Merci

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Posted on 07 mai 2012 by admin


Merci par PartiSocialiste

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La victoire n’est jamais acquise

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La victoire n’est jamais acquise

Posted on 04 mai 2012 by admin

À ceux qui aspirent au changement, je ne dis qu’une chose :

En 2002 si la gauche n’est pas présente au second tour c’est parce qu’il manque 2 voix par bureau de vote au candidat socialiste.
Ne laissez pas l’abstention décider à votre place.
Après il sera trop tard.

Dimanche 6 mai votez pour le changement
Dimanche 6 mai le changement s’écrit avec vous

Le changement c’est maintenant et avec François Hollande

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Déclaration de Joëlle Huillier, candidate socialiste aux élections législatives sur la 10e circonscription de l’Isère

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Déclaration de Joëlle Huillier, candidate socialiste aux élections législatives sur la 10e circonscription de l’Isère

Posted on 23 avril 2012 by admin

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle représentent une sanction et un désaveu de la politique menée par Nicolas Sarkozy.

La participation massive des Français démontre l’intérêt qu’ils portent à cette élection capitale pour notre avenir. Il en est de même sur la 10ème circonscription avec un pic à 83,6 % sur le canton de La Verpillière.

Le fait que François Hollande arrive en tête des suffrages est un véritable acte de confiance dans sa capacité à redresser le pays dans la justice, à maîtriser la finance, à retrouver la croissance et l’emploi et à préparer l’avenir. Les principales villes de la circonscription – Bourgoin-Jallieu, Villefontaine, La Verpillière, La Tour du Pin, L’Isle d’Abeau et Saint Quentin Fallavier – ont également placé François Hollande en tête. Ces résultats sont aussi la conséquence de l’important travail de terrain réalisé par les militants avec des opérations de porte-à-porte, de distribution de tracts, de rencontres avec les électeurs tout au long de la campagne.

Toutefois, la progression du Front National se poursuit avec un résultat de plus de 20% dans les 5 cantons (et 26,05% sur le canton de Pont-de Beauvoisin). Il s’agit là d’un signe fort, inquiétant, qu’il convient de ne pas négliger, car il démontre le malaise ressenti par nos concitoyens face aux effets produits par la politique du candidat sortant.
Nous poursuivrons les contacts avec tous les électeurs mais aussi avec les abstentionnistes pour démontrer que les solutions à la crise existent, en étant intransigeant sur la justice, la laïcité, la sécurité et sur les valeurs de la République.

Le 6 Mai, il y aura deux bulletins qui correspondent à deux chemins: la continuité en pire avec Sarkozy ou le changement avec François Hollande :
-    soit l’abaissement économique aggravé avec le candidat sortant, soit le redressement industriel, agricole, éducatif et financier avec François Hollande
-    soit les inégalités et les privilèges amplifiés avec le candidat sortant, soit la justice sociale; fiscale, territoriale avec François Hollande
-    soit l’Europe de l’austérité a perpétuité décidée et approuvée par le candidat sortant, soit la réorientation de l’Europe portée par François Hollande avec la renégociation du traité budgétaire et l’exigence de réciprocité commerciale contre la concurrence déloyale dans les échanges
-    soit l’oubli du sens de l’État et la présidence Fouquet’s favorables aux puissances d’argent qui soutiennent le candidat sortant, soit le rassemblement autour des valeurs de la République et de l’État impartial proposé par François Hollande.

Le 6 Mai, il faut le rassemblement le plus large possible en faveur de François Hollande, candidat des forces de gauche et aussi de tous les citoyens qui souhaitent le changement, pour rendre possible le redressement dans la justice qu’attendent les Français.

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Les résultats pour la 10ème circonscription de l’Isère

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Les résultats pour la 10ème circonscription de l’Isère

Posted on 23 avril 2012 by admin

Voici les résultats pour la 10ème circonscription de l’Isère

INSCRITS:87379

VOTANTS : 71043 soit 81,30%

EXPRIMES : 69729 soit 98,13%

Joly : 1522 soit 2,18%
Le Pen : 16228 soit 23,27¨%
Sarkozy : 17366 soit 24,90%
Mélenchon : 7739 soit 11,10%
Poutou : 762 soit 1,09%
Arthaud : 416 soit 0,59 %
Cheminade : 194 soit 0,27 %
Bayrou : 6312 soit 9,05%
Dupont-Aignan : 1562 soit 2,24 %
Hollande : 17628 soit 25,28 %

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Le changement c’est maintenant

Le changement c’est maintenant

Posted on 20 avril 2012 by admin

Les 22 avril et 6 mai prochains nous donnerons un nouveau président à la France. Candidate aux élections législatives de juin 2012, avec Pascal Payen mon suppléant, nous soutenons François Hollande.

Les Français souffrent, le chômage est au plus haut, la hausse des prix et des taxes ampute le pouvoir d’achat, les emplois disparaissent (fermetures d’usine, délocalisation…), l’école et l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens, la jeunesse se désespère, l’insécurité est partout, les valeurs de la République sont méprisées et bafouées.

La situation est insupportable, la France a perdu sa place en Europe, c’est pourquoi avec François Hollande je vous propose de reconstruire une société plus juste.

Ensemble nous pouvons :
• Redresser la France en créant une nouvelle dynamique de l’économie et du social
• Rétablir la justice et la solidarité
• Redonner espoir aux nouvelles générations
• Retrouver une république exemplaire

Nous vous invitons à voter François Hollande dès le 22 avril et à nous faire confiance pour inscrire le Nord-Isère dans la dynamique de changement.

Joëlle Huillier

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Le clip de campagne de François Hollande

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Le clip de campagne de François Hollande

Posted on 09 avril 2012 by admin


Clip officiel de campagne de François Hollande -… par francoishollande

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François Hollande en meeting à Bourgoin-Jallieu vendredi 27 janvier

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François Hollande en meeting à Bourgoin-Jallieu vendredi 27 janvier

Posted on 24 janvier 2012 by admin

Le candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Hollande, sera dans le Nord-Isère, à  Bourgoin-Jallieu vendredi prochain.

François Hollande sera en Isère vendredi prochain pour le forum de Libération à la MC2 de Grenoble où il interviendra à 14h30. Il visitera ensuite l’usine Schneider à Eybens avant de se rendre à Bourgoin-Jallieu pour une réunion publique à 18h30

Un meeting du candidat très attendu en fin d’après-midi au palais des sports de Bourgoin-Jallieu.

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2012, l’année du changement

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2012, l’année du changement

Posted on 01 janvier 2012 by admin


François Hollande : « 2012, l’année du changement » par francoishollande

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La droite c’est le chômage

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La droite c’est le chômage

Posted on 14 décembre 2011 by admin


La droite c’est le chômage par PartiSocialiste

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Projet d’Accord PS / EELV

Projet d’Accord PS / EELV

Posted on 15 novembre 2011 by admin


Point presse de Martine Aubry le 15 novembre 2011 par PartiSocialiste

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Adhérer au PS, c’est facile

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Adhérer au PS, c’est facile

Posted on 18 octobre 2011 by admin

Adhérer au PS, c’est facile. En quelques clics, devenez adhérent et rejoignez la première force d’alternance.

Débats, préparation du projet, mobilisations pour les valeurs de la gauche, rejoignez les milliers d’hommes et de femmes qui ont déjà fait le choix de s’engager.

Avec plus de 200 000 adhérents le PS est le premier parti de gauche. Engagé pour la justice, la solidarité, les libertés, le PS agit au service du progrès social. Démocratique et décentralisé il permet à chacun d’agir et de s’exprimer en son sein.

Pour votre première adhésion, le coût de la cotisation n’est que de 20€

Un barême de cotisation proportionnel aux revenus s’applique ensuite. C’est ça aussi la justice sociale.

https://www.parti-socialiste.fr/agissons-ensemble/adherez-au-ps

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Déclaration de François Hollande

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Déclaration de François Hollande

Posted on 17 octobre 2011 by admin


Primaires Citoyennes: déclaration de François… par PartiSocialiste

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La réponse de François Hollande

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La réponse de François Hollande

Posted on 13 octobre 2011 by admin

A Arnaud Montebourg : « Je compte sur toi dans le grand rassemblement qui permettra à la gauche de gagner en 2012. »

Jeudi 13 octobre, François Hollande a répondu à la lettre qu’Arnaud Montebourg avait adressée aux deux finalistes des primaires citoyennes. Lire la lettre de François Hollande en intégralité.

Cher Arnaud,

Tu as bien voulu me féliciter à l’issue de ce premier tour des élections primaires citoyennes et je t’en remercie. Tu as été un de leurs promoteurs.  Elles ont été bien organisées, n’ont connu aucun contentieux venant entacher le résultat, ont été massivement fréquentées et donc approuvées par les Français. Elles auront constitué un temps de respiration démocratique et d’engagement civique à un moment où le climat provoqué par de nombreuses affaires risquait de détourner nos concitoyens de la chose publique. Tu comprendras ma satisfaction d’être placé en tête du résultat. Cette position confère une responsabilité, celle de porter la Gauche à la victoire et un devoir, celui de rassembler. C’est pourquoi je me suis refusé à toute expression polémique. Jusqu’au bout je me tiendrai à cette règle. L’unité est un levier qui porte au succès.

J’apprécie aussi la transparence de ta démarche, destinée à guider la réflexion de celles et ceux qui t’ont soutenu, tout en respectant la liberté de conscience de chacun. Je suis convaincu que notre échange pourra permettre de mieux mettre en évidence ce qui nous distingue et ce qui nous rapproche. J’ai toujours été ouvert au dialogue, qu’il soit politique ou social, et l’une de mes priorités, si je suis élu Président de la République, sera de faire la démonstration qu’une gestion plus partagée du pouvoir exécutif est possible et qu’un Président doit toujours respecter ceux qui ne pensent pas nécessairement la même chose que lui. C’est dans cet esprit que je souhaite te répondre et m’adresser ainsi à ceux qui t’ont apporté leur suffrage ou ont été sensibles à ton discours. En effet, plusieurs thèmes que tu évoques reçoivent chez moi un écho favorable.

Je veux d’abord te dire mon accord sur la nécessité de reprendre le contrôle politique du système financier.

