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Les résultats de Villefontaine … et maintenant :-)

Les résultats de Villefontaine … et maintenant :-)

Posted on 07 mai 2012 by admin

Chers Amis,

C’est une victoire de plus pour la gauche à Villefontaine qui place François Hollande à plus de 62%
Les Villardes et les Villards confirment une nouvelle fois que leur coeur est à gauche et que le changement c’est maintenant.

Inscrits 10503
Abstentions 2560 soit 24,37%
Votants 7943 soit 75,63%

Blancs ou nuls 426 soit 5,36%
Exprimés 7517 soit 94,64%

François Hollande 4661 soit 62,01%
Nicolas Sarkozy 2856 soit 37,99%

Cette campagne a été longue depuis le mois de juillet 2011 lors du lancement des primaires citoyennes. La démocratie n’a cessé de s’exprimer depuis 1 an, la gauche a retrouvé la place qui est la sienne. Cette campagne a été difficile, car on le savait avant, la droite ne se laisserait pas battre sans combattre. Le peuple a parlé, le changement est acté !

Merci à tous pour votre engagement et votre participation.
Merci aux militants socialistes qui ont collé des centaines d’affiches, distribué des dizaines de milliers de tracts, et frappés plus de 3000 portes, dont plus de 1500 ont été ouvertes souvent avec un immense plaisir partagé. Merci à tous pour vos heures de présences à nos côtés, vos soirées passées à palabrer. Merci à nos ami(e)s qui depuis les primaires sont restés mobilisés à nos côtés, merci à tous pour votre soutien, vos encouragements, vos remarques, et vos remerciements hier soir.

Mais les remerciements c’est à vous que je les adresse.

La victoire n’est belle qui si elle est partagée et collective.
Encore une fois merci à toutes et à tous.

Le changement c’est donc bien maintenant et il doit se poursuivre en donnant une forte majorité de gauche à l’Assemblée Nationale.
C’est pourquoi je vous invite dès à présent à nous rejoindre et à relayer auprès de vos réseaux l’événement de la semaine, le lancement de campagne de Joëlle Huilier.

Dans l’attente

Amitiés socialistes

Fred HUGON
Secrétaire de section PS
Directeur de campagne de Joëlle Huillier

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La victoire n’est jamais acquise

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La victoire n’est jamais acquise

Posted on 04 mai 2012 by admin

À ceux qui aspirent au changement, je ne dis qu’une chose :

En 2002 si la gauche n’est pas présente au second tour c’est parce qu’il manque 2 voix par bureau de vote au candidat socialiste.
Ne laissez pas l’abstention décider à votre place.
Après il sera trop tard.

Dimanche 6 mai votez pour le changement
Dimanche 6 mai le changement s’écrit avec vous

Le changement c’est maintenant et avec François Hollande

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Déclaration de Joëlle Huillier, candidate socialiste aux élections législatives sur la 10e circonscription de l’Isère

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Déclaration de Joëlle Huillier, candidate socialiste aux élections législatives sur la 10e circonscription de l’Isère

Posted on 23 avril 2012 by admin

Les résultats du 1er tour de l’élection présidentielle représentent une sanction et un désaveu de la politique menée par Nicolas Sarkozy.

La participation massive des Français démontre l’intérêt qu’ils portent à cette élection capitale pour notre avenir. Il en est de même sur la 10ème circonscription avec un pic à 83,6 % sur le canton de La Verpillière.

Le fait que François Hollande arrive en tête des suffrages est un véritable acte de confiance dans sa capacité à redresser le pays dans la justice, à maîtriser la finance, à retrouver la croissance et l’emploi et à préparer l’avenir. Les principales villes de la circonscription – Bourgoin-Jallieu, Villefontaine, La Verpillière, La Tour du Pin, L’Isle d’Abeau et Saint Quentin Fallavier – ont également placé François Hollande en tête. Ces résultats sont aussi la conséquence de l’important travail de terrain réalisé par les militants avec des opérations de porte-à-porte, de distribution de tracts, de rencontres avec les électeurs tout au long de la campagne.

Toutefois, la progression du Front National se poursuit avec un résultat de plus de 20% dans les 5 cantons (et 26,05% sur le canton de Pont-de Beauvoisin). Il s’agit là d’un signe fort, inquiétant, qu’il convient de ne pas négliger, car il démontre le malaise ressenti par nos concitoyens face aux effets produits par la politique du candidat sortant.
Nous poursuivrons les contacts avec tous les électeurs mais aussi avec les abstentionnistes pour démontrer que les solutions à la crise existent, en étant intransigeant sur la justice, la laïcité, la sécurité et sur les valeurs de la République.

Le 6 Mai, il y aura deux bulletins qui correspondent à deux chemins: la continuité en pire avec Sarkozy ou le changement avec François Hollande :
-    soit l’abaissement économique aggravé avec le candidat sortant, soit le redressement industriel, agricole, éducatif et financier avec François Hollande
-    soit les inégalités et les privilèges amplifiés avec le candidat sortant, soit la justice sociale; fiscale, territoriale avec François Hollande
-    soit l’Europe de l’austérité a perpétuité décidée et approuvée par le candidat sortant, soit la réorientation de l’Europe portée par François Hollande avec la renégociation du traité budgétaire et l’exigence de réciprocité commerciale contre la concurrence déloyale dans les échanges
-    soit l’oubli du sens de l’État et la présidence Fouquet’s favorables aux puissances d’argent qui soutiennent le candidat sortant, soit le rassemblement autour des valeurs de la République et de l’État impartial proposé par François Hollande.

Le 6 Mai, il faut le rassemblement le plus large possible en faveur de François Hollande, candidat des forces de gauche et aussi de tous les citoyens qui souhaitent le changement, pour rendre possible le redressement dans la justice qu’attendent les Français.

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Le changement c’est maintenant

Le changement c’est maintenant

Posted on 20 avril 2012 by admin

Les 22 avril et 6 mai prochains nous donnerons un nouveau président à la France. Candidate aux élections législatives de juin 2012, avec Pascal Payen mon suppléant, nous soutenons François Hollande.

Les Français souffrent, le chômage est au plus haut, la hausse des prix et des taxes ampute le pouvoir d’achat, les emplois disparaissent (fermetures d’usine, délocalisation…), l’école et l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens, la jeunesse se désespère, l’insécurité est partout, les valeurs de la République sont méprisées et bafouées.

La situation est insupportable, la France a perdu sa place en Europe, c’est pourquoi avec François Hollande je vous propose de reconstruire une société plus juste.

Ensemble nous pouvons :
• Redresser la France en créant une nouvelle dynamique de l’économie et du social
• Rétablir la justice et la solidarité
• Redonner espoir aux nouvelles générations
• Retrouver une république exemplaire

Nous vous invitons à voter François Hollande dès le 22 avril et à nous faire confiance pour inscrire le Nord-Isère dans la dynamique de changement.

