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Les acteurs et militants de l’École Publique le 16 juin à Four

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Les acteurs et militants de l’École Publique le 16 juin à Four

Posted on 10 juin 2011 by Fred

 

Les acteurs et militants de l’École Publique,

(Coordination parents élèves, DDEN, AGU, FSU, SNUipp, PAS, EELV, PCF, PG, PS. – Coordination parents élèves Nord-Isère, Délégués Départementaux de l’Éducation Nationale, Assemblée Générale Unitaire Ville Nouvelle, Fédération Syndicale Unitaire, Syndicat National Unitaire Instituteurs Professeurs écoles Pegc, Europe Écologie Les Verts, Pour une Alternative Syndicale, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti Socialiste)

vous invitent à la
RÉUNION PUBLIQUE
le 16 JUIN 2011 à 20 heures
salle polyvalente FOUR 38080

 

Cette année scolaire a commencé par des blocages d’école. Tout au long de l’année les actions locales, départementales, nationales ont exprimé la colère des acteurs de l’École Publique du Nord-Isère, En ce mois de juin, les suppressions de postes, les fermetures de classes se multiplient…
VENEZ VOUS INFORMER, TÉMOIGNER, ÉCHANGER…
Organisateurs : Coordination des parents d’élèves du Nord-Isère, DDEN, AGU, FSU, SNUipp, PAS, EELV, PCF, PG, PS

 

Téléchargez l’invitation : 110616-InvitationActeursEducation
Téléchargez le déroulé de la réunion : 061116-ReunionPubliq

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Lancement de campagne réussi pour Denis Vernay

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Lancement de campagne réussi pour Denis Vernay

Posted on 15 février 2011 by admin

Lundi 14 février 10h à Bourgoin Jallieu, André Vallini est venu présenter le programme de la majorité de Gauche pour un conseil Général dynamique et protecteur. (Source http://www.ledauphine.com)


2011-2014 – UN CONSEIL GÉNÉRAL DYNAMIQUE ET PROTECTEUR
Le contexte national et international est difficile : les Français subissent la dureté d’une politique injuste, ils s’exaspèrent devant l’impuissance des gouvernants à maîtriser un capitalisme financier qui fait souffrir les peuples et détruit l’environnement. Les puissances d’argent ont acquis une influence jamais atteinte dans les démocraties, elles contrôlent les médias qui conditionnent les citoyens en exacerbant leur individualisme et leur matérialisme au détriment des valeurs collectives et spirituelles. Les Français s’inquiètent pour l’avenir de leur pays et de leurs enfants et les Iséroises et les Isérois doivent donc continuer à bénéficier d’un Conseil général à la fois protecteur pour eux- mêmes et dynamique pour l’Isère, un Conseil général qui fait de la justice sociale, de la défense des services publics et de l’emploi ses priorités.

À Bonnefamille, Denis Vernay a tenu une conférence de presse pour lancer officiellement sa campagne pour le canton de La Verpillière. André Vallini, Christian Nucci, Erwann Binet étaient présents pour lui apporter un soutien sans faille au regard de l’excellent travail accomplit durant son premier mandat.
De nombreux élus du canton ont également tenus à marquer leur engagement aux côtés de Denis dont Nicolas Sielanczyck (Vice président à la Capi).

 

 

 

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Antoine Détourné à La Rochelle : « Un rendez-vous des socialistes avec leur nature. »

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Antoine Détourné à La Rochelle : « Un rendez-vous des socialistes avec leur nature. »

Posted on 11 septembre 2009 by Antoine

Cela fait bizarre que l’on dise à nouveau du bien de nous, un dimanche matin à La Rochelle .

Pour commencer, je voudrais vous raconter une anecdote, qui n’en est plus tout à fait une, tant elle s’est répétée. Cette anecdote, c’est celle du militant ou de la militante du MJS qui va pour la première fois en réunion de section.

Quand on arrive en réunion de section, qu’on est jeune, on vous regarde un peu bizarrement en général – c’est bien normal, des jeunes, il n’y en a pas forcément beaucoup-, on se demande souvent quel courant a bien pu envoyer ce jeune adhérer au Parti Socialiste.

On vient toujours vous dire bonjour, d’abord le maire, le député, le conseiller général – c’est d’ailleurs trop souvent la même personne-, puis le secrétaire de section, puis celles et ceux qui aspirent à prendre leur place. La réunion se déroule, et à la fin, on est toujours un peu perdu. Dans ces cas-là, la seule personne qui vient vous parler, c’est une ou un camarade très âgé qui est un peu le papy ou la mamy de la section.

A la fois symbole et mascotte des socialistes locaux, ils portent souvent la mémoire des combats, et notre histoire. Ce papy ou cette mamy vous raconte la guerre, la libération, Guy Mollet, Epinay, 81, 97…

Bon d’accord, c’est toujours un peu romancé, mais ça parle vrai, ça touche aux tripes. Eh bien, chers camarades à la fin de ce récit, quand le papy ou la mamy, s’apprête à conclure, bien souvent, il ajoute une phrase qui en dit long sur l’état de notre famille politique.

Cette phrase, c’est la suivante: « heureusement qu’il y en a encore quelques jeunes, vous êtes ma dernière raison d’espérer ». Je peux vous assurer que pour une première réunion, c’est tout de même assez lourd à porter!

Alors, dans ce parti fort de ses 150 000 militants, dans ce parti fort des conquêtes sociales qu’il a laissées dans l’histoire de notre pays, dans ce parti fort d’une opposition de plus de 200 députés à l’Assemblée nationale, dans ce parti qui dirige la majorité des collectivités territoriales dont les services publics comptent dans le quotidien de nos concitoyens, c’est trop souvent au MJS que revient la responsabilité d’incarner le dernier espoir pour nos camarades anciens.

Bien sûr, ce n’est pas qu’aux jeunes socialistes de porter cet espoir, ce n’est à aucune génération de le faire, encore moins à un courant ou à tel ou tel de nos dirigeants, mais bien à l’ensemble des socialistes.

Alors, tant bien que mal, nous essayons d’alimenter cette flamme de l’espoir qui vacille. Mais la tâche n’est pas aisée.

Que l’on tergiverse sur nos alliances, cela interroge.

Que l’on préfère parler des 10 dirigeants du parti qui font de l’agitation plutôt que des 149990 autres militants qui bossent, cela fait mal.

Mais que certains camarades démontrent une plus forte capacité d’indignation face aux paroles d’autres socialistes, plutôt que de s’opposer avec autant de vigueur aux actes antisociaux de la droite la plus dure depuis 1945, et ce, alors que nos concitoyens prennent de plein fouet la crise économique, sociale, environnementale et démocratique que nous vivons aujourd’hui, ce n’est pas pardonnable.

Tout cela, nous les militants du MJS, nous n’y pouvons pas grand chose. En revanche, le plus grave pour notre famille politique, c’est que notre parti a pris du retard sur la société.

Notre famille n’est capable de changer la société qu’à condition qu’elle soit le creuset de toute la gauche, qu’elle soit traversée et imprégnée de toutes ces idées porteuses d’un autre monde, qu’à condition que toutes celles et ceux qui résistent, luttent, créent, imaginent, bâtissent se disent enfin: « Ceci est ma part de socialisme, elle doit se retrouver dans un grand parti politique ». Malheureusement, ce n’est pas encore le cas aujourd’hui.

Ô, nous savons bien que tel ou tel militant socialiste est engagé dans RESF, l’éducation populaire, une AMAP, une association de protection de l’environnement, un syndicat, mais nous les regardons trop souvent comme des bêtes curieuses plutôt que de les valoriser et de se demander comment aller chercher celles et ceux qui ouvrent les voies vers un autre monde, qu’ils nous nourrissent de leur part de socialisme.

Ce foisonnement de la gauche associative, coopératiste, syndical, nous devons lui ouvrir les portes, si nous voulons que notre parti n’aie plus de retard sur cette société. Et leur société politique, sera, de fait, la société des socialistes.

Une société socialiste, ouverte ne peut pas se permettre l’économie d’un débat sur son projet mais aussi sur celui ou celle qui devra l’incarner en notre nom à tous.

Le choix des primaires peut-être, doit-être le moment où la gauche renoue avec sa nature profonde.

Une gauche qui croit profondément dans l’intelligence des citoyens pour faire le meilleur choix. Une gauche qui considère qu’il n’y a pas de République, ni de véritable transformation sociale, si le peuple n’investit pas la démocratie.

