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Les acteurs et militants de l’École Publique le 16 juin à Four

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Les acteurs et militants de l’École Publique le 16 juin à Four

Posted on 10 juin 2011 by Fred

 

Les acteurs et militants de l’École Publique,

(Coordination parents élèves, DDEN, AGU, FSU, SNUipp, PAS, EELV, PCF, PG, PS. – Coordination parents élèves Nord-Isère, Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale, Assemblée Générale Unitaire Ville Nouvelle, Fédération Syndicale Unitaire, Syndicat National Unitaire Instituteurs Professeurs écoles Pegc, Europe Écologie Les Verts, Pour une Alternative Syndicale, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste)

vous invitent à la
RÉUNION PUBLIQUE
le 16 JUIN 2011 à 20 heures
salle polyvalente FOUR 38080

 

Cette année scolaire a commencé par des blocages d’école. Tout au long de l’année les actions locales, départementales, nationales ont exprimé la colère des acteurs de l’École Publique du Nord-Isère, En ce mois de juin, les suppressions de postes, les fermetures de classes se multiplient…
VENEZ VOUS INFORMER, TÉMOIGNER, ÉCHANGER…
Organisateurs : Coordination des parents d’élèves du Nord-Isère, DDEN, AGU, FSU, SNUipp, PAS, EELV, PCF, PG, PS

 

Téléchargez l’invitation : 110616-InvitationActeursEducation
Téléchargez le déroulé de la réunion : 061116-ReunionPubliq

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Compte rendu de la visite du président en Nord-Isère

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Compte rendu de la visite du président en Nord-Isère

Posted on 20 octobre 2010 by Norbert

Cher ami,

Comme convenu, je te fais un rapide compte rendu de la visite d’André Vallini du jeudi 7 octobre.

Nous nous sommes rendus sur le parking relais à l’entrée de l’autoroute
Présentation du site et surtout de son historique, du partenariat multiple entre les différents EPCI pour aboutir à cette réalisation, du développement de la ligne 1920, du covoiturage, de la création prochaine d’un vélib sur ce site, du trafic et de l’importance des déplacements dans le Nord Isère.

Ensuite direction le collège Anne Frank de La Verpillière
Visite du chantier, présentation par la principale des nouvelles salles (remarquables) des nouvelles installations, rénovation et remises aux normes de la cuisine, présentation du chef et du personnel. Mon but étant plus précisément qu’il salue le personnel afin qu’il ne se sente pas abandonné dans une période de chantier difficile et tendue. Mission accomplie puisque les employés du conseil général ont pu poser des questions.

Brève visite à l’école des marronniers
Le conseil général a mis en place des bâtiments préfabriqués pour permettre un fonctionnement normal de l’établissement alors que les bâtiments en dur  présentent des défaillances qui mettent la sécurité des élèves en danger. Finalement la configuration et l’impantation des préfas conviennent presque mieux au fonctionnement que l’ancienne disposition (source utilisateurs).

Direction Bonnefamille pour la visite du premier bâtiment scolaire basse consommation.
Tu imagines que j’étais fier de l’emmener chez moi , accueilli par une bonne partie de l’équipe municipale, il a été impressionné par la qualité des équipements et la configuration du bâtiment. J’en ai profité pour lui glisser à l’oreille une demande de subvention justifiée par les surcouts engendrés pour une telle réalisation. (chauffage par géothermie, panneaux solaires, salles de classes plus grandes que les normes, couloirs plus larges etc). Comme nous avions 10 minutes d’avance, j’ai invité tout le monde à boire un coup à l’auberge, démarche bien appréciée pour la soif et la convivialité.

Au collège des Allinges
sa visite m’a permis de lui montrer l’urgence de certaines maintenances et du relookage de l’établissement en attendant sa restructuration compromise par la situation en zone seveso du collège. Cela fait 5 ans que nous sommes sur ce projet remis en cause régulièrement par l’évolution des normes de protection. Peut être faudra-t-il envisager de le construire ailleurs. Toujours est il que nous avions consigne de ne rien lâcher au niveau des collèges et voilà que grace à la visite d’André Vallini  nous allons pouvoir refaire des plafonds, des toilettes et d’autres choses qui vont redonner un coup de jeune à ce collège. Ce sont les bienfaits d’une telle visite!!!!!!!!! Tant mieux.

Voilà un aperçu de la visite d’André Vallini sur le canton de La Verpillière, il est parti ensuite inaugurer une caserne de pompiers à Crémieu.

Très amicalement,

Denis Vernay
Conseiller Général

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Petite histoire du fichage de l’enfance au quotidien -« Mais où est né Paul ?! »

Posted on 08 octobre 2010 by admin

La semaine dernière, une journaliste du site slate.fr se demandait «quel est l’intérêt, pour l’Éducation Nationale, de connaître le nom et l’adresse de la personne qui va chercher Paul, 6 ans, à l’école primaire de son village, le mercredi après-midi. » (1)

Le Collectif National de Résistance à Base Élèves (CNRBE) n’a toujours pas la réponse à la question, ou plutôt, il craint de la connaître, d’autant plus qu’il a confirmation depuis le 24 septembre que l’Éducation Nationale veut absolument savoir où Paul est né ! (2)

L’histoire se passe vendredi matin 24 septembre 2010, dans une école à classe unique du Vaucluse. Alors qu’enfants et enseignante sont en classe, l’Inspectrice de circonscription, mandatée par l’Inspecteur d’Académie, arrive à l’école et demande à récupérer les fiches de renseignements des enfants pour entrer elle-même les données dans la Base Élèves, car l’enseignante ne les a pas saisies. En effet, 8 des 9 familles de l’école lui ont adressé une lettre pour faire valoir leur droit d’opposition au fichage de leur enfant dans le fichier Base Élèves 1er degré, droit qui a été rétabli par le jugement du Conseil d’Etat du 19 juillet 2010. Obligée d’interrompre la classe, l’enseignante envoie les enfants en récréation, puis remet les lettres d’opposition des parents à l’inspectrice. Celle-ci passe outre et finit par obtenir les fiches d’urgence, sur lesquelles ne figurent pas toutes les données dont elle a besoin, et en particulier le lieu de naissance des enfants. Qu’à cela ne tienne, l’inspectrice sort alors dans la cour de l’école, et  court après chaque enfant l’un après l’autre pour lui demander où il est né !
Outre le fait que la collecte de cette information particulièrement sensible doit obligatoirement faire l’objet d’une demande écrite aux parents, on se demande jusqu’où cette inspectrice serait prête à obéir aux demandes de sa hiérarchie ou de sa propre initiative : demander à chaque enfant quelle langue il parle chez lui, quelle est sa religion, s’il a des problèmes de santé, si ses parents sont séparés, quel est leur travail, s’ils sont au chômage, s’ils ont des problèmes d’argent, des problèmes avec la justice,  s’ils font de la politique, ou pourquoi pas, accompagner les enfants jusque chez eux pour connaître leur adresse exacte ?

L’histoire, déjà tristement extraordinaire, prend tout son sel deux mois presque jour pour jour après le jugement du Conseil d’État qui a annulé l’arrêté portant création de la Base Nationale des Identifiants Élèves (BNIE) dans laquelle est effectivement entré le lieu de naissance des enfants, et l’arrêté du 20 octobre 2008 portant création de la Base Élèves, «  en tant qu’il interdit expressément la possibilité pour les personnes concernées de s’opposer, pour des motifs légitimes, à l’enregistrement de données personnelles les concernant au sein de « Base Élèves 1er degré ». » (3)

Le CNRBE constate que, loin de se mettre en conformité avec le jugement du Conseil d’État, le Ministère de l’Éducation Nationale persiste dans son entreprise illégale de fichage de l’enfance, utilisant tous les moyens, y compris les plus déloyaux. Il demande que cesse le harcèlement quasi quotidien envers les directeurs d’école qui se conforment au jugement du Conseil d’État et aux recommandations du Comité des Droits de l’Enfant de l’ONU (4) en n’utilisant pas la Base Élèves. Il appelle plus que jamais tous les parents d’élèves à se saisir de leur droit d’opposition, rétabli par le Conseil d’État.

Toute parcelle de liberté reconquise s’use si on ne s’en empare pas.

Le Collectif National de Résistance à Base Elèves (C.N.R.B.E.), 27 septembre 2010
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/

Notes :
(1) Base élève, les fiches illégales de l’Education Comment un ministère (l’Education nationale) met en place un fichier illégal (Slate.fr, 16 septembre 2010).
(2) La chasse aux migrants: un enjeu de Base élèves (CNRBE, 26 mai 2009, mis à jour le 15 juin 2009 suite aux Observations du Comité des droits de l’enfant de l’ONU) à compléter par Les «enfants du voyage» vont-ils alimenter de nouveaux fichiers scolaires illégaux? (CNRBE, 23 juillet 2010)
(3) La Base Elèves et la Base Nationale des Identifiants Elèves n’ont plus d’existence légale ! (CNRBE, 20 juillet 2010)
(4) L’ONU corrige la France sur le fichage des enfants (CNRBE, 14 juin 2009, mis à jour le 22 juin et le 22 juillet 2009)


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TouchePasRRS

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Touche pas à mon RRS

Posted on 30 septembre 2010 by admin

Mobilisation du JEUDI 30 SEPTEMBRE.