Joëlle Huillier

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François Hollande en meeting à Bourgoin-Jallieu vendredi 27 janvier

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François Hollande en meeting à Bourgoin-Jallieu vendredi 27 janvier

Posted on 24 janvier 2012 by admin

Le candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Hollande, sera dans le Nord-Isère, à  Bourgoin-Jallieu vendredi prochain.

François Hollande sera en Isère vendredi prochain pour le forum de Libération à la MC2 de Grenoble où il interviendra à 14h30. Il visitera ensuite l’usine Schneider à Eybens avant de se rendre à Bourgoin-Jallieu pour une réunion publique à 18h30

Un meeting du candidat très attendu en fin d’après-midi au palais des sports de Bourgoin-Jallieu.

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Le voeux du maire de Villefontaine

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Le voeux du maire de Villefontaine

Posted on 08 janvier 2012 by admin

Traditionnels, longs, déballage d’autosatisfaction, braderie des remerciements, les voeux du maire sont terminés.

La litanie habituelle s’est finie après 1h30 de monologue du « maître de cérémonie » qui se chronométrait avec « son iPhone » et dont l’usage lui semble encore peu connu.
Une fois encore Monsieur le Maire a tenté d’expurger ses fautes et ses absences de choix d’avenir. Depuis plus de 17ans, pour la huitième ville de l’Isère, une ville que nous aimons tous et qui depuis le premier mandat de Monsieur Raymond Feyssaguet ne cesse de sombrer dans les classements sociologiques et économiques régionaux et départementaux, Villefontaine est devenue l’une des plus pauvres d’Isère.

Mais le changement est en marche … nous nous souhaitons que les élections de 2012 soient les prémices du changement ici et ailleurs.

Les militants socialistes de la section Serge Mauroit souhaitent à toutes les Villardes et à tous les Villards une année de changement, une année d’expression citoyenne et démocratique, que la participation aux échéances futures (présidentielles et législatives) soit à la hauteur de l’espoir et de l’engouement témoigné lors des primaires citoyennes.
Nous vous souhaitons à vous, vos familles et vos proches du bonheur, de la santé, de la joie, de l’espoir, de trouver un travail pour ceux qui en cherchent, de le conserver pour ceux qui ont la chance d’en avoir un, de la sérénité, du respect pour vous et pour les autres, de la fraternité, et de tous ensemble porter l’espoir du changement. Bonne et heureuse année 2012.

Pour finir ce court article, 2 images assez parlantes de l’action municipale apolitique de Villefontaine.
 »faire peu avec beaucoup » c’est probablement le mot du mandat de trop pour 2012 et une orthographe digne d’une adjointe déléguée à la vie scolaire qui accompagne « la vie des famille« 

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La droite c’est le chômage

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La droite c’est le chômage

Posted on 14 décembre 2011 by admin


La droite c’est le chômage par PartiSocialiste

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Dernier hommage des socialistes à Danielle …

Dernier hommage des socialistes à Danielle …

Posted on 27 novembre 2011 by admin


Dernier hommage des socialistes à Danielle… par PartiSocialiste

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Contre les violences faites aux femmes…

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Contre les violences faites aux femmes…

Posted on 20 novembre 2011 by admin

Programme ARS2011
Du 22 Novembre Au 14 décembre 2011
Pour la Lutte contre les violences faites aux femmes
Organisé avec le soutien du Réseau Nord Isère et du service droits des femmes de l’Isère.

Exposition destinée au grand public « En chemin elle rencontre…. »
14 panneaux de bandes dessinées traitant de toutes les violences faites aux femmes dans le monde entier.
Faits par plusieurs artistes mobilisés autour de cette thématique et réalisés sur la base d’un album collectif.
Voir les dates d’exposition sur le programme à télécharger ARS2011

Table ronde destinée aux professionnels – « Viols et autres agressions sexuelles…»
Le Vendredi 25 novembre 2011 – De 14h00 à 16h30–au siège de l’ARS
13, avenue de Chantereine-38300 Bourgoin Jallieu
Introduction de Mme KUDIN Chargée de Mission départementale aux Droits des Femmes et à l’Égalité de l’Isère
Animée par :
Mme Karen POLIZZI-Psychologue Clinicienne
M. Jean-Marie FAYOL-NOIRETERRE ancien Président de la Cour d’Assises de Grenoble
Les places sont limitées, vous inscrire auprès de l’ARS 04 74 43 97 67 rapidement

Ateliers de dessins et d’écriture à destination des enfants sur le thème des droits de l’enfant
En écho, à la journée des droits de l’Homme le 10 décembre 2011
Mercredi 7 décembre 2011 – De 14h à 16h–Au siège de l’ARS

Conférence interactive grand public: « Sur la présence de la violence et des inégalités homme/ femme dans l’image et les médias »
Intervenante : Nicole FERNANDEZ FERRER
Lundi 28 novembre 2011 A partir de 17h.
A l’institut St Martin, 66 avenue du Rhin et Danube-38100 Grenoble – Ligne de Bus n°32 Arrêt Anatole France A 480 sortie 4

Remise officielle de l’Annuaire Départemental dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes
Mercredi 14 décembre 2011 – A 11h A la Préfecture de l’Isère. Place Verdun- 38000 Grenoble.
Outil à l’usage des professionnels

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Rencontres solidaires en nord-Isère – Villefontaine

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Rencontres solidaires en nord-Isère – Villefontaine

Posted on 14 novembre 2011 by admin

Rencontres solidaires en nord-Isère – Villefontaine le 16 novembre 2011 au Centre Simone Signoret rue Victor et Hélène Basch, Villefontaine

L’ESS en Nord-Isère sous toutes ses formes. De la culture au sport, des associations aux mutuelles, cette journée est le rendez-vous de tous les acteurs de l’ESS du Nord-Isère.
Au programme : stands, expositions, marché, conférences, ateliers, concerts et émission de radio tout au long de la journée…

 

L’économie sociale et solidaire dans tous ses états.
Emission en public de Couleurs FM
enregistrement le 16 novembre 2011 à 17h 30
Au Centre Simone Signoret de Villefontaine

Au lendemain des États Généraux de l’ESS, à la veille des élections présidentielles, l’Economie sociale et solidaire veut de plus en plus s’imposer comme une issue à la crise qui ravage en ce moment la finance et les économie mondiale.
Comment cette autre économie est-elle présente dans le Nord-Isère ? Comment se développe-t-elle ? Quels sont ses acteurs ? Quel pouvoir des citoyens pour la développer ?
Intervenants et invités de tous horizons, acteurs de l’ESS dans le Nord Isère, consom’acteurs…

 

Esscapades
Enregistrement d’un numéro de l’émission Esscapades, le rendez-vous bimestriel de l’ESS sur Couleurs FM.
Le 16 novembre 2011, centre Simone Signoret de Villefontaine, 11h00.