Alors mes camarades, si nous aspirons à être majoritaire dans la société, ce que nous souhaitons-tous ici, de quoi avons-nous peur ?

Je peux, en tout cas, vous assurer que mes camarades du MJS n’ont pas peur et sont impatients de prendre toute leur part dans cette grande aventure démocratique!

Je tiens à prévenir ici tous les candidats probables ou déclarés, du Parti Socialiste ou de toute autre organisation de gauche : le peuple de gauche aura des questions, des exigences et il faudra y répondre ; des propositions et il faudra en tenir compte.

A chaque réunion publique, que ce soit dans une école, un gymnase, un appartement, des militants du MJS, des syndicalistes, des militants de gauche interrogerons sur l’allocation d’autonomie, la planification écologique, l’exigence du « à travail égal, salaire égal », ou encore l’adoption de la règle de 1 à 7 qui fait qu’aucun salarié dans une entreprise ne doit pouvoir gagner en un jour ce que le salarié le moins bien payé met une semaine de labeur à obtenir.

Je souhaiterai vous raconter une autre anecdote.

Un soir, entre la fin d’une série et le début du soir 3- le soir 3 est toujours regardé par les socialistes, c’est à ce moment que l’on peut décompter les candidats à la présidentielle qui se sont déclarés dans la journée. Un soir donc, je zappais et je suis tombé sur Gulli, vous savez la chaîne pour enfants de la TNT.

Je suis tombé sur un reportage qui parlait d’une autoroute: dans ce reportage, destiné à des enfants de moins de 7 ans, on expliquait que cette autoroute respectait la nappe phréatique, qu’elle était dotée de ponts pour que les animaux la traversent sans danger et qu’enfin, les fleurs des bas cotés étaient entretenues. Le reportage se concluait sur le fait, tenez-vous bien, que c’était une autoroute verte! Alors, mes camarades, si une autoroute peut maintenant être verte, je peux vous assurer que demain, on nous inventera des déchets verts, du CO2 vert, et même pourquoi pas une croissance verte.

De Métaleurope au Probokoala en côte d’Ivoire, les exemples sont multiples, ce sont toujours les plus modestes qui paient le plus cher la dégradation de l’environnement.

C’est en dénonçant ce type d’imposture que nous pourrons réussir ce virage idéologique de la conversion du socialisme à l’écologie politique. Nous devrons être exigeants envers nous-mêmes.

Je veux vous donner deux autres exemples, chers camarades.

La mode aujourd’hui est à l’écologie citoyenne. Vous savez, cette écologie des petits gestes. Eh bien, camarades, c’est une autre imposture que nous devrons dénoncer. Demander à des citoyens de bien vérifier qu’ils éteignent la lumière pour éviter trop d’émission de CO2, c’est bien mais ça ne répond aux enjeux parce que l’usine d’à côté peut polluer autant qu’elle veut, et ça, c’est se moquer du monde. L’écologie citoyenne est aujourd’hui au développement durable ce que la charité est au socialisme, c’est-à-dire un palliatif totalement inefficace qui permet d’éviter les transformations radicales dont nous avons besoin aujourd’hui.

De même, regardez ce que fait la droite avec la taxe carbone: au nom de la lutte contre le réchauffement climatique, Nicolas Sarkozy demandera dès 2010 à l’ouvrier, en faisant le plein de sa voiture, de financer l’exonération de taxe professionnelle de son patron, taxe professionnelle qui devait financer les investissements des collectivités dans des transports propres.

La droite nous sert aujourd’hui la contrainte climatique, comme elle nous a servi la contrainte de la mondialisation et du libre-échange comme seul argument pour faire passer une politique antisociale et au final, anti-environnementale.

Ce que je veux vous dire chers camarades, c’est que cette conversion des socialistes à l’écologie politique ne doit pas se faire selon une fausse alternative entre écologie et social, ou entre croissance et décroissance.

Nous ne pouvons être de celles et de ceux qui essaieront de rénover à coup de peinture verte ou rose une maison qui s’effondre, nous aspirons à être les architectes et les bâtisseurs d’un autre modèle de développement écologique, social et démocratique.

La première étape, ce sera ce fameux sommet de Copenhague: nous y jouerons toute notre place en tant que socialistes. Nous savons très bien que réglementer l’économie, c’est modifier la création de richesse ; c’est donc lutter contre les forces de l’argent. La question environnementale est une question de répartition des richesses, elle modifiera le fonctionnement de notre économie.

Alors, le message de notre génération est simple: nous ne voulons plus d’un nouveau Kyoto qui, au final prétend affronter le changement climatique en créant des autorisations de polluer pour les entreprises et la possibilité de spéculer sur celles-ci. Voyez ou nous en sommes aujourd’hui!

Nous voulons un modèle de développement radicalement différent, où le sobre remplace le débridé, où le mieux remplace le plus

Pour résumer simplement, le grand défi pour la gauche ne consiste plus seulement à répartir de manière plus égalitaire le gâteau de la richesse, mais surtout à en changer la recette.

Notre génération, qui connaît déjà une forme de décroissance quand on voit qu’elle vit déjà moins bien que ses parents, doit avoir confiance dans les capacités des socialistes à relever ce défi.

Au fond, la conversion des socialistes à l’écologie politique relève moins d’un rendez-vous des socialistes avec la nature,  mais bien avec leur nature, celle d’une gauche créatrice, égalitaire, rêveuse.

Le rêve, ce fut le mot d’ordre de l’université d’été du MJS, cela fait du bien de rêver parfois. Rêve d’une gauche unie, rêve d’une gauche ambitieuse dans la transformation de la société, rêve d’une gauche conquérante.

Nous, socialistes avons toujours su faire partager le rêve d’un monde meilleur.

Et parce que le rêve se nourrit toujours du vécu, nous voulons faire trois propositions concrètes à la famille socialiste. Et nous aimerions que vous vous les appropriez.

La première, c’est celle d’un pôle public européen de l’énergie pour affronter les défis énergétiques. Et aussi, pour aider nos concitoyens à affronter, en période de crise le défi du paiement de la facture EDF…

La seconde, c’est celle du droit de préemption social. Derrière ce mot un peu barbare, se dissimule un principe simple. Une entreprise rentable ferme, un pôle financier public prête alors aux salariés de quoi racheter l’entreprise et la transformer en une société coopérative: voilà une manière de concilier protection de l’emploi, démocratie dans la création de richesse, et de mettre en place une socialisation des profits pour compenser la socialisation des pertes.

La troisième, c’est celle du droit aux vacances. C’est un pas important vers un autre modèle de développement, une société du temps libéré. Le droit aux vacances n’est pas qu’un droit à l’oisiveté, c’est le droit pour chaque enfant et adolescent de vivre un temps de repos, de loisir, de découverte, d’échange et d’éveil, hors de son cadre de vie habituel. Cet été, ce sont trois millions d’enfants qui ne sont pas partis en vacances. Face à cette injustice sociale flagrante, le groupe socialiste à l’Assemblée Nationale a déposé, par la voix de Régis Juanico, une proposition de loi et je sais que je peux compter sur toi Cher Jean-Marc, pour mener aussi ce nouveau combat.

Chers camarades je voudrai aussi vous témoigner mon optimisme.

Bastien Cazals était présent à l’université d’été du MJS. Ce nom ne vous dit peut être rien.

Voilà un professeur des écoles dans un village de l’Hérault, qui voit sa carrière brisée, qui est trainé devant les tribunaux par le ministre de l’éducation nationale, qui, chaque mois perd une partie de son salaire, tout ça parce qu’il refuse d’appliquer les consignes iniques du ministère, par fidélité à l’idéal de l’éducation républicaine. C’est un enseignant désobéisseur. Et tant qu’il y aura des Bastien Cazals, il y aura des socialistes en puissance, à condition que l’on parle à l’intelligence de nos concitoyens.

Martine a fait le choix de parler ce week-end à l’intelligence des militants. Il restera un esprit de la Rochelle 2009, j’en suis persuadé. Nous, jeunes socialistes avons fait le choix de la prendre au mot. Et nous lui répondons, dès maintenant, chiche! En avant pour la rénovation!

Antoine Détourné

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Martine Aubry : Une « offensive de civilisation »

Posted on 05 septembre 2009 by Antoine

La Rochelle, le 30 août 2009

Cher(e)s Ami(e)s, cher(e)s Camarades,

Nous avons voulu que cette université d’été soit utile à la France et aux Français. Je crois que nous avons réussi.