Je veux faire en 2012 la réforme du fonctionnement des marchés financiers qui a été abandonnée en chemin par Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas seulement une question de justice : c’est une question de survie de nos économies et de souveraineté préservée pour notre pays. Nous payons aujourd’hui le prix de cette inconséquence présidentielle puisque, depuis 2008, lorsque tous les gouvernements ont dû sauver de la faillite le système bancaire, très peu a été fait. Nicolas Sarkozy et les dirigeants des G20 successifs n’ont pas voulu changer les règles du jeu de la finance mondiale. La triste vérité, c’est que l’irrationalité et l’irresponsabilité du système financier sont en train de l’emporter.

Mes propositions pour reprendre le contrôle d’un système qui vacille sont souvent proches des tiennes. Comme toi, je considère que ce sont les responsables de la crise actuelle, c’est-à-dire les banques et le système financier, qui doivent en assumer les conséquences et non les contribuables. En particulier, je juge inacceptable que, dans la crise actuelle de la dette grecque, la contribution des banques privées et des assurances ne soit pas plus élevée. Les institutions financières doivent désormais payer pour sauver la Grèce comme les contribuables européens ont déjà payé pour elles en 2008. C’est une évidence pour une large majorité de nos compatriotes, mais la droite s’obstine à ne pas entendre ce message essentiel. Si j’étais élu Président de la République, aucun plan de sauvegarde du système bancaire, pour éviter une crise économique majeure, ne se ferait sans contrepartie. Je ferai en sorte que tout argent public apporté directement ou indirectement à une banque entraine automatiquement l’entrée au conseil d’administration de représentants de l’État, afin de procéder à une surveillance active du redressement de l’organisme bancaire, et ce, afin de protéger les intérêts des citoyens français. Que ce soit une avance du fonds de stabilité financière européen ou de l’Etat, dès lors que la puissance publique intervient, il faut une présence au capital avec droit de veto sur les décisions.

Ce droit de veto s’exercerait à quatre niveaux : le contrôle des décisions prises, les rémunérations, le rôle et l’activité des « traders », un certain nombre de placements financiers.

Cette intervention publique doit induire une plus grande transparence bancaire, ce qui est une façon, parmi d’autres, de se prémunir contre les risques de nouvelles dérives.

Je propose également que les banques qui font des profits financent celles qui ont fait des pertes liées à la spéculation, par le biais d’un fonds de garantie entre les banques.

Dans cet esprit, il sera de ma responsabilité de faire en sorte que les banques reviennent à leur vrai métier : financer l’économie réelle, notamment les PME. Enfin, je propose d’interdire purement et simplement aux banques les activités spéculatives les plus risquées, qui ne contribuent pas au bien-être collectif, notamment les ventes à découvert. La séparation des banques de dépôts et des banques d’investissement est in fine la meilleure garantie que les banques cessent d’utiliser les comptes courants de leurs clients à des fins spéculatives.

Ceci vaut pour la France. Mais cela ne sera pas suffisant : nous devrons changer les règles du jeu de la finance mondiale. Je fais trois propositions précises :

-       Je propose d’interdire les pratiques de marché sans rapport direct avec l’économie réelle. Les produits dérivés, sur lesquels s’échangent aujourd’hui plusieurs centaines de fois le PIB mondial, ne devraient être autorisés que lorsqu’ils permettent à une entreprise de couvrir des besoins réels.

-       Je veux en finir avec la rente dont bénéficient actuellement les activités financières. Il faut taxer le secteur et ses rémunérations afin de les remettre à leur juste place. La taxe sur les transactions financières en sera l’instrument. Avec le Parti Socialiste Européen, nous exigerons son adoption au niveau européen en 2012. Si l’initiative était bloquée au niveau européen, nous continuerons d’avancer sans attendre avec tous les partenaires qui accepteraient de nous suivre. A l’Assemblée nationale, nous avons déjà engagé des travaux dans ce sens avec nos amis du SPD au Bundestag.

Cette taxe devra porter sur tous les produits financiers, des échanges de titres (actions, obligations) aux produits dérivés, pour ne laisser aucun espace d’évitement aux acteurs financiers.

-       Je veux également doter les autorités de régulation de vrais pouvoirs : face à des marchés mondiaux, nous ne pouvons nous en tenir à des réponses nationales. En Europe, il faut que l’Autorité européenne des marchés financiers devienne le gendarme unique de la bourse, de Londres à Paris en passant par Francfort. Et son champ d’action doit comprendre les assurances et les banques. Le système européen de surveillance financière (SESF) ne doit pas rester composé de trois autorités de surveillance européennes séparées : j’agirai au niveau européen pour une fusion en un seul organisme de l’Autorité bancaire européenne (ABE) avec l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP) et l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF). La finance est un tout. Cette séparation des organismes de contrôle revient à s’interdire d’emblée une intervention publique efficace. Surtout, j’agirai pour remettre en cause les directives européennes de déréglementation financière, en particulier la directive MIF.

Dernier point qui, je le sais, te tient à cœur depuis longtemps : il est temps de mettre en place une procédure pénale visant l’évasion fiscale. C’est d’autant plus urgent que là aussi la France a pris du retard au cours des 10 dernières années. Des pays comme les États-Unis n’ont pas hésité à déployer un système coercitif puissant pour traquer leurs ressortissants qui trichent avec l’administration fiscale.

Dans le fond, la transparence est en matière financière la première arme indispensable à la lutte contre la spéculation et la rente financières, contre les abus et les évasions fiscales. Elle donne au législateur les moyens de savoir et de mieux prévenir. Elle permet de mieux s’armer pour inverser le rapport de force entre Etats et marchés financiers, au profit cette fois-ci des premiers.

Je souhaite aussi réagir au thème de la « démondialisation » que tu as mis au coeur de ta campagne.

J’entends comme toi l’inquiétude des Français qui n’acceptent pas la concurrence déloyale aux frontières de l’Europe, et encore moins en son sein. Comme toi, je refuse que l’emploi des ouvriers de l’industrie sur notre territoire soit détruit par la déraison du capitalisme financier actuel. Je juge inacceptable l’injustice subie par exemple par nos producteurs de fruits et de légumes : soumis à une concurrence des fraudeurs qui font baisser leurs coûts de production en Europe en fermant les yeux sur le travail au noir, ils se retrouvent contraints de brader ou de vendre à pertes leurs récoltes.

La France qui souffre doit être protégée des excès de la mondialisation, c’est un fait.

ll faut d’abord donner un coup d’arrêt à la désindustrialisation du pays. Tu sais que j’ai proposé la création d’un livret d’épargne pour l’investissement industriel dont le produit serait dirigé vers les PME-PMI. Nos politiques publiques et donc nos moyens doivent être orientés plus nettement vers la recherche et l’innovation.

Evidemment les délocalisations doivent être dissuadées par une taxation sur les licenciements et par le remboursement des éventuelles aides publiques et l’intervention du juge en urgence. Mais nous y répondrons aussi par une stratégie industrielle offensive, fondée sur la Recherche / développement, le soutien à l’investissement, la mobilisation de l’épargne vers l’outil productif

Si je résume ma pensée, elle tient en quelques mots : la France a besoin du monde et celui-ci a besoin d’elle ; les Français ont besoin d’être protégés contre les excès de la mondialisation, notamment financière ; l’Europe est en réalité la solution car la France seule ne suffit plus. Cela doit s’accompagner d’harmonisation sociale et fiscale, même si tu sais que ce chemin sera long. La construction européenne a été un engagement de ma vie politique. Je le garderai toujours.

Je te propose de chercher ensemble les moyens d’une protection moins naïve, pour reprendre une expression de toi que j’ai souvent entendue dans la campagne. Entre le libre-échange idéologique que nous connaissons et le repli protectionniste dont nous ne voulons pas, je suis convaincu qu’une politique commerciale européenne réaliste est possible : elle est inscrite dans notre projet socialiste sous l’expression de « juste échange ».

C’est pourquoi je partage avec toi l’idée de la réciprocité : tout produit qui entre sur notre continent doit respecter les règles que celui-ci s’impose à lui-même, qu’elles soient sociales ou environnementales. A cet égard, je propose que toutes les rencontres internationales, du type G20, réunissent non seulement les Etats, l’OMC et le FMI, mais aussi l’OIT, c’est-à-dire l’Organisation Internationale du Travail. Je crois qu’il nous est possible, par le combat politique, de défendre l’idée d’une régulation juste des échanges ; je défendrai les intérêts de la France qui, je te l’accorde, ne l’ont pas été suffisamment par les gouvernements de droite des dix dernières années.

Je crois aussi que le droit de la concurrence doit être repensé dans l’Union Européenne et notamment le régime des aides d’Etat. Ce droit plonge ses racines dans le Traité de Rome de 1957 à une époque où les colonies existent encore, où la finance n’est pas mondialisée à ce point, où la guerre froide divise le monde. Ces temps sont clos ! La concurrence s’exerce à l’échelle de la planète, pas seulement à l’intérieur de l’Union. Son droit doit être revu en conséquence.

La zone euro doit avoir une véritable politique de change pour que nos entreprises, grandes ou moyennes, ne soient pas pénalisées par un cours trop élevé de notre monnaie. Il n’est ainsi pas acceptable que la Chine choisisse elle-même le cours de sa monnaie, ce qui conduit à rendre les prix des produits qu’elle fabrique anormalement bas. Plus généralement, il est plus que temps que la mission fondamentale de la Banque centrale européenne soit la croissance, l’emploi, plus que la seule lutte contre l’inflation.

Je défendrai nos intérêts au sein des institutions européennes, mais aussi les intérêts de l’Europe au sein de l’OMC avec beaucoup plus de vigueur. J’entends ainsi faire instaurer le principe de réciprocité commerciale. Il n’est pas normal que la Chine ait un libre accès à nos marchés et qu’en retour, le marché chinois soit si difficile d’accès. J’entends aussi me battre pour inscrire dans ces principes de réciprocité, des clauses environnementales et sociales. L’échange ne peut être juste que si les conditions de travail sont dignes partout chez nos partenaires commerciaux. L’échange doit être aussi juste pour les générations futures et ne pas laisser une empreinte écologique trop coûteuse ou dommageable pour la planète.

Dans le fond, le combat qui s’engage dans ce début de siècle oppose bien les puissances publiques aux marchés. Il est vital d’inverser le rapport de forces entre eux. Pourquoi ?  C’est de laisser les marchés faire ce que bon leur semblait qui a fini par imposer à toute et tous « la » règle économique comme repère ultime et incontournable. A cette règle économique, qui nous emmène dans les politiques d’austérités absurdes du moment, j’oppose le choix démocratique. Le bras de fer que nous engageons est un moment de reconquête du choix démocratique sur la règle économique.

