu scrupuleux ou mauvais gestionnaires, rien n’est prévu pour empêcher ce pillage d’entreprises françaises au détriment des salariés. Le Parti socialiste propose une procédure de mise sous tutelle de l’entreprise par le tribunal de grande instance sur saisine des salariés en amont des licenciements ; un administrateur judiciaire serait nommé pour gérer l’entreprise le temps nécessaire pour faire cesser des pratiques contraires aux intérêts de l’entreprise et de ses salariés.
En cette rentrée, comment ne pas aussi penser aux jeunes dont la situation est dramatique ? Ce sont sans doute eux qui paient le plus lourd tribu à la crise. Premiers à souffrir de la crise du pouvoir d’achat, près d’un jeune sur quatre est en dessous du seuil de pauvreté ; premiers à devoir renoncer à se soigner ; premiers aussi à être frappés par le chômage, la précarité des CDD, de la précarité et des stages. Mais derniers à être indemnisés car sans droits aux assedics ni au RMI et derniers à accéder au logement car sans garanties financières. Le drame, c’est qu’ainsi se reproduisent les inégalités. Ceux qui ont des parents capables de les aider s’en sortent. Les autres enchaînent les galères et s’enfoncent dans la précarité. Une bonne partie du problème des banlieues est là. Quand une société sacrifie sa jeunesse, la traite comme si elle n’avait pas sa place dans la société, alors on peut dire que cette société est vraiment malade.
Dans quelques jours, 650 000 jeunes arrivent sur le marché du travail sans espoir de trouver un emploi. Il serait irresponsable de les laisser sans rien.
Nous avons fait de multiples propositions, lors de la commission Hirsch. Je n’en reprends ici qu’une seule : la création de 150 000 emplois-jeunes dans l’économie verte et des services aux personnes. Les besoins sont immenses dans ces secteurs. Humainement passionnants, utiles pour la société, ces nouveaux métiers sont souvent difficilement solvables par le marché. Il faut les aider à naître au profit des jeunes, en renouant avec ce qui, dans le passé, a marché. Investir dans l’intelligence et l’avenir des jeunes, c’est aussi donner un sens la société. Ne pas le faire, en temps normal, c’est du dogmatisme ; dans une période de crise aussi grave, c’est de l’irresponsabilité.
Soutien au pouvoir d’achat, pouvoir accru pour les salariés, avenir de la jeunesse : les propositions des socialistes existent, solides, crédibles et j’ajoute disponibles : puisque Monsieur Sarkozy veut un emprunt utile pour la France, qu’il commence donc par emprunter les idées de la gauche !
Oui, mes chers camarades, cette rentrée est dure. Elle est dure pour tous les Français. Seul le CAC40 s’est redressé et avec lui les bonus des traders et des dirigeants. D’un côté, la reprise financière, de l’autre la crise populaire, voilà la réalité de cette rentrée !
Les Français n’en peuvent plus des scandales à répétition, des stock-options de la Société Générale aux bonus des patrons de GDF et Suez ou des traders de la BNP. Le capitalisme financier poursuit sa route et continue comme avant. Et pourtant, que de grands discours de Nicolas Sarkozy, à Toulon ou dans les Ardennes ! La main sur le cœur, des trémolos dans la voix, le menton droit et le doigt pointé haut, il promettait de traquer les patrons voyous et de limiter les hautes rémunérations et les bonus.
En communication, le président de la République est hors catégorie. Côté action, il est franchement hors course ! Il a reçu mardi dernier, pour la septième fois, les banquiers à l’Elysée. Ils connaissaient déjà la chanson : des mots, toujours des mots, « transparence », « moralité », « sanction ». Mais de décision, aucune, sauf de repousser le versement de 50% des bonus des traders de la BNP de quelques mois. Rassurez-vous, ils toucheront quand même 59 000€ tout de suite en moyenne. Les contribuables n’acceptent plus que des milliards aient été donnés aux banques sans autre résultat que de venir remplir les poches de ceux qui sont responsables de la crise.
Je demande à nouveau au Président de la République de faire voter une loi s’inspirant de la proposition de loi des députés socialistes, plafonnant les écarts de rémunération, limitant fortement les bonus – je propose une règle simple, qu’ils ne dépassent pas la part fixe du salaire-, interdisant les parachutes dorés et les stock-options sauf pour les entreprises naissantes.
En second lieu, nous demandons avec insistance que l’Etat rentre dans les conseils d’administration des banques refinancées par la puissance publique afin de contrôler l’utilisation des 21 milliards d’euros d’argent public qui leur ont été versés. Car chacun sait aujourd’hui que si les banques ont repris leurs opérations financières et en récompensent leurs traders, les PME sont toujours en attente de crédits pour se développer ou survivre, de même que les Français pour acquérir un logement.
Nous aurions aimé que la France soit en tête du combat pour la régulation financière. Mais Nicolas SARKOZY n’y est pas prêt. J’ai demandé à Poul Rassmussen, le Président du PSE, de lancer une grande campagne des socialistes européens pour imposer une régulation financière au cœur de laquelle se trouvent la limitation et la réglementation des rémunérations variables et l’encadrement des hautes rémunérations. Il vient de me confirmer son plein accord sur cette initiative. Il a déjà pris contact avec les démocrates américains, qui eux aussi veulent se joindre à ce mouvement.
Oui, nous devons reprendre le flambeau des fondateurs de l’Europe pour construire une Europe politique, sociale, écologique et juste !
Gageons que le président Obama aura la même détermination que les socialistes européens sur ce sujet, lui qui, dans la fidélité du grand combat du sénateur Ted Kennedy dont je salue la mémoire, se bat courageusement pour permettre à 47 millions d’Américains d’avoir enfin recours aux soins.
C’est un exemple parmi d’autres de la nécessaire internationalisation de notre engagement qui doit répondre à la mondialisation. L’Internationale Socialiste comme le Parti Socialiste Européen prépareront leurs propositions pour Pittsburgh, en espérant cette fois ci que le G20 ne sera pas un grand show médiatique comme celui de Londres, mais bien le début d’une vraie régulation.
Voilà quelques mesures d’urgence pour les mois à venir. Elles sont nécessaires dans la situation économique de notre pays, elles sont nécessaires pour faire face à l’urgence sociale, mais il faut aller beaucoup plus loin.
Il nous faut d’abord avoir les idées claires sur l’origine de la crise.
C’est là que commence la différence entre les libéraux et les autres, entre eux et nous, la gauche. Le capitalisme n’a jamais été sans capitaine et le capitalisme financier n’est pas une hydre sans tête ! Ce n’est pas parce qu’il est moins réel et plus immatériel, plus patrimonial et moins familial, global plutôt que national, que le capitalisme est sans direction aux deux sens de ce mot : oui il a des objectifs, oui il a des dirigeants. Ils préfèrent l’économie virtuelle à l’économie réelle, c’est cela qu’il faut changer.
Mais il faut aussi ne pas se tromper sur le bouleversement qui s’opère sous nos yeux et qui n’est pas seulement économique et financier : il renvoie à des mutations profondes, à la fois idéologiques, écologiques, sociologiques.
Oui, la crise est sociale : c’est l’incertitude et la précarité qui ont remplacé la progression et la sécurité ; c’est la dégradation des conditions de travail et de logement ; c’est le difficile accès aux droits, de l’éducation à la santé en passant par la sécurité ; c’est la relégation hors des centres villes de pans entiers de la population, associés à un désert rural ; c’est l’insupportable écart de revenus, au sein de notre pays comme entre le Nord et le Sud.
