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Rencontres solidaires en nord-Isère – Villefontaine

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Rencontres solidaires en nord-Isère – Villefontaine

Posted on 14 novembre 2011 by admin

Rencontres solidaires en nord-Isère – Villefontaine le 16 novembre 2011 au Centre Simone Signoret rue Victor et Hélène Basch, Villefontaine

L’ESS en Nord-Isère sous toutes ses formes. De la culture au sport, des associations aux mutuelles, cette journée est le rendez-vous de tous les acteurs de l’ESS du Nord-Isère.
Au programme : stands, expositions, marché, conférences, ateliers, concerts et émission de radio tout au long de la journée…

 

L’économie sociale et solidaire dans tous ses états.
Emission en public de Couleurs FM
enregistrement le 16 novembre 2011 à 17h 30
Au Centre Simone Signoret de Villefontaine

Au lendemain des États Généraux de l’ESS, à la veille des élections présidentielles, l’Economie sociale et solidaire veut de plus en plus s’imposer comme une issue à la crise qui ravage en ce moment la finance et les économie mondiale.
Comment cette autre économie est-elle présente dans le Nord-Isère ? Comment se développe-t-elle ? Quels sont ses acteurs ? Quel pouvoir des citoyens pour la développer ?
Intervenants et invités de tous horizons, acteurs de l’ESS dans le Nord Isère, consom’acteurs…

 

Esscapades
Enregistrement d’un numéro de l’émission Esscapades, le rendez-vous bimestriel de l’ESS sur Couleurs FM.
Le 16 novembre 2011, centre Simone Signoret de Villefontaine, 11h00.

 

La musique

Concert de L’Emigrant :
Groupe dont la réputation n’est plus à faire dans la région, acteur à part entière de son territoire, L’Emigrant saura ramener son public et charmer le public de la journée.
Un concert d’une heure environ qui commencera par quelques notes douces pour accompagner l’apéritif, pour continuer par une prestation plus traditionnelle où le groupe jouera son répertoire.

 

Concert de Vibrations Mystiques :
Grand ensemble musical, Vibration Mystique est aussi une association et une école de musique. Son concert d’environ une heure clôturera cette journée avec des rythmes des musiques du monde…

 

Partenariats :
Le projet est développé en partenariat avec la CAPI et le réseau MédiasCitoyens.
La partie musicale est gérée par l’association Vibration Clandestine qui assure aussi la promotion de la journée dans les colonnes de son magazine distribué dans 1000 lieux de diffusion.
L’agencement et la décoration sont confiés à l’association ABCD. En partenariat notamment avec Emmaüs, elle construit ses décors à partir de matériel de récupération, alliant savoir faire d’artistes et démarche d’insertion professionnelle.

 

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Forum Social Mondial étendu

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Forum Social Mondial étendu

Posted on 04 février 2011 by admin

Forum Social Mondial étendu
En direct de DAKAR
Soirée débat sur les paradis fiscaux
« L’hémorragie fiscale : Quelles conséquences ici et au Sud ? »
Projection du film « La grande évasion »  par les paradis fiscaux de Fred Brunnquell
La Tour du Pin
Mercredi 9 février 2011
20 h 00 Salle Romanet : 9 rue Claude Contamin

(de Bourgoin par la nationale : à gauche juste après la gendarmerie puis à 50m à gauche, à côté du centre social)
Contacts : au 06 12 29 09 31 et 04 26 38 60 95
Collectif d’associations de solidarité internationale Nord Isère notamment :
Artisans du Monde, ATTAC, CCFD- Terre Solidaire, Survie

 

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Intervention des commerçants lors du dernier conseil municipal Villard

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Intervention des commerçants lors du dernier conseil municipal Villard

Posted on 03 janvier 2011 by admin

Lors du dernier conseil municipal de villefontaine, un représentant des commerçants a pris la parole pour alerter les élus sur leur situation économique qui se dégrade. (voir l’article du Dauphiné). Il a évoqué les problèmes de salubrité, de sentiment d’insécurité, de sécurité, la baisse de chiffre d’affaire, de dégradations, de commerces qui ferment, qui ont fermés ou vont fermer dans les semaines à venir, et les inquiétudes face au projet de rénovation du centre ville qui va encore accentuer la baisse de l’activité durant les travaux. Le public et les élus ont été très attentifs et respectueux devant l’exposé des problèmes.

Et … Monsieur le Maire a répondu en 5 points.

  1. Pour le problème des poubelles : il a des preuves, c’est les commerçants (CERTAINS commerçants et il a les noms) qui laissent leurs poubelles à côté des bacs. Il faut donc balayer devant sa porte avant de se plaindre
  2. Pour la sécurité : récemment le préfet constatait les bons résultats de Villefontaine avec une délinquance en baisse, des chiffres qui s’améliorent,  les nombreuses caméras de télésurveillance installées, certains délinquants arrêtés lors de leur méfaits à St Bonnet (tabac, banque, …). Selon Monsieur le Maire qui ne veut pas minimiser (!?),  la situation s’améliore …
  3. Pour l’animation : c’est la mairie qui a demandé à ce qu’une association de commerçants voit le jour afin d’avoir un interlocuteur unique, et Monsieur le Maire a même fait voter une subvention exceptionnelle de 1500 euros …
  4. Pour la baisse d’activité : Selon Monsieur le Maire à la CAPI aussi on constate que les commerces souffrent, mais il faut aussi se poser la question du savoir faire des commerçants ; le maire n’est pas responsable de la politique de prix des uns et des autres, il ne peut pas exonérer les commerçants de leurs charges, ni de leurs responsabilités …
  5. Pour la rénovation urbaine : le maire a toujours dit que les commerçants seront prioritaires dans les locaux nouvellement construits …

À Villefontaine la responsabilité des élus a … disparu.

En effet le maire n’a pas répondu aux attentes des commerçants et a pris soin de rappeler que tout ce qui arrive est de la faute des autres et non pas de l’absence de politique économique concrète et de politique de la ville en liaison avec tout les acteurs économiques de cette ville. Il précise qu’il se bat depuis 7 ans pour les commerces (force est de constater que ce n’est peut être pas le meilleur combattant et il oublie qu’il est élu depuis bientôt 16 ans !). Jusque dans le milieu des années 90 les commerces qui fermaient, étaient remplacés par d’autres … Villefontaine était porteuse d’espoir, avait une dynamique, des projets d’installations d’équipements culturels en centre ville pour augmenter l’attractivité. Depuis plusieurs années on assiste impuissant à la politique de la terre brûlée mais cela ne dure qu’un temps.

Nous constatons nous aussi que :

  • Le commerce dans les villes voisines se porte mieux que chez nous (des galeries marchandes se développent partout autour de Villefontaine !)
  • 1500 euros pour créer des animations commerciales est une somme bien faible au regard de certaines dépenses comme par exemple la télésurveillance avec transmission laser (aucun chiffre ne montre son réel apport dans la résolution des délits – on parle généralement d’un impact de 1% – http://bugbrother.blog.lemonde.fr)
  • Le sentiment d’insécurité est réel n’en déplaise aux élus de droite de la majorité qui eux ne jugent que par des chiffres qui ne prennent pas en compte le ressentit des Villard(e)s!!
  • Monsieur le Maire a les yeux rivés sur un seul projet et qu’il délaisse les forces économiques et les commerçants au risque de voir cette ville devenir un désert qu’il sera difficile de reconquérir.
  • Les commerçants ne pourront pas acquérir d’autres locaux une fois le centre ville rénové (dans 5 à 15 ans !!) car ils auront fermés avant ou ils n’en auront plus les moyens.
  • Villefontaine garde toujours une image particulièrement dégradée dans la région (collège incendié, centre des impôts incendié, nombreux braquages, vols, agressions, bagarres,  …) et qu’aucune action de la mairie ne semble mise en oeuvre pour corriger cela.

Pourtant sauver les commerces Villards doit être une priorité pour redonner du sens à cette ville, qui veut venir vivre dans une ville de presque 20000 habitants où il n’y a plus de commerces ??? Comment se positionner pour résister à la pression de villes voisines? Il faut pour cela avoir une vision d’avenir à plus long terme que le projet suivant. Il faut savoir lier les projets entres eux, leur donner une cohérence au travers d’une vraie politique globale de la ville et pas seulement et uniquement  s’appuyer sur le tissu associatif et les maisons de quartiers (qui font un travail remarquable fort heureusement).

Il faut d’urgence redonner un sens à cette ville en s’appuyant sur ses atouts existants et en pensant la ville comme elle devra être pour les générations futures et pas seulement vu depuis le coin d’un bureau en mairie.

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Les commerçants dans la tourmente

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Les commerçants dans la tourmente

Posted on 22 décembre 2010 by admin

Le Dauphiné Libéré – mardi 21 décembre 2010
Télécharger l’article au format pdf (1,6 Mo)

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Communiqué de presse

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Communiqué de presse

Posted on 22 décembre 2010 by admin

Le 20 décembre 2010

Villefontaine souffre depuis 15 ans d’absence de politique de la ville et de vision d’avenir. La manifestation des commerçants lors du conseil municipal témoigne du mépris avec lequel le maire et ses adjoints traitent les premiers acteurs sociaux de nos rues.

Chaque jour les Villard(e)s dénoncent :

  • La dégradation de la situation socio‐économique pour les habitants des quartiers
  • Le recul organisé des services publics et l’absence de moyens spécifiques de la Politique de la ville
  • La perte de légitimité du maire, réduisant ses interventions à un «dialogue de gestion» sans vision d’avenir autre que celle du coup par coup.
  • Les difficultés persistantes à articuler un projet de ville mixant le social, l’urbain, l’économique et l’environnemental et à se projeter dans « l’après‐ANRU » pour le centre ville
  • Le recul de la démocratie participative à mesure que des habitants, des élus et des techniciens se replient sur eux‐mêmes alors que lors de la campagne des municipales de 2008 le candidat à sa propre succession faisait de la surenchère en promettant plus qu’un quart d’heure citoyen avant chaque conseil municipal.

Pourtant il suffirait de regarder cette ville dans son ensemble et non comme une succession de projets sans lien, de poser un diagnostic concret et sans concession sur les erreurs passées avant de se projeter dans l’avenir avec pour seul objectif de tous progresser vers le mieux vivre ensemble. Nous appelons les Villard(e)s à venir nous rencontrer afin d’échanger sur l’avenir de notre ville et nous contacter via le blog www.partisocialiste38.com

 

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Vivre autrement aux Portes de l’Isère

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Vivre autrement aux Portes de l’Isère

Posted on 08 novembre 2010 by Fred

Journée de découverte de l’Économie sociale et solidaire, «Vivre autrement aux Portes de l’Isère», organisée le mercredi 10 novembre 2010 à la Halle Grenette (Bourgoin-Jallieu).