C’est d’ailleurs tout le problème qui traverse l’Union européenne. Nous avons su créer une grande zone d’échange, nous avons su nous doter d’une monnaie unique, mais faute d’avoir su tenir la promesse d’une Europe sociale, nous nous retrouvons pris dans l’étau des règles strictement économiques et budgétaires. Le rejet du Traité constitutionnel s’explique largement par cette très forte déception, cette violente désillusion. Les questions démocratique et sociale sont nos meilleurs arguments pour redonner à l’Europe toute sa force. En Europe comme en France, le choix démocratique doit reprendre sa place, au-dessus des mécanismes économiques.

Mais l’autre élément essentiel pour la défense de nos emplois et la progression des salaires, c’est la formation et la compétence des travailleurs.

Nous ne pourrons pas faire progresser durablement les salaires des Français si l’efficacité de notre système productif ne progresse pas elle aussi. Je veux réinvestir massivement dans l’éducation, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, depuis plusieurs années. Pour moi, l’avenir de notre jeunesse est la grande cause nationale qui doit réunir l’ensemble des générations. Je ne me satisfais pas de la dégradation continue du système scolaire depuis 2002, dégradation qui se mesure chaque jour davantage par la baisse du niveau de nos élèves et étudiants par rapport à nos voisins européens, nordiques notamment.

C’est pourquoi j’ai proposé de recréer, d’ici à 2017, 60 000 postes dans l’éducation nationale, postes qui ont été supprimés depuis 2007. Mon objectif est d’accueillir, d’éduquer, de former professionnellement nos jeunes, de diminuer l’échec scolaire, de réduire les redoublements, d’empêcher les fermetures sauvages de classes, d’assurer le remplacement des professeurs absents, d’accueillir les enfants à l’école dès deux ans, de proposer davantage de cours de soutien. Ma résolution à porter ce projet éducatif est sans faille. J’assume cette priorité.

Ton dernier point concerne la VIème République : j’ai la conviction que, sur ce point, nos positions sont aujourd’hui très proches. Tu sais que je ne suis pas attaché à numéroter la République. Les adjectifs qui l’accompagnent me suffisent : selon notre constitution, elle est indivisible, démocratique, laïque, décentralisée. Cela me convient. Reste à faire vivre les mots. Je vais répondre point par point à ton interpellation. Mais je te rappelle qu’un Président ne fait pas tout à lui seul, qu’il a un Gouvernement et un Parlement. Si je suis désigné puis élu, j’ai bien l’intention de les respecter. Je ne serai donc pas un hyper-candidat, prélude à un hyper-président. Je laisse cette méthode à l’actuel locataire de l’Elysée, avec le succès que tu sais !

Je ne suis pas, tu le sais, favorable à la suppression de l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. Celle-ci a ses inconvénients : un excès de personnalisation des campagnes électorales et la tentation qui s’ensuit de concentrer les pouvoirs entre les mains du seul vainqueur. Ces inconvénients sont à l’évidence décuplés lorsqu’ils sont conjugués à l’élection d’un Président qui lui-même privilégie un exercice solitaire et autoritaire du pouvoir. Mais j’en vois aussi les forces. Quelle autre élection peut autant mobiliser les citoyens, intégrer les jeunes au jeu démocratique, permettre un débat de société aussi partagé ? Cette question du mode d’élection du chef de l’Etat, c’est incontestable, nous a séparés dans le passé. Pour moi, l’essentiel n’est alors plus de changer de République mais de changer la République. Le contenu, me semble-t-il, prime sur la forme. Je vais bien sûr répondre précisément à tes interrogations, mais je souhaite aussi les compléter, sur d’autres sujets, par mes propres propositions.

Tout d’abord sur la pratique politique du pouvoir, résumer ma vision de l’exercice présidentiel est assez simple. Je serai un président qui rassemble, qui fixe le cap et qui arbitre. Je crois à l’intelligence collective et le gouvernement devra gouverner, le parlement délibérer, avec des pouvoirs accrus.

Je mettrai la morale au cœur de mon action de Président. Je m’engagerai ainsi à réformer le statut pénal du Chef de l’Etat, mais aussi celle de ses conseillers que la droite envisage de protéger contre leurs errements, et de mettre ainsi fin à l’impunité présidentielle lorsque les faits reprochés sont sans lien direct avec l’exercice du mandat de Chef de l’Etat.

Je m’engage également à mettre fin aux collusions inacceptables entre les politiques et les puissances d’argent, avec une loi pour moraliser le financement de la vie politique. La création de commissions d’enquêtes parlementaires libres, y compris à l’initiative de l’opposition, doit permettre de donner à nos parlementaires d’accéder à des pouvoirs plus proches de ceux qui existent par exemple aux Etats-Unis, et ainsi de limiter les dérives éventuelles d’un pouvoir exécutif. De même, je partage ton idée d’un contrôle parlementaire renforcé sur les principales nominations, pour mettre un terme définitif au népotisme et au clanisme qui auront marqué de manière spectaculaire la dernière législature.

Le gouvernement doit être au service des citoyens. Je souhaite que notre gouvernement évolue vers une démocratie plus ouverte, où les citoyens soient associés et entendus. La libération des données publiques que tu évoques en est un élément, et je soutiens cette réforme importante. Mais nous devons aller plus loin, systématiser – au niveau local et national – les obligations d’information, de consultation et d’association des citoyens dans la prise de décision et le suivi des politiques publiques. J’associerai donc les citoyens aux décisions les plus importantes, notamment par le biais des partenaires sociaux et des représentants du peuple au Parlement. Je ferai des préfectures, partout en France, de véritables maisons de la République où seront débattues, avant leur présentation au Parlement, les grandes réformes de la mandature : réforme fiscale, refondation de l’école, pacte pour la jeunesse… ;  tous ces projets seront ainsi enrichis des expériences des citoyens au niveau local.

La vie démocratique de notre pays devra être sans cesse revivifiée et notre parti modernisé. Ces primaires citoyennes, que tu as défendues dès 2008 sont un succès incontestable. Elles démontrent que l’envie de participer et de débattre n’a pas disparu de la société française, bien au contraire. Plus de deux millions et demi de personnes ont participé au premier tour. Cela confirme la nécessité de reproduire à l’avenir ces primaires, y compris au niveau local et je propose ainsi que le parti socialiste et ses alliés organisent des primaires pour désigner nos têtes de liste aux prochaines élections régionales. Les citoyens doivent être en mesure de participer activement aux décisions et de contrôler réellement leurs élus : c’est pourquoi les référendums d’initiative populaire et les référendums abrogatifs et révocatoires seront inscrits dans les textes.

Je ferai en sorte que chaque député ou sénateur soit contraint de renoncer à postuler à l’exercice d’une fonction exécutive locale. Tu sais comme moi que cette réforme nécessitera de faire voter une loi dès 2012, car les discours sur le non-cumul resteront lettre-morte sans cette contrainte absolue qui s’impose à tous sans exception. Je respecterai l’engagement du PS du non-cumul pour les investitures aux prochaines élections législatives de 2012. Mais le non-cumul doit aussi s’appliquer à la démocratie sociale ! Pour renforcer la démocratie dans l’entreprise et la transparence dans leur gestion, j’interdirai les cumuls abusifs de mandats d’administrateurs au sein de différents conseils de surveillance ou d’administration.

Enfin, je serai un Président garant de l’indépendance de la justice et des médias. S’agissant de la presse, nous devrons faire une nouvelle loi pour garantir la liberté des médias et la protection de leurs sources, et je supprimerai dès mon élection le pouvoir de nomination du président du groupe France Télévisions et de Radio France par le seul président de la République. S’agissant de la justice, nous devrons réformer le conseil supérieur de la magistrature, mettre en oeuvre une réelle indépendance dans la nomination des magistrats du parquet, proscrire les instructions individuelles dans le cadre d’affaires en cours pour couper le cordon entre l’exécutif et la justice, et reconstituer des services d’enquêtes spécialisés dans la lutte contre la criminalité économique et financière qui ont été volontairement affaiblis ces dix dernières années. Je retiens aussi de ton propos la réforme nécessaire du Conseil constitutionnel pour renforcer son indépendance : je partage l’esprit de cette réforme. Enfin, si nous disposons de la double majorité à l’Assemblée Nationale et au Sénat, nous pourrons enfin modifier la Constitution et permettre aux étrangers non communautaires, de voter dans les mêmes conditions que pour les citoyens de l’Union Européenne. Il nous a souvent été reproché de repousser cette décision. Tant qu’une majorité qualifiée n’était pas atteinte pour modifier la Constitution, c’était impossible. Notre victoire au Sénat change la donne.

Comme tu le vois, sur les sujets démocratiques et institutionnels, nos pensées convergent et j’ai tenu non seulement à répondre à tes propositions, mais aussi à en faire d’autres, afin que ce dialogue que nous avons en toute transparence devant les Français ne s’arrête pas aussitôt la primaire achevée.

Je souhaite enfin t’indiquer que mon programme présidentiel nécessitera, pour être appliqué, le travail d’une équipe gouvernementale traduisant le nécessaire renouvellement de notre vie politique et clairement ancrée à gauche : il va de soi qu’aucun ministre ayant participé aux gouvernements de Nicolas Sarkozy n’en fera partie.

A l’issue de ce bilan que je crois sincère, il ne me semble pas utile de chercher à dissimuler nos différences. Ce serait un procédé très artificiel. Ces différences existent aujourd’hui et existeront sans doute demain encore. Je ne te demanderai pas de te renier si tu décides de me soutenir, et je ne me renierai jamais non plus. C’est sur le respect, la confiance et l’amitié entre nous que je veux fonder notre travail commun. Je crois que nous partageons suffisamment de convictions, sur la maîtrise nécessaire d’un capitalisme financier devenu fou, sur la priorité absolue à accorder à l’éducation et à l’avenir de notre jeunesse pour lutter contre les excès de la mondialisation, sur le besoin d’une rénovation profonde de notre République, pour qu’il nous soit possible de travailler, de convaincre, de gagner et de diriger le pays ensemble.

Je crois en effet à la nécessité de rassembler largement nos forces pour gagner en mai prochain. L’expérience nous a en effet largement appris que la division ne pouvait conduire notre famille politique qu’à la défaite. J’espère l’emporter nettement dimanche, pour conduire avec force notre campagne et porter l’espoir du changement que je sens monter dans notre pays.