Une action de mobilisation contre la volonté du ministère de sortir la Verpillière du périmètre RRS (ex-ZEP), signifiant la perte de moyens humains et financiers pour les établissements scolaires de la commune.

* Tous en noir
* Avec affiches, pancartes, badges, banderoles, ballons noirs imprimés…

Différents lieux pour rejoindre le cortège soit : à 9h45 rue du repos devant le collège, 10h15 à Jean Jaurès, 10h45 à Jean Moulin, 11h15 aux Marronniers et tout le monde devant la mairie à partir de 11h30 avec les 200 ballons et toutes les créations (banderoles, cartons, pancartes, …)

Prévoir pique nique pour rester sur place pendant midi, jusqu’à 13h30.

Patrick Matray, Adjoint au Maire  Enfance /Education
Nicolas Sielanczyk, Conseiller Municipal, La Verpillière

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Je fais campagne pour l’Ecole Publique

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Je fais campagne pour l’Ecole Publique

Posted on 31 mars 2010 by Fred

Grâce à votre engagement, l’Appel pour l’Ecole publique vient de franchir le cap des 100 000 signatures. C’est en soi un véritable événement. Toutes les organisations(*) qui soutiennent cette initiative, vous remercient pour votre engagement.

Cette campagne qui a démarré il y a moins de trois mois, se poursuit jusqu’au 19 juin. Avec votre appui, nous pouvons, d’ici là, atteindre et dépasser les 150 000 signatures. Si chacun d’entre nous obtient quelques signatures supplémentaires, c’est chose faite !

C’est pourquoi nous vous invitons :

Enfin, des initiatives militantes de signatures « papier » vont avoir lieu : avec en point d’orgue, du 1er au 15 mai,  les 15 jours pour « faire le printemps de l’Ecole Publique ». Durant cette période, dans les départements, des campagnes de signatures « publiques », vont se tenir lors des manifestations du 1er mai, puis sur les marchés et les places publiques.
Si vous souhaitez y participer, nous vous invitons à prendre contact avec l’organisation signataire de votre choix (*).

Très cordialement,

Pour l’ensemble des organisations nationales signataires :
(*) DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, SNETAA EIL, FGR-FP, CGT EDUC ACTION, SUD EDUCATION, FAEN, ADLPF (ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE), A ET I, SNPDEN, SNIES, UNSA, SNPTES, SUP’RECHERCHE, CNAFAL, ANATEEP, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL
L’APPEL DES APPELS, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR, FNER, RNCE (RESEAU NATIONAL DES COMMUNAUTES EDUCATIVES), CDPEPP (DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE DE PROXIMITE), UDAS (UNION DES ALTERNATIVES SYNDICALES), CONVERGENCE REPUBLICAINE, SGL (SYNDICAT GENERAL DES LYCEENS), UNSA MAIF, FLE (FRONT DE LUTTE POUR L’EDUCATION)

Jusqu’au 19 juin, je fais campagne pour l’Ecole Publique: http://www.appelpourlecolepublique.fr/

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Groupe de parole de parents d’ado à Villefontaine

Posted on 19 janvier 2010 by Fred

Groupe de parole de parents d’ado

Animé par Annie Bouvet et Jean-Christian Choitel
Des professionnels de l’association École des Parents et des Éducateurs 38

Mercredi 20 janvier 2010

De 20h30 à 22h00
Maison de quartier Des Fougères à VILLEFONTAINE

Nos adolescents aujourd’hui, entre plaisirs et prises de risques, comment les accompagner.

Renseignements parents  au 04.76.23.63.90
ou par mail à contact@epe38.fr

 

Réunion conviviale organisée par l’EPE avec le soutien de La Fondation de France

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Les régions qu’on aime – Éducation et culture

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Les régions qu’on aime – Éducation et culture

Posted on 16 janvier 2010 by Fred

les lycées avec les régions socialistes

 

Parce que nous savons que la clé du retour à l’emploi, c’est aussi la formation, les régions socialistes ont massivement développé les offres de formation. 5 milliards d’euros ont été investis pour la formation professionnelle et l’apprentissage et près d’un million de personnes ont été formées grâce aux structures régionales.

- En Aquitaine, 16 000 demandeurs d’emplois suivent chaque année une formation financée par la région.
- La région Poitou-Charentes finance le permis de conduire des titulaires de CAP et de BAC Pro.
- Dans le Nord-Pas de Calais, la région a financé la formation professionnelle à hauteur de 900 millions d’euros.
- La Région Aquitaine a rendu gratuit le cursus de formation pour les aides soignantes, soit 1100 places par an et quasiment 100 % de chances de trouver un emploi à la sortie.

 

Investissements dans la recherche et le développement pour créer les emplois de demain

Les régions socialistes ont apporté leur aide financière à plus de 6 600 doctorants pour qu’ils puissent préparer leur thèse.

- L’Aquitaine consacre 9% de son budget à la recherche, aux transferts de technologies et à l’innovation.
- Dans le Nord-Pas de Calais, « EURADIT » est un véritable dispositif d’intelligence économique qui concerne déjà 454 entreprises.

 

Soutien aux pôles d’innovation

En applicant la démarche des « clusters », c’est à dire la mise en réseau des entreprises d’un même secteur dans un bassin d’emploi, les régions ont développé de véritables pôles d’innovations qui feront les emplois de demain.

- En PACA, les PRIDES (Pôles Régionaux d’Innovation et de Développement Solidaire) représentent 58 Millions d’euros d’investissement depuis 2007 pour la région. Ils sont composés à 97% de TPE et de PME.
- En Pays de la Loire, les Plate-formes Régionales d’Innovation (PRI) ont été développées à hauteur de 10 Millions d’euros.
- Rhône-Alpes a créé de véritables plate-formes technologiques qui représentent un investissement de 30 Millions d’euros jusqu’en 2013.
- La région Ile-de-France a financé 7 pôles de compétitivité et d’innovation.

 

La vie des étudiants et des lycéens a bénéficié de nombreuses initiatives de la part des exécutifs régionaux

L’égal accès de tous à l’éducation est une priorité de l’action des régions.
L’engagement de financer les livres scolaires a bien sûr été tenu. C’est une économie de 150 Euros par élève et par an pour les familles !

3,3 milliards d’euros ont été consacrés à l’enseignement (lycées et enseignement supérieur).
- En Bourgogne, les lycéens ont été acteurs de l’élaboration des budgets participatifs.
- En Midi-Pyrénées, la nourriture bio a fait son apparition dans les assiettes de nos lycéens.
- Dans la région Centre et en Haute-Normandie, les lycéens ont bénéficié de voyages culturels et d’échanges linguistiques en Europe.
- En région Rhône-Alpes, ce sont plus de 100 000 étudiants qui ont bénéficié de bourses à la mobilité depuis la création du dispositif « Explo’RA ».
- Dans le Nord-Pas de Calais, 32 000 enfants sont partis en séjour « Nature » grâce aux chèques nature.

 

Financement et rénovation des lycées

En tout, ce sont 2000 lycées qui ont été rénovés ou construits ce qui représente la moitié des lycées en France.

- La région Bretagne a consacré 415 millions d’euros à la rénovation et à la construction de lycées et 720000 chèques livres ont été distribués aux élèves.
- En Ile-de-France, 253 lycées ont été construits ou rénovés.
- En Languedoc-Roussillon, 70 lycées sur 89 ont été rénovés.

 

Dans une société où le numérique prend une place prépondérante, nos régions ont mené des politiques pour doter un maximum d’établissements d’équipements informatiques :

- Dans les Pays de la Loire et en Lorraine, ce sont notamment les Espaces Numériques de Travail (ENT).
- En PACA, c’est le projet CORRELYCE qui met à disposition des élèves et du corps
enseignant, gratuitement, un contenu éditorial particulièrement riche.
- En Champagne-Ardenne, 2100 ordinateurs ont été achetés pour les lycéens.
- La région Ile-de-France a mis à disposition des lycéens un ordinateur pour trois élèves et 600 000 clés USB.

 

Création et diffusion culturelle

Les régions socialistes sont des partenaires essentiels de la création et de la diffusion culturelle. Secteur dynamique, porteur de croissance et d’emploi, la culture sous toutes ses formes est un élément constitutif de notre vivre-ensemble.

- En Ile-de-France, ce sont 230 compagnies d’art vivant qui reçoivent une subvention, 360 projets littéraires qui ont été financés et 60 films qui ont été aidés.
- En Bretagne, ce sont 110 manifestations et festivals qui sont financés chaque année.
- En Bourgogne, un fonds régional d’aide à la production cinématographique a été créé.
- Dans la région Pays de la Loire, le budget culture a connu une augmentation de 25%.