Cette manifestation est organisée dans le cadre du mois de l’Économie Sociale et Solidaire, par la coopérative «A deux et plus entreprendre», en partenariat avec la CAPI, la Région Rhône-Alpes, la radio «Couleurs FM» et la Ville de Bourgoin-Jallieu.

La coopérative d’activités A DEUX ET PLUS ENTREPRENDRE, en partenariat avec la CAPI, la Région Rhône-Alpes et Couleurs FM vous propose une grande journée de découverte de l’économie sociale et solidaire. Une journée pour venir à la rencontre des structures associatives, coopératives ou mutualistes qui font vivre le territoire du Nord-Isère.

http://www.adeuxetplus.com
http://www.rhone-solidaires.org

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André Vallini : « L’argent public est de plus en plus rare aujourd’hui »

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André Vallini : « L’argent public est de plus en plus rare aujourd’hui »

Posted on 11 septembre 2010 by Fred

On se souvient que l’élaboration du budget du conseil général de l’Isère en 2010, crise économique oblige, avait été des plus difficiles et marquée par une certaine rigueur. Qu’en sera-t-il pour 2011 ?

Comment se portent les finances de l’Isère ?

« Même si les droits de mutation sont un peu repartis à la hausse, les effets de la crise économique sont toujours là. Nous avons moins de recettes alors que la demande sociale explose sans être compensée par les dotations de l’État. Les dépenses d’action sociale ont considérablement augmenté en 2009 en Isère, et l’accroissement va se poursuivre dans les prochaines années avec une progression de 7 % par an des bénéficiaires de l’APA, soit près du triple de la moyenne nationale et l’augmentation de la précarité, et donc du RSA. La situation de l’Isère reste toutefois moins dramatique que celles d’une trentaine de départements qui se retrouvent aujourd’hui dans l’incapacité de verser leurs prestations sociales. »

Cela pourrait-il arriver en Isère ?

« Les Départements qui ont eu recours, dans le passé, à des emprunts massifs, sont aujourd’hui étranglés par les remboursements. Ce n’est pas notre cas puisque l’Isère est le Département le moins endetté de France, et cela nous a permis en 2009 et devrait nous permettre en 2010 de maintenir un haut niveau d’investissement. Beaucoup de Départements ont dû diminuer en 2009 leurs aides aux communes alors que nous l’avons maintenue en Isère. »

Pas de nouvel emprunt en 2011 alors ?

« Nous avons emprunté 75 millions en 2010, contre 50 millions les années précédentes et pour 2011, notre emprunt devrait se situer dans cette fourchette. L’Isère est parmi les Départements dont les finances sont les plus saines, et nous allons poursuivre dans cette voie car l’argent public est de plus en plus rare : la gestion doit donc être plus rigoureuse que jamais et les Isérois le comprennent bien. »

Allez-vous revoir à la baisse certaines de vos compétences facultatives ?

« Nous intervenons dans tellement de domaines qui ne relèvent pas de nos compétences obligatoires que l’on peut très bien envisager des réductions mais cela doit toujours être pour mieux nous recentrer sur nos actions obligatoires, à commencer par la solidarité : les personnes âgées, les handicapés et l’enfance malheureuse. »

Les secteurs à financements croisés (NDRL : par plusieurs collectivités locales) ne vont-ils pas souffrir de ces recentrages ?

« Nous venons de décider avec Michel Destot et Marc Baïetto d’harmoniser la préparation de nos budgets respectifs pour simplifier le millefeuille des financements. C’est une première et je vais proposer de l’étendre aux autres villes et intercommunalités en Isère. »

par Eve MOULINIER le 11/09/2010 à 05:00
http://www.ledauphine.com/

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Les Régions qu’on aime – Face à la crise

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Les Régions qu’on aime – Face à la crise

Posted on 15 janvier 2010 by Fred

les entreprises avec les régions socialistes

 

Accompagner les créations d’entreprises et soutenir les stratégies de développement des entrepreneurs 30 000 entreprises soutenues financièrement et accompagnées pendant la crise.

- Dans le Nord-Pas de Calais, un fonds régional d’investissement, le FINORPA.
- En Rhône-Alpes, les contrats d’appui pour le développement des PME-PMI.
- En Bourgogne, le dispositif « Créafil » , le programme d’aide à la création d’entreprises en quartiers sensibles.
- En Lorraine, ce sont 900 projets de création d’entreprise qui ont été soutenus et plus de 4000 entreprises, PME et TPE, qui ont été accompagnées.
- En Ile-de-France, ce ne sont pas moins de 39 pépinières d’entreprises qui sont soutenues par la région.

 

Face à la crise, les régions socialistes ont soutenu d’abord les pme alors que le gouvernement aidait les patrons du cac 40 et les banques

- En Bourgogne, 27 mesures de soutien aux PME ont été adoptées pour 23 milliards d’euros, et qui ont permis de sauvegarder plus de 1500 emplois.
- La région Pays de la Loire a créé un prêt pour le redéploiement industriel et lancé un emprunt obligataire régional.
- En Picardie, les entreprises ont été conseillées et aidées pendant la crise grâce au « Comité régional économie entreprise ».
- Pour passer le cap de la crise, la région Auvergne a créé un fond d’avance de trésorerie pour les PME en difficulté.

 

Simplifier les démarches administratives en créant des guichets uniques pour accueillir les entreprises

- En Lorraine par exemple avec le site internet www.entreprenezenlorraine.fr et la création d’un guichet unique.

 


Téléchargez le bilan d’action des régions PS.

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France Telecom : lettre ouverte à la trop « confiante » Christine Lagarde

Posted on 06 octobre 2009 by Fred

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Bruno Masure | Journaliste énervé | 06/10/2009 | 18H02
Source : http://www.rue89.com/bruno-masure/

Madame la ministre,

puis-je, modestement, vous adresser un (petit) encouragement et un (gros) reproche ?

Au fil des mois, vous avez fait d’incontestables progrès en terme de communication ministérielle. Il faut dire que vous partiez avec un lourd handicap : qui a oublié l’époque où, alors que le prix de l’essence flambait (si j’ose dire ! ), vous même, caricature de Marie Chantal à Bercy découvrant l’écologie à la mode bobo, vous conseilliez aux Français étranglés financièrement par la hausse du carburant de se mettre… au vélo !

Enfourcher son deux-roues pour aller remplir le caddy au supermarché, conduire mémé chez le kiné ou aller chercher les trois enfants à l’école, c’était assez cocasse !

Le ministère de l’Economie étant, pour beaucoup, celui du verbe (donner la fameuse « confiance » aux ménages ou aux investisseurs), comment avez-vous pu publier un communiqué assurant de votre « totale confiance » le PDG de France Télécom, le « manager » le plus désolant de France, celui qui déplore la « mode » des suicides dans son entreprise, avec son équipe non moins calamiteuse de la D.R.H. , ou plutôt D.R.I., Direction des ressources inhumaines, cette entreprise de (télé)communication où les cadres semblent incapables de communiquer ?

Cet « Orange » où les salariés, qui se sentent marrons face à cette course effrénée à la productivité, sont rouges de colère, blancs de rage et surtout bleus de trouille et verts d’inquiétude. Alors qu’il vous était facile d’user de la plus terne des langues de bois (« prise en compte des réalités », « légitimes inquiétudes », « circonstances difficiles », « effort indispensable pour ramener la sérénité », etc ) !

A quoi sert un (bon) service de communication, si ce n’est à servir un discours lénifiant, autrement dit à enfumer -en douceur- les citoyens ? Le cynisme porté au rang des beaux arts ! Mesurez-vous le poids des mots ? Le danger d’agiter de façon aussi irresponsable le chiffon rouge devant des millions de salariés exaspérés et dégoûtés ? Gare aux dégâts provoqués par le taureau quand il reversera le matador inconscient !

PS : Félicitez de ma part Didier Lombard et son service de com qui vient de lancer une magnifique campagne pour vanter l’efficacité redoutable de cette entreprise, sur le thème de… « la claque » ! « Funny, is it not », le principe du vaseux communiquant ?

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Martine Aubry : Une « offensive de civilisation »

Posted on 05 septembre 2009 by Antoine

La Rochelle, le 30 août 2009

Cher(e)s Ami(e)s, cher(e)s Camarades,

Nous avons voulu que cette université d’été soit utile à la France et aux Français. Je crois que nous avons réussi.

Les Français doivent savoir qu’ils ont été au cœur des débats qui se sont déroulés, ici, à La Rochelle, pendant ces trois jours : pour apporter nos réponses à la crise, mais aussi pour préparer un projet de société et le rassemblement de la gauche. Ce travail nous l’avons mené avec les syndicalistes, les associations et les ONG, les mouvements d’éducation populaire, avec des élus, de militants mais aussi avec les autres formations de la gauche. Je le dis en votre nom à tous : la gauche, pour le Parti Socialiste, c’est notre histoire, c’est notre identité et c’est notre avenir. Je veux remercier toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur contribution.

J’ai aimé cette Université car elle a été à l’image de ce que notre Parti doit être : ouvert sur la société, ouvert sur la gauche, ouvert sur le monde. Et puis, disons le aussi, j’ai aimé la convivialité de ces trois jours passés ensemble. Comme vous, elle m’a fait chaud au cœur. On s’engage pour des idées, bien sûr, mais rien n’est possible sans la passion de réfléchir et d’agir ensemble. Rien n’est possible sans rassemblement des socialistes, sans camaraderie, sans amitié. N’oublions jamais que la source de notre énergie est en nous, mais aussi entre nous.

***

Notre rendez-vous de La Rochelle a lieu en pleine crise économique et sociale.

Une crise économique sans précédent depuis 1929, une explosion de la précarité et du chômage, un investissement qui baisse et une consommation en recul si l’on excepte l’achat d’automobiles.

Bien sûr la crise est internationale, mais le moins que l’on puisse dire est que les réponses de la France n’ont pas été à la hauteur. Le seul vrai plan de relance dans notre pays, c’est celui de nos Présidents de région, de nos Maires et de nos Présidents de Conseil Généraux et d’Intercommunalités.

Notre pays va mal financièrement. La dette explose atteignant le chiffre historique de 73% du PIB. Cette dette n’est pas liée à des dépenses utiles pour notre pays, mais à des décisions inutiles et injustes. Ce ne sont pas seulement les socialistes qui le disent, c’est aussi Philippe Seguin, Président de la Cour des Comptes. Le fameux paquet fiscal de juin 2007 est aujourd’hui le boulet fiscal qui plombe la France. Et on vient d’apprendre que le gouvernement ne s’attaquera pas aux niches fiscales, qui ont augmenté de 20 milliards d’euros depuis 2002, inutile de dire au profit de qui !