Urgence sociale mais aussi crise environnementale : pollutions, déforestation, réchauffement climatique, manque d’eau, fin du tout pétrole. Le mot de Paul Valéry prend toute sa résonance : désormais, nous savons que nous, humains sommes mortels, que toute forme de vie peut cesser par la folie des hommes, des techniques non maîtrisées, des intérêts particuliers dévoreurs de l’intérêt général.
Et que dire de la crise agricole! Le blé ? Les prix baissent ! Le lait, les légumes, le cochon, tout baisse ! Le métier devient de plus en plus dur, dur de devoir se battre avec les banques pour simplement continuer à le faire, dur de nourrir sa famille, dur à vivre aussi quand on est perçus de plus en plus comme des pollueurs, avides de subventions ! Cette crise, si elle ne reste sans réponse, emportera avec elles de multiples exploitations. Nul chef d’Etat qui se respecte ne devrait laisser ses agriculteurs sans secours ! L’agriculture française va mal. Elle doit changer. Elle y est prête. Il faut l’aider à accélérer son évolution vers l’arrêt des pesticides et des nitrates, vers le bio, le durable, la proximité.
Tout à sa recherche de la rentabilité maximale à court terme –de la « profitation » comme l’ont justement dénoncée nos compatriotes de Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunionet de Guyane voilà quelques mois –, le libéralisme entrainera l’humanité dans sa perte.
Finis les grands systèmes ! La chute du Mur de Berlin en 1989 a disqualifié le communisme stalinien. Vingt ans plus tard, la finance folle invalide le capitalisme anglo-américain. Profits-salaires, nation-Europe, Etat-citoyen, les compromis historiques de la social-démocratie traditionnelle sont secoués et même bouleversés par la mondialisation, l’individualisme et l’injustice sociale.
Non seulement les lendemains ne chantent plus, mais des siècles de croyance aveugle dans la science, la technique, le libre-échange, révèlent les ratages sous les conquêtes. Nous vivons l’ombre des Lumières. C’est l’idée même de progrès qui est épuisée.
Dresser ce constat, pour moi, c’est refuser sa fatalité ! Comment en sortir ? Devant une crise aussi globale, mes camarades, nous le savons, il ne suffira pas pour la gauche de proposer quelques adaptations ou de mieux gérer, c’est le système tout entier qu’il faut changer. Nous devons conduire une offensive de civilisation, transformant profondément notre façon de produire, de redistribuer, de consommer mais aussi de vivre ensemble.
Oui, au cœur ce choix de civilisation, se trouve le nouveau modèle de développement économique, social et durable que nous devons construire. C’est l’objet de la convention que nous préparons pour début 2010. Il s’agit d’élaborer ensemble notre « new deal » pour le monde d’après. Avec une idée centrale, qui secoue nos habitudes et nos certitudes : nous savons maintenant que l’abondance ne rend pas mécaniquement la vie meilleure.
Il nous faudra nous poser la question fondamentale du « que produire ? ». Le post-productivisme que nous souhaitons ne nous invite pas à renoncer à produire, mais bien à définir une production utile et sobre. Que produire mais aussi comment créer des richesses et des emplois sur notre territoire ?
Il faut remettre l’économie en avant, et l’Etat a son rôle à jouer pour retrouver une politique industrielle, qui manque tant à la France. Oui, l’industrie à un avenir dans notre pays. L’idée d’une division internationale du travail partageant le monde entre ceux qui pensent et ceux qui fabriquent est une impasse. La désindustrialisation, avec son cortège de licenciements, n’est ni nécessaire, ni utile, ni fatale.
Une politique industrielle, c’est former les salariés et sauver les bassins, c’est aussi préparer les secteurs d’avenir, les textiles techniques et intelligents, les nouveaux matériaux, la gestion des déchets, l’éco-construction, les moteurs propres, les énergies renouvelables ; les transports publics ; les fibres optiques. C’est dans ces secteurs que se trouvent les airbus et les TGV de demain. Soutenons la recherche, aujourd’hui méprisée ; valorisons les créateurs et les innovateurs aujourd’hui supplantés par les rentiers et les financiers ; accompagnons les PME aujourd’hui délaissées.
Une fiscalité adaptée et de nouvelles régulations devront remettre l’économie devant la finance.
La politique industrielle est de nouveau au cœur de la réflexion des socialistes, comme en témoigne notre proposition de créer, dans notre pays, un pôle public d’investissement industriel, mobilisable sous forme de fonds régionaux et massivement abondé.
Cette question sur le « que produire » nous amènera à un grand débat avec les Français : une société développée n’est elle pas une société qui consacre plus de richesses à l’éducation, à la recherche, à la santé, à la culture ? Il faudra faire des choix, fixer des priorités mais aussi faire de vrais réformes porteuses de progrès pour nos concitoyens. On est là bien loin de la conception de la réforme que porte Nicolas Sarkozy, sans sens pour la société et fondée sur le seul dogme du « moins d’Etat ».
Ainsi à titre d’exemple, une vraie réforme de la santé tournera le dos aux franchises médicales, aux déremboursements, à la transformation de l’hôpital en entreprise. Elle confortera notre système de soins fondé sur la qualité de nos hôpitaux publics. Elle développera la recherche en matière de santé. Elle s’engagera enfin vers une politique de prévention tant négligée et pourtant si nécessaire. Elle luttera contre les déserts médicaux et contre les inégalités.
« Que produire », oui, mais aussi comment produire ? Une double exigence, sociale et environnementale s’impose aujourd’hui.
L’exigence sociale, c’est une organisation du travail qui s’appuie sur les compétences des salariés, des conditions de travail moins stressantes et plus valorisantes, mais aussi une intervention des salariés dans le fonctionnement des entreprises par une présence dans les conseils d’administration ou dans les comités de rémunération.
C’est aussi ouvrir de nouveaux droits, nous en avons les premiers outils, avec la sécurité sociale professionnelle, pour permettre la progression de chacun dans la vie au travail et pour éviter le chômage sans activité. Ce chantier est demain, pour le monde du travail, à l’échelle de ce que furent l’Ecole sous la IIIème République et la Sécurité Sociale à la Libération.
L’exigence écologique s’impose au « comment produire », permettez-moi de m’y arrêter quelques instants.
Tout d’abord pour dire que les socialistes n’arrivent pas les mains vides. Nos collectivités locales ont toutes mises en place des politiques environnementales innovantes et audacieuses : transports collectifs propres, alternatives à la voiture, maîtrise des dépenses d’énergie dans les bâtiments publics, aides aux ménages pour les dépenses d’isolation thermique, construction de logements sociaux HQE, investissements dans les énergies renouvelables, éco-quartiers, introduction du bio dans les cantines scolaires, soutiens à l’agriculture biologique…
Non seulement, nous n’avons pas à rougir du bilan de nos actions en matière d’environnement, mais nous avons même toutes les raisons d’en être fiers.
Que disent les socialistes sur l’écologie ? D’une part, qu’il ne peut y avoir de politique écologique audacieuse qu’avec l’adhésion de la population et donc avec des mesures justes socialement. D’autre part, qu’il ne suffira pas, pour être efficaces, d’inciter financièrement ou de sanctionner fiscalement, de réparer les dégâts même s’il faut le faire sans s’attaquer aux véritables causes. Regardez deux décisions prises récemment par le gouvernement.
Le premier exemple, ce sont les algues vertes. Le gouvernement vient d’en découvrir la dangerosité, semble-t-il. Que fait-il ? Il les enlève, sans s’attaquer aux pollutions agricoles et donc à un modèle de développement intensif qui est en train de faire faillite. Les algues vertes, c’est un peu le symbole du cynisme de la politique du gouvernement en matière écologique : vertes à l’extérieur mais incarnant en réalité un laissez-faire toxique !