 

Téléchargez le bilan d’action des régions PS.

 

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Martine Aubry : Une « offensive de civilisation »

Posted on 05 septembre 2009 by Antoine

La Rochelle, le 30 août 2009

Cher(e)s Ami(e)s, cher(e)s Camarades,

Nous avons voulu que cette université d’été soit utile à la France et aux Français. Je crois que nous avons réussi.

Les Français doivent savoir qu’ils ont été au cœur des débats qui se sont déroulés, ici, à La Rochelle, pendant ces trois jours : pour apporter nos réponses à la crise, mais aussi pour préparer un projet de société et le rassemblement de la gauche. Ce travail nous l’avons mené avec les syndicalistes, les associations et les ONG, les mouvements d’éducation populaire, avec des élus, de militants mais aussi avec les autres formations de la gauche. Je le dis en votre nom à tous : la gauche, pour le Parti Socialiste, c’est notre histoire, c’est notre identité et c’est notre avenir. Je veux remercier toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur contribution.

J’ai aimé cette Université car elle a été à l’image de ce que notre Parti doit être : ouvert sur la société, ouvert sur la gauche, ouvert sur le monde. Et puis, disons le aussi, j’ai aimé la convivialité de ces trois jours passés ensemble. Comme vous, elle m’a fait chaud au cœur. On s’engage pour des idées, bien sûr, mais rien n’est possible sans la passion de réfléchir et d’agir ensemble. Rien n’est possible sans rassemblement des socialistes, sans camaraderie, sans amitié. N’oublions jamais que la source de notre énergie est en nous, mais aussi entre nous.

***

Notre rendez-vous de La Rochelle a lieu en pleine crise économique et sociale.

Une crise économique sans précédent depuis 1929, une explosion de la précarité et du chômage, un investissement qui baisse et une consommation en recul si l’on excepte l’achat d’automobiles.

Bien sûr la crise est internationale, mais le moins que l’on puisse dire est que les réponses de la France n’ont pas été à la hauteur. Le seul vrai plan de relance dans notre pays, c’est celui de nos Présidents de région, de nos Maires et de nos Présidents de Conseil Généraux et d’Intercommunalités.

Notre pays va mal financièrement. La dette explose atteignant le chiffre historique de 73% du PIB. Cette dette n’est pas liée à des dépenses utiles pour notre pays, mais à des décisions inutiles et injustes. Ce ne sont pas seulement les socialistes qui le disent, c’est aussi Philippe Seguin, Président de la Cour des Comptes. Le fameux paquet fiscal de juin 2007 est aujourd’hui le boulet fiscal qui plombe la France. Et on vient d’apprendre que le gouvernement ne s’attaquera pas aux niches fiscales, qui ont augmenté de 20 milliards d’euros depuis 2002, inutile de dire au profit de qui !

Et puis, alors que nous avons que le modèle social français est un amortisseur de la crise, grâce à l’assurance chômage, au RMI, aux services publics, ce modèle est attaqué en France au nom du libéralisme.

Quand les finances publiques sont exsangues, quand les catégories populaires et les classes moyennes sont précarisées, quand les jeunes galèrent et que les pensions de retraite sont rognées, quel sens y a-t-il à subventionner les heures supplémentaires ? Quel sens y a-t-il à supprimer les majorations des heures travaillées le dimanche, réduire les retraites des mères de famille ou encore poursuivre en cette rentrée le plus grand plan de licenciements de notre pays par des suppressions massives d’emplois dans la fonction publique – à l’école, à l’hôpital, dans la police ou dans la justice ?

Alors que l’on attendait de nouvelles mesures, le gouvernement veut nous faire croire que la crise est derrière nous et s’en attribuer les bénéfices. Quelle indécence !

Il sait très bien que le léger frémissement de croissance est lié aux exportations soutenues par les plans de relance chez nos partenaires, notamment en Allemagne. Non seulement nous ne sommes pas sortis de la crise, mais nous risquons de nous y enfoncer un peu plus car le pouvoir d’achat est reparti à la baisse et les risques d’une nouvelle montée en flèche du pétrole et du fuel se font jour. Plus que jamais, pour les familles, pour notre économie, des mesures de soutien à la consommation s’imposent.

Au-delà de notre contre-plan de relance, nous proposons des mesures d’urgence pour la consommation.

Tout d’abord, un remboursement de 200 euros de TVA pour les 16 millions de ménages modestes, non imposables, qui n’ont pas bénéficié du remboursement des deuxième et le troisième tiers de l’impôt sur le revenu. Le coût est de 3,2 milliards d’euros, qui se retrouveront ici immédiatement dans la croissance et l’emploi. C’est le même montant que la baisse de la TVA dans la restauration, dont on demande l’annulation même dans les rangs de l’UMP. Faute d’avoir imposé des contreparties, les prix dans les cafés-restaurants n’ont baissé que de 1% !

Et puis la rentrée s’annonce épouvantable pour les jeunes et leurs familles : nous demandons le maintien des allocations familiales pour les enfants majeurs de plus de 20 ans.

Ce serait plus utile que de voir M. Châtel parader devant les caméras de télévision au rayon fourniture scolaires des grandes surfaces, flanqué de militantes de l’UMP transformées pour l’occasion en ménagères modèles et sans problème !

A la fin du 18ème siècle, un premier ministre de Catherine II de Russie avait inventé les villages Potemkine, villages fabriqués de toute pièce pour faire croire aux visiteurs que tout allait bien. Au début du 21ème siècle, voilà qu’un ministre de Nicolas Sarkozy invente les supermarchés Potemkine, fausse vitrine d’une fausse reprise destinés à duper les caméras et, à travers elles, les Français ! Je vous rassure, cela n’a pas marché.

Quelle indécence, aussi, à parler de reprise, quand aucune famille n’est épargnée par le chômage. Deux mille chômeurs en plus chaque jour depuis un an, et les plans sociaux se poursuivent.

Nous avons fait des propositions pour aider plus fortement les entreprises en difficulté notamment dans la sous-traitance automobile. Nous n’avons pas été écoutés et ce secteur est en grande difficulté. La politique du gouvernement en la matière illustre son état d’esprit en toute chose : pour quelques-uns, les bénéfices, pour tous les autres, de l’injustice ! Deux fois trois milliards d’euros ont été versés aux deux constructeurs français ; il fallait bien sûr les aider. Mais comme pour les banques renflouées par l’Etat, les aides publiques ont été réelles, et les contreparties, virtuelles. Soutien aux sous-traitants, respect des délais de paiement, renoncement aux bonus et dividendes, investissement massif pour la recherche afin de faire advenir les voitures du futur, rien de tout cela n’a été imposé, contrairement à ce qu’a fait Barack Obama avec Chrysler et General Motors.

Nous avons fait des propositions pour que les entreprises bénéficiaires qui licencient, financent le reclassement de salariés et la ré-industrialisation de leur site. Nous avons fait des propositions pour accroître le niveau et la durée de l’indemnisation du chômage alors que la durée de celui-ci augmente. Sur tous ces sujets nous n’avons pas été écoutés et pourtant leur actualité reste entière.

J’ajoute aujourd’hui une proposition en réponse au scandale que constitue le comportement d’entreprises largement bénéficiaires, qui profitent de cette période de crise pour transférer l’activité à l’étranger en pillant les carnets de commandes et les savoir-faire d’établissements totalement rentables. Ces salariés vivent, en plus de difficultés personnelles, l’humiliation de telles décisions à leur égard.

Je pense bien sûr à ces conflits emblématiques que sont ceux de Continental et de Molex. Mais il y en a beaucoup d’autres : New-Fabris à Châtellerault, Freescale à Toulouse, Nortel à Chateaufort, SKF à Fontenay-le-Comte.

Alors que la loi protège aujourd’hui les actionnaires et les créanciers face à des patrons peu scrupuleux ou mauvais gestionnaires, rien n’est prévu pour empêcher ce pillage d’entreprises françaises au détriment des salariés. Le Parti socialiste propose une procédure de mise sous tutelle de l’entreprise par le tribunal de grande instance sur saisine des salariés en amont des licenciements ; un administrateur judiciaire serait nommé pour gérer l’entreprise le temps nécessaire pour faire cesser des pratiques contraires aux intérêts de l’entreprise et de ses salariés.

En cette rentrée, comment ne pas aussi penser aux jeunes dont la situation est dramatique ? Ce sont sans doute eux qui paient le plus lourd tribu à la crise. Premiers à souffrir de la crise du pouvoir d’achat, près d’un jeune sur quatre est en dessous du seuil de pauvreté ; premiers à devoir renoncer à se soigner ; premiers aussi à être frappés par le chômage, la précarité des CDD, de la précarité et des stages. Mais derniers à être indemnisés car sans droits aux assedics ni au RMI et derniers à accéder au logement car sans garanties financières. Le drame, c’est qu’ainsi se reproduisent les inégalités. Ceux qui ont des parents capables de les aider s’en sortent. Les autres enchaînent les galères et s’enfoncent dans la précarité. Une bonne partie du problème des banlieues est là. Quand une société sacrifie sa jeunesse, la traite comme si elle n’avait pas sa place dans la société, alors on peut dire que cette société est vraiment malade.