Voici, mon cher Arnaud, ce que j’ai souhaité répondre à ton adresse. J’espère que ces quelques lignes auront su te convaincre, ainsi que ceux qui t’ont accompagné lors de ce premier tour. Je veux, à ma manière, avec ma cohérence, assumer la responsabilité de porter ces combats. L’histoire de la Gauche est jalonnée de ces dialogues entre des sensibilités parfois diverses. Tu le sais, j’ai toujours veillé, dans toutes les fonctions que j’ai exercées, à respecter cette diversité, à unifier les différences dans un esprit de rassemblement. C’est bien de cela dont il s’agit aujourd’hui, dans le plus grand, le plus noble combat politique qui soit. Je compte sur toi dans le grand rassemblement qui permettra à la gauche de gagner en 2012.

Bien amicalement,

 

                                                                                                                                                                           François Hollande

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Gérard Filoche répond à la lettre ouverte d’Arnaud Montebourg

Gérard Filoche répond à la lettre ouverte d’Arnaud Montebourg

Posted on 12 octobre 2011 by admin

Cher Arnaud,

Je viens de découvrir ta lettre ouverte à Martine Aubry et à François Hollande.

Je ne résiste pas à te répondre en direct, à mon niveau militant. Après tout, c’est cette démocratie que tu souhaites, à juste raison.

Assurément, le PS doit être le parti des salariés, pas celui de l’élite dominante. À l’occasion de la terrible crise que nous impose la finance, non seulement nous ne voulons pas payer une « dette » qui n’est pas la nôtre, mais nous voulons changer le système qui l’a produit, qui faillit, et non pas le replâtrer.

Pour cela nous devons répondre aux préoccupations immédiates, élémentaires, vitales de nos concitoyens. Et il nous semble qu’il faut prendre les choses par le bon bout en partant du vécu quotidien. C’est ce qui nous étonne dans tes questions à Martine Aubry et à François Hollande : tu n’interroges ni sur la hausse des salaires, ni sur la retraite à 60 ans, ni sur le retour à l’emploi, ni sur la durée et le droit du travail, ni sur la protection sociale, la santé et l’école.

Nous, c’est ce qui nous préoccupe le plus :

- 1°) Il y a eu 8 millions de manifestants l’an passé en défense de nos retraites, les lois Balladur, Fillon et Woerth ont été imposées brutalement, en 1993, 2003 et 2010 contre une majorité écrasante de 75 % de l’opinion, et elles échouent puisque la moyenne des annuités cotisées réelle des salariés a baissé en 15 ans de 37,5 à 36 annuités alors que les lois imposaient de passer de 37,5 annuités à 41,5. Le seul résultat est une forte baisse du niveau de pensions que nos concitoyens n’acceptent pas. Comme il y a ambiguïté dans notre parti à ce sujet, non pas sur le droit à partir à 60 ans, heureusement presque tout le monde le défend, mais sur les annuités, le niveau, la pénibilité, on pensait que tu interrogerais François Hollande et Martine Aubry là-dessus. Il n’y a pas que l’allongement de l’espérance de vie qui compte comme paramètre, mais la réalité du chômage grandissant des jeunes et des « seniors ».

- 2°) Les salaires sont bas, beaucoup trop bas, c’est là, l’origine de toute la crise que nous subissons. Le coût du capital est trop élevé et le coût du travail trop bas. Il faut reprendre dix points qui ont été siphonnés par les profits sur les salaires. À commencer par le Smic qui devrait augmenter rapidement à 1700 euros, en guise de rattrapage et de stimulation de la relance de l’économie, du rejet de l’austérité et de la récession auxquelles Sarkozy nous a conduit. Hausser les salaires nets, c’est mieux vivre tout de suite, pour des millions de salariés pauvres, mais c’est aussi remplir avec les cotisations, le salaire brut, nos caisses de protection sociales, collectives. Imposer l’égalité salariale professionnelle hommes/femmes par la loi avec sanction. Une allocation-autonomie pour les jeunes.

- 3°) Cinq millions de chômeurs : il n’y aura pas de réduction du chômage de masse sans réduction du temps de travail. Cela implique de rapprocher les dures réelles de la durée légale a 35 h voire 32 h, baisser les durées maxima, rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche, lutter contre le travail dissimulé, stopper la précarité, réguler la sous-traitance, rétablir le respect, l’hygiène, la sécurité dans les entreprises, le contrôle contre les licenciements abusifs et boursiers, des droits syndicaux nouveaux dans les entreprises. Le droit du travail donne du droit au travail. À ce sujet, nous avons noté qu’en six heures de discussion télévisées, nos six candidats, dont toi, n’ont jamais cité une seule fois le code du travail dont notre projet socialiste affirme pourtant qu’il faut le « reconstruire »… Cela ne dépend ni de l’Europe ni de la mondialisation : les 850 000 salariés de la restauration, par exemple, comptent parmi les plus surexploités alors qu’ils en sont nullement placés en concurrence internationale…

- 4°) Inégalités : la France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal partagées. 5 % de nos concitoyens possèdent près de 50% du patrimoine, 10 % possèdent moins de 1 % et les 85 autres se partagent le reste, 49 % des richesses. Notre peuple est en colère à fleur de peau sur cette question, contre la corruption, la gabegie, les richesses accumulées sans honte par l’élite privilégiée, et nous partageons pleinement ce rejet massif. C’est explosif. Nous proposons qu’il n’y ait plus de rémunération supérieure à 20 fois le Smic, aucun homme ne mérite quel que soit son génie, de gagner 20 fois plus qu’un autre. À l’école, on est souvent noté de 1 à 20, pourquoi gagnerait-on ensuite de 1 à 600 ? Il faut une réforme fiscale qui abaisse les impôts injustes, indirects et hausse les impôts justes, directs et progressifs…En un mot, la redistribution des richesses, c’est la clef de l’alternative, c’est matériel, c’est palpable, c’est du sûr.

Comment dire ? C’est là que nous t’attendions !

On croyait que tes questions à Martine et François allaient d’abord porter là-dessus. Très concrètement, dans l’intérêt de toute la gauche. En tout cas, nous, ce sont celles que nous posons chaque jour. Car il y a des millions de voix en jeu contre la sale politique antisociale de Sarkozy, et il y a, avant la campagne officielle, encore de grandes précisions à obtenir dans le « projet socialiste » et dans celui de nos candidats : salaires, emploi, droit du travail, retraite, sécurité sociale, école. 35 h, 60 ans, 1700 euros, pas plus de 20 Smic. Ces questions parcourent au demeurant les programmes de nos alliés nécessaires du Front de gauche et des Verts, elles sont presque une condition pour l’unité victorieuse, dynamique, de toute la gauche.

Comme tu le sais, toi et nous, « Un monde d’avance » sommes présentés à ce jour, je crois à juste titre, et dans les deux cas, comme la gauche socialiste.
Nous avions obtenu, « UMA », en interne, un solide pourcentage au congrès de Reims de novembre 2008 sur une motion de gauche que nous avions déposée alors que tu choisissais un autre chemin. La façon dont tu te manifestes aujourd’hui dans ces primaires nous rapproche à nouveau et c’est tant mieux. Car il est nécessaire, selon nous, qu’il y ait une forte gauche socialiste capable d’emporter une majorité dans ce grand parti, de le faire rompre avec le social libéralisme et d’en refaire le grand parti capable d’unifier toute la gauche en la faisant gagner durablement.

Je vais répondre aux questions que tu as choisies, bien sûr. Mais permets moi de te redire franchement puisque tu parles franchement à tout le monde : proposons d’abord une redistribution des richesses, du travail, de la sécurité sociale, l’abrogation des lois de la droite contre nos retraites, car tout commence par là.

D’autant qu’on peut mieux le faire sans doute, si Martine Aubry gagne le 16 octobre.
Entre les deux candidats, tu le sais, François Hollande a choisi de privilégier la rigueur, la modération, la prudence, le « on ne promet pas trop parce qu’on ne pourra pas tenir beaucoup », il souhaite régler la dette, gérer rigoureusement l’existant. Martine Aubry est plus offensive, elle veut changer les choses pas seulement les « accompagner », elle l’a dit maintes fois, sur un ton plus convaincant : l’injustice sociale est devenue intolérable. François a un énorme talent, un entregent, un savoir faire, un charisme, il a dirigé le bureau national avec brio, sauvant parfois l’unité du parti. Et… Martine aussi. La différence est pour nous, à cette heure, dans la fibre sociale, et dans la détermination à affronter le système pour le changer. Beaucoup sentent, comme cela, la différence entre les deux « impétrants »… comme tu les appelles. Il n’y a pas photo, la gauche du parti est derrière Martine, en vertu de son positionnement d’ensemble. Il conviendrait, mais nous ne voulons pas te dicter ton choix, que tu la rejoignes et que tu nous rejoignes. Ensemble, nous ferons majorité, non ? Tu auras l’honneur d’avoir contribué à ce qu’une bonne position contre la finance et les banques soit adoptée. Nous aurons ensemble l’honneur d’avoir un programme social essentiel pour gagner, non ? Nous veillerons à ce que les promesses de changement soient tenues.

Ensemble, toi et nous, avec Martine Aubry.

Oh, certes, il y a des méfiances, et tu me les as exprimées lorsque nous nous sommes rencontrés à la fête de l’Humanité. Elles sont sans doute légitimes. J’en ai, nous en avons nous-mêmes, mais que faire ? Sinon, agir ensuite, de concert, et avec les grandes forces sociales en éveil. Les 2,5 millions d’électeurs qui sont venus répondre à l’appel du parti socialiste, le 9 octobre, les 8 millions de manifestants de l’an passé.. sans remonter plus loin. Notre pays est sans doute un des plus politisés au monde, nous pouvons en être fiers, et nous appuyer sur la conscience et le mouvement social.