Et puis, alors que nous avons que le modèle social français est un amortisseur de la crise, grâce à l’assurance chômage, au RMI, aux services publics, ce modèle est attaqué en France au nom du libéralisme.

Quand les finances publiques sont exsangues, quand les catégories populaires et les classes moyennes sont précarisées, quand les jeunes galèrent et que les pensions de retraite sont rognées, quel sens y a-t-il à subventionner les heures supplémentaires ? Quel sens y a-t-il à supprimer les majorations des heures travaillées le dimanche, réduire les retraites des mères de famille ou encore poursuivre en cette rentrée le plus grand plan de licenciements de notre pays par des suppressions massives d’emplois dans la fonction publique – à l’école, à l’hôpital, dans la police ou dans la justice ?

Alors que l’on attendait de nouvelles mesures, le gouvernement veut nous faire croire que la crise est derrière nous et s’en attribuer les bénéfices. Quelle indécence !

Il sait très bien que le léger frémissement de croissance est lié aux exportations soutenues par les plans de relance chez nos partenaires, notamment en Allemagne. Non seulement nous ne sommes pas sortis de la crise, mais nous risquons de nous y enfoncer un peu plus car le pouvoir d’achat est reparti à la baisse et les risques d’une nouvelle montée en flèche du pétrole et du fuel se font jour. Plus que jamais, pour les familles, pour notre économie, des mesures de soutien à la consommation s’imposent.

Au-delà de notre contre-plan de relance, nous proposons des mesures d’urgence pour la consommation.

Tout d’abord, un remboursement de 200 euros de TVA pour les 16 millions de ménages modestes, non imposables, qui n’ont pas bénéficié du remboursement des deuxième et le troisième tiers de l’impôt sur le revenu. Le coût est de 3,2 milliards d’euros, qui se retrouveront ici immédiatement dans la croissance et l’emploi. C’est le même montant que la baisse de la TVA dans la restauration, dont on demande l’annulation même dans les rangs de l’UMP. Faute d’avoir imposé des contreparties, les prix dans les cafés-restaurants n’ont baissé que de 1% !

Et puis la rentrée s’annonce épouvantable pour les jeunes et leurs familles : nous demandons le maintien des allocations familiales pour les enfants majeurs de plus de 20 ans.

Ce serait plus utile que de voir M. Châtel parader devant les caméras de télévision au rayon fourniture scolaires des grandes surfaces, flanqué de militantes de l’UMP transformées pour l’occasion en ménagères modèles et sans problème !

A la fin du 18ème siècle, un premier ministre de Catherine II de Russie avait inventé les villages Potemkine, villages fabriqués de toute pièce pour faire croire aux visiteurs que tout allait bien. Au début du 21ème siècle, voilà qu’un ministre de Nicolas Sarkozy invente les supermarchés Potemkine, fausse vitrine d’une fausse reprise destinés à duper les caméras et, à travers elles, les Français ! Je vous rassure, cela n’a pas marché.

Quelle indécence, aussi, à parler de reprise, quand aucune famille n’est épargnée par le chômage. Deux mille chômeurs en plus chaque jour depuis un an, et les plans sociaux se poursuivent.

Nous avons fait des propositions pour aider plus fortement les entreprises en difficulté notamment dans la sous-traitance automobile. Nous n’avons pas été écoutés et ce secteur est en grande difficulté. La politique du gouvernement en la matière illustre son état d’esprit en toute chose : pour quelques-uns, les bénéfices, pour tous les autres, de l’injustice ! Deux fois trois milliards d’euros ont été versés aux deux constructeurs français ; il fallait bien sûr les aider. Mais comme pour les banques renflouées par l’Etat, les aides publiques ont été réelles, et les contreparties, virtuelles. Soutien aux sous-traitants, respect des délais de paiement, renoncement aux bonus et dividendes, investissement massif pour la recherche afin de faire advenir les voitures du futur, rien de tout cela n’a été imposé, contrairement à ce qu’a fait Barack Obama avec Chrysler et General Motors.

Nous avons fait des propositions pour que les entreprises bénéficiaires qui licencient, financent le reclassement de salariés et la ré-industrialisation de leur site. Nous avons fait des propositions pour accroître le niveau et la durée de l’indemnisation du chômage alors que la durée de celui-ci augmente. Sur tous ces sujets nous n’avons pas été écoutés et pourtant leur actualité reste entière.

J’ajoute aujourd’hui une proposition en réponse au scandale que constitue le comportement d’entreprises largement bénéficiaires, qui profitent de cette période de crise pour transférer l’activité à l’étranger en pillant les carnets de commandes et les savoir-faire d’établissements totalement rentables. Ces salariés vivent, en plus de difficultés personnelles, l’humiliation de telles décisions à leur égard.

Je pense bien sûr à ces conflits emblématiques que sont ceux de Continental et de Molex. Mais il y en a beaucoup d’autres : New-Fabris à Châtellerault, Freescale à Toulouse, Nortel à Chateaufort, SKF à Fontenay-le-Comte.

Alors que la loi protège aujourd’hui les actionnaires et les créanciers face à des patrons peu scrupuleux ou mauvais gestionnaires, rien n’est prévu pour empêcher ce pillage d’entreprises françaises au détriment des salariés. Le Parti socialiste propose une procédure de mise sous tutelle de l’entreprise par le tribunal de grande instance sur saisine des salariés en amont des licenciements ; un administrateur judiciaire serait nommé pour gérer l’entreprise le temps nécessaire pour faire cesser des pratiques contraires aux intérêts de l’entreprise et de ses salariés.

En cette rentrée, comment ne pas aussi penser aux jeunes dont la situation est dramatique ? Ce sont sans doute eux qui paient le plus lourd tribu à la crise. Premiers à souffrir de la crise du pouvoir d’achat, près d’un jeune sur quatre est en dessous du seuil de pauvreté ; premiers à devoir renoncer à se soigner ; premiers aussi à être frappés par le chômage, la précarité des CDD, de la précarité et des stages. Mais derniers à être indemnisés car sans droits aux assedics ni au RMI et derniers à accéder au logement car sans garanties financières. Le drame, c’est qu’ainsi se reproduisent les inégalités. Ceux qui ont des parents capables de les aider s’en sortent. Les autres enchaînent les galères et s’enfoncent dans la précarité. Une bonne partie du problème des banlieues est là. Quand une société sacrifie sa jeunesse, la traite comme si elle n’avait pas sa place dans la société, alors on peut dire que cette société est vraiment malade.

Dans quelques jours, 650 000 jeunes arrivent sur le marché du travail sans espoir de trouver un emploi. Il serait irresponsable de les laisser sans rien.

Nous avons fait de multiples propositions, lors de la commission Hirsch. Je n’en reprends ici qu’une seule : la création de 150 000 emplois-jeunes dans l’économie verte et des services aux personnes. Les besoins sont immenses dans ces secteurs. Humainement passionnants, utiles pour la société, ces nouveaux métiers sont souvent difficilement solvables par le marché. Il faut les aider à naître au profit des jeunes, en renouant avec ce qui, dans le passé, a marché. Investir dans l’intelligence et l’avenir des jeunes, c’est aussi donner un sens la société. Ne pas le faire, en temps normal, c’est du dogmatisme ; dans une période de crise aussi grave, c’est de l’irresponsabilité.

Soutien au pouvoir d’achat, pouvoir accru pour les salariés, avenir de la jeunesse : les propositions des socialistes existent, solides, crédibles et j’ajoute disponibles : puisque Monsieur Sarkozy veut un emprunt utile pour la France, qu’il commence donc par emprunter les idées de la gauche !

Oui, mes chers camarades, cette rentrée est dure. Elle est dure pour tous les Français. Seul le CAC40 s’est redressé et avec lui les bonus des traders et des dirigeants. D’un côté, la reprise financière, de l’autre la crise populaire, voilà la réalité de cette rentrée !

Les Français n’en peuvent plus des scandales à répétition, des stock-options de la Société Générale aux bonus des patrons de GDF et Suez ou des traders de la BNP. Le capitalisme financier poursuit sa route et continue comme avant. Et pourtant, que de grands discours de Nicolas Sarkozy, à Toulon ou dans les Ardennes ! La main sur le cœur, des trémolos dans la voix, le menton droit et le doigt pointé haut, il promettait de traquer les patrons voyous et de limiter les hautes rémunérations et les bonus.

En communication, le président de la République est hors catégorie. Côté action, il est franchement hors course ! Il a reçu mardi dernier, pour la septième fois, les banquiers à l’Elysée. Ils connaissaient déjà la chanson : des mots, toujours des mots, « transparence », « moralité », « sanction ». Mais de décision, aucune, sauf de repousser le versement de 50% des bonus des traders de la BNP de quelques mois. Rassurez-vous, ils toucheront quand même 59 000€ tout de suite en moyenne. Les contribuables n’acceptent plus que des milliards aient été donnés aux banques sans autre résultat que de venir remplir les poches de ceux qui sont responsables de la crise.

Je demande à nouveau au Président de la République de faire voter une loi s’inspirant de la proposition de loi des députés socialistes, plafonnant les écarts de rémunération, limitant fortement les bonus – je propose une règle simple, qu’ils ne dépassent pas la part fixe du salaire-, interdisant les parachutes dorés et les stock-options sauf pour les entreprises naissantes.

En second lieu, nous demandons avec insistance que l’Etat rentre dans les conseils d’administration des banques refinancées par la puissance publique afin de contrôler l’utilisation des 21 milliards d’euros d’argent public qui leur ont été versés. Car chacun sait aujourd’hui que si les banques ont repris leurs opérations financières et en récompensent leurs traders, les PME sont toujours en attente de crédits pour se développer ou survivre, de même que les Français pour acquérir un logement.

Nous aurions aimé que la France soit en tête du combat pour la régulation financière. Mais Nicolas SARKOZY n’y est pas prêt. J’ai demandé à Poul Rassmussen, le Président du PSE, de lancer une grande campagne des socialistes européens pour imposer une régulation financière au cœur de laquelle se trouvent la limitation et la réglementation des rémunérations variables et l’encadrement des hautes rémunérations. Il vient de me confirmer son plein accord sur cette initiative. Il a déjà pris contact avec les démocrates américains, qui eux aussi veulent se joindre à ce mouvement.

Oui, nous devons reprendre le flambeau des fondateurs de l’Europe pour construire une Europe politique, sociale, écologique et juste !