Dans quelques jours, 650 000 jeunes arrivent sur le marché du travail sans espoir de trouver un emploi. Il serait irresponsable de les laisser sans rien.

Nous avons fait de multiples propositions, lors de la commission Hirsch. Je n’en reprends ici qu’une seule : la création de 150 000 emplois-jeunes dans l’économie verte et des services aux personnes. Les besoins sont immenses dans ces secteurs. Humainement passionnants, utiles pour la société, ces nouveaux métiers sont souvent difficilement solvables par le marché. Il faut les aider à naître au profit des jeunes, en renouant avec ce qui, dans le passé, a marché. Investir dans l’intelligence et l’avenir des jeunes, c’est aussi donner un sens la société. Ne pas le faire, en temps normal, c’est du dogmatisme ; dans une période de crise aussi grave, c’est de l’irresponsabilité.

Soutien au pouvoir d’achat, pouvoir accru pour les salariés, avenir de la jeunesse : les propositions des socialistes existent, solides, crédibles et j’ajoute disponibles : puisque Monsieur Sarkozy veut un emprunt utile pour la France, qu’il commence donc par emprunter les idées de la gauche !

Oui, mes chers camarades, cette rentrée est dure. Elle est dure pour tous les Français. Seul le CAC40 s’est redressé et avec lui les bonus des traders et des dirigeants. D’un côté, la reprise financière, de l’autre la crise populaire, voilà la réalité de cette rentrée !

Les Français n’en peuvent plus des scandales à répétition, des stock-options de la Société Générale aux bonus des patrons de GDF et Suez ou des traders de la BNP. Le capitalisme financier poursuit sa route et continue comme avant. Et pourtant, que de grands discours de Nicolas Sarkozy, à Toulon ou dans les Ardennes ! La main sur le cœur, des trémolos dans la voix, le menton droit et le doigt pointé haut, il promettait de traquer les patrons voyous et de limiter les hautes rémunérations et les bonus.

En communication, le président de la République est hors catégorie. Côté action, il est franchement hors course ! Il a reçu mardi dernier, pour la septième fois, les banquiers à l’Elysée. Ils connaissaient déjà la chanson : des mots, toujours des mots, « transparence », « moralité », « sanction ». Mais de décision, aucune, sauf de repousser le versement de 50% des bonus des traders de la BNP de quelques mois. Rassurez-vous, ils toucheront quand même 59 000€ tout de suite en moyenne. Les contribuables n’acceptent plus que des milliards aient été donnés aux banques sans autre résultat que de venir remplir les poches de ceux qui sont responsables de la crise.

Je demande à nouveau au Président de la République de faire voter une loi s’inspirant de la proposition de loi des députés socialistes, plafonnant les écarts de rémunération, limitant fortement les bonus – je propose une règle simple, qu’ils ne dépassent pas la part fixe du salaire-, interdisant les parachutes dorés et les stock-options sauf pour les entreprises naissantes.

En second lieu, nous demandons avec insistance que l’Etat rentre dans les conseils d’administration des banques refinancées par la puissance publique afin de contrôler l’utilisation des 21 milliards d’euros d’argent public qui leur ont été versés. Car chacun sait aujourd’hui que si les banques ont repris leurs opérations financières et en récompensent leurs traders, les PME sont toujours en attente de crédits pour se développer ou survivre, de même que les Français pour acquérir un logement.

Nous aurions aimé que la France soit en tête du combat pour la régulation financière. Mais Nicolas SARKOZY n’y est pas prêt. J’ai demandé à Poul Rassmussen, le Président du PSE, de lancer une grande campagne des socialistes européens pour imposer une régulation financière au cœur de laquelle se trouvent la limitation et la réglementation des rémunérations variables et l’encadrement des hautes rémunérations. Il vient de me confirmer son plein accord sur cette initiative. Il a déjà pris contact avec les démocrates américains, qui eux aussi veulent se joindre à ce mouvement.

Oui, nous devons reprendre le flambeau des fondateurs de l’Europe pour construire une Europe politique, sociale, écologique et juste !

Gageons que le président Obama aura la même détermination que les socialistes européens sur ce sujet, lui qui, dans la fidélité du grand combat du sénateur Ted Kennedy dont je salue la mémoire, se bat courageusement pour permettre à 47 millions d’Américains d’avoir enfin recours aux soins.

C’est un exemple parmi d’autres de la nécessaire internationalisation de notre engagement qui doit répondre à la mondialisation. L’Internationale Socialiste comme le Parti Socialiste Européen prépareront leurs propositions pour Pittsburgh, en espérant cette fois ci que le G20 ne sera pas un grand show médiatique comme celui de Londres, mais bien le début d’une vraie régulation.

Voilà quelques mesures d’urgence pour les mois à venir. Elles sont nécessaires dans la situation économique de notre pays, elles sont nécessaires pour faire face à l’urgence sociale, mais il faut aller beaucoup plus loin.

Il nous faut d’abord avoir les idées claires sur l’origine de la crise.

C’est là que commence la différence entre les libéraux et les autres, entre eux et nous, la gauche. Le capitalisme n’a jamais été sans capitaine et le capitalisme financier n’est pas une hydre sans tête ! Ce n’est pas parce qu’il est moins réel et plus immatériel, plus patrimonial et moins familial, global plutôt que national, que le capitalisme est sans direction aux deux sens de ce mot : oui il a des objectifs, oui il a des dirigeants. Ils préfèrent l’économie virtuelle à l’économie réelle, c’est cela qu’il faut changer.

Mais il faut aussi ne pas se tromper sur le bouleversement qui s’opère sous nos yeux et qui n’est pas seulement économique et financier : il renvoie à des mutations profondes, à la fois idéologiques, écologiques, sociologiques.

Oui, la crise est sociale : c’est l’incertitude et la précarité qui ont remplacé la progression et la sécurité ; c’est la dégradation des conditions de travail et de logement ; c’est le difficile accès aux droits, de l’éducation à la santé en passant par la sécurité ; c’est la relégation hors des centres villes de pans entiers de la population, associés à un désert rural ; c’est l’insupportable écart de revenus, au sein de notre pays comme entre le Nord et le Sud.

Urgence sociale mais aussi crise environnementale : pollutions, déforestation, réchauffement climatique, manque d’eau, fin du tout pétrole. Le mot de Paul Valéry prend toute sa résonance : désormais, nous savons que nous, humains sommes mortels, que toute forme de vie peut cesser par la folie des hommes, des techniques non maîtrisées, des intérêts particuliers dévoreurs de l’intérêt général.

Et que dire de la crise agricole! Le blé ? Les prix baissent ! Le lait, les légumes, le cochon, tout baisse ! Le métier devient de plus en plus dur, dur de devoir se battre avec les banques pour simplement continuer à le faire, dur de nourrir sa famille, dur à vivre aussi quand on est perçus de plus en plus comme des pollueurs, avides de subventions ! Cette crise, si elle ne reste sans réponse, emportera avec elles de multiples exploitations. Nul chef d’Etat qui se respecte ne devrait laisser ses agriculteurs sans secours ! L’agriculture française va mal. Elle doit changer. Elle y est prête. Il faut l’aider à accélérer son évolution vers l’arrêt des pesticides et des nitrates, vers le bio, le durable, la proximité.

Tout à sa recherche de la rentabilité maximale à court terme –de la « profitation » comme l’ont justement dénoncée nos compatriotes de Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunionet de Guyane voilà quelques mois –, le libéralisme entrainera l’humanité dans sa perte.

Finis les grands systèmes ! La chute du Mur de Berlin en 1989 a disqualifié le communisme stalinien. Vingt ans plus tard, la finance folle invalide le capitalisme anglo-américain. Profits-salaires, nation-Europe, Etat-citoyen, les compromis historiques de la social-démocratie traditionnelle sont secoués et même bouleversés par la mondialisation, l’individualisme et l’injustice sociale.

Non seulement les lendemains ne chantent plus, mais des siècles de croyance aveugle dans la science, la technique, le libre-échange, révèlent les ratages sous les conquêtes. Nous vivons l’ombre des Lumières. C’est l’idée même de progrès qui est épuisée.

Dresser ce constat, pour moi, c’est refuser sa fatalité ! Comment en sortir ? Devant une crise aussi globale, mes camarades, nous le savons, il ne suffira pas pour la gauche de proposer quelques adaptations ou de mieux gérer, c’est le système tout entier qu’il faut changer. Nous devons conduire une offensive de civilisation, transformant profondément notre façon de produire, de redistribuer, de consommer mais aussi de vivre ensemble.

Oui, au cœur ce choix de civilisation, se trouve le nouveau modèle de développement économique, social et durable que nous devons construire. C’est l’objet de la convention que nous préparons pour début 2010. Il s’agit d’élaborer ensemble notre « new deal » pour le monde d’après. Avec une idée centrale, qui secoue nos habitudes et nos certitudes : nous savons maintenant que l’abondance ne rend pas mécaniquement la vie meilleure.