Alors voici, maintenant, la réponse aux trois questions :

1°) La dette privée que les banques essaient de faire payer au public, c’est intolérable. Ce système de pillage des salariés grecs, italiens, portugais, espagnols, irlandais, islandais, et demain belge, français doit être mis à bas. Tout comme la dette du tiers-monde devrait être abrogée depuis longtemps : dans un grand rassemblement à la Bastille, lors du 200° anniversaire de la Révolution Française, nous militions pour cela. Il y a des dettes légitimes mais aussi des dettes illégitimes et des dettes odieuses. Le sort fait par la troïka UE/BCE/FMI à la Grèce est indigne. Il est possible aujourd’hui pour un gouvernement d’un pays de la taille de la France, de dire « stop », d’imposer un moratoire pour en faire l’inventaire par un audit public, nous serons applaudis dans le monde entier. Il faut trier toutes ces dettes, enquêter sur la spéculation, arrêter les forbans des « bad » banques, les juger. Levée du secret bancaire ! Et les puissances publiques, élues, souveraines, doivent décider de restructurer ou d’annuler les dettes selon leurs natures. Ce sont les citoyens et leurs élus qui doivent décider et non pas les charlataneries des agences de notation. Bien sûr qu’il faut séparer banques de dépôts et d’affaires, qu’il faut un grand pôle financier public, réglementer drastiquement les bourses, prendre enfin de fermes mesures contre les trous noirs fiscaux, imposer une taxe sur toutes les transactions financières, batailler pour sauver l’euro en reprenant collectivement, démocratiquement le contrôle d’une BCE et d’une monnaie stupidement affirmées « indépendantes ».

2°) Bien sûr que cela implique ensuite un « juste échange » c’est-à-dire un commerce européen et international dont les règles respectent le travail au lieu de l’écraser. Quel serait le « bon protectionnisme équitable » ? À nos frontières et en Europe ? Nous avons voté, toi et nous, en 2005, contre le TCE qui échoue et vole en éclats depuis. Un protectionnisme équitable, un juste échange, cela ne peut se construire que sur les règles les plus solides de l’Organisation internationale du travail (OIT) et pas seulement sur celles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Une organisation mondiale de l’environnement (OME) avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), devraient avoir des pouvoirs d’élaboration, de décisions, de sanctions aussi fortes que l’OMC. Le droit du travail devrait être constitutif du droit de la concurrence afin que cette dernière ne soit plus féroce et faussée. Ça ne veut donc pas dire renfermer les peuples, chacun dans la concurrence (qui deviendrait vite aussi acharnée) de leurs frontières, mais combattre pour établir des règles par des organisations internationales mondiales qui aussi fortement régissent les lois du travail, la protection de l’environnement, la santé de tous les humains sur la planète. Ce qui veut dire, par exemple et concrètement en Europe, d’avancer vers un Smic européen, une législation sociale harmonisée selon le principe de faveur, une fiscalité comparable, etc.

3°) Oui, mille fois à une VI° république sociale, parlementaire, démocratique, écologique, féministe, laïque. Cela signifie notamment l’abolition de l’élection d’un président au suffrage universel, des élections à la proportionnelle, une interdiction du cumul des mandats en nombre et dans le temps, le vote des immigrés qui paient des impôts dans notre pays, un grand service public renforcé et élargi. Cela fait quelques décennies que ceux qui ont refusé le « coup d’état permanent » en rêvent et ont fait moult propositions là-dessus, nous sommes et resterons facilement d’accord.

Les propositions sociales, financières et institutionnelles que nous formulons, et que je reprends ici, sont aussi majoritaires parmi nos concitoyens, nous le croyons comme toi. Tout cela fait un plan d’action commun et d’ensemble possible. Mais ce plan a davantage de chances d’être mis en œuvre, puisqu’il faut choisir, avec Martine Aubry.

Cher Arnaud, nous faisons appel aussi à ton intelligence politique et à ta volonté de l’emporter demain face à la droite, sur un programme vraiment alternatif, sois assuré de notre engagement, de l’ancienneté et de l’opiniâtreté de notre combat socialiste, en ce sens.

Fraternellement, Gérard Filoche, mardi 11 octobre à 22 h

Attention !

Verdict du procès contre Gérard Filoche
pour “entrave au CE Guinot” (sic)
aujourd’hui mercredi 12 octobre
à 13 h 30 – 31° chambre tribunal correctionnel. Paris. M° Cité
merci à celles et à ceux qui peuvent être là de se retrouver devant l’entrée du tribunal

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Déclaration de soutien de Royal à Hollande

Déclaration de soutien de Royal à Hollande

Posted on 12 octobre 2011 by admin

PARIS, 12 octobre 2011 (AFP) – Voici le texte de la déclaration de soutien de Ségolène Royal à François Hollande pour le deuxième tour de la primaire présidentielle de gauche :

« La France va se trouver en mai 2012 à un moment décisif de son histoire. Nous n’avons pas le droit, à gauche, de manquer ce rendez-vous avec les Français qui nous attendent, efficaces et unis, à leur service.

J’ai décidé de prendre mes responsabilités pour aider le plus efficacement possible à la victoire de la gauche.

Chacun des deux candidats a sollicité mon soutien dans un esprit de respect que je tiens à saluer et qui est le signe du rassemblement que nous ferons dimanche soir.

J’ai depuis toujours mis mon action politique au service de l’intérêt général, de la justice sociale et de l’amélioration de la vie quotidienne des hommes et des femmes qui attendent une vie meilleure, pour eux et pour leurs enfants.

C’est animée de cette hauteur de vue que j’apporte aujourd’hui tout mon soutien à François Hollande pour trois raisons :

1/ Il est arrivé en tête du premier tour, et il est légitime d’amplifier cette avance donnée par les électeurs.

2/ Les solutions neuves que je défends seront prises en compte dans le programme du candidat comme l’a dit François Hollande hier soir: la réforme bancaire, que je défends depuis 2008 et sur laquelle aujourd’hui tous les socialistes sont rassemblés; la lutte contre les licenciements boursiers; la moralisation politique avec le non-cumul des mandats adopté sans délai; la mutation écologique de l’économie.

3/ Nous devons donner un élan à notre candidat avec une nette avance qui ne laissera aucune prise à la droite.

C’est pourquoi je lance un appel à toutes celles et ceux qui veulent, dans la justice et l’efficacité, le changement d’un système à bout de souffle où la loi de l’argent décide de tout.

Venez voter massivement dimanche prochain pour donner force et légitimité à notre candidat François Hollande.

Nous avons le devoir de rassembler les forces citoyennes et d’inventer un nouvel avenir dans lequel les valeurs humaines l’emporteront sur le cynisme du système financier.

Je fais confiance à François Hollande pour y parvenir en unissant les Français ».

cp-cgd/ed

FRANCE2012-PARTIS-PS-PRIMAIRE-PRÉSIDENTIELLE – 12/10/2011 13h58 – AFP

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J’ai reçu une lettre …

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J’ai reçu une lettre …

Posted on 11 octobre 2011 by admin

Cher Martine, Jean-François

Je voudrais en premier lieu féliciter chacun d’entre vous pour sa qualification au second tour des primaires citoyennes. Dans cette campagne loyale et cordiale, j’ai défendu les solutions nouvelles destinées à répondre par des propositions concrètes, réalisables et efficaces à l’extrême gravité de la crise financière, ou économique, sociale et morale qui a commencé à ravager tous les pays européens, dont la France. Je me suis attaché à dégager des perspectives d’actions nouvelles auprès de ceux qui se sentent à juste titre écrasé par l’économie est oubliée par la politique.

Cette lettre a pour objectif d’éclairer avant dimanche l’opinion finale des 450 000 Françaises et les Français qui m’ont fait l’honneur de leur confiance. Ces femmes et ces hommes sont libres et feront leur choix en conscience. Mais je tiens à ce qu’il fasse ce choix important, en toute connaissance de cause. C’est cela, la VIe république en actes.

1- La première des questions que je souhaite vous poser concerne les conditions précises et concrètes dans lesquelles vous entendez reprendre le contrôle politique du système financier qui soumet aujourd’hui l’économie réelle et les entreprises à ses exigences indues, tout comme le fait des gouvernements et des contribuables.

J’ai rappelé à de maintes reprises que les Français refuseraient à bon droit -particulièrement ceux qui n’ont que leur travail pour vivre- de payer les conséquences des graves fautes commises par le système financier, dans lesquelles ils n’ont aucune espèce de responsabilité. Mettre à contribution par l’impôt les classes moyennes et populaires pour secourir les banques, leurs filiales, comme tel d’ores et déjà le cas dans les projets de renflouement de la banque privée Dexia, serait une faute morale et politique, contre laquelle la gauche aura l’obligation de nous prémunir.

Ceci implique des mesures de mise sous tutelle publique les banques, sans frais pour les contribuables, conduisant à faire entrer des représentants de l’État ainsi que des usagers du crédit, avec droit de veto, dans les conseils d’administration des banques.

En plus des mesures de séparation des activités de collecte des dépôts et celle d’affaires, il paraît logique et juste d’utiliser les bénéfices des banques profitables pour renflouer les banques en difficulté par des mesures de solidarité interbancaire, mesures qui éviteront aux Français de payer les futurs plans de renflouement des banques fragilisé.

De surcroît, il sera nécessaire d’interdire par la loi la spéculation dans l’activité bancaire avec l’épargne des Français et d’édicter une procédure pénale sévère réprimant l’évasion fiscale afin d’obtenir le rapatriement des avoirs actuellement placés dans les paradis fiscaux tout en faisant fermer les filiales des banques das ces territoires.

Je veux rappeler avec force que la dette publique accumulée au cours des derniers mois et le prix direct et indirect du secours accordé par les états de l’Union Européenne au système financier, embarqué dans une course à la spéculation.

Un président de la république issue de nos rangs devra s’engager solennellement devant les Français à mettre à contribution le système financier et bancaire européen et national par une taxation européenne et nationale sur les transactions financières afin de solder le poids de la dette publique contractée pendant la crise, évalué à la somme de 450 milliards d’euros.

Ces mesures, dont beaucoup de Français approuvent la nécessité comme la sévérité, sont un préalable à tout redressement de notre économie et, a fortiori, à toute application du projet socialiste.

C’est à ce prix que nous pourrons reconquérir les marges de manoeuvre dont nous avons tant besoin pour ou contre la France. Ces choix devront s’articuler avec une réforme nécessaire des statuts de la banque centrale européenne, afin de lui permet de racheter la dette des états, ce qui lui est encore interdit à ce jour.

2 -  c’est ce même objectif que poursuit le protectionnisme européen social et écologique, que j’ai, avec le soutien de nombreux économistes philosophes de renom, défendu dans cette campagne.