Les Français doivent savoir qu’ils ont été au cœur des débats qui se sont déroulés, ici, à La Rochelle, pendant ces trois jours : pour apporter nos réponses à la crise, mais aussi pour préparer un projet de société et le rassemblement de la gauche. Ce travail nous l’avons mené avec les syndicalistes, les associations et les ONG, les mouvements d’éducation populaire, avec des élus, de militants mais aussi avec les autres formations de la gauche. Je le dis en votre nom à tous : la gauche, pour le Parti Socialiste, c’est notre histoire, c’est notre identité et c’est notre avenir. Je veux remercier toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur contribution.

J’ai aimé cette Université car elle a été à l’image de ce que notre Parti doit être : ouvert sur la société, ouvert sur la gauche, ouvert sur le monde. Et puis, disons le aussi, j’ai aimé la convivialité de ces trois jours passés ensemble. Comme vous, elle m’a fait chaud au cœur. On s’engage pour des idées, bien sûr, mais rien n’est possible sans la passion de réfléchir et d’agir ensemble. Rien n’est possible sans rassemblement des socialistes, sans camaraderie, sans amitié. N’oublions jamais que la source de notre énergie est en nous, mais aussi entre nous.

***

Notre rendez-vous de La Rochelle a lieu en pleine crise économique et sociale.

Une crise économique sans précédent depuis 1929, une explosion de la précarité et du chômage, un investissement qui baisse et une consommation en recul si l’on excepte l’achat d’automobiles.

Bien sûr la crise est internationale, mais le moins que l’on puisse dire est que les réponses de la France n’ont pas été à la hauteur. Le seul vrai plan de relance dans notre pays, c’est celui de nos Présidents de région, de nos Maires et de nos Présidents de Conseil Généraux et d’Intercommunalités.

Notre pays va mal financièrement. La dette explose atteignant le chiffre historique de 73% du PIB. Cette dette n’est pas liée à des dépenses utiles pour notre pays, mais à des décisions inutiles et injustes. Ce ne sont pas seulement les socialistes qui le disent, c’est aussi Philippe Seguin, Président de la Cour des Comptes. Le fameux paquet fiscal de juin 2007 est aujourd’hui le boulet fiscal qui plombe la France. Et on vient d’apprendre que le gouvernement ne s’attaquera pas aux niches fiscales, qui ont augmenté de 20 milliards d’euros depuis 2002, inutile de dire au profit de qui !

Et puis, alors que nous avons que le modèle social français est un amortisseur de la crise, grâce à l’assurance chômage, au RMI, aux services publics, ce modèle est attaqué en France au nom du libéralisme.

Quand les finances publiques sont exsangues, quand les catégories populaires et les classes moyennes sont précarisées, quand les jeunes galèrent et que les pensions de retraite sont rognées, quel sens y a-t-il à subventionner les heures supplémentaires ? Quel sens y a-t-il à supprimer les majorations des heures travaillées le dimanche, réduire les retraites des mères de famille ou encore poursuivre en cette rentrée le plus grand plan de licenciements de notre pays par des suppressions massives d’emplois dans la fonction publique – à l’école, à l’hôpital, dans la police ou dans la justice ?

Alors que l’on attendait de nouvelles mesures, le gouvernement veut nous faire croire que la crise est derrière nous et s’en attribuer les bénéfices. Quelle indécence !

Il sait très bien que le léger frémissement de croissance est lié aux exportations soutenues par les plans de relance chez nos partenaires, notamment en Allemagne. Non seulement nous ne sommes pas sortis de la crise, mais nous risquons de nous y enfoncer un peu plus car le pouvoir d’achat est reparti à la baisse et les risques d’une nouvelle montée en flèche du pétrole et du fuel se font jour. Plus que jamais, pour les familles, pour notre économie, des mesures de soutien à la consommation s’imposent.

Au-delà de notre contre-plan de relance, nous proposons des mesures d’urgence pour la consommation.

Tout d’abord, un remboursement de 200 euros de TVA pour les 16 millions de ménages modestes, non imposables, qui n’ont pas bénéficié du remboursement des deuxième et le troisième tiers de l’impôt sur le revenu. Le coût est de 3,2 milliards d’euros, qui se retrouveront ici immédiatement dans la croissance et l’emploi. C’est le même montant que la baisse de la TVA dans la restauration, dont on demande l’annulation même dans les rangs de l’UMP. Faute d’avoir imposé des contreparties, les prix dans les cafés-restaurants n’ont baissé que de 1% !

Et puis la rentrée s’annonce épouvantable pour les jeunes et leurs familles : nous demandons le maintien des allocations familiales pour les enfants majeurs de plus de 20 ans.

Ce serait plus utile que de voir M. Châtel parader devant les caméras de télévision au rayon fourniture scolaires des grandes surfaces, flanqué de militantes de l’UMP transformées pour l’occasion en ménagères modèles et sans problème !

A la fin du 18ème siècle, un premier ministre de Catherine II de Russie avait inventé les villages Potemkine, villages fabriqués de toute pièce pour faire croire aux visiteurs que tout allait bien. Au début du 21ème siècle, voilà qu’un ministre de Nicolas Sarkozy invente les supermarchés Potemkine, fausse vitrine d’une fausse reprise destinés à duper les caméras et, à travers elles, les Français ! Je vous rassure, cela n’a pas marché.

Quelle indécence, aussi, à parler de reprise, quand aucune famille n’est épargnée par le chômage. Deux mille chômeurs en plus chaque jour depuis un an, et les plans sociaux se poursuivent.

Nous avons fait des propositions pour aider plus fortement les entreprises en difficulté notamment dans la sous-traitance automobile. Nous n’avons pas été écoutés et ce secteur est en grande difficulté. La politique du gouvernement en la matière illustre son état d’esprit en toute chose : pour quelques-uns, les bénéfices, pour tous les autres, de l’injustice ! Deux fois trois milliards d’euros ont été versés aux deux constructeurs français ; il fallait bien sûr les aider. Mais comme pour les banques renflouées par l’Etat, les aides publiques ont été réelles, et les contreparties, virtuelles. Soutien aux sous-traitants, respect des délais de paiement, renoncement aux bonus et dividendes, investissement massif pour la recherche afin de faire advenir les voitures du futur, rien de tout cela n’a été imposé, contrairement à ce qu’a fait Barack Obama avec Chrysler et General Motors.

Nous avons fait des propositions pour que les entreprises bénéficiaires qui licencient, financent le reclassement de salariés et la ré-industrialisation de leur site. Nous avons fait des propositions pour accroître le niveau et la durée de l’indemnisation du chômage alors que la durée de celui-ci augmente. Sur tous ces sujets nous n’avons pas été écoutés et pourtant leur actualité reste entière.

J’ajoute aujourd’hui une proposition en réponse au scandale que constitue le comportement d’entreprises largement bénéficiaires, qui profitent de cette période de crise pour transférer l’activité à l’étranger en pillant les carnets de commandes et les savoir-faire d’établissements totalement rentables. Ces salariés vivent, en plus de difficultés personnelles, l’humiliation de telles décisions à leur égard.

Je pense bien sûr à ces conflits emblématiques que sont ceux de Continental et de Molex. Mais il y en a beaucoup d’autres : New-Fabris à Châtellerault, Freescale à Toulouse, Nortel à Chateaufort, SKF à Fontenay-le-Comte.

Alors que la loi protège aujourd’hui les actionnaires et les créanciers face à des patrons peu scrupuleux ou mauvais gestionnaires, rien n’est prévu pour empêcher ce pillage d’entreprises françaises au détriment des salariés. Le Parti socialiste propose une procédure de mise sous tutelle de l’entreprise par le tribunal de grande instance sur saisine des salariés en amont des licenciements ; un administrateur judiciaire serait nommé pour gérer l’entreprise le temps nécessaire pour faire cesser des pratiques contraires aux intérêts de l’entreprise et de ses salariés.