Il nous faudra nous poser la question fondamentale du « que produire ? ». Le post-productivisme que nous souhaitons ne nous invite pas à renoncer à produire, mais bien à définir une production utile et sobre. Que produire mais aussi comment créer des richesses et des emplois sur notre territoire ?

Il faut remettre l’économie en avant, et l’Etat a son rôle à jouer pour retrouver une politique industrielle, qui manque tant à la France. Oui, l’industrie à un avenir dans notre pays. L’idée d’une division internationale du travail partageant le monde entre ceux qui pensent et ceux qui fabriquent est une impasse. La désindustrialisation, avec son cortège de licenciements, n’est ni nécessaire, ni utile, ni fatale.

Une politique industrielle, c’est former les salariés et sauver les bassins, c’est aussi préparer les secteurs d’avenir, les textiles techniques et intelligents, les nouveaux matériaux, la gestion des déchets, l’éco-construction, les moteurs propres, les énergies renouvelables ; les transports publics ; les fibres optiques. C’est dans ces secteurs que se trouvent les airbus et les TGV de demain. Soutenons la recherche, aujourd’hui méprisée ; valorisons les créateurs et les innovateurs aujourd’hui supplantés par les rentiers et les financiers ; accompagnons les PME aujourd’hui délaissées.

Une fiscalité adaptée et de nouvelles régulations devront remettre l’économie devant la finance.

La politique industrielle est de nouveau au cœur de la réflexion des socialistes, comme en témoigne notre proposition de créer, dans notre pays, un pôle public d’investissement industriel, mobilisable sous forme de fonds régionaux et massivement abondé.

Cette question sur le « que produire » nous amènera à un grand débat avec les Français : une société développée n’est elle pas une société qui consacre plus de richesses à l’éducation, à la recherche, à la santé, à la culture ? Il faudra faire des choix, fixer des priorités mais aussi faire de vrais réformes porteuses de progrès pour nos concitoyens. On est là bien loin de la conception de la réforme que porte Nicolas Sarkozy, sans sens pour la société et fondée sur le seul dogme du « moins d’Etat ».

Ainsi à titre d’exemple, une vraie réforme de la santé tournera le dos aux franchises médicales, aux déremboursements,  à la transformation de l’hôpital en entreprise. Elle confortera notre système de soins fondé sur la qualité de nos hôpitaux publics. Elle développera la recherche en matière de santé. Elle s’engagera enfin vers une politique de prévention tant négligée et pourtant si nécessaire. Elle luttera contre les déserts médicaux et contre les inégalités.

« Que produire », oui, mais aussi comment produire ? Une double exigence, sociale et environnementale s’impose aujourd’hui.

L’exigence sociale, c’est une organisation du travail qui s’appuie sur les compétences des salariés, des conditions de travail moins stressantes et plus valorisantes, mais aussi une intervention des salariés dans le fonctionnement des entreprises par une présence dans les conseils d’administration ou dans les comités de rémunération.

C’est aussi ouvrir de nouveaux droits, nous en avons les premiers outils, avec la sécurité sociale professionnelle, pour permettre la progression de chacun dans la vie au travail et pour éviter le chômage sans activité. Ce chantier est demain, pour le monde du travail, à l’échelle de ce que furent l’Ecole sous la IIIème République et la Sécurité Sociale à la Libération.

L’exigence écologique s’impose au « comment produire », permettez-moi de m’y arrêter quelques instants.

Tout d’abord pour dire que les socialistes n’arrivent pas les mains vides. Nos collectivités locales ont toutes mises en place des politiques environnementales innovantes et audacieuses : transports collectifs propres, alternatives à la voiture, maîtrise des dépenses d’énergie dans les bâtiments publics, aides aux ménages pour les dépenses d’isolation thermique, construction de logements sociaux HQE, investissements dans les énergies renouvelables, éco-quartiers, introduction du bio dans les cantines scolaires, soutiens à l’agriculture biologique…

Non seulement, nous n’avons pas à rougir du bilan de nos actions en matière d’environnement, mais nous avons même toutes les raisons d’en être fiers.

Que disent les socialistes sur l’écologie ? D’une part, qu’il ne peut y avoir de politique écologique audacieuse qu’avec l’adhésion de la population et donc avec des mesures justes socialement. D’autre part, qu’il ne suffira pas, pour être efficaces, d’inciter financièrement ou de sanctionner fiscalement, de réparer les dégâts même s’il faut le faire sans s’attaquer aux véritables causes. Regardez deux décisions prises récemment par le gouvernement.

Le premier exemple, ce sont les algues vertes. Le gouvernement vient d’en découvrir la dangerosité, semble-t-il. Que fait-il ? Il les enlève, sans s’attaquer aux pollutions agricoles et donc à un modèle de développement intensif qui est en train de faire faillite. Les algues vertes, c’est un peu le symbole du cynisme de la politique du gouvernement en matière écologique : vertes à l’extérieur mais incarnant en réalité un laissez-faire toxique !

Le deuxième exemple touche à la fiscalité écologique. Nous ne voulons pas de cette taxe carbone telle que l’envisage l’UMP. Une taxe inefficace sur le plan écologique et injuste socialement accroissant la pression fiscale sur les familles, risquant d’être affectée à la réduction du déficit budgétaire ou à la compensation de la suppression de la taxe professionnelle.

La contribution énergie-climat que nous proposons concerne toutes les formes d’énergie. Son produit doit être utilisé à des compensations sociales.

Mais à quoi servirait de taxer les déplacements en voiture si on ne favorise pas en même temps les transports collectifs publics ?

Alors je fais une proposition, que le gouvernement s’engage dans un grand « plan de transports carbone zéro » : financement par l’Etat à hauteur de 50% de tous les projets de transports publics ; incitation forte aux plans de déplacement d’entreprise pour ramèner le coût des déplacements domicile-travail à moins de un euro par jour.

L’écologie exige des réponses de fond, difficilement compatibles avec les dogmes du libéralisme, la privatisation des missions de l’Etat et le laisser faire du marché. C’est dans cet esprit que nous nous rendrons à Copenhague, en insistant sur les actions envers les pays du Sud, qui ont besoin et moyens et de transferts de technologies et de savoir-faire. Nous sommes totalement solidaires et partie prenante  de la campagne « Copenhague 2009 l’ultimatum climatique », lancée par les ONG.

Enfin, penser un nouveau modèle de développement, pour nous socialistes, c’est traiter la question de la juste distribution des richesses. Ne l’oublions jamais : la valeur fondatrice de la gauche, c’est l’égalité ! Il n’y aura pas de reprise durable sans un autre partage des richesses au profit des salariés.

Sur la question des salaires, le gouvernement est aux abonnés absents. Pour la droite et les libéraux, c’est rarement le moment d’augmenter les salaires. Pour Nicolas SARKOZY, jamais, sauf pendant les campagnes électorales. Quand la croissance est forte, il ne faut surtout pas augmenter les salaires parce que cela pourrait conduire à la surchauffe.

Quand la dépression est là, il ne faut surtout pas augmenter les salaires car cela pourrait fragiliser la reprise.

Et si Sarkozy a mis la question du partage des profits sur la table, c’est justement pour évacuer celle des salaires. Pour nous, c’est la valeur ajoutée qu’il faut partager en premier. L’intéressement aux résultats, nous ne sommes pas contre, mais il n’y a pour nous de vraie rémunération, ni dans les heures supplémentaires, ni dans les profits qui sont par nature précaire, mais dans les salaires.

C’est pour y parvenir que notre convention proposera une grande réforme fiscale profondément redistributive.

Chers Camarades, le système libéral a non seulement la preuve de son inefficacité économique et de son injustice sociale mais a conduit à une société porteuse de violence, en panne de sens et en grave crise morale. Soyons en sûr, l’élection de 2012 se jouera au niveau des valeurs.

J’ai parlé ces jours-ci de conduire une offensive de civilisation.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société fondée sur des valeurs d’humanité, l’égalité, la justice, à rebours de la brutalité de tant d’oppression, d’exploitation, de marchandisation, ou tout simplement de renoncement ; c’est vouloir une société qui laisse sa trace et c’est pour cela que la culture est aussi importante, pour nous, les socialistes.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société où le mieux-être supplante les injonctions à consommer à outrance. Oui, il nous est permis, à nous socialistes, de lancer ce questionnement et ce débat sur un avenir post-matérialiste. Devons-nous passer à côté d’aspirations essentielles, qui ne se résument pas à la possession de marchandises ?