 

La musique

Concert de L’Emigrant :
Groupe dont la réputation n’est plus à faire dans la région, acteur à part entière de son territoire, L’Emigrant saura ramener son public et charmer le public de la journée.
Un concert d’une heure environ qui commencera par quelques notes douces pour accompagner l’apéritif, pour continuer par une prestation plus traditionnelle où le groupe jouera son répertoire.

 

Concert de Vibrations Mystiques :
Grand ensemble musical, Vibration Mystique est aussi une association et une école de musique. Son concert d’environ une heure clôturera cette journée avec des rythmes des musiques du monde…

 

Partenariats :
Le projet est développé en partenariat avec la CAPI et le réseau MédiasCitoyens.
La partie musicale est gérée par l’association Vibration Clandestine qui assure aussi la promotion de la journée dans les colonnes de son magazine distribué dans 1000 lieux de diffusion.
L’agencement et la décoration sont confiés à l’association ABCD. En partenariat notamment avec Emmaüs, elle construit ses décors à partir de matériel de récupération, alliant savoir faire d’artistes et démarche d’insertion professionnelle.

 

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La réponse de François Hollande

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La réponse de François Hollande

Posted on 13 octobre 2011 by admin

A Arnaud Montebourg : « Je compte sur toi dans le grand rassemblement qui permettra à la gauche de gagner en 2012. »

Jeudi 13 octobre, François Hollande a répondu à la lettre qu’Arnaud Montebourg avait adressée aux deux finalistes des primaires citoyennes. Lire la lettre de François Hollande en intégralité.

Cher Arnaud,

Tu as bien voulu me féliciter à l’issue de ce premier tour des élections primaires citoyennes et je t’en remercie. Tu as été un de leurs promoteurs.  Elles ont été bien organisées, n’ont connu aucun contentieux venant entacher le résultat, ont été massivement fréquentées et donc approuvées par les Français. Elles auront constitué un temps de respiration démocratique et d’engagement civique à un moment où le climat provoqué par de nombreuses affaires risquait de détourner nos concitoyens de la chose publique. Tu comprendras ma satisfaction d’être placé en tête du résultat. Cette position confère une responsabilité, celle de porter la Gauche à la victoire et un devoir, celui de rassembler. C’est pourquoi je me suis refusé à toute expression polémique. Jusqu’au bout je me tiendrai à cette règle. L’unité est un levier qui porte au succès.

J’apprécie aussi la transparence de ta démarche, destinée à guider la réflexion de celles et ceux qui t’ont soutenu, tout en respectant la liberté de conscience de chacun. Je suis convaincu que notre échange pourra permettre de mieux mettre en évidence ce qui nous distingue et ce qui nous rapproche. J’ai toujours été ouvert au dialogue, qu’il soit politique ou social, et l’une de mes priorités, si je suis élu Président de la République, sera de faire la démonstration qu’une gestion plus partagée du pouvoir exécutif est possible et qu’un Président doit toujours respecter ceux qui ne pensent pas nécessairement la même chose que lui. C’est dans cet esprit que je souhaite te répondre et m’adresser ainsi à ceux qui t’ont apporté leur suffrage ou ont été sensibles à ton discours. En effet, plusieurs thèmes que tu évoques reçoivent chez moi un écho favorable.

Je veux d’abord te dire mon accord sur la nécessité de reprendre le contrôle politique du système financier.

Je veux faire en 2012 la réforme du fonctionnement des marchés financiers qui a été abandonnée en chemin par Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas seulement une question de justice : c’est une question de survie de nos économies et de souveraineté préservée pour notre pays. Nous payons aujourd’hui le prix de cette inconséquence présidentielle puisque, depuis 2008, lorsque tous les gouvernements ont dû sauver de la faillite le système bancaire, très peu a été fait. Nicolas Sarkozy et les dirigeants des G20 successifs n’ont pas voulu changer les règles du jeu de la finance mondiale. La triste vérité, c’est que l’irrationalité et l’irresponsabilité du système financier sont en train de l’emporter.

Mes propositions pour reprendre le contrôle d’un système qui vacille sont souvent proches des tiennes. Comme toi, je considère que ce sont les responsables de la crise actuelle, c’est-à-dire les banques et le système financier, qui doivent en assumer les conséquences et non les contribuables. En particulier, je juge inacceptable que, dans la crise actuelle de la dette grecque, la contribution des banques privées et des assurances ne soit pas plus élevée. Les institutions financières doivent désormais payer pour sauver la Grèce comme les contribuables européens ont déjà payé pour elles en 2008. C’est une évidence pour une large majorité de nos compatriotes, mais la droite s’obstine à ne pas entendre ce message essentiel. Si j’étais élu Président de la République, aucun plan de sauvegarde du système bancaire, pour éviter une crise économique majeure, ne se ferait sans contrepartie. Je ferai en sorte que tout argent public apporté directement ou indirectement à une banque entraine automatiquement l’entrée au conseil d’administration de représentants de l’État, afin de procéder à une surveillance active du redressement de l’organisme bancaire, et ce, afin de protéger les intérêts des citoyens français. Que ce soit une avance du fonds de stabilité financière européen ou de l’Etat, dès lors que la puissance publique intervient, il faut une présence au capital avec droit de veto sur les décisions.

Ce droit de veto s’exercerait à quatre niveaux : le contrôle des décisions prises, les rémunérations, le rôle et l’activité des « traders », un certain nombre de placements financiers.

Cette intervention publique doit induire une plus grande transparence bancaire, ce qui est une façon, parmi d’autres, de se prémunir contre les risques de nouvelles dérives.

Je propose également que les banques qui font des profits financent celles qui ont fait des pertes liées à la spéculation, par le biais d’un fonds de garantie entre les banques.

Dans cet esprit, il sera de ma responsabilité de faire en sorte que les banques reviennent à leur vrai métier : financer l’économie réelle, notamment les PME. Enfin, je propose d’interdire purement et simplement aux banques les activités spéculatives les plus risquées, qui ne contribuent pas au bien-être collectif, notamment les ventes à découvert. La séparation des banques de dépôts et des banques d’investissement est in fine la meilleure garantie que les banques cessent d’utiliser les comptes courants de leurs clients à des fins spéculatives.

Ceci vaut pour la France. Mais cela ne sera pas suffisant : nous devrons changer les règles du jeu de la finance mondiale. Je fais trois propositions précises :

-       Je propose d’interdire les pratiques de marché sans rapport direct avec l’économie réelle. Les produits dérivés, sur lesquels s’échangent aujourd’hui plusieurs centaines de fois le PIB mondial, ne devraient être autorisés que lorsqu’ils permettent à une entreprise de couvrir des besoins réels.