Ce protectionnisme européen n’est rien d’autre que la demande de remise en ordre d’une économie internationale affranchie de toute règle : règles sociales, règles environnementales, règles sanitaires, règles économiques et, il faut le rappeler, règles humanitaires. Le « juste échange », contenu dans le projet socialiste, ne saurait suffire, car elle consiste à faire croire en une régulation multilatérale négociée, que l’OMC n’a jamais été capable d’imaginer ni d’appliquer en 20 ans. Il reviendrait à demander l’autorisation à nos concurrents mondiaux dans la guerre économique de pratiquer le protectionnisme, ce que nous n’obtiendrons jamais. Ce serait là pécher par naïveté, car ces négociations auraient dû commencer il y a 20 ans, et n’ont jamais eu lieu. Aujourd’hui, l’urgence exige que nous prenions des mesures au plan européen et national,

Dans l’arsenal protectionniste a créé, il serait utile que les prises de contrôle de nos entreprises à forte valeur technologique par des capitaux extra européens soient soumises à autorisation publique, des mesures de sanctions économiques ciblées soient codifiées contre les entreprises transnationales ayant  délocalisé leur production au détriment de nos territoires et de nos populations, et que les marques appartenant à ces entreprises puissent faire l’objet de mesures d’expropriation publique en cas de comportements déloyaux aggravé. Goodyear, Le Jaby, et l’Éléphant, autant d’exemples du comportement inacceptable de certaines firmes multinationales ; autant de symboles de cette désindustrialisation de la France que la gauche doit désormais combattre résolument.

Je souhaiterais donc connaître quelles mesures précises et concrètes vous envisageai de prendre pour protéger notre industrie, nos savoir-faire, nos emplois, à l’abri desquels nous pourrons réindustrialiser le pays et financé la révolution industrielle, technologique et écologique.

Vous le savez, pour appliquer ces mesures, pour retrouver aussi la confiance des Français, la politique doit redevenir plus forte que l’économie et que la finance.

3- Des dizaines de milliers de Français que j’ai rencontrés, comme vous, ont perdu espoir dans l’action publique. Pour leur éviter les romans du vote extrémiste, les amener dans notre rassemblement populaire issu des primaires, il nous  faut, ensemble, rendre à la politique force et respectabilité. C’est ce que je défends depuis 12 ans avec le projet de VIème république.

L’un comme l’autre, vous avez, dans le passé, soit renoncé, soit refusé d’engager notre parti que vous dirigiez dans ce projet de reconnaissance de la démocratie française que j’ai appelée la VIème république, projet dont l’essentiel consisterait dans :

- l’augmentation des pouvoirs de contrôle du Parlement par des commissions d’enquête parlementaires libres et par le contrôle parlementaire des nominations aux postes clés de l’administration ;
-  la fin de l’impunité présidentielle s’agissant des actes sans rapport avec sa fonction ;
- la protection de l’indépendance de la justice par la naissance d’un procureur général indépendant chargé des poursuites dans les cas sensibles ;
- le renforcement des moyens de lutte contre la corruption en limitant notamment la portée du secret défense ;
-  la transformation du Conseil Constitutionnel en une véritable cour constitutionnelle indépendante ;
-  l’instauration du mandat parlementaire unique ;
-  le référendum d’initiative populaire, y compris abrogatif et révocatoire des élus afin d’organiser la responsabilité politique de ceux-ci ;
-  le vote aux élections locales des personnes de nationalité étrangère présente de façon régulière sur notre territoire depuis cinq ans
-  la libération des données publiques les collectivités de locale et dans l’État (Open Data).

Ce programme que je vous soumets est ambitieux, mais parfaitement réaliste et réalisable. Il ne coûterait pas un euro aux Français ; mieux, il générerait des ressources financières nouvelles et permettrait un essor industriel et productif.

Sans lui, j’en suis convaincu, aucune victoire de la gauche face à Nicolas Sarkozy, au printemps prochain, n’est envisageable. Pire, c’est Nicolas Sarkozy, lui-même qui, si nous n’avons pas le courage de l’assumer, le proposerait alors aux Français, dans une ultime contorsion politique.

Les propositions que je formule sont majoritaires chez nos concitoyens. Elles correspondent à une remise en ordre de notre pays et un retour à la sagesse dont nous nous sommes beaucoup trop éloignés depuis 25 ans.

C’est donc confiant dans votre intelligence politique et dans votre volonté de l’emporter demain face à la droite que je vous ai écrit. Beaucoup de Français, avec moi, attendent votre réponse.

Chère Martine, Cher François, soyez assurés de ma meilleure estime de toute mon amitié socialiste.

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Les résultats définitifs du premier tour

Les résultats définitifs du premier tour

Posted on 11 octobre 2011 by admin

Les résultats sont tombés et c’est un grand succès pour la gauche, le PS et les citoyens qui ont exprimé un choix sans ambiguïté : Le Changement
En France 2661284 votants ont manifestés leur souhait de changement de politique réparti dans 9474 bureaux de vote.

En Isère c’est 155 bureaux de vote sur 159 et 55066 votants pris en compte.

Bourgoin Jallieu  : 4 bureaux de vote / 1779 votants
L’Isle-d’Abeau : 3 bureaux de vote / 519 votants

Et dans notre section avec seulement 2 bureaux de vote, nous avons frôlé le record du département

Villefontaine / La Verpillière : 2 bureaux de vote
- Villefontaine : 802 votants
- La Verpillière : 577 votants

Le classement des 3 bureaux les plus dynamiques est :

Meylan : 1 bureau et 865 votants
Lans En Vercors : 1 bureau et 811 votants
Villefontaine : 1 bureau et 802 votants

Un grand bravo à tous. À ceux qui étaient là, un peu, beaucoup, tout le temps, à ceux qui sont venus voter, à ceux qui ont mobilisé leur entourage, aux colleurs, aux diffuseurs de tracts, aux sympathisants, aux votants, aux scrutateurs … bravo et merci

Nous sommes majoritairement dans des villes ou la politique est apolitique (j’y reviendrais dans quelques jours)
Et l’adresse du bureau de Villefontaine était fausse sur le site des primaires … de nombreux électeurs ont baissé les bras avant de trouver la salle pourtant fléchée par la mairie et par nous le matin même.

J’espère vous voir nombreux dimanche prochain.
J’espère que nous mobiliserons encore plus, nous en avons l’envie et la possibilité
Nous pouvons faire mieux, car les votants du premier tour ne repassent pas par tout le dispositif (signature de la charte et participation sont déjà actées)

En route pour le second tour, préparons la victoire de la gauche en 2012
Le changement c’est maintenant et en Nord-Isère

Rendez-vous dimanche 16 octobre, mêmes lieux  de 9h à 19h
Faites passer le message à vos voisins

Fred Hugon
Secrétaire de section PS Serge Mauroit

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N’attendez plus choisissez

N’attendez plus choisissez

Posted on 08 octobre 2011 by admin


La vaissellerie par PartiSocialiste

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Rappel historique – ‪L’Hymne du Parti Socialiste Français‬

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Rappel historique – ‪L’Hymne du Parti Socialiste Français‬

Posted on 07 octobre 2011 by admin

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Elisabeth Guigou à L’Isle d’Abeau vendredi soir

Elisabeth Guigou à L’Isle d’Abeau vendredi soir

Posted on 04 octobre 2011 by admin

L’ancienne Garde des Sceaux, Elisabeth Guigou  participera à un débat et viendra défendre la candidature de Martine Aubry.
Vendredi 7 octobre à 19 heures, au centre social Michel-Colucci de L’Isle d’Abeau.

 

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Ils mentent, ils mentent, ils mentent …

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Ils mentent, ils mentent, ils mentent …

Posted on 05 juillet 2011 by admin

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François Hollande, meeting de Vienne le jeudi 30 juin 2011

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François Hollande, meeting de Vienne le jeudi 30 juin 2011

Posted on 05 juillet 2011 by admin


Meeting de Vienne, jeudi 30 juin 2011

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Martine Aubry est candidate à la présidence de la République

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Martine Aubry est candidate à la présidence de la République

Posted on 03 juillet 2011 by admin

Le texte du discours (seul le prononcé fait foi)

Redresser la France, rassembler les Français dans la justice

Mes chers compatriotes,

J’ai souhaité aujourd’hui m’adresser à vous.

Dans moins d’un an a lieu l’élection présidentielle. La France a rendez-vous avec la démocratie, c’est-à-dire avec elle-même.

Notre pays subit de grands désordres, désordre économique, désordre budgétaire, désordre social, qui entraînent d’autres désordres dans les vies comme dans les lieux de vie. Un pouvoir enfermé dans ses certitudes, a touché à tout sans rien régler.

Je le dis: on ne peut pas innover, créer, soigner, éduquer, et soumettre ces nécessités vitales aux seules lois du marché. On ne peut pas critiquer le pouvoir financier, tout en le laissant continuer ses pratiques détestables. On ne peut pas protéger les Français en imposant les recettes libérales qui les fragilisent.

On ne gouverne pas en opposant les jeunes aux plus âgés, les travailleurs aux chômeurs, les Français aux étrangers. On ne préside pas la France sans porter haut ses valeurs et son identité, qui ont fait l’admiration du monde. Derrière l’apparence de l’énergie, trop souvent confondue avec l’agitation, ce pouvoir a surtout une réalité : une politique injuste exclusivement menée au profit des privilégiés.

Il est temps, il est grand temps que cela change vraiment.

Je veux rendre à la France sa force, sa sérénité, son unité.

Je veux redonner à chacun le goût de l’avenir et l’envie d’un destin en commun.

Aussi, j’ai décidé de proposer ma candidature à l’élection présidentielle.

Oui, la France connait des heures difficiles. Mais je suis résolue à me battre de toutes mes forces pour lui redonner avec vous un avenir. Il n’est pas de plus beau combat, il n’est pas de mission plus noble.

J’ai la conviction que face aux multiples défis de notre monde, une vision claire, une action cohérente et un langage de vérité permettront de récréer de la confiance, de redresser notre pays et de le rassembler dans la justice. La peur, le repli sur soi et le défaitisme: ce n’est pas la France!

- Je vous le dis ici dans ma ville de Lille, capitale d’une grande région industrielle où rien n’a jamais été donné, où tout a été conquis par le courage des femmes et des hommes. Lille, terre d’hospitalité pour ceux venus d’ailleurs, qui contribuent aujourd’hui à notre prospérité. Lille, que j’aime tant, qui m’a tant donné et qui m’a tant appris.

- Je vous le dis en m’appuyant sur ce que j’ai de plus cher, les valeurs transmises par ma famille : la morale, le sens de la justice et le goût des autres. Je puise ma force dans mes convictions de toujours, celles de la République et celles de la gauche. Pour moi, la liberté rime avec l’égalité, pour donner à chacune et chacun les moyens de construire sa vie. Pour moi, seule la fraternité permet une société apaisée où chacun donne le meilleur de lui-même aux autres. Pour moi, la laïcité est une valeur inestimable que nous devons protéger précieusement.