Le deuxième exemple touche à la fiscalité écologique. Nous ne voulons pas de cette taxe carbone telle que l’envisage l’UMP. Une taxe inefficace sur le plan écologique et injuste socialement accroissant la pression fiscale sur les familles, risquant d’être affectée à la réduction du déficit budgétaire ou à la compensation de la suppression de la taxe professionnelle.
La contribution énergie-climat que nous proposons concerne toutes les formes d’énergie. Son produit doit être utilisé à des compensations sociales.
Mais à quoi servirait de taxer les déplacements en voiture si on ne favorise pas en même temps les transports collectifs publics ?
Alors je fais une proposition, que le gouvernement s’engage dans un grand « plan de transports carbone zéro » : financement par l’Etat à hauteur de 50% de tous les projets de transports publics ; incitation forte aux plans de déplacement d’entreprise pour ramèner le coût des déplacements domicile-travail à moins de un euro par jour.
L’écologie exige des réponses de fond, difficilement compatibles avec les dogmes du libéralisme, la privatisation des missions de l’Etat et le laisser faire du marché. C’est dans cet esprit que nous nous rendrons à Copenhague, en insistant sur les actions envers les pays du Sud, qui ont besoin et moyens et de transferts de technologies et de savoir-faire. Nous sommes totalement solidaires et partie prenante de la campagne « Copenhague 2009 l’ultimatum climatique », lancée par les ONG.
Enfin, penser un nouveau modèle de développement, pour nous socialistes, c’est traiter la question de la juste distribution des richesses. Ne l’oublions jamais : la valeur fondatrice de la gauche, c’est l’égalité ! Il n’y aura pas de reprise durable sans un autre partage des richesses au profit des salariés.
Sur la question des salaires, le gouvernement est aux abonnés absents. Pour la droite et les libéraux, c’est rarement le moment d’augmenter les salaires. Pour Nicolas SARKOZY, jamais, sauf pendant les campagnes électorales. Quand la croissance est forte, il ne faut surtout pas augmenter les salaires parce que cela pourrait conduire à la surchauffe.
Quand la dépression est là, il ne faut surtout pas augmenter les salaires car cela pourrait fragiliser la reprise.
Et si Sarkozy a mis la question du partage des profits sur la table, c’est justement pour évacuer celle des salaires. Pour nous, c’est la valeur ajoutée qu’il faut partager en premier. L’intéressement aux résultats, nous ne sommes pas contre, mais il n’y a pour nous de vraie rémunération, ni dans les heures supplémentaires, ni dans les profits qui sont par nature précaire, mais dans les salaires.
C’est pour y parvenir que notre convention proposera une grande réforme fiscale profondément redistributive.
Chers Camarades, le système libéral a non seulement la preuve de son inefficacité économique et de son injustice sociale mais a conduit à une société porteuse de violence, en panne de sens et en grave crise morale. Soyons en sûr, l’élection de 2012 se jouera au niveau des valeurs.
J’ai parlé ces jours-ci de conduire une offensive de civilisation.
- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société fondée sur des valeurs d’humanité, l’égalité, la justice, à rebours de la brutalité de tant d’oppression, d’exploitation, de marchandisation, ou tout simplement de renoncement ; c’est vouloir une société qui laisse sa trace et c’est pour cela que la culture est aussi importante, pour nous, les socialistes.
- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société où le mieux-être supplante les injonctions à consommer à outrance. Oui, il nous est permis, à nous socialistes, de lancer ce questionnement et ce débat sur un avenir post-matérialiste. Devons-nous passer à côté d’aspirations essentielles, qui ne se résument pas à la possession de marchandises ?
- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société qui développe de nouveaux liens entre les personnes, des solidarités concrètes et collectives, indispensables à une société du souci de l’autre et de la responsabilité. Qui va prendre soin, aider et accompagner les personnes âgées dépendantes pour ne prendre que cet exemple ? Quel va être à l’avenir le partage des responsabilités entre les familles, le marché et l’Etat ? Voilà des questions auxquelles nous avons à répondre.
- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société d’individus respectés dans leur identité comme dans leurs aspirations. Nous y avons toujours répondu à gauche, en défendant la culture, la laïcité, l’éducation. Ces combats restent plus que jamais d’actualité. De nouveaux défis sont devant nous, comme la construction de services publics personnalisés capable d’écouter chaque personne, d’éviter les traitements anonymes ou stéréotypés, de respecter le principe d’égalité tout en prenant en compte les besoins de chacun. Comment ne pas le rappeler en cette rentrée où l’Ecole est plus que jamais malmenée ? Nous devons défendre l’école de la République, mais nous devrons aussi proposer une réforme ambitieuse. Ne renonçant en rien à porter chaque enfant au plus haut –sinon que serait notre rêve d’émancipation ?-, mais prenant en compte chaque enfant tel qu’il est dans les méthodes pédagogiques, dans les rythmes scolaires.
Chers camarades, l’action politique se mesure à l’attention que la société porte à chacun, à l’attention que chacun porte aux autres et aux générations futures. Humaniser notre société, cela fait aussi partie de la mission de la politique.
C’est retrouver la France que nous aimons, qui est aussi celle de la République et de la démocratie.
Il nous faut oui, défendre la République, qui subit aujourd’hui une remise en cause sans précédent de la part de Nicolas Sarkozy. Oui, le Président de la République s’arroge tous les pouvoirs. Il veut neutraliser l’ensemble des corps intermédiaires et des contre-pouvoirs.
La justice a été reprise en main. Avec le retour de la pratique des instructions individuelles au parquet, avec la nomination par le pouvoir politique des principaux magistrats, avec la suppression annoncée du juge d’instruction, je n’hésite pas à dire que dans notre pays, la séparation des pouvoirs est sérieusement écornée. Je n’hésite pas à dire que nous entrons dans un régime de justice soumis au pouvoir politique.
Dérive autoritaire, dérive sécuritaire aussi, mais échec sur la sécurité. Le bilan est clair : depuis 2002, 12 lois en plus et une augmentation des violences sur les personnes de plus de 40 % ! Suppression de la police de proximité, réduction des moyens aux associations de prévention, réduction des effectifs de la police et de la justice : les résultats sont là, un désastre, la violence au quotidien.
Comment ne pas s’inquiéter aussi des conséquences pour notre démocratie de la main mise sur les médias, avec le placement sous tutelle de l’audiovisuel public, alors que les principaux journaux et les principaux médias sont déjà aux mains des amis du Nicolas Sarkozy? Oui, dénonçons-le, mais disons aussi que nous ne construirons pas une pleine démocratie sans un quatrième pouvoir qui joue pleinement son rôle, recherchant bien sûr les faits dans une presse d’analyse et d’investigation, mais aussi porteuse de débats de fond sur l’avenir de notre pays. Ce chantier là aussi nous devrons l’ouvrir avec les journalistes et les professionnels des médias.
Sur tous ces terrains qui mettent en cause la République, nous serons présents. Mais je souhaite aborder maintenant le grand combat qui sera celui de la rentrée, celui qui met en cause l’organisation territoriale de notre pays et le caractère démocratique des scrutins.
Après avoir affaibli les droits de l’opposition au Parlement, le gouvernement s’est attaqué à un redécoupage électoral dont les conséquences sont claires : une quarantaine de députés socialistes en moins avec le même score, plus de 51% voix nécessaires pour avoir la majorité des sièges. Pourquoi ce scandale n’est-il pas unanimement dénoncé ? La démocratie est bafouée. Nous nous battrons jusqu’au bout pour nous faire entendre.