-       Je veux en finir avec la rente dont bénéficient actuellement les activités financières. Il faut taxer le secteur et ses rémunérations afin de les remettre à leur juste place. La taxe sur les transactions financières en sera l’instrument. Avec le Parti Socialiste Européen, nous exigerons son adoption au niveau européen en 2012. Si l’initiative était bloquée au niveau européen, nous continuerons d’avancer sans attendre avec tous les partenaires qui accepteraient de nous suivre. A l’Assemblée nationale, nous avons déjà engagé des travaux dans ce sens avec nos amis du SPD au Bundestag.

Cette taxe devra porter sur tous les produits financiers, des échanges de titres (actions, obligations) aux produits dérivés, pour ne laisser aucun espace d’évitement aux acteurs financiers.

-       Je veux également doter les autorités de régulation de vrais pouvoirs : face à des marchés mondiaux, nous ne pouvons nous en tenir à des réponses nationales. En Europe, il faut que l’Autorité européenne des marchés financiers devienne le gendarme unique de la bourse, de Londres à Paris en passant par Francfort. Et son champ d’action doit comprendre les assurances et les banques. Le système européen de surveillance financière (SESF) ne doit pas rester composé de trois autorités de surveillance européennes séparées : j’agirai au niveau européen pour une fusion en un seul organisme de l’Autorité bancaire européenne (ABE) avec l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (AEAPP) et l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF). La finance est un tout. Cette séparation des organismes de contrôle revient à s’interdire d’emblée une intervention publique efficace. Surtout, j’agirai pour remettre en cause les directives européennes de déréglementation financière, en particulier la directive MIF.

Dernier point qui, je le sais, te tient à cœur depuis longtemps : il est temps de mettre en place une procédure pénale visant l’évasion fiscale. C’est d’autant plus urgent que là aussi la France a pris du retard au cours des 10 dernières années. Des pays comme les États-Unis n’ont pas hésité à déployer un système coercitif puissant pour traquer leurs ressortissants qui trichent avec l’administration fiscale.

Dans le fond, la transparence est en matière financière la première arme indispensable à la lutte contre la spéculation et la rente financières, contre les abus et les évasions fiscales. Elle donne au législateur les moyens de savoir et de mieux prévenir. Elle permet de mieux s’armer pour inverser le rapport de force entre Etats et marchés financiers, au profit cette fois-ci des premiers.

Je souhaite aussi réagir au thème de la « démondialisation » que tu as mis au coeur de ta campagne.

J’entends comme toi l’inquiétude des Français qui n’acceptent pas la concurrence déloyale aux frontières de l’Europe, et encore moins en son sein. Comme toi, je refuse que l’emploi des ouvriers de l’industrie sur notre territoire soit détruit par la déraison du capitalisme financier actuel. Je juge inacceptable l’injustice subie par exemple par nos producteurs de fruits et de légumes : soumis à une concurrence des fraudeurs qui font baisser leurs coûts de production en Europe en fermant les yeux sur le travail au noir, ils se retrouvent contraints de brader ou de vendre à pertes leurs récoltes.

La France qui souffre doit être protégée des excès de la mondialisation, c’est un fait.

ll faut d’abord donner un coup d’arrêt à la désindustrialisation du pays. Tu sais que j’ai proposé la création d’un livret d’épargne pour l’investissement industriel dont le produit serait dirigé vers les PME-PMI. Nos politiques publiques et donc nos moyens doivent être orientés plus nettement vers la recherche et l’innovation.

Evidemment les délocalisations doivent être dissuadées par une taxation sur les licenciements et par le remboursement des éventuelles aides publiques et l’intervention du juge en urgence. Mais nous y répondrons aussi par une stratégie industrielle offensive, fondée sur la Recherche / développement, le soutien à l’investissement, la mobilisation de l’épargne vers l’outil productif

Si je résume ma pensée, elle tient en quelques mots : la France a besoin du monde et celui-ci a besoin d’elle ; les Français ont besoin d’être protégés contre les excès de la mondialisation, notamment financière ; l’Europe est en réalité la solution car la France seule ne suffit plus. Cela doit s’accompagner d’harmonisation sociale et fiscale, même si tu sais que ce chemin sera long. La construction européenne a été un engagement de ma vie politique. Je le garderai toujours.

Je te propose de chercher ensemble les moyens d’une protection moins naïve, pour reprendre une expression de toi que j’ai souvent entendue dans la campagne. Entre le libre-échange idéologique que nous connaissons et le repli protectionniste dont nous ne voulons pas, je suis convaincu qu’une politique commerciale européenne réaliste est possible : elle est inscrite dans notre projet socialiste sous l’expression de « juste échange ».

C’est pourquoi je partage avec toi l’idée de la réciprocité : tout produit qui entre sur notre continent doit respecter les règles que celui-ci s’impose à lui-même, qu’elles soient sociales ou environnementales. A cet égard, je propose que toutes les rencontres internationales, du type G20, réunissent non seulement les Etats, l’OMC et le FMI, mais aussi l’OIT, c’est-à-dire l’Organisation Internationale du Travail. Je crois qu’il nous est possible, par le combat politique, de défendre l’idée d’une régulation juste des échanges ; je défendrai les intérêts de la France qui, je te l’accorde, ne l’ont pas été suffisamment par les gouvernements de droite des dix dernières années.

Je crois aussi que le droit de la concurrence doit être repensé dans l’Union Européenne et notamment le régime des aides d’Etat. Ce droit plonge ses racines dans le Traité de Rome de 1957 à une époque où les colonies existent encore, où la finance n’est pas mondialisée à ce point, où la guerre froide divise le monde. Ces temps sont clos ! La concurrence s’exerce à l’échelle de la planète, pas seulement à l’intérieur de l’Union. Son droit doit être revu en conséquence.

La zone euro doit avoir une véritable politique de change pour que nos entreprises, grandes ou moyennes, ne soient pas pénalisées par un cours trop élevé de notre monnaie. Il n’est ainsi pas acceptable que la Chine choisisse elle-même le cours de sa monnaie, ce qui conduit à rendre les prix des produits qu’elle fabrique anormalement bas. Plus généralement, il est plus que temps que la mission fondamentale de la Banque centrale européenne soit la croissance, l’emploi, plus que la seule lutte contre l’inflation.

Je défendrai nos intérêts au sein des institutions européennes, mais aussi les intérêts de l’Europe au sein de l’OMC avec beaucoup plus de vigueur. J’entends ainsi faire instaurer le principe de réciprocité commerciale. Il n’est pas normal que la Chine ait un libre accès à nos marchés et qu’en retour, le marché chinois soit si difficile d’accès. J’entends aussi me battre pour inscrire dans ces principes de réciprocité, des clauses environnementales et sociales. L’échange ne peut être juste que si les conditions de travail sont dignes partout chez nos partenaires commerciaux. L’échange doit être aussi juste pour les générations futures et ne pas laisser une empreinte écologique trop coûteuse ou dommageable pour la planète.