- Je le dis aussi après trois années de travail à la tête du Parti Socialiste, confiante dans le grand projet du changement que nous avons préparé tous ensemble pour répondre à vos attentes et aux besoins du pays. J’ai vu, j’ai entendu, j’ai écouté, j’ai échangé avec beaucoup d’entre vous.

Les difficultés et même la colère sont là, mais le désir d’agir pour que notre pays retrouve un sens est puissant. Nul n’ignore la situation réelle de la France et la dureté de la crise. Nous aurons des efforts à réaliser, mais je m’y engage, ils seront justement répartis. On ne peut pas demander toujours plus à ceux qui ont peu et donner à ceux qui ont déjà tout. Tout ne sera évidemment pas possible tout de suite, mais nous reprendrons ensemble le chemin du progrès.

- Je m’adresse à vous aujourd’hui pour vous dire que je veux relever le défi d’une France innovante, compétitive et écologique.

Nous avons des ressources puissantes pour être dans le peloton de tête des nations. Nos ouvriers, nos employés, nos cadres, nos agriculteurs, nos entreprises, nos chercheurs, nos artistes, nos créateurs débordent de compétences, d’imagination et d’initiatives. Nos jeunes sont énergiques et créatifs. Il faut leur faire confiance et leur donner les moyens de leur autonomie.

Nous avons tous les atouts pour réussir dans la compétition mondiale en bâtissant, dans une France conquérante, un nouveau modèle économique, social et écologique, qui donnera à la France une génération d’avance.

- Je veux aussi restaurer la justice associée à la promesse républicaine.

Les Français doivent pouvoir vivre de leur travail, avec des emplois qui valorisent et permettent de progresser. Les jeunes doivent pouvoir faire des projets de vie et de travail. Les parents doivent pouvoir éduquer et protéger leurs enfants.

Chacun doit avoir accès aux soins et à un logement digne. Nos anciens ont droit à une retraite décente et à une prise en charge de la perte d’autonomie par la solidarité nationale. La sécurité qui est un droit essentiel, doit être assurée : le gouvernement utilise l’insécurité pour faire peur, moi je veux la combattre. Nous nous appuierons sur des services publics rénovés, attentifs à chacun, et sur une fiscalité juste.

Je vous promets de nouvelles conquêtes. L’égalité des droits pour tous, et d’abord entre les femmes et les hommes, doit enfin devenir une réalité. La culture doit être mise en avant pour nous inspirer, nous faire grandir et nous réunir.

- Je veux enfin que notre pays retrouve toute sa voix dans le monde.

La France ! Notre France, avec une diplomatie et une défense respectées, doit œuvrer pour la paix, la démocratie et la prospérité du monde!

Et aussi pour l’Europe ! Vous le savez bien, l’Europe est pour moi un combat de toujours. Mais je veux une nouvelle Europe, une Europe qui produit et qui protège, une Europe qui fait respecter de nouvelles règles dans le commerce international, une Europe forte et en même temps solidaire.

- Redonner à la France son poids et sa voix, rassembler dans la justice, tout cela sera possible grâce à un vrai souffle démocratique: une présidente qui préside, un gouvernement qui gouverne, un parlement renforcé et respecté, l’indépendance de la justice et des médias assurée, des syndicats et des associations au cœur du changement, une nouvelle décentralisation réelle et démocratique. Il faut oser la démocratie jusqu’au bout, comme nous le faisons avec nos primaires citoyennes !

Mes chers compatriotes de la métropole et des Outremers,

Nous rêvons d’un véritable changement au profit de tous, un changement où les mots se transforment en actes.

Je suis enthousiaste à l’idée d’aller à votre rencontre.

Je veux plus que tout rassembler, rassembler aujourd’hui les femmes et les hommes de gauche, les écologistes et les humanistes, pour que demain en 2012 nous puissions rassembler les Français et la nation toute entière.

Avec votre soutien, avec votre confiance, je prends aujourd’hui devant vous l’engagement de la victoire en 2012.

Vive la République !

Vive la France !

 

Voir la vidéo : Martine Aubry candidate à la présidentielle

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François Hollande le jeudi 30 juin à Vienne

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François Hollande le jeudi 30 juin à Vienne

Posted on 27 juin 2011 by admin

Réunion Publique à Vienne avec
François Hollande

Jeudi 30 juin 2011
Salle des fêtes

en présence de
André Vallini
Président du conseil général

Erwann Binet
Premier secrétaire de la fédération socialiste de l’Isère

et de nombreux élus socialistes de l’Isère et de Rhône-Alpes

 


François Hollande – Élu en 2012 quelles seraient…

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Quel devenir pour la recherche et l’enseignement supérieur à Grenoble ?

Posted on 15 juin 2011 by admin

Rencontres-débats publics :
Quel devenir pour la recherche et l’enseignement supérieur à Grenoble ?

Un cycle de rencontres est proposé sur la recherche et l’enseignement supérieur à Grenoble par un comité de pilotage ouvert, initiée par la commission enseignement supérieur, recherche et innovation (CESRI) du PS fédération de l’Isère.

Motivations
les mutations que connaissent aujourd’hui l’enseignement supérieur et la recherche en France, et la recomposition des universités et des organismes qu’elles entraînent sur Grenoble et sa région, appelle une diffusion des informations et un échange d’idées et de réflexion touchant l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique et la société civile grenobloise.

La première rencontre aura lieu
en présence de Geneviève Fioraso, Roger Fougères, Fraid Ouabdesselam, Dominique Grand, Yves Markowic, Jacques Borrel

Le vendredi 17 juin deux 17h30 à 20h30
maison du tourisme de Grenoble

Lors de cette réunion, introduite et clôturée par Bernard Pouyet et animé par Jean Xavier bouchait, seront traités :
1. L’état des lieux face aux politiques nationales et locales
2. Les orientations du site universitaire et scientifique grenoblois
un échange d’idées suivra sur les missions et l’organisation de la recherche et de l’enseignement supérieur

Réunion public, gratuite et ouverte à tous

 

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Devoir de décence

Devoir de décence

Posted on 20 mai 2011 by admin

Depuis que je suis présidente du MJS, aucune situation ne m’a posé autant de questions concernant la manière dont je dois réagir et m’exprimer que cette « affaire » Strauss-Kahn. En tant que socialiste, je suis attachée à certaines valeurs et certains principes quand à la justice, la présomption d’innocence, le droit des femmes, l’attention aux victimes. En tant que militante, je connais et j’apprécie beaucoup d’amis et de camarades, qui ont parfois construit des années d’engagement, une vie militante, autour de leur attachement à Dominique Strauss-Kahn, que je vois peinés aujourd’hui et cela me touche. En tant que citoyenne, je vois des images télévisées qui ne peuvent que choquer. En tant que responsable politique, je me dois d’agir pour l’avenir, en responsabilité.

La présomption d’innocence est essentielle. Elle ne doit ni être l’alibi d’une condamnation médiatique d’office, ni conduire à banaliser la gravité des faits évoqués. Il est difficile de parler des différentes hypothèses évoquées, la version de DSK et celle de la victime potentielle, sans sembler en privilégier une.

Je suis cependant navrée par une partie du traitement de nombreux médias et certaines réactions politiques, qui amalgament tout, qui banalisent des sujets graves ou qui placent sur le même niveau cette affaire, des perspectives politiques, des questions passées et privées qui n’ont rien à voir. Ces considérations, ces propos lâchés au détour de phrases, ces « blagues », révèlent bien des hypocrisies, des connivences, au sein d’un pouvoir politico-médiatique, blanc et mâle, ayant des décennies de retard sur la société française. On a entendu parler de « détroussage de domestique », on a dit « qu’il n’y avait pas mort d’homme ». J’en ai eu envie de vomir.

La libération sous caution de DSK ne doit pas faire varier les socialistes d’une position prenant systématiquement à la fois en compte la présomption d’innocence et le respect de la vie d’une femme. Rien ne serait pire que de donner le sentiment, qu’on a parfois pu voir poindre, qu’il serait souhaitable qu’il y ait une justice plus douce pour les puissants et que dans ces cas, la parole d’une pauvre femme ne pèse pas aussi lourd qu’une solidarité de caste. Dès lundi matin, en répondant au Mouv’, j’ai voulu mettre en avant ces deux vies en jeu dans cet affaire, en les plaçant sur un pied d’égalité. Il est d’ailleurs injuste de dire comme on commence à l’entendre que les socialistes n’ont jamais exprimé cette attention, je fus loin d’être la seule à le dire.

Les sentiments peuvent cependant être contradictoires et j’ai moi-même ressenti de l’empathie pour DSK devant les images d’un système judiciaire éloigné de notre culture et de nos valeurs. J’imagine d’autant mieux le sentiment de ses amis plus proches et leur désarroi.

Mais c’est là que doit résider, et c’est difficile, la responsabilité politique. Les responsables doivent savoir dépasser leurs sentiments, leurs émotions, leurs amitiés pour savoir prendre des positions qui ne sont dictées que par le souci de faire avancer nos idées, de les mettre à l’épreuve des faits, de préparer leur arrivée au pouvoir.

François Mitterrand parlait d’un devoir d’indifférence. J’ai longtemps mal compris ces propos, les considérant comme trop cyniques. J’ai compris, devant ma télévision ou dans certaines réunions cette semaine qu’on pouvait y trouver une autre interprétation. Pas celle qui consisterait à ne pas avoir d’émotions, mais à savoir les dépasser.

C’est peut être plus facile pour des responsables de ma génération. Je n’ai pas travaillé, rencontré, échangé avec Dominique Strauss-Kahn comme je l’ai fait avec Martine Aubry, avec François Hollande, avec Ségolène Royal, avec tant d’autres.

Mais il est de notre devoir de préparer l’avenir. Il n’est pas contraire à la présomption d’innocence que de constater que, de fait, DSK est disqualifié des primaires et des présidentielles. Les socialistes doivent apprendre à vivre sans lui. Ne pas sur-réagir à chacun des épisodes et des sursauts qui viendront de la procédure, qui sera longue. Attendre la vérité de la justice, qui doit continuer son travail, sans sauter de joie ou pleurer. Parce que de légitimes réactions affectives peuvent vite devenir des indécences de responsables politiques pour tous les Français qui nous regardent.