Gageons que le président Obama aura la même détermination que les socialistes européens sur ce sujet, lui qui, dans la fidélité du grand combat du sénateur Ted Kennedy dont je salue la mémoire, se bat courageusement pour permettre à 47 millions d’Américains d’avoir enfin recours aux soins.

C’est un exemple parmi d’autres de la nécessaire internationalisation de notre engagement qui doit répondre à la mondialisation. L’Internationale Socialiste comme le Parti Socialiste Européen prépareront leurs propositions pour Pittsburgh, en espérant cette fois ci que le G20 ne sera pas un grand show médiatique comme celui de Londres, mais bien le début d’une vraie régulation.

Voilà quelques mesures d’urgence pour les mois à venir. Elles sont nécessaires dans la situation économique de notre pays, elles sont nécessaires pour faire face à l’urgence sociale, mais il faut aller beaucoup plus loin.

Il nous faut d’abord avoir les idées claires sur l’origine de la crise.

C’est là que commence la différence entre les libéraux et les autres, entre eux et nous, la gauche. Le capitalisme n’a jamais été sans capitaine et le capitalisme financier n’est pas une hydre sans tête ! Ce n’est pas parce qu’il est moins réel et plus immatériel, plus patrimonial et moins familial, global plutôt que national, que le capitalisme est sans direction aux deux sens de ce mot : oui il a des objectifs, oui il a des dirigeants. Ils préfèrent l’économie virtuelle à l’économie réelle, c’est cela qu’il faut changer.

Mais il faut aussi ne pas se tromper sur le bouleversement qui s’opère sous nos yeux et qui n’est pas seulement économique et financier : il renvoie à des mutations profondes, à la fois idéologiques, écologiques, sociologiques.

Oui, la crise est sociale : c’est l’incertitude et la précarité qui ont remplacé la progression et la sécurité ; c’est la dégradation des conditions de travail et de logement ; c’est le difficile accès aux droits, de l’éducation à la santé en passant par la sécurité ; c’est la relégation hors des centres villes de pans entiers de la population, associés à un désert rural ; c’est l’insupportable écart de revenus, au sein de notre pays comme entre le Nord et le Sud.

Urgence sociale mais aussi crise environnementale : pollutions, déforestation, réchauffement climatique, manque d’eau, fin du tout pétrole. Le mot de Paul Valéry prend toute sa résonance : désormais, nous savons que nous, humains sommes mortels, que toute forme de vie peut cesser par la folie des hommes, des techniques non maîtrisées, des intérêts particuliers dévoreurs de l’intérêt général.

Et que dire de la crise agricole! Le blé ? Les prix baissent ! Le lait, les légumes, le cochon, tout baisse ! Le métier devient de plus en plus dur, dur de devoir se battre avec les banques pour simplement continuer à le faire, dur de nourrir sa famille, dur à vivre aussi quand on est perçus de plus en plus comme des pollueurs, avides de subventions ! Cette crise, si elle ne reste sans réponse, emportera avec elles de multiples exploitations. Nul chef d’Etat qui se respecte ne devrait laisser ses agriculteurs sans secours ! L’agriculture française va mal. Elle doit changer. Elle y est prête. Il faut l’aider à accélérer son évolution vers l’arrêt des pesticides et des nitrates, vers le bio, le durable, la proximité.

Tout à sa recherche de la rentabilité maximale à court terme –de la « profitation » comme l’ont justement dénoncée nos compatriotes de Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunionet de Guyane voilà quelques mois –, le libéralisme entrainera l’humanité dans sa perte.

Finis les grands systèmes ! La chute du Mur de Berlin en 1989 a disqualifié le communisme stalinien. Vingt ans plus tard, la finance folle invalide le capitalisme anglo-américain. Profits-salaires, nation-Europe, Etat-citoyen, les compromis historiques de la social-démocratie traditionnelle sont secoués et même bouleversés par la mondialisation, l’individualisme et l’injustice sociale.

Non seulement les lendemains ne chantent plus, mais des siècles de croyance aveugle dans la science, la technique, le libre-échange, révèlent les ratages sous les conquêtes. Nous vivons l’ombre des Lumières. C’est l’idée même de progrès qui est épuisée.

Dresser ce constat, pour moi, c’est refuser sa fatalité ! Comment en sortir ? Devant une crise aussi globale, mes camarades, nous le savons, il ne suffira pas pour la gauche de proposer quelques adaptations ou de mieux gérer, c’est le système tout entier qu’il faut changer. Nous devons conduire une offensive de civilisation, transformant profondément notre façon de produire, de redistribuer, de consommer mais aussi de vivre ensemble.

Oui, au cœur ce choix de civilisation, se trouve le nouveau modèle de développement économique, social et durable que nous devons construire. C’est l’objet de la convention que nous préparons pour début 2010. Il s’agit d’élaborer ensemble notre « new deal » pour le monde d’après. Avec une idée centrale, qui secoue nos habitudes et nos certitudes : nous savons maintenant que l’abondance ne rend pas mécaniquement la vie meilleure.

Il nous faudra nous poser la question fondamentale du « que produire ? ». Le post-productivisme que nous souhaitons ne nous invite pas à renoncer à produire, mais bien à définir une production utile et sobre. Que produire mais aussi comment créer des richesses et des emplois sur notre territoire ?

Il faut remettre l’économie en avant, et l’Etat a son rôle à jouer pour retrouver une politique industrielle, qui manque tant à la France. Oui, l’industrie à un avenir dans notre pays. L’idée d’une division internationale du travail partageant le monde entre ceux qui pensent et ceux qui fabriquent est une impasse. La désindustrialisation, avec son cortège de licenciements, n’est ni nécessaire, ni utile, ni fatale.

Une politique industrielle, c’est former les salariés et sauver les bassins, c’est aussi préparer les secteurs d’avenir, les textiles techniques et intelligents, les nouveaux matériaux, la gestion des déchets, l’éco-construction, les moteurs propres, les énergies renouvelables ; les transports publics ; les fibres optiques. C’est dans ces secteurs que se trouvent les airbus et les TGV de demain. Soutenons la recherche, aujourd’hui méprisée ; valorisons les créateurs et les innovateurs aujourd’hui supplantés par les rentiers et les financiers ; accompagnons les PME aujourd’hui délaissées.

Une fiscalité adaptée et de nouvelles régulations devront remettre l’économie devant la finance.

La politique industrielle est de nouveau au cœur de la réflexion des socialistes, comme en témoigne notre proposition de créer, dans notre pays, un pôle public d’investissement industriel, mobilisable sous forme de fonds régionaux et massivement abondé.

Cette question sur le « que produire » nous amènera à un grand débat avec les Français : une société développée n’est elle pas une société qui consacre plus de richesses à l’éducation, à la recherche, à la santé, à la culture ? Il faudra faire des choix, fixer des priorités mais aussi faire de vrais réformes porteuses de progrès pour nos concitoyens. On est là bien loin de la conception de la réforme que porte Nicolas Sarkozy, sans sens pour la société et fondée sur le seul dogme du « moins d’Etat ».

Ainsi à titre d’exemple, une vraie réforme de la santé tournera le dos aux franchises médicales, aux déremboursements,  à la transformation de l’hôpital en entreprise. Elle confortera notre système de soins fondé sur la qualité de nos hôpitaux publics. Elle développera la recherche en matière de santé. Elle s’engagera enfin vers une politique de prévention tant négligée et pourtant si nécessaire. Elle luttera contre les déserts médicaux et contre les inégalités.

« Que produire », oui, mais aussi comment produire ? Une double exigence, sociale et environnementale s’impose aujourd’hui.

L’exigence sociale, c’est une organisation du travail qui s’appuie sur les compétences des salariés, des conditions de travail moins stressantes et plus valorisantes, mais aussi une intervention des salariés dans le fonctionnement des entreprises par une présence dans les conseils d’administration ou dans les comités de rémunération.

C’est aussi ouvrir de nouveaux droits, nous en avons les premiers outils, avec la sécurité sociale professionnelle, pour permettre la progression de chacun dans la vie au travail et pour éviter le chômage sans activité. Ce chantier est demain, pour le monde du travail, à l’échelle de ce que furent l’Ecole sous la IIIème République et la Sécurité Sociale à la Libération.

L’exigence écologique s’impose au « comment produire », permettez-moi de m’y arrêter quelques instants.

Tout d’abord pour dire que les socialistes n’arrivent pas les mains vides. Nos collectivités locales ont toutes mises en place des politiques environnementales innovantes et audacieuses : transports collectifs propres, alternatives à la voiture, maîtrise des dépenses d’énergie dans les bâtiments publics, aides aux ménages pour les dépenses d’isolation thermique, construction de logements sociaux HQE, investissements dans les énergies renouvelables, éco-quartiers, introduction du bio dans les cantines scolaires, soutiens à l’agriculture biologique…

Non seulement, nous n’avons pas à rougir du bilan de nos actions en matière d’environnement, mais nous avons même toutes les raisons d’en être fiers.

Que disent les socialistes sur l’écologie ? D’une part, qu’il ne peut y avoir de politique écologique audacieuse qu’avec l’adhésion de la population et donc avec des mesures justes socialement. D’autre part, qu’il ne suffira pas, pour être efficaces, d’inciter financièrement ou de sanctionner fiscalement, de réparer les dégâts même s’il faut le faire sans s’attaquer aux véritables causes. Regardez deux décisions prises récemment par le gouvernement.

Le premier exemple, ce sont les algues vertes. Le gouvernement vient d’en découvrir la dangerosité, semble-t-il. Que fait-il ? Il les enlève, sans s’attaquer aux pollutions agricoles et donc à un modèle de développement intensif qui est en train de faire faillite. Les algues vertes, c’est un peu le symbole du cynisme de la politique du gouvernement en matière écologique : vertes à l’extérieur mais incarnant en réalité un laissez-faire toxique !

Le deuxième exemple touche à la fiscalité écologique. Nous ne voulons pas de cette taxe carbone telle que l’envisage l’UMP. Une taxe inefficace sur le plan écologique et injuste socialement accroissant la pression fiscale sur les familles, risquant d’être affectée à la réduction du déficit budgétaire ou à la compensation de la suppression de la taxe professionnelle.

La contribution énergie-climat que nous proposons concerne toutes les formes d’énergie. Son produit doit être utilisé à des compensations sociales.

Mais à quoi servirait de taxer les déplacements en voiture si on ne favorise pas en même temps les transports collectifs publics ?

Alors je fais une proposition, que le gouvernement s’engage dans un grand « plan de transports carbone zéro » : financement par l’Etat à hauteur de 50% de tous les projets de transports publics ; incitation forte aux plans de déplacement d’entreprise pour ramèner le coût des déplacements domicile-travail à moins de un euro par jour.