Dans le fond, le combat qui s’engage dans ce début de siècle oppose bien les puissances publiques aux marchés. Il est vital d’inverser le rapport de forces entre eux. Pourquoi ?  C’est de laisser les marchés faire ce que bon leur semblait qui a fini par imposer à toute et tous « la » règle économique comme repère ultime et incontournable. A cette règle économique, qui nous emmène dans les politiques d’austérités absurdes du moment, j’oppose le choix démocratique. Le bras de fer que nous engageons est un moment de reconquête du choix démocratique sur la règle économique.

C’est d’ailleurs tout le problème qui traverse l’Union européenne. Nous avons su créer une grande zone d’échange, nous avons su nous doter d’une monnaie unique, mais faute d’avoir su tenir la promesse d’une Europe sociale, nous nous retrouvons pris dans l’étau des règles strictement économiques et budgétaires. Le rejet du Traité constitutionnel s’explique largement par cette très forte déception, cette violente désillusion. Les questions démocratique et sociale sont nos meilleurs arguments pour redonner à l’Europe toute sa force. En Europe comme en France, le choix démocratique doit reprendre sa place, au-dessus des mécanismes économiques.

Mais l’autre élément essentiel pour la défense de nos emplois et la progression des salaires, c’est la formation et la compétence des travailleurs.

Nous ne pourrons pas faire progresser durablement les salaires des Français si l’efficacité de notre système productif ne progresse pas elle aussi. Je veux réinvestir massivement dans l’éducation, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, depuis plusieurs années. Pour moi, l’avenir de notre jeunesse est la grande cause nationale qui doit réunir l’ensemble des générations. Je ne me satisfais pas de la dégradation continue du système scolaire depuis 2002, dégradation qui se mesure chaque jour davantage par la baisse du niveau de nos élèves et étudiants par rapport à nos voisins européens, nordiques notamment.

C’est pourquoi j’ai proposé de recréer, d’ici à 2017, 60 000 postes dans l’éducation nationale, postes qui ont été supprimés depuis 2007. Mon objectif est d’accueillir, d’éduquer, de former professionnellement nos jeunes, de diminuer l’échec scolaire, de réduire les redoublements, d’empêcher les fermetures sauvages de classes, d’assurer le remplacement des professeurs absents, d’accueillir les enfants à l’école dès deux ans, de proposer davantage de cours de soutien. Ma résolution à porter ce projet éducatif est sans faille. J’assume cette priorité.

Ton dernier point concerne la VIème République : j’ai la conviction que, sur ce point, nos positions sont aujourd’hui très proches. Tu sais que je ne suis pas attaché à numéroter la République. Les adjectifs qui l’accompagnent me suffisent : selon notre constitution, elle est indivisible, démocratique, laïque, décentralisée. Cela me convient. Reste à faire vivre les mots. Je vais répondre point par point à ton interpellation. Mais je te rappelle qu’un Président ne fait pas tout à lui seul, qu’il a un Gouvernement et un Parlement. Si je suis désigné puis élu, j’ai bien l’intention de les respecter. Je ne serai donc pas un hyper-candidat, prélude à un hyper-président. Je laisse cette méthode à l’actuel locataire de l’Elysée, avec le succès que tu sais !

Je ne suis pas, tu le sais, favorable à la suppression de l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. Celle-ci a ses inconvénients : un excès de personnalisation des campagnes électorales et la tentation qui s’ensuit de concentrer les pouvoirs entre les mains du seul vainqueur. Ces inconvénients sont à l’évidence décuplés lorsqu’ils sont conjugués à l’élection d’un Président qui lui-même privilégie un exercice solitaire et autoritaire du pouvoir. Mais j’en vois aussi les forces. Quelle autre élection peut autant mobiliser les citoyens, intégrer les jeunes au jeu démocratique, permettre un débat de société aussi partagé ? Cette question du mode d’élection du chef de l’Etat, c’est incontestable, nous a séparés dans le passé. Pour moi, l’essentiel n’est alors plus de changer de République mais de changer la République. Le contenu, me semble-t-il, prime sur la forme. Je vais bien sûr répondre précisément à tes interrogations, mais je souhaite aussi les compléter, sur d’autres sujets, par mes propres propositions.

Tout d’abord sur la pratique politique du pouvoir, résumer ma vision de l’exercice présidentiel est assez simple. Je serai un président qui rassemble, qui fixe le cap et qui arbitre. Je crois à l’intelligence collective et le gouvernement devra gouverner, le parlement délibérer, avec des pouvoirs accrus.

Je mettrai la morale au cœur de mon action de Président. Je m’engagerai ainsi à réformer le statut pénal du Chef de l’Etat, mais aussi celle de ses conseillers que la droite envisage de protéger contre leurs errements, et de mettre ainsi fin à l’impunité présidentielle lorsque les faits reprochés sont sans lien direct avec l’exercice du mandat de Chef de l’Etat.

Je m’engage également à mettre fin aux collusions inacceptables entre les politiques et les puissances d’argent, avec une loi pour moraliser le financement de la vie politique. La création de commissions d’enquêtes parlementaires libres, y compris à l’initiative de l’opposition, doit permettre de donner à nos parlementaires d’accéder à des pouvoirs plus proches de ceux qui existent par exemple aux Etats-Unis, et ainsi de limiter les dérives éventuelles d’un pouvoir exécutif. De même, je partage ton idée d’un contrôle parlementaire renforcé sur les principales nominations, pour mettre un terme définitif au népotisme et au clanisme qui auront marqué de manière spectaculaire la dernière législature.

Le gouvernement doit être au service des citoyens. Je souhaite que notre gouvernement évolue vers une démocratie plus ouverte, où les citoyens soient associés et entendus. La libération des données publiques que tu évoques en est un élément, et je soutiens cette réforme importante. Mais nous devons aller plus loin, systématiser – au niveau local et national – les obligations d’information, de consultation et d’association des citoyens dans la prise de décision et le suivi des politiques publiques. J’associerai donc les citoyens aux décisions les plus importantes, notamment par le biais des partenaires sociaux et des représentants du peuple au Parlement. Je ferai des préfectures, partout en France, de véritables maisons de la République où seront débattues, avant leur présentation au Parlement, les grandes réformes de la mandature : réforme fiscale, refondation de l’école, pacte pour la jeunesse… ;  tous ces projets seront ainsi enrichis des expériences des citoyens au niveau local.

La vie démocratique de notre pays devra être sans cesse revivifiée et notre parti modernisé. Ces primaires citoyennes, que tu as défendues dès 2008 sont un succès incontestable. Elles démontrent que l’envie de participer et de débattre n’a pas disparu de la société française, bien au contraire. Plus de deux millions et demi de personnes ont participé au premier tour. Cela confirme la nécessité de reproduire à l’avenir ces primaires, y compris au niveau local et je propose ainsi que le parti socialiste et ses alliés organisent des primaires pour désigner nos têtes de liste aux prochaines élections régionales. Les citoyens doivent être en mesure de participer activement aux décisions et de contrôler réellement leurs élus : c’est pourquoi les référendums d’initiative populaire et les référendums abrogatifs et révocatoires seront inscrits dans les textes.