En cette rentrée, comment ne pas aussi penser aux jeunes dont la situation est dramatique ? Ce sont sans doute eux qui paient le plus lourd tribu à la crise. Premiers à souffrir de la crise du pouvoir d’achat, près d’un jeune sur quatre est en dessous du seuil de pauvreté ; premiers à devoir renoncer à se soigner ; premiers aussi à être frappés par le chômage, la précarité des CDD, de la précarité et des stages. Mais derniers à être indemnisés car sans droits aux assedics ni au RMI et derniers à accéder au logement car sans garanties financières. Le drame, c’est qu’ainsi se reproduisent les inégalités. Ceux qui ont des parents capables de les aider s’en sortent. Les autres enchaînent les galères et s’enfoncent dans la précarité. Une bonne partie du problème des banlieues est là. Quand une société sacrifie sa jeunesse, la traite comme si elle n’avait pas sa place dans la société, alors on peut dire que cette société est vraiment malade.

Dans quelques jours, 650 000 jeunes arrivent sur le marché du travail sans espoir de trouver un emploi. Il serait irresponsable de les laisser sans rien.

Nous avons fait de multiples propositions, lors de la commission Hirsch. Je n’en reprends ici qu’une seule : la création de 150 000 emplois-jeunes dans l’économie verte et des services aux personnes. Les besoins sont immenses dans ces secteurs. Humainement passionnants, utiles pour la société, ces nouveaux métiers sont souvent difficilement solvables par le marché. Il faut les aider à naître au profit des jeunes, en renouant avec ce qui, dans le passé, a marché. Investir dans l’intelligence et l’avenir des jeunes, c’est aussi donner un sens la société. Ne pas le faire, en temps normal, c’est du dogmatisme ; dans une période de crise aussi grave, c’est de l’irresponsabilité.

Soutien au pouvoir d’achat, pouvoir accru pour les salariés, avenir de la jeunesse : les propositions des socialistes existent, solides, crédibles et j’ajoute disponibles : puisque Monsieur Sarkozy veut un emprunt utile pour la France, qu’il commence donc par emprunter les idées de la gauche !

Oui, mes chers camarades, cette rentrée est dure. Elle est dure pour tous les Français. Seul le CAC40 s’est redressé et avec lui les bonus des traders et des dirigeants. D’un côté, la reprise financière, de l’autre la crise populaire, voilà la réalité de cette rentrée !

Les Français n’en peuvent plus des scandales à répétition, des stock-options de la Société Générale aux bonus des patrons de GDF et Suez ou des traders de la BNP. Le capitalisme financier poursuit sa route et continue comme avant. Et pourtant, que de grands discours de Nicolas Sarkozy, à Toulon ou dans les Ardennes ! La main sur le cœur, des trémolos dans la voix, le menton droit et le doigt pointé haut, il promettait de traquer les patrons voyous et de limiter les hautes rémunérations et les bonus.

En communication, le président de la République est hors catégorie. Côté action, il est franchement hors course ! Il a reçu mardi dernier, pour la septième fois, les banquiers à l’Elysée. Ils connaissaient déjà la chanson : des mots, toujours des mots, « transparence », « moralité », « sanction ». Mais de décision, aucune, sauf de repousser le versement de 50% des bonus des traders de la BNP de quelques mois. Rassurez-vous, ils toucheront quand même 59 000€ tout de suite en moyenne. Les contribuables n’acceptent plus que des milliards aient été donnés aux banques sans autre résultat que de venir remplir les poches de ceux qui sont responsables de la crise.

Je demande à nouveau au Président de la République de faire voter une loi s’inspirant de la proposition de loi des députés socialistes, plafonnant les écarts de rémunération, limitant fortement les bonus – je propose une règle simple, qu’ils ne dépassent pas la part fixe du salaire-, interdisant les parachutes dorés et les stock-options sauf pour les entreprises naissantes.

En second lieu, nous demandons avec insistance que l’Etat rentre dans les conseils d’administration des banques refinancées par la puissance publique afin de contrôler l’utilisation des 21 milliards d’euros d’argent public qui leur ont été versés. Car chacun sait aujourd’hui que si les banques ont repris leurs opérations financières et en récompensent leurs traders, les PME sont toujours en attente de crédits pour se développer ou survivre, de même que les Français pour acquérir un logement.

Nous aurions aimé que la France soit en tête du combat pour la régulation financière. Mais Nicolas SARKOZY n’y est pas prêt. J’ai demandé à Poul Rassmussen, le Président du PSE, de lancer une grande campagne des socialistes européens pour imposer une régulation financière au cœur de laquelle se trouvent la limitation et la réglementation des rémunérations variables et l’encadrement des hautes rémunérations. Il vient de me confirmer son plein accord sur cette initiative. Il a déjà pris contact avec les démocrates américains, qui eux aussi veulent se joindre à ce mouvement.

Oui, nous devons reprendre le flambeau des fondateurs de l’Europe pour construire une Europe politique, sociale, écologique et juste !

Gageons que le président Obama aura la même détermination que les socialistes européens sur ce sujet, lui qui, dans la fidélité du grand combat du sénateur Ted Kennedy dont je salue la mémoire, se bat courageusement pour permettre à 47 millions d’Américains d’avoir enfin recours aux soins.

C’est un exemple parmi d’autres de la nécessaire internationalisation de notre engagement qui doit répondre à la mondialisation. L’Internationale Socialiste comme le Parti Socialiste Européen prépareront leurs propositions pour Pittsburgh, en espérant cette fois ci que le G20 ne sera pas un grand show médiatique comme celui de Londres, mais bien le début d’une vraie régulation.

Voilà quelques mesures d’urgence pour les mois à venir. Elles sont nécessaires dans la situation économique de notre pays, elles sont nécessaires pour faire face à l’urgence sociale, mais il faut aller beaucoup plus loin.

Il nous faut d’abord avoir les idées claires sur l’origine de la crise.

C’est là que commence la différence entre les libéraux et les autres, entre eux et nous, la gauche. Le capitalisme n’a jamais été sans capitaine et le capitalisme financier n’est pas une hydre sans tête ! Ce n’est pas parce qu’il est moins réel et plus immatériel, plus patrimonial et moins familial, global plutôt que national, que le capitalisme est sans direction aux deux sens de ce mot : oui il a des objectifs, oui il a des dirigeants. Ils préfèrent l’économie virtuelle à l’économie réelle, c’est cela qu’il faut changer.

Mais il faut aussi ne pas se tromper sur le bouleversement qui s’opère sous nos yeux et qui n’est pas seulement économique et financier : il renvoie à des mutations profondes, à la fois idéologiques, écologiques, sociologiques.

Oui, la crise est sociale : c’est l’incertitude et la précarité qui ont remplacé la progression et la sécurité ; c’est la dégradation des conditions de travail et de logement ; c’est le difficile accès aux droits, de l’éducation à la santé en passant par la sécurité ; c’est la relégation hors des centres villes de pans entiers de la population, associés à un désert rural ; c’est l’insupportable écart de revenus, au sein de notre pays comme entre le Nord et le Sud.

Urgence sociale mais aussi crise environnementale : pollutions, déforestation, réchauffement climatique, manque d’eau, fin du tout pétrole. Le mot de Paul Valéry prend toute sa résonance : désormais, nous savons que nous, humains sommes mortels, que toute forme de vie peut cesser par la folie des hommes, des techniques non maîtrisées, des intérêts particuliers dévoreurs de l’intérêt général.

Et que dire de la crise agricole! Le blé ? Les prix baissent ! Le lait, les légumes, le cochon, tout baisse ! Le métier devient de plus en plus dur, dur de devoir se battre avec les banques pour simplement continuer à le faire, dur de nourrir sa famille, dur à vivre aussi quand on est perçus de plus en plus comme des pollueurs, avides de subventions ! Cette crise, si elle ne reste sans réponse, emportera avec elles de multiples exploitations. Nul chef d’Etat qui se respecte ne devrait laisser ses agriculteurs sans secours ! L’agriculture française va mal. Elle doit changer. Elle y est prête. Il faut l’aider à accélérer son évolution vers l’arrêt des pesticides et des nitrates, vers le bio, le durable, la proximité.

Tout à sa recherche de la rentabilité maximale à court terme –de la « profitation » comme l’ont justement dénoncée nos compatriotes de Guadeloupe, de la Martinique, de la Réunionet de Guyane voilà quelques mois –, le libéralisme entrainera l’humanité dans sa perte.

Finis les grands systèmes ! La chute du Mur de Berlin en 1989 a disqualifié le communisme stalinien. Vingt ans plus tard, la finance folle invalide le capitalisme anglo-américain. Profits-salaires, nation-Europe, Etat-citoyen, les compromis historiques de la social-démocratie traditionnelle sont secoués et même bouleversés par la mondialisation, l’individualisme et l’injustice sociale.