L’écologie exige des réponses de fond, difficilement compatibles avec les dogmes du libéralisme, la privatisation des missions de l’Etat et le laisser faire du marché. C’est dans cet esprit que nous nous rendrons à Copenhague, en insistant sur les actions envers les pays du Sud, qui ont besoin et moyens et de transferts de technologies et de savoir-faire. Nous sommes totalement solidaires et partie prenante  de la campagne « Copenhague 2009 l’ultimatum climatique », lancée par les ONG.

Enfin, penser un nouveau modèle de développement, pour nous socialistes, c’est traiter la question de la juste distribution des richesses. Ne l’oublions jamais : la valeur fondatrice de la gauche, c’est l’égalité ! Il n’y aura pas de reprise durable sans un autre partage des richesses au profit des salariés.

Sur la question des salaires, le gouvernement est aux abonnés absents. Pour la droite et les libéraux, c’est rarement le moment d’augmenter les salaires. Pour Nicolas SARKOZY, jamais, sauf pendant les campagnes électorales. Quand la croissance est forte, il ne faut surtout pas augmenter les salaires parce que cela pourrait conduire à la surchauffe.

Quand la dépression est là, il ne faut surtout pas augmenter les salaires car cela pourrait fragiliser la reprise.

Et si Sarkozy a mis la question du partage des profits sur la table, c’est justement pour évacuer celle des salaires. Pour nous, c’est la valeur ajoutée qu’il faut partager en premier. L’intéressement aux résultats, nous ne sommes pas contre, mais il n’y a pour nous de vraie rémunération, ni dans les heures supplémentaires, ni dans les profits qui sont par nature précaire, mais dans les salaires.

C’est pour y parvenir que notre convention proposera une grande réforme fiscale profondément redistributive.

Chers Camarades, le système libéral a non seulement la preuve de son inefficacité économique et de son injustice sociale mais a conduit à une société porteuse de violence, en panne de sens et en grave crise morale. Soyons en sûr, l’élection de 2012 se jouera au niveau des valeurs.

J’ai parlé ces jours-ci de conduire une offensive de civilisation.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société fondée sur des valeurs d’humanité, l’égalité, la justice, à rebours de la brutalité de tant d’oppression, d’exploitation, de marchandisation, ou tout simplement de renoncement ; c’est vouloir une société qui laisse sa trace et c’est pour cela que la culture est aussi importante, pour nous, les socialistes.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société où le mieux-être supplante les injonctions à consommer à outrance. Oui, il nous est permis, à nous socialistes, de lancer ce questionnement et ce débat sur un avenir post-matérialiste. Devons-nous passer à côté d’aspirations essentielles, qui ne se résument pas à la possession de marchandises ?

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société qui développe de nouveaux liens entre les personnes, des solidarités concrètes et collectives, indispensables à une société du souci de l’autre et de la responsabilité. Qui va prendre soin, aider et accompagner les personnes âgées dépendantes pour ne prendre que cet exemple ? Quel va être à l’avenir le partage des responsabilités entre les familles, le marché et l’Etat ? Voilà des questions auxquelles nous avons à répondre.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société d’individus respectés dans leur identité comme dans leurs aspirations. Nous y avons toujours répondu à gauche, en défendant la culture, la laïcité, l’éducation. Ces combats restent plus que jamais d’actualité. De nouveaux défis sont devant nous, comme la construction de services publics personnalisés capable d’écouter chaque personne, d’éviter les traitements anonymes ou stéréotypés, de respecter le principe d’égalité tout en prenant en compte les besoins de chacun. Comment ne pas le rappeler en cette rentrée où l’Ecole est plus que jamais malmenée ? Nous devons défendre l’école de la République, mais nous devrons aussi proposer une réforme ambitieuse. Ne renonçant en rien à porter chaque enfant au plus haut –sinon que serait notre rêve d’émancipation ?-, mais prenant en compte chaque enfant tel qu’il est dans les méthodes pédagogiques, dans les rythmes scolaires.

Chers camarades, l’action politique se mesure à l’attention que la société porte à chacun, à l’attention que chacun porte aux autres et aux générations futures. Humaniser notre société, cela fait aussi partie de la mission de la politique.

C’est retrouver la France que nous aimons, qui est aussi celle de la République et de la démocratie.

Il nous faut oui, défendre la République, qui subit aujourd’hui une remise en cause sans précédent de la part de Nicolas Sarkozy. Oui, le Président de la République s’arroge tous les pouvoirs. Il veut neutraliser l’ensemble des corps intermédiaires et des contre-pouvoirs.

La justice a été reprise en main. Avec le retour de la pratique des instructions individuelles au parquet, avec la nomination par le pouvoir politique des principaux magistrats, avec la suppression annoncée du juge d’instruction, je n’hésite pas à dire que dans notre pays, la séparation des pouvoirs est sérieusement écornée. Je n’hésite pas à dire que nous entrons dans un régime de justice soumis au pouvoir politique.

Dérive autoritaire, dérive sécuritaire aussi, mais échec sur la sécurité. Le bilan est clair : depuis 2002, 12 lois en plus et une augmentation des violences sur les personnes de plus de 40 % ! Suppression de la police de proximité, réduction des moyens aux associations de prévention, réduction des effectifs de la police et de la justice : les résultats sont là, un désastre, la violence au quotidien.

Comment ne pas s’inquiéter aussi des conséquences pour notre démocratie de la main mise sur les médias, avec le placement sous tutelle de l’audiovisuel public, alors que les principaux journaux et les principaux médias sont déjà aux mains des amis du Nicolas Sarkozy? Oui, dénonçons-le, mais disons aussi que nous ne construirons pas une pleine démocratie sans un quatrième pouvoir qui joue pleinement son rôle, recherchant bien sûr les faits dans une presse d’analyse et d’investigation, mais aussi porteuse de débats de fond sur l’avenir de notre pays. Ce chantier là aussi nous devrons l’ouvrir avec les journalistes et les professionnels des médias.

Sur tous ces terrains qui mettent en cause la République, nous serons présents. Mais je souhaite aborder maintenant le grand combat qui sera celui de la rentrée, celui qui met en cause l’organisation territoriale de notre pays et le caractère démocratique des scrutins.

Après avoir affaibli les droits de l’opposition au Parlement, le gouvernement s’est attaqué à un redécoupage électoral dont les conséquences sont claires : une quarantaine de députés socialistes en moins avec le même score, plus de 51% voix nécessaires pour avoir la majorité des sièges. Pourquoi ce scandale n’est-il pas unanimement dénoncé ? La démocratie est bafouée. Nous nous battrons jusqu’au bout pour nous faire entendre.

Ce mépris du chef de l’Etat pour l’opposition, cette volonté de ne pas l’entendre, on la mesure chaque jour, pas de concertation pour le retour de la France dans l’OTAN, pour la présence des troupes françaises en Afghanistan. Aucune information fiable non plus sur des sujets comme la grippe A qui intéresse tous les Français, nous demandons là de la transparence.

Mes chers camarades, le grand combat de la rentrée, je l’ai dit, nous le mènerons aussi contre le projet de loi sur les collectivités locales.

Ce projet de loi n’est pas une réforme, c’est une revanche. La droite n’accepte pas que nous gouvernions 20 régions sur 22, les deux tiers des départements et 14 des 20 plus grandes villes françaises. L’offensive a été préparée. Depuis des mois, le gouvernement étrangle financièrement les collectivités locales en leur imposant de nouvelles missions tout en réduisant leurs dotations et en vidant les bases de leurs ressources fiscales, jusqu’à maintenant supprimer de la taxe professionnelle.

Ils veulent faire croire aux Français que nous sommes dépensiers, y compris avec un discours populiste contre les élus. Nous lancerons dès la rentrée une double initiative, initiative politique autour de l’appel de la FNSER pour mobiliser autour de la défense de nos collectivités au service de notre pays et des Français et une grande campagne nationale, rappelant que les services rendus par nos collectivités sont de meilleure qualité et moins coûteux que lorsque l’Etat les réalisait. Cette campagne s’appuyera sur l’adhésion et l’attachement des Français à leur Région, à leur Département, à leur commune.

Nous démontrerons que les vrais conservateurs sont ceux qui tournent le dos à la décentralisation, qui continuent par la déconcentration à exercer des contrôles tatillons sur les collectivités locales et qui proposent à la France une organisation archaïque du territoire.

Nous, socialistes, nous croyons que les collectivités locales ont deux grandes missions à remplir : le développement ainsi que la vision et la préparation de l’avenir. C’est le rôle principal des Régions et des Communauté Urbaines ; la proximité des territoires et des habitants, c’est le rôle principal des Départements et des Communes.

L’institution de ces conseillers territoriaux est incompatible avec une organisation efficace. Trop près pour voir loin et trop loin pour être près de leurs administrés. En réalité cette réforme n’a qu’un seul objectif, modifier au profit de la droite les scrutins Régionaux et Départementaux. Les conseillers territoriaux seraient en effet élus à la proportionnelle dans les agglomérations et à la majorité dans les zones rurales. C’est partager les sièges entre la droite et la gauche là où la gauche est majoritaire, et les attribuer à 100% à la droite ailleurs. C’est vouloir gagner sur le tapis vert ce que la droite a perdu dans les urnes. Voilà le véritable objectif du gouvernement.

Cette réforme est une honte pour la démocratie mais c’est aussi une faute majeure pour l’avenir de notre pays. Un bon exemple est le Grand Paris. Pour contrebalancer les projets menés par nos élus avec Paris Métropole, on veut instituer une société du Grand Paris dans laquelle les collectivités locales n’auront qu’un strapontin. Pourquoi ne pas non plus revenir à une administration préfectorale de Paris, comme avant 1977 ? Après avoir été punie pendant près de 100 ans pour avoir cédé à la commune, les Parisiens et les franciliens le sont-ils pour avoir élu un grand maire socialiste à Paris, un grand Président de Région, et donné ou renouvelé leur confiance scrutins après scrutins à nos élus ?

Nous qui considérons que la décentralisation a été la réforme démocratique la plus puissante de ces 30 dernières années, nous voulons en garder l’esprit et en approfondir la portée.

Nos propositions sont sur la table. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités avec des missions claires et compréhensibles par tous. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités autonomes, dans leurs décisions, avec une fiscalité propre, dynamique et juste. Une décentralisation pleine et entière, c’est la démocratie jusqu’au bout, avec une élection directe par les Français, maintenue pour les Conseils Régionaux et établie demain pour les communautés urbaines. Mais il n’y a pas de République sans justice et là aussi l’Etat doit jouer son rôle en faisant jouer la solidarité par une péréquation financière digne de ce nom.