Je ferai en sorte que chaque député ou sénateur soit contraint de renoncer à postuler à l’exercice d’une fonction exécutive locale. Tu sais comme moi que cette réforme nécessitera de faire voter une loi dès 2012, car les discours sur le non-cumul resteront lettre-morte sans cette contrainte absolue qui s’impose à tous sans exception. Je respecterai l’engagement du PS du non-cumul pour les investitures aux prochaines élections législatives de 2012. Mais le non-cumul doit aussi s’appliquer à la démocratie sociale ! Pour renforcer la démocratie dans l’entreprise et la transparence dans leur gestion, j’interdirai les cumuls abusifs de mandats d’administrateurs au sein de différents conseils de surveillance ou d’administration.

Enfin, je serai un Président garant de l’indépendance de la justice et des médias. S’agissant de la presse, nous devrons faire une nouvelle loi pour garantir la liberté des médias et la protection de leurs sources, et je supprimerai dès mon élection le pouvoir de nomination du président du groupe France Télévisions et de Radio France par le seul président de la République. S’agissant de la justice, nous devrons réformer le conseil supérieur de la magistrature, mettre en oeuvre une réelle indépendance dans la nomination des magistrats du parquet, proscrire les instructions individuelles dans le cadre d’affaires en cours pour couper le cordon entre l’exécutif et la justice, et reconstituer des services d’enquêtes spécialisés dans la lutte contre la criminalité économique et financière qui ont été volontairement affaiblis ces dix dernières années. Je retiens aussi de ton propos la réforme nécessaire du Conseil constitutionnel pour renforcer son indépendance : je partage l’esprit de cette réforme. Enfin, si nous disposons de la double majorité à l’Assemblée Nationale et au Sénat, nous pourrons enfin modifier la Constitution et permettre aux étrangers non communautaires, de voter dans les mêmes conditions que pour les citoyens de l’Union Européenne. Il nous a souvent été reproché de repousser cette décision. Tant qu’une majorité qualifiée n’était pas atteinte pour modifier la Constitution, c’était impossible. Notre victoire au Sénat change la donne.

Comme tu le vois, sur les sujets démocratiques et institutionnels, nos pensées convergent et j’ai tenu non seulement à répondre à tes propositions, mais aussi à en faire d’autres, afin que ce dialogue que nous avons en toute transparence devant les Français ne s’arrête pas aussitôt la primaire achevée.

Je souhaite enfin t’indiquer que mon programme présidentiel nécessitera, pour être appliqué, le travail d’une équipe gouvernementale traduisant le nécessaire renouvellement de notre vie politique et clairement ancrée à gauche : il va de soi qu’aucun ministre ayant participé aux gouvernements de Nicolas Sarkozy n’en fera partie.

A l’issue de ce bilan que je crois sincère, il ne me semble pas utile de chercher à dissimuler nos différences. Ce serait un procédé très artificiel. Ces différences existent aujourd’hui et existeront sans doute demain encore. Je ne te demanderai pas de te renier si tu décides de me soutenir, et je ne me renierai jamais non plus. C’est sur le respect, la confiance et l’amitié entre nous que je veux fonder notre travail commun. Je crois que nous partageons suffisamment de convictions, sur la maîtrise nécessaire d’un capitalisme financier devenu fou, sur la priorité absolue à accorder à l’éducation et à l’avenir de notre jeunesse pour lutter contre les excès de la mondialisation, sur le besoin d’une rénovation profonde de notre République, pour qu’il nous soit possible de travailler, de convaincre, de gagner et de diriger le pays ensemble.

Je crois en effet à la nécessité de rassembler largement nos forces pour gagner en mai prochain. L’expérience nous a en effet largement appris que la division ne pouvait conduire notre famille politique qu’à la défaite. J’espère l’emporter nettement dimanche, pour conduire avec force notre campagne et porter l’espoir du changement que je sens monter dans notre pays.

Voici, mon cher Arnaud, ce que j’ai souhaité répondre à ton adresse. J’espère que ces quelques lignes auront su te convaincre, ainsi que ceux qui t’ont accompagné lors de ce premier tour. Je veux, à ma manière, avec ma cohérence, assumer la responsabilité de porter ces combats. L’histoire de la Gauche est jalonnée de ces dialogues entre des sensibilités parfois diverses. Tu le sais, j’ai toujours veillé, dans toutes les fonctions que j’ai exercées, à respecter cette diversité, à unifier les différences dans un esprit de rassemblement. C’est bien de cela dont il s’agit aujourd’hui, dans le plus grand, le plus noble combat politique qui soit. Je compte sur toi dans le grand rassemblement qui permettra à la gauche de gagner en 2012.

Bien amicalement,

 

                                                                                                                                                                           François Hollande

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Gérard Filoche répond à la lettre ouverte d’Arnaud Montebourg

Gérard Filoche répond à la lettre ouverte d’Arnaud Montebourg

Posted on 12 octobre 2011 by admin

Cher Arnaud,

Je viens de découvrir ta lettre ouverte à Martine Aubry et à François Hollande.

Je ne résiste pas à te répondre en direct, à mon niveau militant. Après tout, c’est cette démocratie que tu souhaites, à juste raison.

Assurément, le PS doit être le parti des salariés, pas celui de l’élite dominante. À l’occasion de la terrible crise que nous impose la finance, non seulement nous ne voulons pas payer une « dette » qui n’est pas la nôtre, mais nous voulons changer le système qui l’a produit, qui faillit, et non pas le replâtrer.

Pour cela nous devons répondre aux préoccupations immédiates, élémentaires, vitales de nos concitoyens. Et il nous semble qu’il faut prendre les choses par le bon bout en partant du vécu quotidien. C’est ce qui nous étonne dans tes questions à Martine Aubry et à François Hollande : tu n’interroges ni sur la hausse des salaires, ni sur la retraite à 60 ans, ni sur le retour à l’emploi, ni sur la durée et le droit du travail, ni sur la protection sociale, la santé et l’école.

Nous, c’est ce qui nous préoccupe le plus :

- 1°) Il y a eu 8 millions de manifestants l’an passé en défense de nos retraites, les lois Balladur, Fillon et Woerth ont été imposées brutalement, en 1993, 2003 et 2010 contre une majorité écrasante de 75 % de l’opinion, et elles échouent puisque la moyenne des annuités cotisées réelle des salariés a baissé en 15 ans de 37,5 à 36 annuités alors que les lois imposaient de passer de 37,5 annuités à 41,5. Le seul résultat est une forte baisse du niveau de pensions que nos concitoyens n’acceptent pas. Comme il y a ambiguïté dans notre parti à ce sujet, non pas sur le droit à partir à 60 ans, heureusement presque tout le monde le défend, mais sur les annuités, le niveau, la pénibilité, on pensait que tu interrogerais François Hollande et Martine Aubry là-dessus. Il n’y a pas que l’allongement de l’espérance de vie qui compte comme paramètre, mais la réalité du chômage grandissant des jeunes et des « seniors ».