Non seulement les lendemains ne chantent plus, mais des siècles de croyance aveugle dans la science, la technique, le libre-échange, révèlent les ratages sous les conquêtes. Nous vivons l’ombre des Lumières. C’est l’idée même de progrès qui est épuisée.

Dresser ce constat, pour moi, c’est refuser sa fatalité ! Comment en sortir ? Devant une crise aussi globale, mes camarades, nous le savons, il ne suffira pas pour la gauche de proposer quelques adaptations ou de mieux gérer, c’est le système tout entier qu’il faut changer. Nous devons conduire une offensive de civilisation, transformant profondément notre façon de produire, de redistribuer, de consommer mais aussi de vivre ensemble.

Oui, au cœur ce choix de civilisation, se trouve le nouveau modèle de développement économique, social et durable que nous devons construire. C’est l’objet de la convention que nous préparons pour début 2010. Il s’agit d’élaborer ensemble notre « new deal » pour le monde d’après. Avec une idée centrale, qui secoue nos habitudes et nos certitudes : nous savons maintenant que l’abondance ne rend pas mécaniquement la vie meilleure.

Il nous faudra nous poser la question fondamentale du « que produire ? ». Le post-productivisme que nous souhaitons ne nous invite pas à renoncer à produire, mais bien à définir une production utile et sobre. Que produire mais aussi comment créer des richesses et des emplois sur notre territoire ?

Il faut remettre l’économie en avant, et l’Etat a son rôle à jouer pour retrouver une politique industrielle, qui manque tant à la France. Oui, l’industrie à un avenir dans notre pays. L’idée d’une division internationale du travail partageant le monde entre ceux qui pensent et ceux qui fabriquent est une impasse. La désindustrialisation, avec son cortège de licenciements, n’est ni nécessaire, ni utile, ni fatale.

Une politique industrielle, c’est former les salariés et sauver les bassins, c’est aussi préparer les secteurs d’avenir, les textiles techniques et intelligents, les nouveaux matériaux, la gestion des déchets, l’éco-construction, les moteurs propres, les énergies renouvelables ; les transports publics ; les fibres optiques. C’est dans ces secteurs que se trouvent les airbus et les TGV de demain. Soutenons la recherche, aujourd’hui méprisée ; valorisons les créateurs et les innovateurs aujourd’hui supplantés par les rentiers et les financiers ; accompagnons les PME aujourd’hui délaissées.

Une fiscalité adaptée et de nouvelles régulations devront remettre l’économie devant la finance.

La politique industrielle est de nouveau au cœur de la réflexion des socialistes, comme en témoigne notre proposition de créer, dans notre pays, un pôle public d’investissement industriel, mobilisable sous forme de fonds régionaux et massivement abondé.

Cette question sur le « que produire » nous amènera à un grand débat avec les Français : une société développée n’est elle pas une société qui consacre plus de richesses à l’éducation, à la recherche, à la santé, à la culture ? Il faudra faire des choix, fixer des priorités mais aussi faire de vrais réformes porteuses de progrès pour nos concitoyens. On est là bien loin de la conception de la réforme que porte Nicolas Sarkozy, sans sens pour la société et fondée sur le seul dogme du « moins d’Etat ».

Ainsi à titre d’exemple, une vraie réforme de la santé tournera le dos aux franchises médicales, aux déremboursements,  à la transformation de l’hôpital en entreprise. Elle confortera notre système de soins fondé sur la qualité de nos hôpitaux publics. Elle développera la recherche en matière de santé. Elle s’engagera enfin vers une politique de prévention tant négligée et pourtant si nécessaire. Elle luttera contre les déserts médicaux et contre les inégalités.

« Que produire », oui, mais aussi comment produire ? Une double exigence, sociale et environnementale s’impose aujourd’hui.

L’exigence sociale, c’est une organisation du travail qui s’appuie sur les compétences des salariés, des conditions de travail moins stressantes et plus valorisantes, mais aussi une intervention des salariés dans le fonctionnement des entreprises par une présence dans les conseils d’administration ou dans les comités de rémunération.

C’est aussi ouvrir de nouveaux droits, nous en avons les premiers outils, avec la sécurité sociale professionnelle, pour permettre la progression de chacun dans la vie au travail et pour éviter le chômage sans activité. Ce chantier est demain, pour le monde du travail, à l’échelle de ce que furent l’Ecole sous la IIIème République et la Sécurité Sociale à la Libération.

L’exigence écologique s’impose au « comment produire », permettez-moi de m’y arrêter quelques instants.

Tout d’abord pour dire que les socialistes n’arrivent pas les mains vides. Nos collectivités locales ont toutes mises en place des politiques environnementales innovantes et audacieuses : transports collectifs propres, alternatives à la voiture, maîtrise des dépenses d’énergie dans les bâtiments publics, aides aux ménages pour les dépenses d’isolation thermique, construction de logements sociaux HQE, investissements dans les énergies renouvelables, éco-quartiers, introduction du bio dans les cantines scolaires, soutiens à l’agriculture biologique…

Non seulement, nous n’avons pas à rougir du bilan de nos actions en matière d’environnement, mais nous avons même toutes les raisons d’en être fiers.

Que disent les socialistes sur l’écologie ? D’une part, qu’il ne peut y avoir de politique écologique audacieuse qu’avec l’adhésion de la population et donc avec des mesures justes socialement. D’autre part, qu’il ne suffira pas, pour être efficaces, d’inciter financièrement ou de sanctionner fiscalement, de réparer les dégâts même s’il faut le faire sans s’attaquer aux véritables causes. Regardez deux décisions prises récemment par le gouvernement.

Le premier exemple, ce sont les algues vertes. Le gouvernement vient d’en découvrir la dangerosité, semble-t-il. Que fait-il ? Il les enlève, sans s’attaquer aux pollutions agricoles et donc à un modèle de développement intensif qui est en train de faire faillite. Les algues vertes, c’est un peu le symbole du cynisme de la politique du gouvernement en matière écologique : vertes à l’extérieur mais incarnant en réalité un laissez-faire toxique !

Le deuxième exemple touche à la fiscalité écologique. Nous ne voulons pas de cette taxe carbone telle que l’envisage l’UMP. Une taxe inefficace sur le plan écologique et injuste socialement accroissant la pression fiscale sur les familles, risquant d’être affectée à la réduction du déficit budgétaire ou à la compensation de la suppression de la taxe professionnelle.

La contribution énergie-climat que nous proposons concerne toutes les formes d’énergie. Son produit doit être utilisé à des compensations sociales.

Mais à quoi servirait de taxer les déplacements en voiture si on ne favorise pas en même temps les transports collectifs publics ?

Alors je fais une proposition, que le gouvernement s’engage dans un grand « plan de transports carbone zéro » : financement par l’Etat à hauteur de 50% de tous les projets de transports publics ; incitation forte aux plans de déplacement d’entreprise pour ramèner le coût des déplacements domicile-travail à moins de un euro par jour.

L’écologie exige des réponses de fond, difficilement compatibles avec les dogmes du libéralisme, la privatisation des missions de l’Etat et le laisser faire du marché. C’est dans cet esprit que nous nous rendrons à Copenhague, en insistant sur les actions envers les pays du Sud, qui ont besoin et moyens et de transferts de technologies et de savoir-faire. Nous sommes totalement solidaires et partie prenante  de la campagne « Copenhague 2009 l’ultimatum climatique », lancée par les ONG.

Enfin, penser un nouveau modèle de développement, pour nous socialistes, c’est traiter la question de la juste distribution des richesses. Ne l’oublions jamais : la valeur fondatrice de la gauche, c’est l’égalité ! Il n’y aura pas de reprise durable sans un autre partage des richesses au profit des salariés.

Sur la question des salaires, le gouvernement est aux abonnés absents. Pour la droite et les libéraux, c’est rarement le moment d’augmenter les salaires. Pour Nicolas SARKOZY, jamais, sauf pendant les campagnes électorales. Quand la croissance est forte, il ne faut surtout pas augmenter les salaires parce que cela pourrait conduire à la surchauffe.

Quand la dépression est là, il ne faut surtout pas augmenter les salaires car cela pourrait fragiliser la reprise.