Ce combat nous allons le mener, parce qu’il s’agit de l’avenir de nos territoires et de la qualité de vie des Français. Nous allons aussi le mener parce que la démocratie est en cause quand les modes de scrutins sont biaisés.

Nous poserons aussi la question de la présence des services publics sur tout le territoire. Au nom de la même folle idéologie libérale qui veut faire reculer la puissance publique sous toutes ses formes, les services publics sont attaqués aussi. Il nous faut les défendre. Ainsi, le 3 octobre, journée nationale contre la privatisation de la Poste, nous organiserons dans toutes les municipalités socialistes, des votations citoyennes afin de demander au chef de l’Etat d’organiser un référendum d’initiative populaire sur l’avenir de la Poste.

Vous le voyez, mes chers camarades, le travail est immense. Notre feuille de route est claire à moyen terme, elle l’est aussi à court terme.

Le Parti socialiste, premier parti d’opposition, doit être utile à 100% aux Français, en combattant les régressions sociales, en proposant comme nous le faisons encore ce matin, en préparant un grand projet de la gauche en 2012.

Ce projet ne s’écrit plus à huis clos. J’engagerai dans quelques jours avec beaucoup d’entre vous un Tour de France à la rencontre et à l’écoute des Français, pour débattre de la société dans laquelle nous voulons vivre, du mieux-être que nous voulons construire. Nous proposerons aux Français d’être des activistes de notre projet. Ils pourront constituer le socle de nos primaires ouvertes.

Nous engagerons les grands rendez-vous de notre projet, la convention nationale sur le nouveau modèle de développement, des Assises sur l’éducation et la recherche, sur le climat, sur la ville et sur la culture.

J’engage tous les militants à nous donner la feuille de route de la rénovation le 1er octobre. Je vous appelle tous à une grande mobilisation pour défendre les collectivités locales et remporter la bataille des régionales.

Nous entrons dans la construction de la maison commune de la gauche, car la gauche, c’est notre histoire, c’est notre avenir.

Refonder les idées, refonder notre Parti et construire la maison commune de la gauche, voilà l’ambition fixée à La Rochelle.

Le travail est immense mais vous êtes là, fiers de ce que nous sommes et enthousiastes à ramener l’espérance.

Alors tout est possible. La France qu’on aime le mérite !
Alors bon travail mes camarades !

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Compte Rendu du conseil Municipal Villard du 6 juillet 2009

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Compte Rendu du conseil Municipal Villard du 6 juillet 2009

Posted on 07 juillet 2009 by Fred

Le show de l’été a eut lieu. Vous l’avez raté, pas d’inquiétude la maître de l’Hôtel de Ville a ,comme à son habitude, dirigé la cérémonie avec grandeur démocratique.

À l’ordre du jour 25 points, des questions diverses et un voeu de l’opposition (qui fera l’objet d’un article à part entière), hormis les points récurrents,  j’ai retenu les faits suivants :

Sous surveillance :
Une délégation de Gremda, Salzano, …, et de Russie était présente lors du début du conseil municipal pour voir vivre la démocratie à Villefontaine… Le Maire a du garder son sang froid malgré les remarques de l’opposition sur le montant des tickets restaurant des employés municipaux (non augmenté cette année malgré le vote des représentant du personnel et des élus de la majorité unanimement  favorables !!!) alors même qu’à la CAPI le Maire de Villefontaine semble avoir voté la même augmentation !? Réponse protocolaire au plus tard le 8 juillet… à suivre

À mon ami :
Difficile de s’opposer à une « décision » motivée par la reconnaissance du travail accomplit dans la ville, d’ailleurs il n’y a aucune raison de s’opposer à cet hommage !
Mais difficile de comprendre (devant la proposition d’associer 2 Villards pour la MPT des Roches) que le Maire n’est pas tranché comme il sait si bien le faire. La majorité propose que le centre social des Roches s’appelle Abdelatif Loukili (un hommage de plus après les nombreux témoignages d’amitié et la photo apposée au sein de la salle du conseil), l’opposition acquiesse (et s’étonne des oublis) et propose que soit associé le nom de Louis Ganel lui aussi très connu pour son intégrité et ses engagements à Villefontaine (talents reconnus par le Maire). Après de longues tergiversations le vote est scellé pas d’association de noms, pas de symbole fort de la mixité de cette ville.
Une rencontre est demandée/proposée par l’opposition pour trouver une place aux grands hommes et réfléchir à un hommage digne pour les deux.

En souhaitant que le maire trouve le repos de l’esprit dans cette dernière manifestation amicale à titre posthume et puisse aller de nouveau de l’avant. Peut être peut-on lui conseiller de couvrir le mur de la salle du conseil des photos de tout les conseillers municipaux disparus pour être équitable et aller au bout de sa démarche louable?

Les yeux fermés :
Certaines décisions ont été votées sans connaître exactement les motivations des demandes de subventions, l’utilisation future hormis « je sais qu’il vont faire quelques chose en septembre », et la principale intéressé l’adjointe aux associations n’a pas pris part aux explications.
La majorité n’a pas peur de voter des textes sans savoir  précisément quelle utilisation sera faite de l’argent public, pour quelle manifestation, dans quel but, …?

Pas de passe droits à droite :
Un éminent contribuable sentant l’amende, pour retard de paiement de ses taxes, arrivées a eut l’idée saugrenue d’en demander la remise gracieuse au Maire. 223 euros de remise furent demandés mais le maire resta intraitable … sous la pression de l’opposition. Il proposa à sa majorité de faire comme lui et de voter contre cette remise.

Des demandes de subventions à la pelle il n’y a qu’un pas :
FISAC, rénovation, seconde tranche, travaux… on apprend que des demandes de subventions sont faites pour continuer la réhabilitation de Servenoble, des Roches mais aussi des Fougères…
Curieux les Fougères c’est un dossier qui n’a jamais été évoqué en commission. Suite aux demandes répétées de l’opposition on ne sait toujours pas de quoi il en retourne « car c’est comme ça que l’on fait quand on demande une subvention »….

Séparation de l’église et de l’État :
À Villefontaine la laïcité se gère… d’ailleurs le mot gestion est là pour signifier que l’on va gérer les problématiques liées à la Laïcité des religions moins connues. Une explication qui en vaut d’autres pour dire que l’on demande une subvention pour la formation du personnel pour ne pas faire d’erreur face aux pratiques religieuses. Une représentante du personnel présente dans le public ne semble pas au courant qu’il y ait déjà eut une conférence sur le sujet… D’où la question : Formation du personnel ou des élus?
En espérant que l’écologie devienne rapidement une religion nous aurons peut être le plaisir de voir fleurir des repas bio dans les cantines Villardes.

à suivre le voeu pour le second scanner de Bourgoin Jallieu.

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Le paquet de Pépito

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Le paquet de Pépito

Posted on 19 juin 2009 by Antoine

C’est un de ces soirs glacés de décembre, le gros sapin de la place Brévière m’enguirlande : qu’est-ce que je fous encore dehors, c’est qu’il me manque un petit pot de crème. Messieurs Dames, et que, dans le pays de Bray, un vendredi soir, à 20 h 15, il n’y a qu’une solution : ma petite superette qui remplace l’épicerie, au beau milieu de Forges-les-eaux… C’est la seule porte qu’on peut encore pousser, et qui s’ouvrira devant vous. Endroit neutre, clair, et où vous payez le prix fort, l’horaire extravagant !

Je n’ai aucune envie de m’attarder, j’expédie les courses, me voici devant la caisse… et devant elle. Elle est si petite, elle doit m’arriver à l’épaule. D’origine, comme on dit, d’origine étrangère… des yeux de belette, qui regardent ses trois enfants venir déposer, juste devant moi, les courses sur le comptoir.

Trois enfants, une grande, onze ans, dirais-je, et deux petits. Surexcités les petits. Comme tous les enfants qui se sont un peu trop longtemps retenus de vivre en attendant leur mère. Gardés chez une voisine ? sûrement chez une voisine: aucune garderie ne fonctionne au-delà de 19 h, ou bien est-ce la grande qui les a gardés ? Toujours est-il que ces deux petits-là s’autoriseraient bien, maintenant que Maman est là, de parler fort, de chahuter, voire de courir. Mais ils sont repris, d’une voix sans réplique, pendant que la grande, sage comme une image, se tient droite, le long de sa mère… Comme le visage de cette femme est attentif. Comme son regard est précis.

Elle interpelle à voix basse l’épicier, qui comprend immédiatement : c’est elle qui dirigera le compte. D’abord le pain, dit-elle. Trois pains étagés comme les enfants : une grosse baguette, et deux petites. Et puis le pack de lait et une bouteille d’huile. L’épicier se décale un peu, qu’elle puisse suivre le décompte, sur la machine. Ils vont vite, elle et lui. Sont discrets et efficaces. S’entendent à demi-mot. L’épicier fait passer la pizza surgelée, et puis le gros paquet de chips… la mère ne quitte pas le compte des yeux… Il ne reste plus grand chose sur le tapis : le filet de deux kilos de pomme golden en promo, et un lot de deux paquets de biscuits Pépito… La grande se rapproche un peu, voici les trois enfants tout aussi attentifs que la mère. Le filet de pommes passe : 19 euros quatre-vingt-dix, annonce l’homme, un peu solennel. « Va rapporter les Pépito » commande la mère à la grande, en accentuant encore un peu la sécheresse de sa voix.

Les petits, sans rien réclamer, filent avec la grande remettre les biscuits en rayon. La mère les reprend encore, d’une voix excessivement, forcée : « Et plus vite que ça ! ».

Elle a fouillé dans son porte-monnaie, sorti le billet de 20 euros, l’a tendu, en le dépliant soigneusement, à l’épicier. Son regard croise le mien. Bon sang, ne rien laisser paraître de la compassion qui me submerge. Trouver le bon sourire, vite, mi-encourageant, mi-complice. Faire un petit signe de tête…

Heureusement, j’ai été pauvre, je sais ! Elle me sourit en retour, se redresse. Rassemble d’une voix adoucie ses enfants, et sort du magasin, exactement comme une petite poule d’eau traverse une rivière, avec sa flottille derrière elle…

Résister à l’envie de courir donner à la grande les Pépito. Résister à la culpabilité en posant à mon tour, près de la caisse, mon petit pot de crème super fine, la confiserie superflue, attendus par le garçon comme une chose naturelle, et la grosse grappe de raison muscat : le fruit le plus cher de l’étal, mais qui m’a paru beau. Penser au code du travail et à Gérard Filoche. Aux femmes dites de ménage, qui travaillent précisément au moment où leurs enfants ont le plus besoin d’elles. De six à huit. Qui rentrent trop tard pour vraiment cuisiner. Se souvenir du sort des grandes, dévouées aux petits, il le faut bien. Savoir qu’il y a toujours, toujours, plus malheureux que soi.