Ce mépris du chef de l’Etat pour l’opposition, cette volonté de ne pas l’entendre, on la mesure chaque jour, pas de concertation pour le retour de la France dans l’OTAN, pour la présence des troupes françaises en Afghanistan. Aucune information fiable non plus sur des sujets comme la grippe A qui intéresse tous les Français, nous demandons là de la transparence.
Mes chers camarades, le grand combat de la rentrée, je l’ai dit, nous le mènerons aussi contre le projet de loi sur les collectivités locales.
Ce projet de loi n’est pas une réforme, c’est une revanche. La droite n’accepte pas que nous gouvernions 20 régions sur 22, les deux tiers des départements et 14 des 20 plus grandes villes françaises. L’offensive a été préparée. Depuis des mois, le gouvernement étrangle financièrement les collectivités locales en leur imposant de nouvelles missions tout en réduisant leurs dotations et en vidant les bases de leurs ressources fiscales, jusqu’à maintenant supprimer de la taxe professionnelle.
Ils veulent faire croire aux Français que nous sommes dépensiers, y compris avec un discours populiste contre les élus. Nous lancerons dès la rentrée une double initiative, initiative politique autour de l’appel de la FNSER pour mobiliser autour de la défense de nos collectivités au service de notre pays et des Français et une grande campagne nationale, rappelant que les services rendus par nos collectivités sont de meilleure qualité et moins coûteux que lorsque l’Etat les réalisait. Cette campagne s’appuyera sur l’adhésion et l’attachement des Français à leur Région, à leur Département, à leur commune.
Nous démontrerons que les vrais conservateurs sont ceux qui tournent le dos à la décentralisation, qui continuent par la déconcentration à exercer des contrôles tatillons sur les collectivités locales et qui proposent à la France une organisation archaïque du territoire.
Nous, socialistes, nous croyons que les collectivités locales ont deux grandes missions à remplir : le développement ainsi que la vision et la préparation de l’avenir. C’est le rôle principal des Régions et des Communauté Urbaines ; la proximité des territoires et des habitants, c’est le rôle principal des Départements et des Communes.
L’institution de ces conseillers territoriaux est incompatible avec une organisation efficace. Trop près pour voir loin et trop loin pour être près de leurs administrés. En réalité cette réforme n’a qu’un seul objectif, modifier au profit de la droite les scrutins Régionaux et Départementaux. Les conseillers territoriaux seraient en effet élus à la proportionnelle dans les agglomérations et à la majorité dans les zones rurales. C’est partager les sièges entre la droite et la gauche là où la gauche est majoritaire, et les attribuer à 100% à la droite ailleurs. C’est vouloir gagner sur le tapis vert ce que la droite a perdu dans les urnes. Voilà le véritable objectif du gouvernement.
Cette réforme est une honte pour la démocratie mais c’est aussi une faute majeure pour l’avenir de notre pays. Un bon exemple est le Grand Paris. Pour contrebalancer les projets menés par nos élus avec Paris Métropole, on veut instituer une société du Grand Paris dans laquelle les collectivités locales n’auront qu’un strapontin. Pourquoi ne pas non plus revenir à une administration préfectorale de Paris, comme avant 1977 ? Après avoir été punie pendant près de 100 ans pour avoir cédé à la commune, les Parisiens et les franciliens le sont-ils pour avoir élu un grand maire socialiste à Paris, un grand Président de Région, et donné ou renouvelé leur confiance scrutins après scrutins à nos élus ?
Nous qui considérons que la décentralisation a été la réforme démocratique la plus puissante de ces 30 dernières années, nous voulons en garder l’esprit et en approfondir la portée.
Nos propositions sont sur la table. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités avec des missions claires et compréhensibles par tous. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités autonomes, dans leurs décisions, avec une fiscalité propre, dynamique et juste. Une décentralisation pleine et entière, c’est la démocratie jusqu’au bout, avec une élection directe par les Français, maintenue pour les Conseils Régionaux et établie demain pour les communautés urbaines. Mais il n’y a pas de République sans justice et là aussi l’Etat doit jouer son rôle en faisant jouer la solidarité par une péréquation financière digne de ce nom.
Ce combat nous allons le mener, parce qu’il s’agit de l’avenir de nos territoires et de la qualité de vie des Français. Nous allons aussi le mener parce que la démocratie est en cause quand les modes de scrutins sont biaisés.
Nous poserons aussi la question de la présence des services publics sur tout le territoire. Au nom de la même folle idéologie libérale qui veut faire reculer la puissance publique sous toutes ses formes, les services publics sont attaqués aussi. Il nous faut les défendre. Ainsi, le 3 octobre, journée nationale contre la privatisation de la Poste, nous organiserons dans toutes les municipalités socialistes, des votations citoyennes afin de demander au chef de l’Etat d’organiser un référendum d’initiative populaire sur l’avenir de la Poste.
Vous le voyez, mes chers camarades, le travail est immense. Notre feuille de route est claire à moyen terme, elle l’est aussi à court terme.
Le Parti socialiste, premier parti d’opposition, doit être utile à 100% aux Français, en combattant les régressions sociales, en proposant comme nous le faisons encore ce matin, en préparant un grand projet de la gauche en 2012.
Ce projet ne s’écrit plus à huis clos. J’engagerai dans quelques jours avec beaucoup d’entre vous un Tour de France à la rencontre et à l’écoute des Français, pour débattre de la société dans laquelle nous voulons vivre, du mieux-être que nous voulons construire. Nous proposerons aux Français d’être des activistes de notre projet. Ils pourront constituer le socle de nos primaires ouvertes.
Nous engagerons les grands rendez-vous de notre projet, la convention nationale sur le nouveau modèle de développement, des Assises sur l’éducation et la recherche, sur le climat, sur la ville et sur la culture.
J’engage tous les militants à nous donner la feuille de route de la rénovation le 1er octobre. Je vous appelle tous à une grande mobilisation pour défendre les collectivités locales et remporter la bataille des régionales.
Nous entrons dans la construction de la maison commune de la gauche, car la gauche, c’est notre histoire, c’est notre avenir.
Refonder les idées, refonder notre Parti et construire la maison commune de la gauche, voilà l’ambition fixée à La Rochelle.
Le travail est immense mais vous êtes là, fiers de ce que nous sommes et enthousiastes à ramener l’espérance.
Alors tout est possible. La France qu’on aime le mérite !
Alors bon travail mes camarades !
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Posted on 16 juillet 2009 by Antoine
Les mères de famille risquent de voir le niveau de leur retraite plonger.
Dans le régime général de la sécurité sociale, et quelques autres, deux années d’assurance vieillesse sont validées au bénéfice des mères de famille pour chaque enfant élevé. A cause d’un arrêt de la Cour de cassation récent (voir les détails ici : retraite des mères) une forte réduction de leurs droits est à prévoir.
Pourtant, ces deux années sont pleinement justifiées car elles sont la reconnaissance :
1) du temps passé par les parents – et principalement les mères – à l’éducation des enfants
2) du fait que le paiement des retraites futures dépend des enfants d´aujourd’hui devenu adultes demain
De plus, les pensions des femmes sont en moyenne inférieures d´un tiers à celle des hommes : faut-il, au nom de l´égalité homme/femme, augmenter encore cette infériorité ?
Nous savons que l´Etat a du mal à boucler ses fins de mois, est-ce pour autant une raison de sanctionner celles qui ont participé à l´élaboration des forces vives de notre pays ?
Pour éviter cela, mobilisons-nous et signons la pétition :
http://www.uniondesfamilles.org/petition-retraite-mere.htm
L´action de l´Union des Familles en Europe et la mobilisation de chacun pourra ainsi faire changer le cours de ce projet inique en préparation.
L´Union des Familles en Europe – 32 rue du Pr Deperet – 69160 Tassin
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Posted on 02 mai 2009 by Fred
A qui profite vraiment cette nouvelle mesure?