Et si Sarkozy a mis la question du partage des profits sur la table, c’est justement pour évacuer celle des salaires. Pour nous, c’est la valeur ajoutée qu’il faut partager en premier. L’intéressement aux résultats, nous ne sommes pas contre, mais il n’y a pour nous de vraie rémunération, ni dans les heures supplémentaires, ni dans les profits qui sont par nature précaire, mais dans les salaires.

C’est pour y parvenir que notre convention proposera une grande réforme fiscale profondément redistributive.

Chers Camarades, le système libéral a non seulement la preuve de son inefficacité économique et de son injustice sociale mais a conduit à une société porteuse de violence, en panne de sens et en grave crise morale. Soyons en sûr, l’élection de 2012 se jouera au niveau des valeurs.

J’ai parlé ces jours-ci de conduire une offensive de civilisation.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société fondée sur des valeurs d’humanité, l’égalité, la justice, à rebours de la brutalité de tant d’oppression, d’exploitation, de marchandisation, ou tout simplement de renoncement ; c’est vouloir une société qui laisse sa trace et c’est pour cela que la culture est aussi importante, pour nous, les socialistes.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société où le mieux-être supplante les injonctions à consommer à outrance. Oui, il nous est permis, à nous socialistes, de lancer ce questionnement et ce débat sur un avenir post-matérialiste. Devons-nous passer à côté d’aspirations essentielles, qui ne se résument pas à la possession de marchandises ?

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société qui développe de nouveaux liens entre les personnes, des solidarités concrètes et collectives, indispensables à une société du souci de l’autre et de la responsabilité. Qui va prendre soin, aider et accompagner les personnes âgées dépendantes pour ne prendre que cet exemple ? Quel va être à l’avenir le partage des responsabilités entre les familles, le marché et l’Etat ? Voilà des questions auxquelles nous avons à répondre.

- Une offensive de civilisation, c’est vouloir une société d’individus respectés dans leur identité comme dans leurs aspirations. Nous y avons toujours répondu à gauche, en défendant la culture, la laïcité, l’éducation. Ces combats restent plus que jamais d’actualité. De nouveaux défis sont devant nous, comme la construction de services publics personnalisés capable d’écouter chaque personne, d’éviter les traitements anonymes ou stéréotypés, de respecter le principe d’égalité tout en prenant en compte les besoins de chacun. Comment ne pas le rappeler en cette rentrée où l’Ecole est plus que jamais malmenée ? Nous devons défendre l’école de la République, mais nous devrons aussi proposer une réforme ambitieuse. Ne renonçant en rien à porter chaque enfant au plus haut –sinon que serait notre rêve d’émancipation ?-, mais prenant en compte chaque enfant tel qu’il est dans les méthodes pédagogiques, dans les rythmes scolaires.

Chers camarades, l’action politique se mesure à l’attention que la société porte à chacun, à l’attention que chacun porte aux autres et aux générations futures. Humaniser notre société, cela fait aussi partie de la mission de la politique.

C’est retrouver la France que nous aimons, qui est aussi celle de la République et de la démocratie.

Il nous faut oui, défendre la République, qui subit aujourd’hui une remise en cause sans précédent de la part de Nicolas Sarkozy. Oui, le Président de la République s’arroge tous les pouvoirs. Il veut neutraliser l’ensemble des corps intermédiaires et des contre-pouvoirs.

La justice a été reprise en main. Avec le retour de la pratique des instructions individuelles au parquet, avec la nomination par le pouvoir politique des principaux magistrats, avec la suppression annoncée du juge d’instruction, je n’hésite pas à dire que dans notre pays, la séparation des pouvoirs est sérieusement écornée. Je n’hésite pas à dire que nous entrons dans un régime de justice soumis au pouvoir politique.

Dérive autoritaire, dérive sécuritaire aussi, mais échec sur la sécurité. Le bilan est clair : depuis 2002, 12 lois en plus et une augmentation des violences sur les personnes de plus de 40 % ! Suppression de la police de proximité, réduction des moyens aux associations de prévention, réduction des effectifs de la police et de la justice : les résultats sont là, un désastre, la violence au quotidien.

Comment ne pas s’inquiéter aussi des conséquences pour notre démocratie de la main mise sur les médias, avec le placement sous tutelle de l’audiovisuel public, alors que les principaux journaux et les principaux médias sont déjà aux mains des amis du Nicolas Sarkozy? Oui, dénonçons-le, mais disons aussi que nous ne construirons pas une pleine démocratie sans un quatrième pouvoir qui joue pleinement son rôle, recherchant bien sûr les faits dans une presse d’analyse et d’investigation, mais aussi porteuse de débats de fond sur l’avenir de notre pays. Ce chantier là aussi nous devrons l’ouvrir avec les journalistes et les professionnels des médias.

Sur tous ces terrains qui mettent en cause la République, nous serons présents. Mais je souhaite aborder maintenant le grand combat qui sera celui de la rentrée, celui qui met en cause l’organisation territoriale de notre pays et le caractère démocratique des scrutins.

Après avoir affaibli les droits de l’opposition au Parlement, le gouvernement s’est attaqué à un redécoupage électoral dont les conséquences sont claires : une quarantaine de députés socialistes en moins avec le même score, plus de 51% voix nécessaires pour avoir la majorité des sièges. Pourquoi ce scandale n’est-il pas unanimement dénoncé ? La démocratie est bafouée. Nous nous battrons jusqu’au bout pour nous faire entendre.

Ce mépris du chef de l’Etat pour l’opposition, cette volonté de ne pas l’entendre, on la mesure chaque jour, pas de concertation pour le retour de la France dans l’OTAN, pour la présence des troupes françaises en Afghanistan. Aucune information fiable non plus sur des sujets comme la grippe A qui intéresse tous les Français, nous demandons là de la transparence.

Mes chers camarades, le grand combat de la rentrée, je l’ai dit, nous le mènerons aussi contre le projet de loi sur les collectivités locales.

Ce projet de loi n’est pas une réforme, c’est une revanche. La droite n’accepte pas que nous gouvernions 20 régions sur 22, les deux tiers des départements et 14 des 20 plus grandes villes françaises. L’offensive a été préparée. Depuis des mois, le gouvernement étrangle financièrement les collectivités locales en leur imposant de nouvelles missions tout en réduisant leurs dotations et en vidant les bases de leurs ressources fiscales, jusqu’à maintenant supprimer de la taxe professionnelle.

Ils veulent faire croire aux Français que nous sommes dépensiers, y compris avec un discours populiste contre les élus. Nous lancerons dès la rentrée une double initiative, initiative politique autour de l’appel de la FNSER pour mobiliser autour de la défense de nos collectivités au service de notre pays et des Français et une grande campagne nationale, rappelant que les services rendus par nos collectivités sont de meilleure qualité et moins coûteux que lorsque l’Etat les réalisait. Cette campagne s’appuyera sur l’adhésion et l’attachement des Français à leur Région, à leur Département, à leur commune.

Nous démontrerons que les vrais conservateurs sont ceux qui tournent le dos à la décentralisation, qui continuent par la déconcentration à exercer des contrôles tatillons sur les collectivités locales et qui proposent à la France une organisation archaïque du territoire.

Nous, socialistes, nous croyons que les collectivités locales ont deux grandes missions à remplir : le développement ainsi que la vision et la préparation de l’avenir. C’est le rôle principal des Régions et des Communauté Urbaines ; la proximité des territoires et des habitants, c’est le rôle principal des Départements et des Communes.

L’institution de ces conseillers territoriaux est incompatible avec une organisation efficace. Trop près pour voir loin et trop loin pour être près de leurs administrés. En réalité cette réforme n’a qu’un seul objectif, modifier au profit de la droite les scrutins Régionaux et Départementaux. Les conseillers territoriaux seraient en effet élus à la proportionnelle dans les agglomérations et à la majorité dans les zones rurales. C’est partager les sièges entre la droite et la gauche là où la gauche est majoritaire, et les attribuer à 100% à la droite ailleurs. C’est vouloir gagner sur le tapis vert ce que la droite a perdu dans les urnes. Voilà le véritable objectif du gouvernement.

Cette réforme est une honte pour la démocratie mais c’est aussi une faute majeure pour l’avenir de notre pays. Un bon exemple est le Grand Paris. Pour contrebalancer les projets menés par nos élus avec Paris Métropole, on veut instituer une société du Grand Paris dans laquelle les collectivités locales n’auront qu’un strapontin. Pourquoi ne pas non plus revenir à une administration préfectorale de Paris, comme avant 1977 ? Après avoir été punie pendant près de 100 ans pour avoir cédé à la commune, les Parisiens et les franciliens le sont-ils pour avoir élu un grand maire socialiste à Paris, un grand Président de Région, et donné ou renouvelé leur confiance scrutins après scrutins à nos élus ?