- 2°) Les salaires sont bas, beaucoup trop bas, c’est là, l’origine de toute la crise que nous subissons. Le coût du capital est trop élevé et le coût du travail trop bas. Il faut reprendre dix points qui ont été siphonnés par les profits sur les salaires. À commencer par le Smic qui devrait augmenter rapidement à 1700 euros, en guise de rattrapage et de stimulation de la relance de l’économie, du rejet de l’austérité et de la récession auxquelles Sarkozy nous a conduit. Hausser les salaires nets, c’est mieux vivre tout de suite, pour des millions de salariés pauvres, mais c’est aussi remplir avec les cotisations, le salaire brut, nos caisses de protection sociales, collectives. Imposer l’égalité salariale professionnelle hommes/femmes par la loi avec sanction. Une allocation-autonomie pour les jeunes.

- 3°) Cinq millions de chômeurs : il n’y aura pas de réduction du chômage de masse sans réduction du temps de travail. Cela implique de rapprocher les dures réelles de la durée légale a 35 h voire 32 h, baisser les durées maxima, rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche, lutter contre le travail dissimulé, stopper la précarité, réguler la sous-traitance, rétablir le respect, l’hygiène, la sécurité dans les entreprises, le contrôle contre les licenciements abusifs et boursiers, des droits syndicaux nouveaux dans les entreprises. Le droit du travail donne du droit au travail. À ce sujet, nous avons noté qu’en six heures de discussion télévisées, nos six candidats, dont toi, n’ont jamais cité une seule fois le code du travail dont notre projet socialiste affirme pourtant qu’il faut le « reconstruire »… Cela ne dépend ni de l’Europe ni de la mondialisation : les 850 000 salariés de la restauration, par exemple, comptent parmi les plus surexploités alors qu’ils en sont nullement placés en concurrence internationale…

- 4°) Inégalités : la France n’a jamais été aussi riche et les richesses aussi mal partagées. 5 % de nos concitoyens possèdent près de 50% du patrimoine, 10 % possèdent moins de 1 % et les 85 autres se partagent le reste, 49 % des richesses. Notre peuple est en colère à fleur de peau sur cette question, contre la corruption, la gabegie, les richesses accumulées sans honte par l’élite privilégiée, et nous partageons pleinement ce rejet massif. C’est explosif. Nous proposons qu’il n’y ait plus de rémunération supérieure à 20 fois le Smic, aucun homme ne mérite quel que soit son génie, de gagner 20 fois plus qu’un autre. À l’école, on est souvent noté de 1 à 20, pourquoi gagnerait-on ensuite de 1 à 600 ? Il faut une réforme fiscale qui abaisse les impôts injustes, indirects et hausse les impôts justes, directs et progressifs…En un mot, la redistribution des richesses, c’est la clef de l’alternative, c’est matériel, c’est palpable, c’est du sûr.

Comment dire ? C’est là que nous t’attendions !

On croyait que tes questions à Martine et François allaient d’abord porter là-dessus. Très concrètement, dans l’intérêt de toute la gauche. En tout cas, nous, ce sont celles que nous posons chaque jour. Car il y a des millions de voix en jeu contre la sale politique antisociale de Sarkozy, et il y a, avant la campagne officielle, encore de grandes précisions à obtenir dans le « projet socialiste » et dans celui de nos candidats : salaires, emploi, droit du travail, retraite, sécurité sociale, école. 35 h, 60 ans, 1700 euros, pas plus de 20 Smic. Ces questions parcourent au demeurant les programmes de nos alliés nécessaires du Front de gauche et des Verts, elles sont presque une condition pour l’unité victorieuse, dynamique, de toute la gauche.

Comme tu le sais, toi et nous, « Un monde d’avance » sommes présentés à ce jour, je crois à juste titre, et dans les deux cas, comme la gauche socialiste.
Nous avions obtenu, « UMA », en interne, un solide pourcentage au congrès de Reims de novembre 2008 sur une motion de gauche que nous avions déposée alors que tu choisissais un autre chemin. La façon dont tu te manifestes aujourd’hui dans ces primaires nous rapproche à nouveau et c’est tant mieux. Car il est nécessaire, selon nous, qu’il y ait une forte gauche socialiste capable d’emporter une majorité dans ce grand parti, de le faire rompre avec le social libéralisme et d’en refaire le grand parti capable d’unifier toute la gauche en la faisant gagner durablement.

Je vais répondre aux questions que tu as choisies, bien sûr. Mais permets moi de te redire franchement puisque tu parles franchement à tout le monde : proposons d’abord une redistribution des richesses, du travail, de la sécurité sociale, l’abrogation des lois de la droite contre nos retraites, car tout commence par là.

D’autant qu’on peut mieux le faire sans doute, si Martine Aubry gagne le 16 octobre.
Entre les deux candidats, tu le sais, François Hollande a choisi de privilégier la rigueur, la modération, la prudence, le « on ne promet pas trop parce qu’on ne pourra pas tenir beaucoup », il souhaite régler la dette, gérer rigoureusement l’existant. Martine Aubry est plus offensive, elle veut changer les choses pas seulement les « accompagner », elle l’a dit maintes fois, sur un ton plus convaincant : l’injustice sociale est devenue intolérable. François a un énorme talent, un entregent, un savoir faire, un charisme, il a dirigé le bureau national avec brio, sauvant parfois l’unité du parti. Et… Martine aussi. La différence est pour nous, à cette heure, dans la fibre sociale, et dans la détermination à affronter le système pour le changer. Beaucoup sentent, comme cela, la différence entre les deux « impétrants »… comme tu les appelles. Il n’y a pas photo, la gauche du parti est derrière Martine, en vertu de son positionnement d’ensemble. Il conviendrait, mais nous ne voulons pas te dicter ton choix, que tu la rejoignes et que tu nous rejoignes. Ensemble, nous ferons majorité, non ? Tu auras l’honneur d’avoir contribué à ce qu’une bonne position contre la finance et les banques soit adoptée. Nous aurons ensemble l’honneur d’avoir un programme social essentiel pour gagner, non ? Nous veillerons à ce que les promesses de changement soient tenues.

Ensemble, toi et nous, avec Martine Aubry.

Oh, certes, il y a des méfiances, et tu me les as exprimées lorsque nous nous sommes rencontrés à la fête de l’Humanité. Elles sont sans doute légitimes. J’en ai, nous en avons nous-mêmes, mais que faire ? Sinon, agir ensuite, de concert, et avec les grandes forces sociales en éveil. Les 2,5 millions d’électeurs qui sont venus répondre à l’appel du parti socialiste, le 9 octobre, les 8 millions de manifestants de l’an passé.. sans remonter plus loin. Notre pays est sans doute un des plus politisés au monde, nous pouvons en être fiers, et nous appuyer sur la conscience et le mouvement social.