La TVA passe de 19.6% à 5.5% (-14% environ) et on nous annonce des baisses de prix de 10% (sic!) et en plus cela ne concernera que le café, les menus du jours, et l’eau minérale (re SIC!!!!).
On nous prend pour des jambons? Ce sont les marges qui seront donc plus grandes encore.
Un lobbying efficace a permis cette « formidable » avancée, nous verrons si l’état contrôlera effectivement les engagements des restaurateurs (sur l’emploi et la baisse des tarifs) ce qu’il n’a jamais fait dans les mesures semblables précédentes!
Enfin s’il est logique de baisser la TVA (car c’est un impôt injuste) pour le bienfait de nos portefeuilles cela devrait se faire en 1er lieu sur les produits de 1ère nécessité et non pas dans un secteur où une part non négligeable de la contribution fiscale vient des touristes étrangers…
Pour lire la suite : http://www.cfdt-finances.fr/Depeche/depeche09-037.htm
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Posted on 30 avril 2009 by Fred
Le 1er mai doit faire date. Le Parti socialiste doit répondre présent à ce rendez-vous qui s’est souvent confondu avec les plus grands progrès sociaux. Face au mutisme de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, les centrales syndicales ont appelé à faire front commun, une première depuis plusieurs décennies. Aux socialistes de faire de même en formant un grand cortège le 1er mai prochain
Appels aux militants, aux sympathisants socialistes
face à la crise économique et sociale :
Un premier Mai unitaire
Les 8 syndicats Français (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) ont lancé un appel à manifester ensemble le 1er mai.
Qu’ils soient élus, militants associatifs, ou syndicaux, les socialistes seront présents, parce qu’ils soutiennent ce mouvement social, et parce qu’ils y participent par leurs engagements et par leurs propositions face à la crise :
le 1er mai, je manifeste avec les socialistes.
le 1er mai, tous les socialistes seront, avec les travailleurs, aux côtés des citoyens, au coeur du mouvement social.
Rendez-vous à 10h00
Grenoble : angle de l’avenue d’Alsace Lorraine et du cours Jean Jaurès
Bourgoin-Jallieu : Parking du lycée l’Oiselet (rue Barbusse, près du centre commercial Leclerc)
Vienne : Devant la sous-préfecture
Roussillon : Place de la République
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Posted on 24 avril 2009 by Fred
Près de la moitié des députés touchent 7 008,65 euros bruts mensuels pour une seule intervention par mois
Nombre d’interventions en séance ou en commission : 0 ! Nombre de rapports, de propositions de lois ou de questions au gouvernement : 0 ! Depuis juillet 2007, le député UMP et ancien ministre Pierre Bédier, n’a donné aucun signe de vie à l’Assemblée. Il est la lanterne rouge du classement établi par Vincent Nouzille, auteur en 2006 de Députés sous influences, (Fayard), que Contribuables Associés s’est procuré en avant première. Lire le classement des députés
A quand des sanctions financières ? Après l’épisode affligeant de l’échec du vote de la loi Hadopi, faute de députés UMP présents, la publication du hit parade des « députés fainéants » relance la polémique sur l’absentéisme à l’Assemblée nationale. L’auteur de ce classement, Vincent Nouzille, s’est fondé sur les mêmes critères que pour son ouvrage paru en 2006, Députés sous influences, (Editions Fayard), à savoir : le nombre d’interventions en séance et en commission, le nombre de rapports publiés et de propositions de lois déposées entre le 15 juillet 2007 et le 15 avril 2009.
Le résultat est affligeant. Sur cette période de presque deux années, les quatre derniers élus du classement ne sont pas une seule fois intervenus ni en commission, ni en séance, et n’ont déposés ni rapports ni propositions de lois ! Il s’agit de Pierre Bédier (Yvelines, UMP), Guy Chambefort (Allier, PS), Laurent Cathala (Val-de-Marne, PS) et Sylvia Bassot (Orne, UMP).
Sur 577, près de la moitié ne sont intervenus que 21 fois en séance ou en commission, soit une intervention par mois ! Ce rythme de travail justifie-t-il que chaque député touche 7 008,65 euros par mois ? L’activité de l’Assemblée nationale justifie-t-elle un budget de 917 millions d’euros en 2009 ? Assurément non !
Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée s’est dit prêt à appliquer des sanctions financières en cas d’extrémité – Qu’est-ce qu’il attend ?
Le ministre des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a estimé qu’environ 150 députés seulement travaillent sérieusement.
Philippe Briand, questeur à l’Assemblée, le reconnaissant dans Le Cri du contribuable du 4 octobre 2008 : « La première des économies serait la réduction du trop grand nombre de parlementaires, qui encombrent l’Hémicycle (…) En France, on en a mille, alors que 300 députés suffiraient ».
Des sanctions financières doivent être appliquées sur les indemnités des élus fantômes, mais pas seulement : la récente réforme du travail parlementaire, pour être vraiment efficace, doit être complétée par une réforme plus profonde de la représentation nationale. Il faut réduire de moitié le nombre des députés et sénateurs !
Bien entendu, tous ne sont pas à mettre dans le même panier. En tête du classement on trouve les présidents de commission : Didier Migaud (Isère, PS), avec 303 interventions et 4 rapports parlementaires, Patrick Ollier (Hauts-de-Seine, UMP) et Pierre Méhaignerie (Ille-et-Vilaine, UMP), suivis des « hyper actifs » Jean-Pierre Brard (PC), Charles de Courson (Nouveau-Centre), François Brottes (PS), Gilles Carrez (UMP), rapporteur général de la Commission des Finances et auteur de 26 rapports parlementaires, Michel Bouvard (UMP), Jacques Myard (UMP), et un peu plus loin Lionel Tardy (UMP), le plus actif des jeunes députés élus en 2007, auteur notamment de 236 questions adressées au gouvernement.
Source : http://www.contribuables.org/actualite/l-actualite/en-avant-premiere-le-classement-des-deputes-qui-travaillent-ou-pas/
Posted on 18 mars 2009 by Fred
Manifestation à l’appel de l’intersyndicale pour la défense de l’emploi et du pouvoir d’achat.
Rendez vous des socialistes :
Téléchargez, signez et de diffusez autour de vous la PÉTITION DU PS POUR ABROGER LE PAQUET FISCAL : « Pour la justice sociale, pour la relance, abrogeons le “paquet fiscal”»
Posted on 17 mars 2009 by Fred
Retrouvez ici l’intégralité du discours de Laurent Fabius à l’Assemblée nationale lors du débat sur l’OTAN :
Réponse au Premier Ministre sur la position de la France dans l’OTAN : alliés mais pas alignés
Mes chers collègues, Monsieur le Premier Ministre, je voudrais commencer mon propos en rendant hommage à votre talent. Il faut en effet du talent pour construire un exposé charpenté comme le vôtre, visant à justifier la réintégration de la France dans le commandement de l’OTAN, tout en oubliant trois contradictions majeures de ce débat.
***
La première vient de la chronologie. On nous dit « c’est un débat parlementaire décisif », mais M. le Président de la République a la semaine dernière sur ce sujet déjà rendu sa « décision ». Ce faisant, il a malheureusement montré l’importance modeste qu’il accorde, révision constitutionnelle ou pas, au rôle du Parlement, à nos discussions et à nos votes .