Marie Benoit 76

http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1900

–> avec mes excuses pour le retard de mise en ligne dû à un problème technico-humain :-)

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Quelles leçons tirer du rapport Cotis sur le partage de la valeur ajoutée ?

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Quelles leçons tirer du rapport Cotis sur le partage de la valeur ajoutée ?

Posted on 03 juin 2009 by Fred

Une règle de trois anticapitaliste

Par Jean-Marie Harribey, maître de conférences à l’université de Bordeaux-IV, coprésident d’ATTAC.

Le président Nicolas Sarkozy a entre les mains le rapport qu’il avait commandé au directeur de l’INSEE, Jean-Philippe Cotis, sur le partage de la valeur ajoutée. Tous ceux, patronat, gouvernement et tous les thuriféraires des politiques néolibérales, qui craignaient que ce rapport ne leur inflige un camouflet sont rassurés. En effet, la première conclusion de ce document est que, depuis vingt ans, la part des salaires dans la valeur ajoutée est restée stable en France. Mieux encore, elle se trouve au même niveau que celui qu’elle occupait en 1950. À cette époque, la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée des sociétés non financières était de 65 % ; et en 2007, elle était au même niveau.

Si l’on arrive à persuader les citoyens, et en particulier les salariés, que les choses n’ont pas bougé pendant soixante ans, c’est qu’il doit bien exister une loi immuable de la répartition des revenus. En choisissant comme point de repère la sortie de la Seconde Guerre mondiale, on laisse dans l’ombre le franchissement de deux paliers successifs. Sous l’effet du développement économique pendant les Trente Glorieuses et des luttes sociales, la part salariale avait atteint 69,5 % en 1973, c’est-à-dire avant que ne soient sensibles en France la chute de la rentabilité du capital et donc la crise structurelle du capitalisme qui s’en était suivi. Ensuite, la crise capitaliste avait provoqué la hausse de la part salariale jusqu’à 75 %, mais cette phase n’avait duré que très peu de temps, puisque le tournant de la rigueur salariale avait rapidement restauré les profits, ramenant la part salariale au niveau très bas qu’elle n?a plus quitté, et que le rapport Cotis, le MEDEF et le gouvernement considèrent comme naturel, François Fillon n’hésitant pas à nier que « les salariés auraient été lésés au profit des actionnaires » (le Figaro, 14 mai).

Autrement dit, selon que l’on prend le point le plus haut atteint par la part salariale (autour de 1982, avant que la politique de désindexation du salaire par rapport à la productivité du travail n’entre en application) ou le point le plus bas (fin des années 1980, après que cette politique eut produit ses ravages), on arrive à un résultat diamétralement opposé. Dans le premier cas, on trouve une baisse de dix points de la part salariale, dans le second, une stabilité, voire une légère hausse. Le bon point de comparaison aurait été celui qui précédait l’éclatement de la crise du capitalisme à la fin des années 1960 aux États-Unis et au début des années 1970 en Europe : alors, on constate que la baisse de la part salariale a été en France d?environ quatre points et demi sur le champ des sociétés non financières et de six points sur l?ensemble de l’économie.

Tous les commentateurs ont discouru sur la stabilité de cette part depuis le début de la décennie 1990, afin de discréditer les critiques qui, depuis de nombreuses années, dénonçaient la déformation du partage de la valeur ajoutée. Mais qu’y a-t-il d’étonnant à ce que, après une chute aussi forte, les choses n’aient pas encore empiré ?

Dans le but de déminer le débat public sur la répartition, le président Sarkozy avait proposé de partager les profits en trois tiers : un pour l’investissement, un pour les actionnaires et un pour les salariés. Mal lui en avait pris car le rapport Cotis établit que les profits sont aujourd’hui répartis de la manière suivante : 57 % pour l’investissement, 36 % pour les revenus du capital, 7 % pour l’épargne salariale ; et que, entre 1993 et 2007, les seuls dividendes sont passés de 7 à 16 % de l’excédent brut d’exploitation des entreprises. Qu’adviendrait-il si l’on répartissait les profits en trois tiers sur la base du montant global actuel des profits ? La part des profits consacrée à l’investissement serait ramenée de 57 à 33 %, c’est-à-dire connaîtrait une baisse de vingt-quatre points, inaugurant une période de catastrophes économiques assurée. La proposition du président Sarkozy est donc absurde et mystificatrice.

En revanche, on peut tirer un enseignement a contrario du rapport Cotis. Sans toucher à l’investissement et sans affecter la sacro-sainte compétitivité des entreprises, il serait possible de transférer une part important de la valeur ajoutée des revenus du capital vers la masse salariale. Ainsi, les profits représentent environ un tiers de la valeur ajoutée. Une division par trois des revenus du capital dans le total des profits ramènerait leur part à de 36 à 12 %. Un tiers de ces vingt-quatre points de différence représenterait huit points de valeur ajoutée qui pourraient être affectés à la masse salariale. En définissant trois nouvelles priorités : augmenter l’emploi de qualité pour une production de qualité, augmenter les bas salaires et les minima sociaux, augmenter les cotisations sociales pour sauver la protection sociale. Voilà une règle des trois tiers anticapitaliste qui pourrait être inaugurée après une modification du partage primaire de la valeur ajoutée, et non pas en tenant pour acquise la conquête du capital de la décennie 1980. Ainsi, pourrait-on s’attaquer à la racine de la crise actuelle qui ruine l?économie et détruit la société (*).

(*) /Voir d’ATTAC, Sortir de la crise globale (sous la dir. de J.-M. Harribey et D. Plihon), Éditions La Découverte, 2009/.

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Stop ou Encore

Posted on 05 mai 2009 by Fred

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Explosion du Chômage, travailleurs pauvres, crise écologique, privatisation des services publics : la crise que nous vivons n’est pas le fruit de quelques spéculateurs, elle est la conséquence d’une politique libérale et autoritaire conduite par la droite en France et en Europe.

Dans sa gestion du pouvoir, et depuis le début de la cris, la droite ne protège que les plus riches et les banques, laissant les plus modestes sans défenses.

Notre génération subit depuis des années la montée des inégalités et c’est elle qui est en première ligne face aux effets des crises.

Lire la suite en téléchargeant le tract du MJS

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Baisse de la TVA dans la restauration : un cadeau fiscal de plus !

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Baisse de la TVA dans la restauration : un cadeau fiscal de plus !

Posted on 02 mai 2009 by Fred

A qui profite vraiment cette nouvelle mesure?
La TVA passe de 19.6% à 5.5% (-14% environ) et on nous annonce des baisses de prix de 10% (sic!) et en plus cela ne concernera que le café, les menus du jours, et l’eau minérale (re SIC!!!!).

On nous prend pour des jambons? Ce sont les marges qui seront donc plus grandes encore.

Un lobbying efficace a permis cette « formidable » avancée, nous verrons si l’état contrôlera effectivement les engagements des restaurateurs (sur l’emploi et la baisse des tarifs) ce qu’il n’a jamais fait dans les mesures semblables précédentes!

Enfin s’il est logique de baisser la TVA  (car c’est un impôt injuste) pour le bienfait de nos portefeuilles cela devrait se faire en 1er lieu sur les produits de 1ère nécessité et non pas dans un secteur où une part non négligeable de la contribution fiscale vient des touristes étrangers…

Pour lire la suite : http://www.cfdt-finances.fr/Depeche/depeche09-037.htm

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Le 1er mai, je marche avec les socialistes

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Le 1er mai, je marche avec les socialistes

Posted on 30 avril 2009 by Fred

Le 1er mai doit faire date. Le Parti socialiste doit répondre présent à ce rendez-vous qui s’est souvent confondu avec les plus grands progrès sociaux. Face au mutisme de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, les centrales syndicales ont appelé à faire front commun, une première depuis plusieurs décennies. Aux socialistes de faire de même en formant un grand cortège le 1er mai prochain

Appels aux militants, aux sympathisants socialistes

face à la crise économique et sociale :

Un premier Mai unitaire

Les 8 syndicats Français (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, SOLIDAIRES, UNSA) ont lancé un appel à manifester ensemble le 1er mai.

Qu’ils soient élus, militants associatifs, ou syndicaux, les socialistes seront présents, parce qu’ils soutiennent ce mouvement  social, et parce qu’ils y participent  par leurs engagements et par leurs propositions face à la crise :

  • Suppression de l’injustice fiscale.
  • Arrêt du plan de suppressions de postes dans la fonction publique (en particulier dans l’éducation et dans le secteur de la santé)
  • Versement d’une aide de 500 euros pour 13 millions de personnes gagnant moins de 1,4 fois le SMIC
  • Baisse de la TVA pour relancer la consommation
  • Accompagnement des salariés licenciés et arrêt des licenciements boursiers

le 1er mai, je manifeste avec les socialistes.

le 1er mai, tous les socialistes seront, avec les travailleurs, aux côtés des citoyens, au coeur du mouvement social.

Rendez-vous à 10h00

Grenoble : angle de l’avenue d’Alsace Lorraine et du cours Jean Jaurès
Bourgoin-Jallieu : Parking du lycée l’Oiselet (rue Barbusse, près du centre commercial Leclerc)
Vienne : Devant la sous-préfecture
Roussillon : Place de la République

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Spam et arnaque ou vrai plan de relance ?

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Spam et arnaque ou vrai plan de relance ?

Posted on 27 avril 2009 by Fred

Plan de relance sérieux ou cadeaux sans contrepartie ? Les socialistes européens proposent des mesures pour lutter contre la crise dès les 100 premiers jours du prochain mandat et vous invite à les consulter sur :
http://changerleurope.fr

Ci dessous une parodie des célèbres pub Apple VS Microsoft qui ont eut tant de succès sur le web …
Mais là ce n’est pas de la pub…

Source : Bruno Julliard sur Facebook

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Le classement des députés qui travaillent… Ou pas !

Posted on 24 avril 2009 by Fred

Près de la moitié des députés touchent 7 008,65 euros bruts mensuels pour une seule intervention par mois

Nombre d’interventions en séance ou en commission : 0 ! Nombre de rapports, de propositions de lois ou de questions au gouvernement : 0 ! Depuis juillet 2007, le député UMP et ancien ministre Pierre Bédier, n’a donné aucun signe de vie à l’Assemblée. Il est la lanterne rouge du classement établi par Vincent Nouzille, auteur en 2006 de Députés sous influences, (Fayard), que Contribuables Associés s’est procuré en avant première. Lire le classement des députés

A quand des sanctions financières ? Après l’épisode affligeant de l’échec du vote de la loi Hadopi, faute de députés UMP présents, la publication du hit parade des « députés fainéants » relance la polémique sur l’absentéisme à l’Assemblée nationale. L’auteur de ce classement, Vincent Nouzille, s’est fondé sur les mêmes critères que pour son ouvrage paru en 2006, Députés sous influences, (Editions Fayard), à savoir : le nombre d’interventions en séance et en commission, le nombre de rapports publiés et de propositions de lois déposées entre le 15 juillet 2007 et le 15 avril 2009.