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société qui développe de nouveaux liens entre les personnes, des solidarités concrètes et collectives, indispensables à une société du souci de l’autre et de la responsabilité. Qui va prendre soin, aider et accompagner les personnes âgées dépendantes pour ne prendre que cet exemple ? Quel va être à l’avenir le partage des responsabilités entre les familles, le marché et l’Etat ? Voilà des questions auxquelles nous avons à répondre.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société d’individus respectés dans leur identité comme dans leurs aspirations. Nous y avons toujours répondu à gauche, en défendant la culture, la laïcité, l’éducation. Ces combats restent plus que jamais d’actualité. De nouveaux défis sont devant nous, comme la construction de services publics personnalisés capable d’écouter chaque personne, d’éviter les traitements anonymes ou stéréotypés, de respecter le principe d’égalité tout en prenant en compte les besoins de chacun. Comment ne pas le rappeler en cette rentrée où l’Ecole est plus que jamais malmenée ? Nous devons défendre l’école de la République, mais nous devrons aussi proposer une réforme ambitieuse. Ne renonçant en rien à porter chaque enfant au plus haut –sinon que serait notre rêve d’émancipation ?-, mais prenant en compte chaque enfant tel qu’il est dans les méthodes pédagogiques, dans les rythmes scolaires.

Chers camarades, l’action politique se mesure à l’attention que la société porte à chacun, à l’attention que chacun porte aux autres et aux générations futures. Humaniser notre société, cela fait aussi partie de la mission de la politique.

C’est retrouver la France que nous aimons, qui est aussi celle de la République et de la démocratie.

Il nous faut oui, défendre la République, qui subit aujourd’hui une remise en cause sans précédent de la part de Nicolas Sarkozy. Oui, le Président de la République s’arroge tous les pouvoirs. Il veut neutraliser l’ensemble des corps intermédiaires et des contre-pouvoirs.

La justice a été reprise en main. Avec le retour de la pratique des instructions individuelles au parquet, avec la nomination par le pouvoir politique des principaux magistrats, avec la suppression annoncée du juge d’instruction, je n’hésite pas à dire que dans notre pays, la séparation des pouvoirs est sérieusement écornée. Je n’hésite pas à dire que nous entrons dans un régime de justice soumis au pouvoir politique.

Dérive autoritaire, dérive sécuritaire aussi, mais échec sur la sécurité. Le bilan est clair : depuis 2002, 12 lois en plus et une augmentation des violences sur les personnes de plus de 40 % ! Suppression de la police de proximité, réduction des moyens aux associations de prévention, réduction des effectifs de la police et de la justice : les résultats sont là, un désastre, la violence au quotidien.

Comment ne pas s’inquiéter aussi des conséquences pour notre démocratie de la main mise sur les médias, avec le placement sous tutelle de l’audiovisuel public, alors que les principaux journaux et les principaux médias sont déjà aux mains des amis du Nicolas Sarkozy? Oui, dénonçons-le, mais disons aussi que nous ne construirons pas une pleine démocratie sans un quatrième pouvoir qui joue pleinement son rôle, recherchant bien sûr les faits dans une presse d’analyse et d’investigation, mais aussi porteuse de débats de fond sur l’avenir de notre pays. Ce chantier là aussi nous devrons l’ouvrir avec les journalistes et les professionnels des médias.

Sur tous ces terrains qui mettent en cause la République, nous serons présents. Mais je souhaite aborder maintenant le grand combat qui sera celui de la rentrée, celui qui met en cause l’organisation territoriale de notre pays et le caractère démocratique des scrutins.

Après avoir affaibli les droits de l’opposition au Parlement, le gouvernement s’est attaqué à un redécoupage électoral dont les conséquences sont claires : une quarantaine de députés socialistes en moins avec le même score, plus de 51% voix nécessaires pour avoir la majorité des sièges. Pourquoi ce scandale n’est-il pas unanimement dénoncé ? La démocratie est bafouée. Nous nous battrons jusqu’au bout pour nous faire entendre.

Ce mépris du chef de l’Etat pour l’opposition, cette volonté de ne pas l’entendre, on la mesure chaque jour, pas de concertation pour le retour de la France dans l’OTAN, pour la présence des troupes françaises en Afghanistan. Aucune information fiable non plus sur des sujets comme la grippe A qui intéresse tous les Français, nous demandons là de la transparence.

Mes chers camarades, le grand combat de la rentrée, je l’ai dit, nous le mènerons aussi contre le projet de loi sur les collectivités locales.

Ce projet de loi n’est pas une réforme, c’est une revanche. La droite n’accepte pas que nous gouvernions 20 régions sur 22, les deux tiers des départements et 14 des 20 plus grandes villes françaises. L’offensive a été préparée. Depuis des mois, le gouvernement étrangle financièrement les collectivités locales en leur imposant de nouvelles missions tout en réduisant leurs dotations et en vidant les bases de leurs ressources fiscales, jusqu’à maintenant supprimer de la taxe professionnelle.

Ils veulent faire croire aux Français que nous sommes dépensiers, y compris avec un discours populiste contre les élus. Nous lancerons dès la rentrée une double initiative, initiative politique autour de l’appel de la FNSER pour mobiliser autour de la défense de nos collectivités au service de notre pays et des Français et une grande campagne nationale, rappelant que les services rendus par nos collectivités sont de meilleure qualité et moins coûteux que lorsque l’Etat les réalisait. Cette campagne s’appuyera sur l’adhésion et l’attachement des Français à leur Région, à leur Département, à leur commune.

Nous démontrerons que les vrais conservateurs sont ceux qui tournent le dos à la décentralisation, qui continuent par la déconcentration à exercer des contrôles tatillons sur les collectivités locales et qui proposent à la France une organisation archaïque du territoire.

Nous, socialistes, nous croyons que les collectivités locales ont deux grandes missions à remplir : le développement ainsi que la vision et la préparation de l’avenir. C’est le rôle principal des Régions et des Communauté Urbaines ; la proximité des territoires et des habitants, c’est le rôle principal des Départements et des Communes.

L’institution de ces conseillers territoriaux est incompatible avec une organisation efficace. Trop près pour voir loin et trop loin pour être près de leurs administrés. En réalité cette réforme n’a qu’un seul objectif, modifier au profit de la droite les scrutins Régionaux et Départementaux. Les conseillers territoriaux seraient en effet élus à la proportionnelle dans les agglomérations et à la majorité dans les zones rurales. C’est partager les sièges entre la droite et la gauche là où la gauche est majoritaire, et les attribuer à 100% à la droite ailleurs. C’est vouloir gagner sur le tapis vert ce que la droite a perdu dans les urnes. Voilà le véritable objectif du gouvernement.

Cette réforme est une honte pour la démocratie mais c’est aussi une faute majeure pour l’avenir de notre pays. Un bon exemple est le Grand Paris. Pour contrebalancer les projets menés par nos élus avec Paris Métropole, on veut instituer une société du Grand Paris dans laquelle les collectivités locales n’auront qu’un strapontin. Pourquoi ne pas non plus revenir à une administration préfectorale de Paris, comme avant 1977 ? Après avoir été punie pendant près de 100 ans pour avoir cédé à la commune, les Parisiens et les franciliens le sont-ils pour avoir élu un grand maire socialiste à Paris, un grand Président de Région, et donné ou renouvelé leur confiance scrutins après scrutins à nos élus ?

Nous qui considérons que la décentralisation a été la réforme démocratique la plus puissante de ces 30 dernières années, nous voulons en garder l’esprit et en approfondir la portée.

Nos propositions sont sur la table. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités avec des missions claires et compréhensibles par tous. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités autonomes, dans leurs décisions, avec une fiscalité propre, dynamique et juste. Une décentralisation pleine et entière, c’est la démocratie jusqu’au bout, avec une élection directe par les Français, maintenue pour les Conseils Régionaux et établie demain pour les communautés urbaines. Mais il n’y a pas de République sans justice et là aussi l’Etat doit jouer son rôle en faisant jouer la solidarité par une péréquation financière digne de ce nom.

Ce combat nous allons le mener, parce qu’il s’agit de l’avenir de nos territoires et de la qualité de vie des Français. Nous allons aussi le mener parce que la démocratie est en cause quand les modes de scrutins sont biaisés.

Nous poserons aussi la question de la présence des services publics sur tout le territoire. Au nom de la même folle idéologie libérale qui veut faire reculer la puissance publique sous toutes ses formes, les services publics sont attaqués aussi. Il nous faut les défendre. Ainsi, le 3 octobre, journée nationale contre la privatisation de la Poste, nous organiserons dans toutes les municipalités socialistes, des votations citoyennes afin de demander au chef de l’Etat d’organiser un référendum d’initiative populaire sur l’avenir de la Poste.

Vous le voyez, mes chers camarades, le travail est immense. Notre feuille de route est claire à moyen terme, elle l’est aussi à court terme.

Le Parti socialiste, premier parti d’opposition, doit être utile à 100% aux Français, en combattant les régressions sociales, en proposant comme nous le faisons encore ce matin, en préparant un grand projet de la gauche en 2012.

Ce projet ne s’écrit plus à huis clos. J’engagerai dans quelques jours avec beaucoup d’entre vous un Tour de France à la rencontre et à l’écoute des Français, pour débattre de la société dans laquelle nous voulons vivre, du mieux-être que nous voulons construire. Nous proposerons aux Français d’être des activistes de notre projet. Ils pourront constituer le socle de nos primaires ouvertes.