Contradiction de procédure ensuite. Sur ce sujet essentiel, on aurait pu songer à un référendum populaire : vous l’écartez. S’agissant d’une décision précise à prendre, vous auriez pu aussi recourir à l’article 50-1 nouveau de la Constitution et soumettre à nos votes une déclaration précise : vous n’en voulez pas. En application de l’article 49-1 de la Constitution, vous avez choisi d’engager votre responsabilité, mais vous le faites sur l’ensemble de votre politique étrangère, avec pour objectif moins d’ouvrir la discusion que de l’éviter : votez pour, dites-vous à votre majorité, sinon le gouvernement tombe. On a connu des approbations plus directes… Votre engagement de responsabilité vise moins à obtenir l’appui des vôtres qu’à éviter qu’ils ne se divisent. En réalité, puisque M. le Président de la République n’a jamais abordé de front cette question dans sa campagne, puisque vous-même, M. le Premier Ministre, n’en avez soufflé mot dans votre discours d’investiture, puisqu’aujourd’hui – je viens de le montrer – la procédure est surtout d’évitement, le résultat est qu’une décision aussi essentielle sera prise sans que le peuple, directement ou par ses représentants, ait jamais pu se prononcer sur elle.
Cette tactique d’évitement, on la retrouve, et c’est la troisième contradiction, dans le fond de votre argumentation car vous ne cessez de passer d’un registre à un autre. Tantôt vous nous dites : « nous participons déjà à 38 comités de l’OTAN sur 40, la réintégration ne changera rien, en fait elle est déjà quasiment opérée ». Mais alors pourquoi ces déclarations solennelles du Chef de l’Etat ? Pourquoi l’engagement de votre responsabilité ? Pourquoi l’attitude de la France est-elle l’objet central du 60ème anniversaire de l’OTAN ? Pourquoi les félicitations de chancelleries qu’on n’avait pas connues si attentives à encourager l’indépendance et l’influence de la France ? Pourquoi, au-delà des clivages politiques habituels, un de vos prédécesseurs UMP à Matignon, fustige-t-il cette « faute qui ferait passer la France sous les fourches caudines d’un autre pays », cependant qu’un autre de vos prédécesseurs, « le meilleur d’entre vous », s’interroge publiquement sur l’utilité de ce changement avec autant de retenue que de perspicacité ? Tout cela, vous en êtes conscient et c’est pourquoi tantôt le Président de la République et vous-même changez de registre : vous présentez alors cette décision comme nouvelle et fondamentale et vous essayez de la justifier. Et bien, parlons de ces prétendues justifications, car c’est le coeur du débat.
Auparavant, une précision. Vous avez dressé une fresque de votre politique étrangère et vous nous en demandez une approbation d’ensemble. Tous ces sujets entretiennent des liens étroits entre eux, mais je me concentrerai sur notre position dans l’OTAN, car c’est bien la question à trancher. Quant au jugement général sur l’action internationale de M. Sarkozy, il devrait pour être équitable être différencié. Il faudrait distinguer le bon (son énergie), le moins bon (notamment les palinodies envers la Chine), l’incongru (par exemple la position présidentielle sur le Québec), le franchement mauvais (le discours de Dakar sur « l’homme africain », la difficulté à nouer une relation stable et confiante avec les dirigeants européens ou encore – et ce n’est pas sans lien avec notre sujet – sa présence très faible sur les fronts du futur, notamment l’Asie et le Pacifique). Dans cette action internationale, on voit mal l’idée directrice. Et c’est tout le problème : une politique étrangère et de sécurité efficace s’accommode difficilement d’une gestion par saccades et par foucades.
*** . La première justification de votre décision sur l’OTAN, c’est, selon vous, le changement du contexte international. Il y a 43 ans, le général de Gaulle retirait la France du commandement militaire de l’OTAN. Le contexte était effectivement très différent. Il faut, en concluez-vous, tourner la page. L’argument a le mérite d’être simple, presque évident. A ce titre, il est caractéristique d’une tactique que M. Sarkozy semble affectionner, celle des « fausses évidences ». Personne ici ne conteste le bouleversement du contexte international : effondrement de l’URSS et disparition du pacte de Varsovie, déplacement du centre de gravité du monde, montée de la construction européenne, apparition de menaces nouvelles. L’essentiel n’est pas de disserter sur ces changements, l’essentiel est de décider si leur occurence et la vision qu’en a la France doivent ou non conduire à abandonner l’attitude traditionnelle de notre pays envers l’OTAN. Et c’est là ou votre prétendue évidence se révèle fausse. Car la décision du général de Gaulle reposait notamment sur son refus de s’aligner sur un bloc, sur son souhait anticipateur d’un monde multipolaire. C’est précisément vers un monde multipolaire que nous, socialistes, internationalistes, membres du groupe SRC, nous voulons aller, et non pas vers l’alignement sur « le bloc de l’Occident », concept que nous ne partageons absolument pas car il est porteur d’affrontements graves. Ce n’est pas au moment où le contexte international donne raison à une vision multipolaire du monde qu’il faut revenir à la politique des blocs.
*
Mais si nous réintégrons totalement le commandement militaire de l’OTAN, ajoutez-vous, nous pourrons davantage peser ! C’est votre deuxième argument, celui des contreparties. Sans doute obtiendrons-nous au moins deux commandements : on évoque celui de Norfolk en Virginie et de Lisbonne. Personnellement, j’ai toujours été réticent quant au raisonnement sur la nationalité des commandants de l’OTAN. N’agissent-ils pas au nom de l’Organisation et pas au nom de leur pays d’origine ? Mais, qu’on le veuille ou non, cela importe. Or tous les spécialistes savent que ces commandements-là ne sont pas les plus importants, au point d’avoir conduit le Président Chirac, qui s’était interrogé lui aussi sur l’opportunité d’une réintégration, à la refuser notamment en raison de la faiblesse des contre-parties. Il serait intéressant que vous répondiez à cette question simple : oui ou non le Président Sarkozy a-t-il obtenu les postes qu’on nous avait auparavant refusés, ou bien s’est-il borné à réduire les précédentes demandes de la France ? Contreparties industrielles ? Une fois « banalisée » notre position dans l’OTAN, nous obtiendrions des marchés que d’autres aujourd’hui monopolisent. N’est-ce pas une vision un peu angélique de la compétition industrielle dans un secteur où l’angélisme n’est pas la clé des contrats ? Ne peut-on redouter, au contraire, que certains contrats, par exemple aéronautiques (je pense notamment aux pays du Golfe), que nous obtenons grâce à la valeur de nos matériels et à notre position diplomatique spécifique, soient perdus au profit d’autres nations si politiquement nous nous banalisons ? Brutalement exprimé, pourquoi acheter français, si cela signifie acheter OTAN, donc américain ? Enfin, vous avez évoqué comme contrepartie une pesée plus grande, parce qu’effectuée de l’intérieur, sur le devenir même de l’OTAN, sur sa stratégie. Effectivement, cette stratégie doit être revue et précisée, car elle est incertaine, on le voit par exemple en Afghanistan. Mais votre logique est étrange : vous proposez de dire d’abord oui à la réintégration totale puis de définir ensuite le futur de l’OTAN : ne serait-il pas plus logique de définir d’abord le futur de l’OTAN avant d’examiner notre degré d’intégration en son sein ? Nous aurions aimé vous entendre apporter des réponses précises sur plusieurs points essentiels, pour éviter de transformer l’OTAN en une sorte « d’alliance contre X ». Quels Etats membres pour demain ? Quels liens, notamment avec la Russie, la Chine et l’Inde ? Quelle attitude envers l’Iran ? Quels théâtres géographiques d’intervention pour une organisation au départ défensive, centrée sur l’Europe, et qui aujourd’hui intervient jusqu’en Afghanistan et veut agir jusque sur l’environnement. Et quelle gouvernance ? Pour notre part, nous restons fidèles à l’Alliance, mais nous ne voulons pas que l’OTAN se conduise en « bloc de l’Occident », suscitant dès lors un ou des contre-blocs, qu’il intervienne partout et sur tout. Nous ne voulons pas d’une ONU de substitution sous une domination américaine de fait.