Nous qui considérons que la décentralisation a été la réforme démocratique la plus puissante de ces 30 dernières années, nous voulons en garder l’esprit et en approfondir la portée.

Nos propositions sont sur la table. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités avec des missions claires et compréhensibles par tous. Une décentralisation pleine et entière, ce sont des collectivités autonomes, dans leurs décisions, avec une fiscalité propre, dynamique et juste. Une décentralisation pleine et entière, c’est la démocratie jusqu’au bout, avec une élection directe par les Français, maintenue pour les Conseils Régionaux et établie demain pour les communautés urbaines. Mais il n’y a pas de République sans justice et là aussi l’Etat doit jouer son rôle en faisant jouer la solidarité par une péréquation financière digne de ce nom.

Ce combat nous allons le mener, parce qu’il s’agit de l’avenir de nos territoires et de la qualité de vie des Français. Nous allons aussi le mener parce que la démocratie est en cause quand les modes de scrutins sont biaisés.

Nous poserons aussi la question de la présence des services publics sur tout le territoire. Au nom de la même folle idéologie libérale qui veut faire reculer la puissance publique sous toutes ses formes, les services publics sont attaqués aussi. Il nous faut les défendre. Ainsi, le 3 octobre, journée nationale contre la privatisation de la Poste, nous organiserons dans toutes les municipalités socialistes, des votations citoyennes afin de demander au chef de l’Etat d’organiser un référendum d’initiative populaire sur l’avenir de la Poste.

Vous le voyez, mes chers camarades, le travail est immense. Notre feuille de route est claire à moyen terme, elle l’est aussi à court terme.

Le Parti socialiste, premier parti d’opposition, doit être utile à 100% aux Français, en combattant les régressions sociales, en proposant comme nous le faisons encore ce matin, en préparant un grand projet de la gauche en 2012.

Ce projet ne s’écrit plus à huis clos. J’engagerai dans quelques jours avec beaucoup d’entre vous un Tour de France à la rencontre et à l’écoute des Français, pour débattre de la société dans laquelle nous voulons vivre, du mieux-être que nous voulons construire. Nous proposerons aux Français d’être des activistes de notre projet. Ils pourront constituer le socle de nos primaires ouvertes.

Nous engagerons les grands rendez-vous de notre projet, la convention nationale sur le nouveau modèle de développement, des Assises sur l’éducation et la recherche, sur le climat, sur la ville et sur la culture.

J’engage tous les militants à nous donner la feuille de route de la rénovation le 1er octobre. Je vous appelle tous à une grande mobilisation pour défendre les collectivités locales et remporter la bataille des régionales.

Nous entrons dans la construction de la maison commune de la gauche, car la gauche, c’est notre histoire, c’est notre avenir.

Refonder les idées, refonder notre Parti et construire la maison commune de la gauche, voilà l’ambition fixée à La Rochelle.

Le travail est immense mais vous êtes là, fiers de ce que nous sommes et enthousiastes à ramener l’espérance.

Alors tout est possible. La France qu’on aime le mérite !
Alors bon travail mes camarades !

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LES 1ers ATELIERS D’ETE DE L’ESPOIR A GAUCHE

Posted on 20 juin 2009 by Norbert

Je vous relaie l’information ci-dessous concernant les journées de l’Espoir à Gauche à Marseille.
Les débats de ces deux journées (21 et 22 août) auront pour objectif de contribuer à construire ensemble les conditions d’une nouvelle majorité alternative pour gouverner la France, face à une droite aussi injuste qu’inefficace.
Et tout cela à deux pas du Vieux Port, peuchère !

Amitiés socialistes,
Nicolas Sielanczyk

———————————-

espoiragauche

LES 1ers ATELIERS D’ETE DE L’ESPOIR A GAUCHE

Chers(es) Amis(es), Chers(es) Camarades,

Les premiers ateliers d’été de « l’espoir à gauche » se tiendront à Marseille, où nous accueillent Jean-Noël Guérini, Patrick Mennucci et la Fédération des Bouches-du-Rhône, les vendredi 21 et samedi 22 août 2009.

Plus ancienne ville de France, Marseille était, au temps de la conquête de la Gaule, une république. La cité Phocéenne, symbole d’une France métissée et diverse  où avant tout l’on est « fier d’être Marseillais », a toujours gardé ancré en elle ces valeurs républicaines. Voilà pourquoi, nous avons choisi cette ville pour y faire notre rentrée politique.

Dans la continuité de notre 1ère journée de réflexion « Démocratie(s) » organisée au Sénat, ce sera l’occasion de travailler collectivement, sur le fond, avant une nouvelle année politique chargée mais aussi de se retrouver dans une ambiance chaleureuse.

C’est dans cet esprit de travail et de convivialité que la journée de débats du vendredi, qui commencera dans la matinée, se terminera par une soirée sur l’île de Frioul et celle du samedi, à l’auditorium ou dans le parc du Pharo avec un grand meeting de clôture.

Notre objectif durant ces deux jours sera de contribuer à construire ensemble les conditions d’une nouvelle majorité alternative pour gouverner la France, face à une droite aussi injuste qu’inefficace.

Notre travail sera organisé autour de trois grandes tables rondes qui porteront sur :

· le nouveau modèle de développement économique, social et culturel,
· l’élaboration d’un nouveau contrat social,
· la révolution démocratique (6ème République, Primaires de la gauche…).

Ces thématiques seront déclinées en une dizaine d’ateliers – d’une trentaine de personnes – afin de garantir une démarche véritablement participative.

Dans le choix des intervenants, place sera faite aux membres d’associations, aux syndicalistes, aux chefs d’entreprises, aux chercheurs et intellectuels portant des thèses trop peu considérées ou débattues et à des responsables de tous les partis allant de la gauche de la gauche au MoDem.
Enfin, nous vous invitons à d’ores et déjà à débattre des thématiques de cette Université d’été sur le réseau social notre.espoir-a-gauche.fr ainsi que sur les blogs du Pôle Idées.

Votre participation sera la clé de la réussite de cet évènement.
Alors inscrivez-vous nombreux en cliquant ici !

Dans l’attente du plaisir de vous retrouver cet été.

Amitiés Socialistes et Rénovatrices
Vincent Peillon
Jean-Louis Bianco
Président des 1ers Ateliers d’été

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Attentat de Karachi : interrogé, Sarkozy qualifie les informations de « grotesques »

Posted on 20 juin 2009 by Fred

NOUVELOBS.COM | 19.06.2009 | 19:04

« C’est grotesque, voilà, c’est ma réponse ». Le chef de l’Etat n’a pas voulu commenter sur le fond les informations attribuant l’attentat en 2002 contre des salariés de la DCN à la suspension du versement de commissions de la France au Pakistan dans le cadre d’une vente d’armes.

Interrogé vendredi 19 juin sur les informations attribuant l’attentat de Karachi en 2002 contre des salariés des arsenaux d’Etat DCN à la suspension du versement de commissions de la France au Pakistan dans le cadre d’une vente d’armes, Nicolas Sarkozy a qualifié ces informations de « grotesque ». Le président a été interrogé pendant une conférence de presse à l’issue du sommet européen réuni à Bruxelles.