Nous engagerons les grands rendez-vous de notre projet, la convention nationale sur le nouveau modèle de développement, des Assises sur l’éducation et la recherche, sur le climat, sur la ville et sur la culture.

J’engage tous les militants à nous donner la feuille de route de la rénovation le 1er octobre. Je vous appelle tous à une grande mobilisation pour défendre les collectivités locales et remporter la bataille des régionales.

Nous entrons dans la construction de la maison commune de la gauche, car la gauche, c’est notre histoire, c’est notre avenir.

Refonder les idées, refonder notre Parti et construire la maison commune de la gauche, voilà l’ambition fixée à La Rochelle.

Le travail est immense mais vous êtes là, fiers de ce que nous sommes et enthousiastes à ramener l’espérance.

Alors tout est possible. La France qu’on aime le mérite !
Alors bon travail mes camarades !

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Stop ou Encore

Posted on 05 mai 2009 by Fred

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Explosion du Chômage, travailleurs pauvres, crise écologique, privatisation des services publics : la crise que nous vivons n’est pas le fruit de quelques spéculateurs, elle est la conséquence d’une politique libérale et autoritaire conduite par la droite en France et en Europe.

Dans sa gestion du pouvoir, et depuis le début de la cris, la droite ne protège que les plus riches et les banques, laissant les plus modestes sans défenses.

Notre génération subit depuis des années la montée des inégalités et c’est elle qui est en première ligne face aux effets des crises.

Lire la suite en téléchargeant le tract du MJS

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Le 1er mai, je marche avec les socialistes

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Le 1er mai, je marche avec les socialistes

Posted on 30 avril 2009 by Fred

Le 1er mai doit faire date. Le Parti socialiste doit répondre présent à ce rendez-vous qui s’est souvent confondu avec les plus grands progrès sociaux. Face au mutisme de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, les centrales syndicales ont appelé à faire front commun, une première depuis plusieurs décennies. Aux socialistes de faire de même en formant un grand cortège le 1er mai prochain

Appels aux militants, aux sympathisants socialistes

face à la crise économique et sociale :

Un premier Mai unitaire

Les 8 syndicats Français (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) ont lancé un appel à manifester ensemble le 1er mai.

Qu’ils soient élus, militants associatifs, ou syndicaux, les socialistes seront présents, parce qu’ils soutiennent ce mouvement  social, et parce qu’ils y participent  par leurs engagements et par leurs propositions face à la crise :

  • Suppression de l’injustice fiscale.
  • Arrêt du plan de suppressions de postes dans la fonction publique (en particulier dans l’éducation et dans le secteur de la santé)
  • Versement d’une aide de 500 euros pour 13 millions de personnes gagnant moins de 1,4 fois le SMIC
  • Baisse de la TVA pour relancer la consommation
  • Accompagnement des salariés licenciés et arrêt des licenciements boursiers

le 1er mai, je manifeste avec les socialistes.

le 1er mai, tous les socialistes seront, avec les travailleurs, aux côtés des citoyens, au coeur du mouvement social.

Rendez-vous à 10h00

Grenoble : angle de l’avenue d’Alsace Lorraine et du cours Jean Jaurès
Bourgoin-Jallieu : Parking du lycée l’Oiselet (rue Barbusse, près du centre commercial Leclerc)
Vienne : Devant la sous-préfecture
Roussillon : Place de la République

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Appel de Candidatures – Les Moines

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Bon fonctionnaire

Posted on 18 février 2009 by Fred

En fin d’année scolaire dernière, la directrice d’une école Saint-Quentinoise quitte son poste de direction pour reprendre un poste d’ajoint, pour ne pas être obligée de rentrer des données dans « Base Élèves ». L’équipe est formée de quelques militants du GFEN et d’autres. Des gens qui ne se sont jamais contenté du peu, qui se questionnent, qui bossent, qui tissent des liens avec les familles et qui se mobilisent pour les enfants en permanence.
La direction a été attribuée à titre provisoire, en septembre,  le poste est donc vacant.

Vous trouverez ci-dessous l’appel de candidature  !

Pour afficher le document original cliquer sur l’image ci-dessous.

Appel de Candidatures - Les Moines

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Compte Rendu du CM SQF du 2 février 2009

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Compte Rendu du CM SQF du 2 février 2009

Posted on 06 février 2009 by Daniel

Bref compte rendu du conseil municipal du 2 février 2009 à Saint Quentin Fallavier

Absents :

  • Mmes  Bedeau, de Marco,  Alphonsine,
  • MM. Cano, Morel, Augustin, Burgat (Groupe Bacconnier)
  • Mme Soriano,  M. Dumas (Groupe Quay-Thévenon).
  • Franck était excusé.

Beaucoup de gestion courante.

- Diverses informations d’ordre administratifs (CR des décisions du maire et des marchés publics de 2008)
- Passage de baux pour la construction de logements adaptés place des géraniums  avec la SDH et pour 7 logements sociaux place de la Paix , face à la boulangerie avec la SEMCODA.
- Reconductions de différentes conventions avec le conseil général pour le chéquiers jeunes, avec la SPA pour les chiens errants, pour l’école de musique et une association de jeux de rôles pour le château.
- Acquisitions de petits terrains dans les marais pour maîtriser cette zone d’intérêt écologique, projet de 25 ans initié par l’association de sauvegarde et géré par l’association AVENIR.
- Convention avec l’ADMR La mairie finance un poste et demi.
Etc….

Avis du conseil municipal sur le projet TGV de contournement de Lyon
Intervention du Maire :
Personne ne conteste ce projet qui est dans la logique du développement durable mais chacun  voudrait bien renvoyer ces équipements chez son voisin.
Fustige les élus de gauche, comme de droite qui s’opposent. M. Bacconnier se donnant bonne conscience (il l’a répété 3 fois, à croire que ses collègues ont une lente compréhension et n’étaient pas encore informés).
Un texte est soumis au conseil demandant toutes les études nécessaires et de façon indépendante sans pressions et copinage politique, sur des critères d’intérêt général, respectant autant que possible l’environnement et avec le minimum de nuisance, et demandant une indemnisation correcte des personnes spoliées de leur biens.  On réinvente l’eau chaude !
On ne peut pas être en désaccord avec cette position, mais il n’empêche que la mairie n’a pas fait beaucoup d’effort pour tenir les gens informés, une réunion de travail du conseil, c’est peu, une réunion d’information y a très longtemps, rien sur le bulletin municipal ni sur le site.  Heureusement qu’à Heyrieux il y a eu une réunion avec le sous préfet de Vienne le  21 janvier où au moins les gens qui risquent d’être concernés comme ceux qui s’intéressent au devenir économique de leur région ont eu des informations.
Le dossier est en mairie, il est aussi en ligne sur : www.rff-cfal.info on peut même intervenir directement par courriel.

- Motion de soutien au RASED (Réseau d’aide aux scolaires en difficulté) contre la politique de Xavier Darcos qui doit en supprimer l’année prochaine.
- 2 abstentions du groupe Quay, mais on ne saura pas pourquoi !

N.B. Si vous voulez en savoir plus, vous savez on me trouver.

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Manif_Educ

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Manifestation Villarde pour la sauvegarde de l’éducation

Posted on 17 janvier 2009 by Antoine

Manif_Educ

Manifestation à Villefontaine

La section socialiste Serge Mauroit constate que les municipalités dirigées par la droite n’ont aucunement pris conscience de la crise profonde qui touche l’école publique et cautionnent par leur silence et leur absence les attaques menées par le gouvernement contre les droits fondamentaux à l’éducation des générations futures.

Les élus, militants et sympathisants socialistes étaient présents à cette manifestation pour apporter leur soutien aux personnels, élèves et parents d’élèves.

Nous regrettons vivement de ne pas y avoir vu le maire, ses adjoints et conseillers municipaux chargés des questions de l’éducation et de la petite enfance. Une fois de plus nous constatons que les élus de la majorité et le Maire de Villefontaine cautionnent l’action gouvernementale de Nicolas Sarkozy et préfèrent les voeux et festivités en tout genre aux actions de terrains plus concrètes comme la défense de droits fondamentaux.

Certes il nous sera répondu que eux travaillent, agissent, et pensent,  comme l’a si bien rappelé Delphine qui a entendu l’élu en charge des questions d’éducation s’exclamer en commission à l’attention des enseignants : «faites vos grèves nous ferons le droit d’accueil» … ce n’est pas sans rappeler les propos du chef de l’état qui annonçait fièrement que les grèvistes ne seraient plus visibles …

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Grève

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Pour Soutenir l’École Publique

Posted on 15 janvier 2009 by admin

Grève

En l’état actuel des informations recueillies auprès des organisateurs, deux manifestations seront organisées en Isère le samedi 17 janvier pour soutenir l’école publique :

- Un rassemblement à 10h au marché des Roches de Villefontaine

- Une manifestation à Grenoble, départ à 15h place de la Gare. Les militants socialistes sont invités à se rassembler à  partir de 14h45 à l’angle de l’avenue Alsace Lorraine et du cours Jean Jaurés.