Si la justice démontre que DSK est innocent, ce que je souhaite, on me reprochera peut-être de la froideur. Peu importe.

Je considère que c’est ma responsabilité et que c’est celle de tous les socialistes que de continuer à respecter ce devoir de décence et de poursuivre, dans le calme, comme dans la tempête, notre travail pour le changement.

 

Laurianne Deniaud
source : http://www.lauriannedeniaud.fr

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Et de 3 … pour que la démocratie vive au PS

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Et de 3 … pour que la démocratie vive au PS

Posted on 04 avril 2011 by admin

Une conseillère générale socialiste d’Evreux candidate à la primaire du PS

Une conseillère générale socialiste d’Evreux (Eure), Anne Mansouret, s’est déclarée vendredi candidate à la primaire socialiste en estimant avoir des choses à dire commme « élue de terrain » sur la progression du Front national. « Ma démarche n’est pas dictée par l’ambition mais par la conviction d’avoir un rôle spécifique à jouer face à la progression des idées du Front national », déclare-t-elle dans un communiqué adressé à l’AFP.

Anne Mansouret estime avoir « la légitimité démocratique » pour parler en ce sens. « Je ne fais pas partie des ténors du PS (…) mais je suis élue et réélue depuis dix ans au sein d’une collectivité départementale et régionale », indique-t-elle.

Cette conseillère générale appelle le PS à « simplifier » son discours vis-à-vis du FN. « Trop conceptuel le discours socialiste est perçu comme abscons sur le fond et ringard sur la forme », estime-t-elle. « Il faut choisir quelques pépites parmi les trop nombreuses propositions socialistes et les rendre évidentes, efficaces et crédibles pour redonner confiance aux Français », ajoute-t-elle.
Anne Mansouret précise qu’elle n’a pas « l’intention de devenir présidente de la République » mais qu’elle profitera de cette primaire pour faire « quelques propositions pragmatiques » qu’elle souhaiterait « voir mises en oeuvre, ou en tous cas étudiées avec attention, par celui ou celle qui portera notre candidature à l’élection présidentielle ».

Née à Téhéran en 1945, d’un père iranien et d’une mère belge, naturalisée française à l’âge de 21 ans, Anne Mansouret, qui fut conseil en communication, conduisit une liste de « socio-professionnels » aux élections régionales de 1992 en Haute-Normandie. Elle adhéra en 1994 au PRG avant de le quitter pour rejoindre le PS en 2003.

Elue dans le canton d’Evreux-est depuis 2001, elle est vice-présidente du Conseil général de l’Eure, à majorité de gauche, et conseillère régionale de Haute-Normandie depuis 2004.

Source : http://www.leparisien.fr

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Après Ségolène Royal, François Hollande se lance officiellement dans la course des primaires socialistes

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Après Ségolène Royal, François Hollande se lance officiellement dans la course des primaires socialistes

Posted on 03 avril 2011 by admin


Primaires du PS : François Hollande candidat

 

Hamon: avec la candidature Hollande, « les primaires prennent forme »

Le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé vendredi qu’avec l’officialisation de la candidature de François Hollande, les primaires socialistes pour 2012 « prennent forme ».

Comme on lui demandait si cette candidature suscitait un « embarras » à la direction du PS, M. Hamon a répondu sur RTL : « Pas du tout. Au contraire, les primaires prennent forme avec une nouvelle candidature, en tous cas la confirmation d’une nouvelle candidature puisqu’elle ne faisait guère mystère depuis quelques semaines ».

Il a noté que l’entrée en lice de l’ex-patron du PS intervenait « après une autre candidature de poids, qui était celle de Ségolène Royal à la fin de l’année 2010″. La présidente de la région Poitou-Charentes, ex-candidate à l’Elysée, s’est lancée dans la course en novembre.

« Que les candidats aux primaires disent qu’ils iront jusqu’au bout me paraît assez logique. Je pense que c’est un bon argument de campagne », a-t-il aussi affirmé, relativisant la détermination de M. Hollande à se maintenir quoi qu’il arrive.

M. Hamon a réaffirmé qu’il était favorable à une candidature de Martine Aubry car, selon lui, la première secrétaire a « toutes les qualités » pour assurer « le rassemblement de la gauche.

Ces primaires seront « un moment démocratique pour nous très important » mais « maintenant l’étape primordiale, celle sur laquelle nous allons être très concentrés, pendant deux mois », c’est le projet PS pour 2012, a-t-il par ailleurs déclaré.

Ce projet sera présenté mardi 5 avril au bureau national pour être définitivement adopté en convention le 28 mai.

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

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UMP-FN : vers un bloc néoconservateur

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UMP-FN : vers un bloc néoconservateur

Posted on 31 mars 2011 by admin

De Olivier Ferrand, président de Terra Nova
Publié sur le site du Monde du 30/3/11

A travers toute l’Europe, la crise provoque des fièvres populistes. Les symptômes sont les mêmes : le repli identitaire, le ressentiment social et plus largement la recherche de solutions alternatives face à l’échec des partis de gouvernement – de droite comme de gauche. Les conséquences, aussi : une recomposition violente du paysage électoral.

Lorsque la droite populiste s’élève à un étiage qui la rend incontournable, la droite de gouvernement se radicalise et fait alliance, pour accéder ou demeurer au pouvoir, créant un bloc de nature néoconservatrice. Le centre-droit, de culture chrétienne-démocrate, fait sécession et rejoint le camp progressiste. C’est typiquement ce qui s’est passé en Italie, où l’alliance Berlusconi-Ligue du Nord-Alliance Nationale a provoqué le basculement à gauche des chrétiens-démocrates, au sein du Parti démocrate.

La France pouvait échapper à ce scénario. La politique française, fondée sur la légitimité présidentielle et le fait majoritaire, rend peu probable la nécessité d’une alliance pour gouverner, et inimaginable la prise de pouvoir majoritaire par l’extrême droite. Nicolas Sarkozy l’a pourtant rendu possible. C’est la particularité du cas français : la recomposition électorale n’est pas initiée par l’extrême droite, mais par la droite.

Historiquement, avec le gaullisme social de l’UMP et les chrétiens-démocrates de l’UDF, la droite de gouvernement française se positionne au centre-droit de l’échiquier politique. A partir de 2007, Nicolas Sarkozy rompt avec ce positionnement historique et radicalise son camp.

ANTI-HUMANISME

Le sarkozysme met en œuvre une rupture anti-humaniste. Elle se caractérise par la recherche systématique de coupables, de boucs émissaires à désigner à la vindicte populaire. Il y a toujours les bons citoyens à protéger et les mauvais à bannir hors de la communauté nationale – les immigrés, les musulmans, la racaille de banlieue, les délinquants, les assistés, les fonctionnaires privilégiés…

Cet anti-humanisme se déploie dans le débat sur l’identité nationale. Il défend une vision régressive de la nation, figée sur l’identité fantasmée du passé, à tentation ethnique (blanche), à coup sur culturaliste (religieuse, les racines chrétiennes). Une identité fermée, qui exclut les générations de Français d’immigration récente, considérés comme des étrangers sur leur propre sol.

Une telle rupture se retrouve aussi dans la politique d’immigration, de plus en plus brutale. « Rafles » policières de sans-papiers, jusqu’aux enfants dans les écoles ; délit de solidarité ; expulsions de réfugiés politiques vers l’Afghanistan ; climat de soupçon dans les préfectures ; chasse aux Roms… L’exemple du Calaisis, qui concerne les demandeurs d’asile en transit vers l’Afghanistan, est édifiant : fermeture du centre d’hébergement d’urgence de Sangatte, démantèlement des campements de fortune de la « jungle », jusqu’à la condamnation à l’errance. Une chute de Charybde en Scylla.

La politique pénale subit le même processus de radicalisation. Le champ des « criminels », des « monstres » s’élargit toujours plus. La répression s’intensifie. La politique de « castration chimique » pour les pédophiles est emblématique. Jusqu’à l’évocation inouïe par Michèle Alliot-Marie de la castration physique – une mutilation d’Etat, une vision de la France digne d’Orange Mécanique. Même la peine de mort n’est plus taboue.

Les dérapages verbaux, autrefois apanage du Front national, se multiplient au sein de la majorité. Des « Auvergnats » (« Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ») jusqu’à « la France n’est plus la France », en passant par les musulmans qui doivent se montrer « discrets » ou « remettons-les dans les bateaux », la frontière entre l’UMP et l’extrême droite devient floue. Au point que l’hebdomadaire Newsweek, en octobre dernier, choisit Nicolas Sarkozy pour illustrer sa « une » sur la montée de l’extrême droite en Europe.

La radicalisation de l’UMP obéit à un pari stratégique : la volonté de siphonner l’électorat du FN. Ce pari est couronné de succès en 2007 mais ne s’avère pas pérenne. Le sarkozysme ne parvient pas à fidéliser les voix du FN. C’est que le rapport de forces s’est inversé : Nicolas Sarkozy, au zénith de sa popularité en 2007, n’est plus crédible aujourd’hui ; le FN, affaibli à l’époque par un vieux leader en fin de carrière, est dynamisé par une Marine Le Pen moderne et charismatique.

BANALISATION D’UN FN « NEW LOOK »

Après la radicalisation de l’UMP, on assiste maintenant à la deuxième étape : la banalisation d’un Front national « new look », qui de se débarrasse de ses oripeaux infréquentables, antisémites, nostalgiques de Vichy, aux relents néo-nazis, et qui – lui – ne dérape plus. Le FN sort de son ghetto protestataire pour muer en un parti de droite nationale, qui aspire à gouverner, sur le modèle de l’Alliance nationale en Italie. « Donnez-nous les manettes », clame désormais Marine Le Pen.

La dernière étape est déjà écrite : la constitution d’un bloc néoconservateur, entre une UMP droitisée et un FN dédiabolisé. Cette jonction n’est pas pour tout de suite, encore qu’on en voit de nombreux signes annonciateurs, dont le rejet du front républicain au profit du « ni-ni ». Mais le « big bang » politique est lancé.

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Réaction d’André Vallini à l’issu du second tour

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Réaction d’André Vallini à l’issu du second tour

Posted on 28 mars 2011 by admin

 

 

André Vallini, le président du conseil général, était hier soir dans les salons de la préfecture de l’Isère pour complimenter les candidats PS élus après le second tour des cantonales. La majorité de gauche au conseil général de l’Isère est renforcée.

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