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Votre dernier argument, c’est le coup de fouet que notre réintégration donnerait à la construction d’une défense européenne. C’est un « pari », dites-vous, la défense européenne ne pouvant avancer tant que nous ne serons pas totalement intégrés. Doit-on « parier » lorsqu’il s’agit de la politique de sécurité de son pays : c’est une première question. Une deuxième : la création d’un important état-major européen a été depuis longtemps une pierre de touche dans notre débat avec nos amis américains et britanniques. Avez-vous obtenu d’eux un engagement précis sur ce point, qui vous permette d’espérer gagner ce pari ? De toutes façons, l’argument européen se retourne. Car on peut soutenir avec au moins autant de force que, si un alignement général s’opère au sein de l’OTAN, le sentiment de la nécessité d’un pilier européen spécifique s’affaiblira, cependant que de nombreux pays, notamment à l’Est de l’Europe, satisfaits de voir leur défense totalement prise en charge par l’OTAN, refuseront l’effort financier complémentaire qu’exige une défense européenne. Une fois la réintégration de la France opérée, la défense européenne risque d’être jugée non pas plus nécessaire, mais au contraire redondante avec l’OTAN. Cette analyse contraire à la vôtre, c’est celle de personnalités dont la compétence et l’objectivité sont peu discutées, comme H. Védrine. L’accord de Saint-Malo en 1998 sous la présidence de J. Chirac et le gouvernement de L. Jospin, la période immédiatement postérieure, avaient été un progrès important. Depuis, les choses n’ont pas beaucoup avancé. Il y a quelques mois, le progrès de la défense européenne devait être selon vous un préalable à toute décision sur l’OTAN, puis il est devenu une démarche parallèle, c’est désormais seulement une conséquence espérée de notre réintégration. Là où vous prétendez stimuler la défense européenne, vous risquez de l’entraver.
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Pour toutes ces raisons, nous considérons que les avantages apportés par une banalisation de notre position dans l’OTAN risquent d’être largement illusoires. En revanche, plusieurs éléments de grand poids militent en sens inverse.
D’une part, en choisissant la banalisation, vous allez mettre fin – ce débat le montre – au consensus national sur l’OTAN. Il a été long à s’imposer et je tiens à disposition un lot de citations montrant les évolutions des uns et… des autres. Mais enfin ce consensus existe, ou plutôt existait jusqu’ici dans ce domaine important. Vous ne cessez de réclamer la cohésion nationale. Est-il urgent, est-il indispensable de la rompre ? Vous nous répondez : la présidence Obama change la donne. J’éprouve estime et admiration pour les premiers actes du Président américain, mais il est le Président des Etats-Unis comme nous sommes, nous, comptables des intérêts de la France et nous n’oublions pas que c’est avec le peu regretté George Bush et non avec le Président Obama que M. Sarkozy a officialisé sa position de banalisation. Rien ne sert de réécrire l’histoire pour essayer de mieux faire passer une orientation contestée.
Restent deux points décisifs. La question de l’indépendance. Vous insistez sur le fait que, juridiquement, nous continuerons d’être maîtres de nos décisions, notamment nucléaires, et que personne ne pourra nous forcer à engager nos troupes si nous ne le voulons pas : c’est exact. Mais l’indépendance ne se mesure pas seulement aux données juridiques. Dans les opérations militaires, jusqu’ici, et notamment au Kosovo, à cause même de notre position spécifique nous donnions ou refusions notre accord pour chaque opération, pour chaque engagement : une fois banalisée la position de la France, êtes-vous assuré que subsiste ce précieux cas par cas ? Vous citez l’exemple de l’Allemagne dans la guerre d’Irak, totalement intégrée dans l’OTAN et pourtant hostile à la démarche américaine, suivant en cela la France. Mais qui peut dire que, si la France avait été totalement intégrée et banalisée elle aussi, elle aurait pu avec la même vigueur prendre la tête de ce mouvement, auquel M. Sarkozy à l’époque était d’ailleurs réticent ?
Le dernier aspect est déterminant : la position internationale de la France, son message, son influence seront-ils renforcés ou amoindris par cette décision ? La réponse jaillit à droite : « mais ce n’est qu’un symbole ». C’est précisément au nom de symboles aussi que les hommes se lèvent, agissent et parfois donnent leur vie ! Si au Proche Orient, en Afrique, en Amérique du Sud, la France est plus influente que sa superficie et son nombre d’habitants, si notre pays est depuis longtemps plus grand que lui même, c’est parce qu’il a su face au monde prendre certaines positions singulières, présenter un certain visage, adopter un certain langage et s’y tenir. Notre siège au Conseil de Sécurité de l’ONU, notre langue, nos valeurs humanistes, notre rôle de pont entre le Nord et le Sud, entre l’Est et l’Ouest, font partie de cette spécificité qui est aussi notre universalité. On nous respecte parce que nous sommes solidaires, mais aussi parce que nous sommes singuliers. La position de la France dans l’OTAN en fait partie, nous qui sommes profondément reconnaissants aux américains d’avoir exposé deux fois leur vie pour notre liberté, qui sommes des alliés solides mais refusons de devenir des alignés. Ce serait une faute de renoncer à cette position, par idéologie atlantiste (laquelle dans d’autres domaines, par exemple l’économie et les finances, a causé tant de dégats) ou par obsession de la rupture. Et si malgré nos mises en garde, cette décision était prise, nous demandons qu’une évaluation aussi précise que possible soit présentée chaque année au Parlement sur ce que cela nous aura rapporté ou coûté en indépendance, en influence et en évolution de la défense européenne et nationale.
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Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les députés,
Le général de Gaulle, qui aimait les mots et savait leur puissance, dans un mémorandum que dès 1958 il envoie au Président Eisenhower et au Premier Ministre Mac Millan pour annoncer ses intentions concernant l’OTAN, va à l’essentiel. L’essentiel, il le résume plus tard dans ses Mémoires d’espoir : dès cette date et par ce texte, écrit-il, « je hisse les couleurs ».
Et bien, c’est de cela en définitive qu’il s’agit. Au sein de l’OTAN et plus largement dans nos choix, nous voulons pouvoir continuer à « hisser les couleurs ». Pas seulement les couleurs que portent les Français, mais aussi celles de tous les Européens et des peuples du monde. « Hisser les couleurs » d’une France à la fois singulière et universelle, terre de liberté et d’égalité, qui au nom des valeurs de paix, de développement et d’indépendance des peuples, refuse qu’une position ancienne et juste soit abandonnée aujourd’hui pour des raisons peu convaincantes.
Les avantages que le Président de la République attend de cette décision nous paraissent illusoires ; les risques, eux, sont réels. Vous pensez obtenir autant d’indépendance et plus d’influence ; vous risquez d’avoir moins d’indépendance et moins d’influence. C’est pourquoi nous ne vous suivrons pas, dans l’intérêt de la France.
Laurent Fabius
Source : http://www.laurent-fabius.net
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Posted on 23 décembre 2008 by admin
Les Françaises et les Français se laissent actuellement abuser par des attaques sectorielles incessantes contre le système éducatif présentées comme des réformes inévitables alors qu’elles ne sont que l’application d’un plan cohérent de destruction de l’école publique républicaine. En tant que Maire, Conseiller Général de la Gironde et ancien instituteur je suis effaré par l’accumulation des mesures destructrices qui laissent préluder à une mise en pièces de l’enseignement primaire et une « marchandisation » de l’acte éducatif jusque là encore sous la responsabilité régalienne de l’État. Jugez un peu.