Là où Sarkozy pourrait être mis en cause

L’enquête sur l’attentat disposerait de nouveaux éléments, selon Me Olivier Morice, l’avocat de plusieurs familles, qui a rencontré les juges antiterroristes Marc Trévidic et Yves Jannier. La justice s’orienterait vers un contentieux franco-pakistanais, sur fond de contrats d’armements et de présumées rétro-commissions.
Ces rétro-commissions auraient pu participer au financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995. Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, avait donné son aval à la création de la société Heine, par laquelle a transité une partie des commissions.
Edouard Balladur a reconnu jeudi avoir « entendu parler de cette histoire depuis des années » mais souligné que tout s’était déroulé de manière « parfaitement régulière ».
Un éventuel financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur en 1995 par des commissions sur des contrats d’armements de la DCN était apparu dans le cadre d’une enquête préliminaire sur des sociétés d’intelligence économique mandatées par la DCN.
Les policiers avaient alors trouvé à la DCN une note mentionnant l’aval pour la création de la société Heine du directeur de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon, Nicolas Bazire, et celui du ministre du Budget d’alors, Nicolas Sarkozy, laissant « supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour l’élection présidentielle de 1995″. (Nouvelobs.com)

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

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Le Rendez-Vous du 28 mai

Posted on 26 mai 2009 by Fred

Les élus socialistes Isérois,
les secrétaires fédéraux,
les secrétaires de section et les militants socialistes
appellent tous à une forte mobilisation
et une présence massive pour
le grand meeting de Grenoble le 28 mai.

tractmeeting28mai

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Les rendez-vous socialistes du 25 mai au 5 juin

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Les rendez-vous socialistes du 25 mai au 5 juin

Posted on 22 mai 2009 by Fred

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Lundi 25 Mai
- Forum à l’initiative d’associations antiracistes du département « Emigrer, un nouveau délit ? »/« Quelle politique migratoire pour l’Europe ? » / en présence de Sylvie Guillaume
(à confirmer)

Jeudi 28 Mai
Meeting régional en présence de Vincent Peillon, Député européen, tête de liste Sud-est pour les élections européennes. Le MJS sera présent toute la journée avec sa caravane nationale.
Alpexpo / Alpes Congrès, Avenue d’Innsbruck, Grenoble

Jeudi 4 Juin
Réunion-débat sous l’égide d’André Vallini, Député, Président du Conseil Général / en présence de Bernard Soulage
18h30 / Saint Marcellin

Vendredi 5 juin
Réunion-débat sur les services publics en Europe sous l’égide de François Brottes, Député-Maire de Crolles
20h30 / Salle Boris Vian – Crolles

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Promotion de l’énergie solaire le 16 mai

Posted on 10 mai 2009 by Fred

Le 16 mai 2009 à partir de 10h00 atoUM-Rê, association pour la promotion de l’énergie solaire organise une conférence trés intéressante et gratuite sur l’ énergie solaire.
Lors de sa création, l’association s’est fixée trois objectifs majeurs :

  • Favoriser par son action l’information des habitants, des bienfaits économiques, sociaux et environnementaux liés à l’utilisation de  l’Énergie Solaire.
  • Encourager l’électrification rurale des zones les plus reculées dans le monde ; ainsi que son développement et sa mise en œuvre.
  • Former  sur place des techniciens capables d’exploiter et d’entretenir ces installations dans un but d’information et de sensibilisation d’aide au développement dans les pays en voie de développement.

L’Ageden sera présente à cette occasion pour répondre aux questions éventuelles. La manifestation est présente sur ce site et se déroule à l’occasion des 2ème journées européenes du solaire.

www.journees-du-solaire.fr
atoum-re

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Les rendez-vous socialistes du 11 au 19 mai

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Les rendez-vous socialistes du 11 au 19 mai

Posted on 09 mai 2009 by Fred

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Lundi 11 Mai
Conférence-débat animée par Bernard Soulage sur les enjeux des élections européennes
20h / Meylan Salle Deci Belledone

Vendredi 15 Mai
Conférence-débat animée par Bernard Soulage sur les enjeux des élections européennes
18h30 / Bourgoin-Jallieu

Lundi 18 Mai
Réunion-débat sur le Budget, la fiscalité et la relance en Europe sous l’égide de Didier Migaud, Député-Maire de Seyssins, Président de Grenoble Alpes Métropole / en présence de Bernard Soulage
20h30 / Salle des fêtes, Vif

Mardi 19 Mai
Réunion-débat sur l’économie de la connaissance sous l’égide de Geneviève Fioraso, Députée, 1ère  Vice-présidente de Grenoble Alpes Métropole / en présence de Pierre Moscovici, Député  & Secrétaire national aux relations internationales, Michel Destot, Député-Maire de Grenoble et Président de l’AMGVF et Bernard Soulage
18h30 – Salon d’honneur du Stade des Alpes, boulevard Jean Pain, Grenoble

Mardi 19 Mai
Réunion-débat sur les conditions carcérales en Europe sous l’égide de Louis Mermaz, sénateur de l’Isère
Horaire et lieux à préciser – Vienne

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Le 7 mai rendez-vous socialiste à Villefontaine

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Le 7 mai rendez-vous socialiste à Villefontaine

Posted on 04 mai 2009 by Fred

Réunion-débat sur l’Europe Sociale avec Farida Boudaoud, Conseillère régionale, candidate aux européennes et Otman El Harti candidat aux européennes
Jeudi 7 mai à 20h30 / Salle Coignard (proche Théâtre du Vellein à Villefontaine)

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Survie Nord-Isère : COMPLICITÉS

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Survie Nord-Isère : COMPLICITÉS

Posted on 25 avril 2009 by Fred

Survie Nord-Isère organise deux soirée FILM « COMPLICITES » réalisé par Survie, suivi d’un débat avec Thomas Borrel, vice-président de Survie Isère.

1994 – 2009 : 15 ans d’impunité et de désinformation sur les complicités françaises dans le génocide au Rwanda. Et aujourd’hui, que fait-on en notre nom et avec notre argent (celui de nos impôts) en Afrique ?

Venez nombreux :
Villefontaine : lundi 27 avril, salle Latimier (parking théâtre du Vellein) à 20h30
Bourgoin-Jallieu : mercredi 29 avril, salle Pré-Bénit, à 20h30

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Compte Rendu Formation

Posted on 27 mars 2009 by Fred

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Une cinquantaine de militants ont participé, à la Verpillière, à la formation sur les institutions européennes proposée par la fédération iséroise du Parti Socialiste. La soirée s’est déroulée en deux temps. Le premier, assuré Patrick Martin-Genier, secrétaire général de la fondation Jean Monnet, visait à fournir aux militants les bases essentielles sur les instituions européennes pour saisir les enjeux liées à ces élections.

Pour la seconde partie, Ottman El Harti, candidat socialiste pour les européennes, s’est prêté à l’exercice de l’analyse du Manifesto et du projet socialiste pour les européennes.

Ces interventions de qualité ont permis de réaliser l’enjeu du scrutin du 7 juin pour donner à l’Europe une orientation politique différente.

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Nous mettons à votre disposition l’excellent document qui a servit à l’élaboration de cette soirée formation sur les institutions Européennes. (Fichier à télécharger : ps38_institutionseuropeennes )

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Nicolas Sielanczyk – Secrétaire Fédéral à l’Europe
Elyette Croset-Bay - Secrétaire Fédérale à la formation des militants Nord-Isère
Soizic Loquet-NaëlSecrétaire Fédérale à la formation des militants Sud-Isère

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Soirée Débat Formation sur l’Europe

Posted on 16 mars 2009 by Fred

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Dans trois mois, les 6-7 juin, nous élirons les députés qui nous représenteront au Parlement Européen pendant 5 ans. Pour préparer cette échéance, et avant la campagne officielle, il est important que les militants socialistes connaissent le fonctionnement de l’Union Européenne (politiques publiques, institutions, histoire…) pour comprendre les enjeux liés à ces élections.

  • Quelle est la place du Parlement au sein des institutions européennes ?
  • Quel est le rôle du député européen ?
  • Comment est-il élu ?
  • Quels sont les enjeux des européennes 2009 ?
  • Quelle stratégie et quel programme pour les socialistes européens (le Manifesto) ?

Pour répondre à ces questions (et à d’autres), les secrétaires à l’Europe, à la formation des militants Nord-Isère et à la formation des militants Sud-Isère vous proposent une réunion fédérale sur les institutions européennes, et en particulier sur le Parlement Européen :

Le Lundi 23 mars 2009 à 20h – A la Salle des fêtes de la Verpillière

Intervenant :
- Patrick Martin-Genier –
Secrétaire général de l’Association Jean Monnet – Conférencier du Team Europe

Seront également présent de nombreux élus et responsables socialistes :
Erwann Binet (Premier secrétaire Fédéral), les secrétaires de section concernés,  Elyette Croset-Bay (Secrétaire Fédérale à la formation des militants Nord-Isère),  Nicolas Sielanczyk (Secrétaire Fédéral à l’Europe),  Soizic Loquet-Naël (Secrétaire Fédérale à la formation des militants Sud-Isère), André Collomb Bouvard, …

Nous comptons sur vous afin de relayer cet évènement et sur votre présence pour lancer officiellement la campagne des Européennes en Nord-Isère.

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