La Fédération du Rhône du Parti socialiste nous précise que pour la manifestation à Lyon, le Parti socialiste a rendez-vous à 15h30, à l’angle du Pont Lafayette et du quai Augagneur.

N. Ancel
Secrétaire de Section

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Lettre ouverte aux citoyennes et citoyens soucieux de sauver l’école publique républicaine

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Lettre ouverte aux citoyennes et citoyens soucieux de sauver l’école publique républicaine

Posted on 23 décembre 2008 by admin

Les Françaises et les Français se laissent actuellement abuser par des attaques sectorielles incessantes contre le système éducatif présentées comme des réformes inévitables alors qu’elles ne sont que l’application d’un plan cohérent de destruction de l’école publique républicaine. En tant que Maire, Conseiller Général de la Gironde et ancien instituteur  je suis effaré par l’accumulation des mesures destructrices qui laissent préluder à une mise en pièces de l’enseignement primaire et une « marchandisation » de l’acte éducatif jusque là encore sous la responsabilité régalienne de l’État. Jugez un peu.

Depuis sa nomination en mai 2007, le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, a en effet déjà à son actif :

Suppression de la carte scolaire, qui institue la concurrence entre écoles et accélère la formation de ghettos scolaires ;
Promulgation de « nouveaux » programmes (dont les rédacteurs ne sont toujours pas connus !) contraires à l’avis de la profession et des chercheurs, après une mascarade de concertation, menée dans la précipitation ;
Diminution de 2 h du temps hebdomadaire d’enseignement (l’équivalent de 3 semaines par an !) et la réorganisation de la semaine décidée contre les préconisations des professionnels et des spécialistes des rythmes scolaires et qui génère beaucoup plus de frais de garde pour les familles qu’un simple jour de grève. Encore une fois les familles auront la double peine : garde à régler et impôts locaux en hausse en raison des difficultés financières rencontrées par les structures d’accueil (Centres de loisirs) qui devront se substituer à l’Etat ayant délaissé les enfants ;
Discrédit jeté sur l’action des enseignants de l’école publique, notamment en trompant l’opinion sur les performances de l’école française dans les évaluations internationales et sur le coût réel de notre école ; il ne cesse d’accréditer l’idée, portée par les groupes ultralibéraux, mais démentie par les spécialistes, que les résultats français sont plus mauvais que la moyenne et en baisse et que les dépenses sont plus élevées que nos voisins et en hausse ;
Déclarations insultantes sur les maternelles considérées comme de simples garderies où le travail des enseignants consiste à « surveiller la sieste et à changer les couches » ;
Disparition programmée des IUFM, revenant à supprimer la formation professionnelle, au lieu de chercher à l’améliorer ;
Étranglement financier des associations éducatives complémentaires de l’enseignement public qui vont devoir abandonner des champs entiers de l’action éducative et fermer de nombreuses structures ;
Atteintes au droit syndical, au paritarisme et au droit de grève avec l’installation coercitive du Service Minimum d’Accueil (SMA) ;
Mise en place du fichier base-élèves, comportant des données qui mettaient gravement en cause les libertés individuelles et le droit à l’éducation des enfants étrangers, quel que soit le statut de leurs parents ;
Financement (pour 220 000 euros) d’une officine privée qui doit surveiller les prises de position des enseignants sur internet, (« repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau » : libellé exact de l’appel d’offres)

Mise en place d’un pseudo soutien scolaire totalement inefficace dans les faits en raison des contraintes temporelles et matérielles qu’il impose à des enfants déjà en difficulté.

Il vient aussi de faire inscrire dans le budget 2009 :

Suppression brutale de 3 000 postes d’enseignants spécialisés des RASED, tout en proclamant vouloir diviser par 3 le taux d’élèves en grande difficulté scolaire et en tentant de faire croire que la mise en place des 2 h d’aide personnalisée pourrait remplacer le travail des enseignants spécialisés ;
•  Baisse de 30 % des postes mis au concours en 2009 et, par voie de conséquence, de la formation continue remplacée par les PE2, avant sa disparition totale en 2010…

Tout récemment, il a confirmé que d’autres « réformes » seront mises en place en 2009 :

Création de l’Agence nationale du remplacement, qui pourrait employer des maîtres non certifiés et précarisés avec statut privé ;
Création des Etablissements Publics d’Enseignement Primaire et la caporalisation des maîtres par des « super-chefs », les directeurs d’EPEP (500 postes ont été budgétisés pour cela). Son application sur les écoles de moins de 4 classes va détruire l’enseignement public de proximité et les liens avec les familles et els élus locaux ;
Suppression de la maternelle entre 2 et 3 ans, remplacée par un « jardin d’éveil » à la charge des communes et des familles, premier pas vers la suppression de la maternelle avant 5 ans, réclamée par des amis politiques du ministre ;

Fausse suppression de l’article 89 sur le financement des écoles privées qui va peser lourdement sur les petites communes et qui va créer une inégalité scolaire désastreuse pour l’école rurale ;

•  Plutôt qu’une revalorisation des salaires des enseignants, l’annonce qu’il octroiera une prime de 400 euros aux maîtres qui feront passer les évaluations nationales au CE1 et au CM2 alors que depuis toujours les enseignants assument la passation d’épreuves d’évaluation, la correction et l’analyse des résultats, sans penser à demander une rémunération spéciale, car l’évaluation des apprentissages des élèves a toujours  fait partie de leurs missions.

Nous, élus locaux, en première ligne pour combler les carences prévisibles du système éducatif,  ne pouvons plus continuer à subir cette politique scolaire fondée sur la concurrence entre, les collectivités, entre les élèves, entre les familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle est contraire à l’idéal de citoyens responsables et solidaires qui fonde notre école laïque et républicaine.

Tous les élus républicains doivent en avoir conscience et dénoncer cette avalanche de coups bas contre le corps enseignant abandonné dans la tourmente de réformes qui ne visent qu’à l’humilier. La dégradation des conditions d’enseignement dans toutes les écoles, le transfert permanent insidieux des charges vers les communes, la privatisation rampante de tout ce qui est lié à l’éducation des enfants, la mise en pièces du mouvement laïque complémentaire de l’école sont les axes essentiels de ce qui est faussement présenté comme une réforme indispensable pour améliorer la qualité de l’enseignement alors qu’elle ne conduisent qu’à son affaiblissement mortel.

L’école publique est gravement menacée et, dès la prochaine rentrée, les conséquences de ce plan parfaitement maîtrisé se feront durement ressentir sur le terrain. Les communes seront obligatoirement concernées par ces mesures cumulées et devront répondre à l’attente des familles dans un contexte social et économique inquiétant. Je vous invite donc dans toutes les instances où vous siégez à condamner globalement et fermement cette politique négative et dangereuse pour l’école laïque à laquelle la république doit tant.

Jean Marie DARMIAN

Maire de Créon

Conseiller général de la Gironde

Commandeur dans l’ordre des Palmes Académiques

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Gratuité des écoles et lycées français de l’étranger

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Gratuité des écoles et lycées français de l’étranger

Posted on 19 décembre 2008 by admin

Info de la FCPE

Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs,  Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger. Un cadeau sympa, non?
Sauf qu’il va surtout profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée.

Ces écoles, très cotées étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d’autres, privés sous contrat.  En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets:
5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco.
Au diable l’avarice!

Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.
A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an (pas vraiment le smic) pour décrocher 4 500 euros d’aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d’une bourse. Mais pour le gouvernement, ce n’était pas assez !!
Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale… quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse !
A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite.
 » J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle », a expliqué Sarkozy, le 20 juin dernier, devant la communauté française d’Athènes. Mais j’ai préféré démarrer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français.

 » Encore merci ! »  Mais générosité pour qui ?
A Londres, l’une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d’euros de revenus annuels.

Et deux autres gagnent plus d’un million. Jusqu’alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d’attirer leurs cadres vers l’étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expatriation si l’État  régale ? Un coût qui fait boum Au Quai d’Orsay, l’Agence française de l’enseignement à l’étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s’est bien gardé d’en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du « Canard ». D’ici dix ans, appliquée du lycée jusqu’au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l’Etat la bagatelle de 713 millions d’euros par an ! Intenable !  La vraie priorité, c’est l’ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité.

Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s’est lancé la dedans ?
Peut-être parce qu’il se sent personnellement concerné par la question :
Après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha… Et il va falloir payer !
Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n’a pas nié ces menus « inconvénients ». Son cabinet songe d’ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle… mais toujours sans conditions de revenus.  Sauf que, pour le moment, Sarko n’en veut pas. « Je tiens beaucoup à la gratuité », s’entête-t-il à chaque déclaration à l’étranger.
Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !

Et ben voyons ! Certaines décisions semblent aller de soi alors qu’en France les mêmes se demandent si l’école maternelle gratuite (qui troue le budget de l’Etat) est vraiment indispensable aux 3 ans !!!

Philippe Meirieu

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