Alors voici, maintenant, la réponse aux trois questions :

1°) La dette privée que les banques essaient de faire payer au public, c’est intolérable. Ce système de pillage des salariés grecs, italiens, portugais, espagnols, irlandais, islandais, et demain belge, français doit être mis à bas. Tout comme la dette du tiers-monde devrait être abrogée depuis longtemps : dans un grand rassemblement à la Bastille, lors du 200° anniversaire de la Révolution Française, nous militions pour cela. Il y a des dettes légitimes mais aussi des dettes illégitimes et des dettes odieuses. Le sort fait par la troïka UE/BCE/FMI à la Grèce est indigne. Il est possible aujourd’hui pour un gouvernement d’un pays de la taille de la France, de dire « stop », d’imposer un moratoire pour en faire l’inventaire par un audit public, nous serons applaudis dans le monde entier. Il faut trier toutes ces dettes, enquêter sur la spéculation, arrêter les forbans des « bad » banques, les juger. Levée du secret bancaire ! Et les puissances publiques, élues, souveraines, doivent décider de restructurer ou d’annuler les dettes selon leurs natures. Ce sont les citoyens et leurs élus qui doivent décider et non pas les charlataneries des agences de notation. Bien sûr qu’il faut séparer banques de dépôts et d’affaires, qu’il faut un grand pôle financier public, réglementer drastiquement les bourses, prendre enfin de fermes mesures contre les trous noirs fiscaux, imposer une taxe sur toutes les transactions financières, batailler pour sauver l’euro en reprenant collectivement, démocratiquement le contrôle d’une BCE et d’une monnaie stupidement affirmées « indépendantes ».

2°) Bien sûr que cela implique ensuite un « juste échange » c’est-à-dire un commerce européen et international dont les règles respectent le travail au lieu de l’écraser. Quel serait le « bon protectionnisme équitable » ? À nos frontières et en Europe ? Nous avons voté, toi et nous, en 2005, contre le TCE qui échoue et vole en éclats depuis. Un protectionnisme équitable, un juste échange, cela ne peut se construire que sur les règles les plus solides de l’Organisation internationale du travail (OIT) et pas seulement sur celles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Une organisation mondiale de l’environnement (OME) avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), devraient avoir des pouvoirs d’élaboration, de décisions, de sanctions aussi fortes que l’OMC. Le droit du travail devrait être constitutif du droit de la concurrence afin que cette dernière ne soit plus féroce et faussée. Ça ne veut donc pas dire renfermer les peuples, chacun dans la concurrence (qui deviendrait vite aussi acharnée) de leurs frontières, mais combattre pour établir des règles par des organisations internationales mondiales qui aussi fortement régissent les lois du travail, la protection de l’environnement, la santé de tous les humains sur la planète. Ce qui veut dire, par exemple et concrètement en Europe, d’avancer vers un Smic européen, une législation sociale harmonisée selon le principe de faveur, une fiscalité comparable, etc.

3°) Oui, mille fois à une VI° république sociale, parlementaire, démocratique, écologique, féministe, laïque. Cela signifie notamment l’abolition de l’élection d’un président au suffrage universel, des élections à la proportionnelle, une interdiction du cumul des mandats en nombre et dans le temps, le vote des immigrés qui paient des impôts dans notre pays, un grand service public renforcé et élargi. Cela fait quelques décennies que ceux qui ont refusé le « coup d’état permanent » en rêvent et ont fait moult propositions là-dessus, nous sommes et resterons facilement d’accord.

Les propositions sociales, financières et institutionnelles que nous formulons, et que je reprends ici, sont aussi majoritaires parmi nos concitoyens, nous le croyons comme toi. Tout cela fait un plan d’action commun et d’ensemble possible. Mais ce plan a davantage de chances d’être mis en œuvre, puisqu’il faut choisir, avec Martine Aubry.

Cher Arnaud, nous faisons appel aussi à ton intelligence politique et à ta volonté de l’emporter demain face à la droite, sur un programme vraiment alternatif, sois assuré de notre engagement, de l’ancienneté et de l’opiniâtreté de notre combat socialiste, en ce sens.

Fraternellement, Gérard Filoche, mardi 11 octobre à 22 h

Attention !

Verdict du procès contre Gérard Filoche
pour “entrave au CE Guinot” (sic)
aujourd’hui mercredi 12 octobre
à 13 h 30 – 31° chambre tribunal correctionnel. Paris. M° Cité
merci à celles et à ceux qui peuvent être là de se retrouver devant l’entrée du tribunal

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Transactions financières: Denis Robert a remis une note à François Hollande

Transactions financières: Denis Robert a remis une note à François Hollande

Posted on 12 octobre 2011 by admin

METZ, 12 oct 2011 (AFP) -

Denis Robert, blanchi en février dans l’affaire Clearstream, a remis une note à François Hollande dans laquelle le journaliste recommande la création de « brigades de contrôle » des transactions financières internationales en Europe, a appris mercredi l’AFP.

Dans cette note remise lors du passage samedi à Metz du vainqueur du 1er tour de la primaire socialiste, et dont l’AFP a obtenu une copie, M. Robert préconise de « contrôler » les multinationales Swift et Euroclear de Bruxelles et Clearstream de Luxembourg qui, selon lui, « se partageant le juteux et discret commerce de ces transactions financières ».

« Ces multinationales, propriétés des banques ou des bourses, (…) sont en situation de monopole (…) et il faut s’attaquer aux outils qui permettent ces transactions transfrontalières, ce que les traders appellent le +back office+ », poursuit le journaliste dans sa note.

« En contrôlant la gestion de ces sociétés, en poussant les Etats et l’Europe à entrer dans leur capital, en créant des +brigades de contrôle+ des transactions, on régule le capitalisme et on trouve une solution pratique et (relativement) simple pour taxer les transactions », ajoute-t-il.


 »Cet objectif peut passer par la création d’une commission d’enquête européenne diligentée par la Commission mais les Etats peuvent aussi intervenir. En France, Arnaud Montebourg (arrivé 3è du premier tour de la primaire socialiste, ndlr) s’y était employé. En Belgique, un projet de mission d’enquête est relancé », précise-t-il.

Swift est une compagnie spécialisée dans le « routing » financier utilisée par quelque 7.000 institutions financières dans le monde.


Clearstream et Euroclear sont des chambres de compensation internationales qui se partagent le marché mondial du règlement et de la livraison de produits financiers.
Denis Robert réclame 3,6 millions d’euros de dommages et intérêts à Clearstream pour « préjudices personnels, professionnels, moraux et financiers » devant la cour d’appel de Lyon qui doit rendre son jugement le 29 novembre.

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