Le résultat est affligeant. Sur cette période de presque deux années, les quatre derniers élus du classement ne sont pas une seule fois intervenus ni en commission, ni en séance, et n’ont déposés ni rapports ni propositions de lois ! Il s’agit de Pierre Bédier (Yvelines, UMP), Guy Chambefort (Allier, PS), Laurent Cathala (Val-de-Marne, PS) et Sylvia Bassot (Orne, UMP).

Sur 577, près de la moitié ne sont intervenus que 21 fois en séance ou en commission, soit une intervention par mois ! Ce rythme de travail justifie-t-il que chaque député touche 7 008,65 euros par mois ? L’activité de l’Assemblée nationale justifie-t-elle un budget de 917 millions d’euros en 2009 ? Assurément non !

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Jean-François Copé, président du groupe UMP à l’Assemblée s’est dit prêt à appliquer des sanctions financières en cas d’extrémité – Qu’est-ce qu’il attend ?

Le ministre des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a estimé qu’environ 150 députés seulement travaillent sérieusement.

Philippe Briand, questeur à l’Assemblée, le reconnaissant dans Le Cri du contribuable du 4 octobre 2008 : «  La première des économies serait la réduction du trop grand nombre de parlementaires, qui encombrent l’Hémicycle (…) En France, on en a mille, alors que 300 députés suffiraient ».

Des sanctions financières doivent être appliquées sur les indemnités des élus fantômes, mais pas seulement : la récente réforme du travail parlementaire, pour être vraiment efficace, doit être complétée par une réforme plus profonde de la représentation nationale. Il faut réduire de moitié le nombre des députés et sénateurs !

Bien entendu, tous ne sont pas à mettre dans le même panier. En tête du classement on trouve les présidents de commission : Didier Migaud (Isère, PS), avec 303 interventions et 4 rapports parlementaires, Patrick Ollier (Hauts-de-Seine, UMP) et Pierre Méhaignerie (Ille-et-Vilaine, UMP), suivis des « hyper actifs » Jean-Pierre Brard (PC), Charles de Courson (Nouveau-Centre), François Brottes (PS), Gilles Carrez (UMP), rapporteur général de la Commission des Finances et auteur de 26 rapports parlementaires, Michel Bouvard (UMP), Jacques Myard (UMP), et un peu plus loin Lionel Tardy (UMP), le plus actif des jeunes députés élus en 2007, auteur notamment de 236 questions adressées au gouvernement.

Voir le classement des députés selon le nombre de leurs interventions en séances et en commissions (ordre croissant) au 15 avril 2009

Source : http://www.contribuables.org/actualite/l-actualite/en-avant-premiere-le-classement-des-deputes-qui-travaillent-ou-pas/

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Libre antenne

Posted on 15 avril 2009 by Fred

Le coup de gueule d’un auditeur de RMC contre les banquiers bénéficiaires des primes et aides de l’État !!!

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Pétition contre le paquet fiscal

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Pétition contre le paquet fiscal

Posted on 13 avril 2009 by Fred

Signez la pétition pour demander le retrait du paquet fiscal
Cette mesure de l’UMP accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés.


Elle coûte 15 milliards d’euros par an à l’Etat qui pourraient être utilisés à la lutte contre la crise et à l’amélioration du quotidien des Français. En 2008, le bouclier fiscal a permis à 834 contribuables parmi les plus riches de recevoir un chèque de l’Etat de 368 000 euros !

Nous avons besoin aujourd’hui du soutien de chacun pour parvenir à l’abrogation de cette mesure injuste.

Il est possible d’agir en 3 minutes !
1 Signez la pétition sur le site
2 Copiez et Transférez ce lien à 5 amis qui n’ont pas encore signée cette pétition

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L’amour vache d’Obama pour Sarkozy

Posted on 06 avril 2009 by Fred

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L’entente entre le président américain et son homologue français a été soigneusement mise en scène durant le sommet de l’OTAN de Strasbourg et de Kehl. En dépit d’un assaut d’amabilités, Barack Obama n’a pu s’empêcher de lancer quelques piques à son « ami » français, coupable de manifestations d’amitiés trop voyantes à l’égard de George W. Bush, de son soutien à la guerre en Irak, guerre à laquelle le président américain était farouchement opposé, et, surtout, de mensonge… Lire la suite

Source : Nicolas – et – http://bruxelles.blogs.liberation.fr

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Inégalités et partage

Posted on 18 mars 2009 by Fred

Ce matin, au micro de France Inter, Nicolas Baverez  (Économiste et historien présenté comme un proche de Nicolas Sarkozy) a ressorti l’argument de la stabilité du partage salaires vs profits pour justifier sa vision socio-économique face à Michel Wieviorka Sociologue, directeur d’études à l’EHES présenté comme proche de Martine Aubry…

Depuis quelques semaines, surtout depuis que Sarkozy a évoqué le partage en tiers de la valeur ajoutée dans les entreprises, un débat fait rage mais sans éclater au grand jour : reposant sur une apparente contradiction entre la stabilité du partage salaire/profit de la valeur ajoutée (environ 67,5% contre 32,5%) et la montée des inégalités. La droite exploite cette stabilité pour nier la montée des inégalités (et une partie de la gauche semblant manquer d’arguments). Dans un article dans le Libération d’hier (lien ICI), Thomas Piketty démonte parfaitement le coté vicié de cet argument et que cette stabilité n’est en rien contradictoire à la montée des inégalités.

Dans le même Libération, il revient aussi très justement sur les taux d’imposition des tranches les plus élevées dans l’histoire, notamment aux États-Unis après le New Deal et jusqu’à la grande braderie de Reagan. (Lien ICI)

Les statistiques et le grand sophisme mathématique de l’exploitation de la notion de  moyenne.

L’humoriste disait : mettez votre tête dans le four, thermostat 7, et les pieds dans le congélateur, votre corps sera en moyenne à 37° et … vous serez mort !

On retrouve ce type de manipulation en permanence par les temps qui courent :

  • Bouclier fiscal on ne donne que la moyenne des restitutions et pourtant … http://www.mediapart.fr
  • L’enrichissement des français, dans tous les médias, mais encore une fois en moyenne.

Par Michel G.

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Heures supplémentaires : il faut arrêter les frais

Posted on 17 mars 2009 by Fred

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Alternatives Economiques a lancé une pétition contre les exonérations sociales et fiscales dont bénéficient les heures supplémentaires au détriment de l’emploi. Cette initiative est soutenue par l’hebdomadaire Marianne. Parmi les premiers signataires (voir sur le site, lien ci-dessous) figurent les principaux dirigeants syndicaux du pays, de nombreux experts de l’emploi et du marché du travail ainsi que de nombreux acteurs de l’insertion par l’activité économique.

Si vous souhaitez soutenir cette initiative, la pétition peut être signée à l’adresse suivante : www.alternatives-economiques.fr/petition

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Supprimer les paradis fiscaux : oui ! Pourquoi, comment ?

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Supprimer les paradis fiscaux : oui ! Pourquoi, comment ?

Posted on 11 mars 2009 by Fred

Dans le contexte de crise actuel, les déclarations se succèdent à propos des paradis fiscaux : en parlant ouvertement de «problème» (Barack Obama) ou de «sanctions» (Gordon Brown), les principaux dirigeants ont reconnu ce que beaucoup d’observateurs dénonçaient de longue date, dans le mouvement social et alter mondialiste notamment. Ces véritables «trous noirs» de la finance ont non seulement permis le développement des diverses formes de délinquance financière (évasion et fraude fiscales, blanchiment) mais ont aussi joué un rôle moteur dans la mondialisation financière et la diffusion de la crise.

Source : http://www.solidaires.org
La suite dans le tract à télécharger en cliquant sur le lien paradisfiscaux10032009

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roubinin118x145

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Selon N. Roubini, le système bancaire US est insolvable

Posted on 10 mars 2009 by Fred

roubinin118x145Roubini met une nouvelle fois en garde contre le risque de récession – voire de dépression – en L, qui semble se confirmer avec une contraction au quatrième trimestre 2008 de 6% du PIB aux USA et en Europe, de 12% au Japon, et de 20% en Corée.

Comme la plupart des économistes, il estime que les autorités européennes n’ont pas pris conscience de la gravité des enjeux et font preuve d’une dangereuse frilosité en se refusant à agir résolument et rapidement. La situation américaine n’est pourtant guère meilleure. Sur les 800 milliards du plan de relance d’Obama, 200 seulement seront alloués cette année, sur lesquels une centaine devraient disparaître en épargne des ménages. Au total, l’effet de la relance serait donc inférieur à 1% du PIB en 2009. Mais il y a plus encore, l’économie mondiale ne repartira pas tant que de profondes reconversions n’auront eu lieu tant chez les exportateurs qu’aux USA.

La système bâti sur la surconsommation et le déficit américain d’une part, et les économies exportatrices d’autres part, ne repartira pas en l’état, car le désendettement des ménages américains sera un processus long et douloureux. Dans l’immédiat, la restructuration du système financier aux Etats-Unis est plus que jamais nécessaire. Avec le ralentissement économique, les pertes pourraient atteindre 3600 milliards de dollars, estime-t-il.

Conclusion : le secteur est en état de faillite, et la nationalisation s’impose, sans quoi les sommes gigantesques apportées par l’Etat ne servent qu’à tenter de protéger les actionnaires et les créanciers, pour le moment en pure perte…

Lire la suite : http://contreinfo.info

D’après une publication originale Forbes, traduction Contre Info

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Forum Rhône-Alpes

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Forum Emploi et Métiers dans l’économie sociale et solidaire

Posted on 25 février 2009 by Fred

Le second forum de l’emploi et des métiers dans l’économie sociale et solidaire aura lieu les 27 et 28 février 2008 à l’Espace Tête d’Or (Lyon – Villeurbanne).

Avec 210000 salariés, soit 10% de l’emploi en Rhône-Alpes, l’économie sociale et solidaire est un domaine-clé de l’économie rhônalpine. 23000 associations, coopératives et mutuelles investissent l’ensemble des secteurs d’activité en proposant une autre manière d’entreprendre et de penser l’économie.

Retrouver le programme de ce 2ième forum en cliquant sur l’image ci-dessous.

Forum Rhône-Alpes

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