Depuis sa nomination en mai 2007, le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, a en effet déjà à son actif :
• Suppression de la carte scolaire, qui institue la concurrence entre écoles et accélère la formation de ghettos scolaires ;
• Promulgation de « nouveaux » programmes (dont les rédacteurs ne sont toujours pas connus !) contraires à l’avis de la profession et des chercheurs, après une mascarade de concertation, menée dans la précipitation ;
• Diminution de 2 h du temps hebdomadaire d’enseignement (l’équivalent de 3 semaines par an !) et la réorganisation de la semaine décidée contre les préconisations des professionnels et des spécialistes des rythmes scolaires et qui génère beaucoup plus de frais de garde pour les familles qu’un simple jour de grève. Encore une fois les familles auront la double peine : garde à régler et impôts locaux en hausse en raison des difficultés financières rencontrées par les structures d’accueil (Centres de loisirs) qui devront se substituer à l’Etat ayant délaissé les enfants ;
• Discrédit jeté sur l’action des enseignants de l’école publique, notamment en trompant l’opinion sur les performances de l’école française dans les évaluations internationales et sur le coût réel de notre école ; il ne cesse d’accréditer l’idée, portée par les groupes ultralibéraux, mais démentie par les spécialistes, que les résultats français sont plus mauvais que la moyenne et en baisse et que les dépenses sont plus élevées que nos voisins et en hausse ;
• Déclarations insultantes sur les maternelles considérées comme de simples garderies où le travail des enseignants consiste à « surveiller la sieste et à changer les couches » ;
• Disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle, au lieu de chercher à l’améliorer ;
• Étranglement financier des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public qui vont devoir abandonner des champs entiers de l’action éducative et fermer de nombreuses structures ;
• Atteintes au droit syndical, au paritarisme et au droit de grève avec l’installation coercitive du Service Minimum d’Accueil (SMA) ;
• Mise en place du fichier base-élèves, comportant des données qui mettaient gravement en cause les libertés individuelles et le droit à l’éducation des enfants étrangers, quel que soit le statut de leurs parents ;
• Financement (pour 220 000 euros) d’une officine privée qui doit surveiller les prises de position des enseignants sur internet, (« repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau » : libellé exact de l’appel d’offres)
• Mise en place d’un pseudo soutien scolaire totalement inefficace dans les faits en raison des contraintes temporelles et matérielles qu’il impose à des enfants déjà en difficulté.
Il vient aussi de faire inscrire dans le budget 2009 :
• Suppression brutale de 3 000 postes d’enseignants spécialisés des RASED, tout en proclamant vouloir diviser par 3 le taux d’élèves en grande difficulté scolaire et en tentant de faire croire que la mise en place des 2 h d’aide personnalisée pourrait remplacer le travail des enseignants spécialisés ;
• Baisse de 30 % des postes mis au concours en 2009 et, par voie de conséquence, de la formation continue remplacée par les PE2, avant sa disparition totale en 2010…
Tout récemment, il a confirmé que d’autres « réformes » seront mises en place en 2009 :
• Création de l’Agence nationale du remplacement, qui pourrait employer des maîtres non certifiés et précarisés avec statut privé ;
• Création des Etablissements Publics d’Enseignement Primaire et la caporalisation des maîtres par des « super-chefs », les directeurs d’EPEP (500 postes ont été budgétisés pour cela). Son application sur les écoles de moins de 4 classes va détruire l’enseignement public de proximité et les liens avec les familles et els élus locaux ;
• Suppression de la maternelle entre 2 et 3 ans, remplacée par un « jardin d’éveil » à la charge des communes et des familles, premier pas vers la suppression de la maternelle avant 5 ans, réclamée par des amis politiques du ministre ;
• Fausse suppression de l’article 89 sur le financement des écoles privées qui va peser lourdement sur les petites communes et qui va créer une inégalité scolaire désastreuse pour l’école rurale ;
• Plutôt qu’une revalorisation des salaires des enseignants, l’annonce qu’il octroiera une prime de 400 euros aux maîtres qui feront passer les évaluations nationales au CE1 et au CM2 alors que depuis toujours les enseignants assument la passation d’épreuves d’évaluation, la correction et l’analyse des résultats, sans penser à demander une rémunération spéciale, car l’évaluation des apprentissages des élèves a toujours fait partie de leurs missions.
Nous, élus locaux, en première ligne pour combler les carences prévisibles du système éducatif, ne pouvons plus continuer à subir cette politique scolaire fondée sur la concurrence entre, les collectivités, entre les élèves, entre les familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle est contraire à l’idéal de citoyens responsables et solidaires qui fonde notre école laïque et républicaine.
Tous les élus républicains doivent en avoir conscience et dénoncer cette avalanche de coups bas contre le corps enseignant abandonné dans la tourmente de réformes qui ne visent qu’à l’humilier. La dégradation des conditions d’enseignement dans toutes les écoles, le transfert permanent insidieux des charges vers les communes, la privatisation rampante de tout ce qui est lié à l’éducation des enfants, la mise en pièces du mouvement laïque complémentaire de l’école sont les axes essentiels de ce qui est faussement présenté comme une réforme indispensable pour améliorer la qualité de l’enseignement alors qu’elle ne conduisent qu’à son affaiblissement mortel.
L’école publique est gravement menacée et, dès la prochaine rentrée, les conséquences de ce plan parfaitement maîtrisé se feront durement ressentir sur le terrain. Les communes seront obligatoirement concernées par ces mesures cumulées et devront répondre à l’attente des familles dans un contexte social et économique inquiétant. Je vous invite donc dans toutes les instances où vous siégez à condamner globalement et fermement cette politique négative et dangereuse pour l’école laïque à laquelle la république doit tant.
Maire de Créon
Conseiller général de la Gironde
Commandeur dans l’ordre des Palmes Académiques
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Posted on 19 décembre 2008 by admin
Info de la FCPE
Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger. Un cadeau sympa, non?
Sauf qu’il va surtout profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée.
Ces écoles, très cotées étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d’autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets:
5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco.
Au diable l’avarice!
Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.
A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an (pas vraiment le smic) pour décrocher 4 500 euros d’aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d’une bourse. Mais pour le gouvernement, ce n’était pas assez !!
Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale… quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse !
A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite.
» J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle », a expliqué Sarkozy, le 20 juin dernier, devant la communauté française d’Athènes. Mais j’ai préféré démarrer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français.
» Encore merci ! » Mais générosité pour qui ?
A Londres, l’une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d’euros de revenus annuels.
Et deux autres gagnent plus d’un million. Jusqu’alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d’attirer leurs cadres vers l’étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expatriation si l’État régale ? Un coût qui fait boum Au Quai d’Orsay, l’Agence française de l’enseignement à l’étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s’est bien gardé d’en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du « Canard ». D’ici dix ans, appliquée du lycée jusqu’au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l’Etat la bagatelle de 713 millions d’euros par an ! Intenable ! La vraie priorité, c’est l’ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité.
Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s’est lancé la dedans ?
Peut-être parce qu’il se sent personnellement concerné par la question :
Après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha… Et il va falloir payer !
Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n’a pas nié ces menus « inconvénients ». Son cabinet songe d’ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle… mais toujours sans conditions de revenus. Sauf que, pour le moment, Sarko n’en veut pas. « Je tiens beaucoup à la gratuité », s’entête-t-il à chaque déclaration à l’étranger.
Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !
Et ben voyons ! Certaines décisions semblent aller de soi alors qu’en France les mêmes se demandent si l’école maternelle gratuite (qui troue le budget de l’Etat) est vraiment indispensable aux 3 ans !!!
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